
31 décembre 2021
Bilan sur mes lectures de 2021

13 septembre 2021
Thor : Le Dieu du tonnerre
N'ayant que peu de temps devant moi, mais ayant tout de même cette volonté de remplir le blog, je continue de m'appuyer sur ces courts récits, issus de la collection Marvel Adventures. Après Spider-Man et Captain America, c'est désormais Thor qui est à l'honneur avec deux histoires qui permettent de se familiariser avec le personnage... sans forcément aller plus loin. En effet, les numéros proposés dans cet album n'ont pas pour objectifs de faire connaître le super-héros en profondeur, mais de brièvement le présenter et si possible, séduire le jeune lectorat via quelques doses d'actions.
Honnêtement, je ne suis pas très attiré par la mythologie nordique et de ce fait, Thor ne me passionne pas. Je ne sais donc vraiment pas quand est-ce que je me déciderai à lire certaines de ses aventures, et ce n'est certainement pas ce livre - qui ne fait qu'éfleurer le personnage - qui va changer les choses.
Pourtant, c'est rapide à lire, l'histoire démarre très vite et les dessins de Rodney Buchemi sont vraiment agréable à voir. Néanmoins, il manque le côté épique que l'on associe à Thor et que l'on ne retrouve pas ici. Prenez Loki ; il a beau être son adversaire, c'est surtout un antagoniste du nom de Klaus Voorhees qui est au centre de l'action ici et c'est fort dommage, car on perd beaucoup en charisme et intérêt. Le deuxième numéro ne fait guère mieux, puisque celui que l'on surnomme le "Dieu de la Malice" est toujours dans les sales coups, mais bien trop en retrait pour donner un gros intérêt à l'histoire, qui tourne finalement autour de deux ennemis bien trop méconnus. Par ailleurs, les dessins de Jon Buran font un énorme contraste avec ceux de Rodney Buchemi et souffrent - à mon sens - de la comparaison que l'on peut inconsciemment se faire. Je ne dis pas qu'il a un mauvais coup de crayon, mais celui-ci est particulier et ce n'est habituellement pas le genre de style que l'on associe aux comic books américains de super-héros.
Conclusion : À mon sens, ce petit bouquin centré sur Thor aurait gagné à introduire le personnage via une "origin story" et proposer un petit clash avec Loki. Ça aurait été une solution facile certes, mais quand on voit les deux aventures quelconques proposées ici, avec des antagonistes secondaires et d'affrontements de courtes durées, qui n'ont rien d'épique, je me dis que ça n'aurait pas été plus mal, tant le manque d'intérêt se faire sentir sur cet album. À noter également un style graphique qui détonne d'un chapitre à l'autre, ce qui peut gêner certains lecteurs.
Ma note : 2/5
10 septembre 2021
Captain America : La légende vivante

C'est probablement le super-héros que je trouvais le plus ridicule quand j'étais jeune, mais j'ai finalement appris à l'aimer avec la sortie des films, il y a presque dix ans maintenant. À tel point que je souhaitais lire du Captain America et avait même contacté Panini Comics pour leur demander de sortir l'intégralité des premières aventures du personnage, sorties à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale (avec notamment cette fameuse couverture où il place un coup de poing à Adolf Hitler). Cette intégrale est depuis sortie, mais comme je suis un mec bizarre, je ne me suis pas jeté dessus. Non, il a fallu attendre cette collection Marvel Adventure pour que je lise un premier bouquin sur Captain America.
Et je ne vais pas aller par quatre chemins : je n'ai pas aimé. J'ai trouvé le contenu trop vide d'intérêt dans les deux premiers chapitres avec un Steve Rogers qui se réveille à notre époque et est pris en chasse par HYDRA. Aucun réel effort n'a été fait pour expliquer pourquoi il ne peut être libre et comment il fut maintenu en vie, la congélation sur +60 ans n'expliquant pas tout. Graphiquement, je ne suis pas fan du style de Craig Rousseau, qui a un style cartoonesque avec très peu de détails et des contours formant très souvent des figures rectangulaires, l'encrage est par ailleurs, appuyé et les couleurs un peu trop claires pour moi. Les dessins de Chris Cross, sur le dernier numéro proposé dans cet album, sont plus à mon goût, mais même là, il y a quelque chose qui me dérange, entre les contours trop gros et un surplus de détails qui donnent cette impression de brouillon sur certaines planches. Au-delà de la patte graphique de Cross, c'est surtout le scénario qui laisse à désirer. Alors que je m'attendais à une opposition entre Captain America et le Rhino, j'ai eu la mauvaise surprise de voir que cette histoire allait finalement voir les deux personnages travailler de concert pour... sauver un petit animal. Ais-je besoin d'en dire plus ?
Conclusion : Probablement le pire album de cette petite collection Marvel Adventures. Bien entendu, il ne faut pas oublier qu'elle s'adresse à un lectorat très jeune, mais difficile d'imaginer les très jeunes lecteurs apprécier un produit où ce qui est annoncé dans la page de couverture est en réalité bien loin du contenu.
Ma note : 1/5
28 août 2021
Spider-Man : De grands pouvoirs...

Il m'arrive parfois de bouquiner des BD sur un coup de tête, alors même que l'envie n'est pas forcément là. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui, en prenant pas plus d'un quart d'heure de mon temps à lire ce petit album centré sur Spider-Man. C'était court, parce que destiné aux enfants, mais un réel plaisir - malgré tout - de replonger dans deux aventures du personnages.
Dans ce comic book, nous avons droit à deux chapitres, le premier servant de prologue, tandis que le second nous offre un face-à-face avec l'un de ses pires adversaires, un certain Max Dillon, aussi connu sous le nom d'Electro.
Comme indiqué plus haut, c'était plaisant. J'avais un peu peur du résultat au moment d'acheter cette BD, pensant que j'allais le regretter à cause d'un contenu immature et des dessins cartoonesque, mais il s'avère que le contenu, bien que peu profond, n'est pas si éloigné de ce que l'on peut retrouver dans les comic books destiné au public plus large, à mon sens ; en plus d'un style graphique finalement pas si dérangeant, personnellement. Outre cela, la lecture fut rapide, les auteurs ont visiblement fait le choix de ne pas rentrer dans les détails et survoler - plus ou moins - les deux histoires proposées.
Moi qui aime les "origin stories", j'ai beaucoup aimé le premier chapitre, qui était pratiquement calqué sur le film Spider-Man de Sam Raimi, sorti en 2002. Ça manquait un peu de dialogue, je ne cache pas qu'il y a eu cette impression de vouloir expédier l'histoire, mais c'est un choix que je peux comprendre, étant donné le lectorat visé. Concernant le deuxième chapitre, il fut assez drôle, sans que ce soit excessif. Vous imaginez bien que l'opposition entre Spider-Man et Electro ne fut pas épique et d'ailleurs, j'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose, on peut dire qu'il a rempli la mission, il fallait un affrontement entre deux personnages et le contrat est respecté, voilà tout.
Conclusion : Pas si mal, pas si décevant que cela. Juste un peu dommage qu'on ait pas une centaine de pages, plutôt que seulement une cinquantaine. À l'évidence, ce n'est pas un comic book à conseiller aux adultes, ni même aux adolescents, mais davantage pour les enfants. Néanmoins, rien ne vous empêche de le lire, si vous avez un petit quart d'heure à combler.
Ma note : 5/5
14 juillet 2021
Immortal Hulk : Ou est-il les deux ?

Le titre - encore une fois - nous en dit beaucoup à ce sujet, puisque Hulk est immortel. Peu importe ce qu'il lui arrivera, il reviendra d'entre les morts et continuera de causer de gros dégâts partout où il passera, forçant ainsi Bruce Banner à jouer les fugitifs à travers le pays et faire profil bas. Malheureusement pour lui, une journaliste est bien déterminée à le retrouver et se rapproche progressivement de lui.
Très honnêtement, bien que j'accroche à l'intrigue et que j'apprécie les dessins, j'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dedans. Je ne suis pas trop d'accord avec l'éditeur lorsqu'il vend cela comme un album accessible. Il faut avoir lu des récits en amonts et en ce qui me concerne, je n'étais - par exemple - pas au courant de ce qu'avait fait Hawkeye à Hulk, tout comme je ne comprenais pas pourquoi le fait que Hulk soit vivant pouvait surprendre dans cette histoire.
Et du coup, quand je me suis retrouvé face à des éléments comme la "porte verte", j'étais un peu déconcerté, ne sachant pas s'il fallait comprendre quelque chose ou s'il s'agissait d'un détail qui trouverait son explication plus tard, dans la série. Je n'ai cité qu'un exemple, mais je peux aussi revenir sur l'affrontement entre Hulk et Sasquatch, affrontement dont l'issue finale n'a pas eu d'effet sur moi, car je ne connaissais pas la relation qu'entretenait Bruce Banner avec la personne qui possédait Sasquatch et cette fin, qui voit Hulk drainer l'énergie de son adversaire... bref, encore une chose qui m'a surpris et mis dans le doute. Alors oui, on pourrait se dire que c'est de ma faute, que c'est à moi de faire le nécessaire pour rattraper mon retard sur les - bientôt - 60 ans du personnage, mais entre les livres qui ne sont pas réédités et actuellement en rupture de stock, les séries qui ne sont pas toutes entièrement publiées et les prix qui me forcent à acheter de plus en plus de la VO, je me dis que Panini Comics n'aide pas forcément les débutants. À mon sens, l'éditeur aurait dû offrir un guide de lecture dans les premières pages du bouquin, pour nous conseiller sur ce qu'il faut lire avant d'entamer Immortal Hulk ; ça reste leur job de faire en sorte que les lecteurs prennent plaisir et aient envie de mettre à nouveau la main au porte-monnaie. Là, j'ai été assez déçu, car Immortal Hulk a été vendu comme accessible, alors que ce n'est pas trop le cas, selon moi.

Le paragraphe que je viens de rédiger peut laisser croire que j'ai détesté la lecture, alors que j'ai étonnamment bien aimé, surtout le côté enquête, apporté ici par le personnage de Jackie McGee, même si ce n'était pas grand chose ; il me tarde d'ailleurs de lire du Batman, je suis sûr d'apprécier. À noter aussi que Hulk est dépeint ici comme un monstre intelligent, qui fait peur à son hôte et qui est réellement dangereux, en atteste ses actions dans les premiers numéros qui composent cet album. On est clairement loin de l'image qu'on a de lui dans les récentes productions cinématographiques et c'est franchement cool, j'en avais marre de voir que le titan vert soit perçu comme une blague, alors qu'il a été longtemps vu comme l'une des plus grandes menaces de l'univers Marvel. En clair, je salue cette idée d'Al Ewing, qui apporte un petit vent de fraîcheur au personnage. En ce qui concerne les dessins, j'étais au départ déçu de voir qu'Alex Ross ne signait que les couvertures, mais Joe Bennett m'a vite séduit. Il a un coup de crayon qui est exactement ce que j'attends de voir, lorsque j'ouvre un comic book. C'est beau, détaillé et dynamique ; ça aide à finir la lecture très vite, même quand certains éléments nous échappent, comme j'ai pu l'expliquer plus haut.
Conclusion : Immortal Hulk propose typiquement ce que j'espérais, une version du colosse de jade sérieuse et imposante, rendant ainsi la lecture plaisante. Elle aurait certainement été meilleure si j'avais davantage de connaissances vis-à-vis du personnage, c'est pourquoi je compte bien relire cet album, un de ces jours, j'ai d'ailleurs déjà acheté les premiers volumes de la série en VO. Ça se tente, c'est pas mauvais, juste un peu difficile d'accès pour les débutants.
Ma note : 4/5
Contenu et auteurs :
Immortal Hulk (2018) #1-5 par Al Ewing & Joe Bennett
Mes points positifs :
+ Fraîcheur apportée par le récit
+ Comic book qui démarre très vite
+ Cette version de Hulk
+ Le côté "enquête" apporté par Jackie McGee
+ Les planches de Joe Bennett
Mes points négatifs :
– Récit pas forcément accessible, il faut avoir lu d'autres séries en amont
– Le combat contre Sasquatch qui se finit sans "climax"
© 2021 MARVEL
08 juillet 2021
Hulk : Gris


| Mes points positifs : |
Mes points négatifs : |
| + Rapide à lire + La manière de raconter l'origine + Simple et accessible + La relation Betty/Bruce + Certaines planches superbes, mais... | – Impression que certaines cases sont dessinées à la va-vite – Pas d'explication sur le fameux changement de couleur de Hulk ? |
Contenu et auteurs :
Hulk : Gray (2003) #1-6 par Jeph Loeb & Tim Sale
© 2017 MARVEL
27 juin 2021
Spider-Man : L'histoire d'une vie
Voilà un moment que je n'avais pas lu un peu de Spider-Man. Ce n'était pas faute d'avoir envie, mais je me devais de finir quelques bouquins en priorité, afin de les rendre à la bibliothèque. Néanmoins, je préparais déjà mes futures lectures en parallèle, en effectuant notamment l'achat d'un comic book sur l'homme-araignée. Il s'agit de « Spider-Man : L'histoire d'une vie » ; je l'ai enfin lu et je comprends pourquoi on en dit beaucoup de bien.

Nous avons tous - pour la plupart - inconsciemment accepté l'idée que les personnages de fiction soient comme figé dans le temps et qu'ils ne vieillissent qu'au gré des auteurs. Mais que se passerait-il, si le temps s'écoulait normalement ? C'est la question que s'est posé Chip Zdarsky, au travers de cet album, qui permet de suivre Spider-Man, de ses débuts en 1962, à nos jours.
On aura beau dire ou non que ce n'est pas une idée originale, mais cette approche a le mérite d'être intéressante, puisqu'elle oppose le personnage face à un problème insolvable : le temps. Peter Parker vieillit, il prend de l'âge et ne peut rien y faire. Sa fin approche, elle est inexorable et pour un super-héros de son envergure, pour un personnage aussi symbolique que lui, ce récit peut vite se montrer poignant. On voit le temps défiler à mesure que l'on avance dans la lecture, on voit des personnages mourir, ne plus revenir, d'autres qui viennent à la vie, on voit la situation familiale/professionnelle de ce cher Peter Parker changer ; il y a ce réalisme, certes cruel, mais qui donne pourtant tout son sens à la vie.
Si le fond est passionnant, la forme est - quant à elle - bien pensée.
Nous aurions pu avoir une histoire inédite, Chip Zdarsky aurait pu se laisser tenter à imposer ses idées et égoïstement essayer de voler la vedette, mais il a visiblement préféré revisiter certains des moments les plus marquants de la carrière du Tisseur ; une manière de reconnaître et rendre hommage à la formidable carrière du personnage. Un choix pas forcément mauvais, même s'il peut laisser perplexe. Je comprends en effet qu'on puisse croire que cette BD ne s'adresse qu'aux vrais connaisseurs de Spider-Man et il est vrai qu'il faut connaître l'homme-araignée pour pleinement profiter de cette œuvre ; néanmoins, ne pas connaître le héros masqué n'est pas un soucis, dans la mesure où aucune connaissance n'est nécessaire pour comprendre et surtout, apprécier le récit proposé.

En ce qui concerne Mark Bagley, j'avoue avoir beaucoup de mal avec son style. Ça manque d'équilibre entre un Spider-Man très beau et accrocheur et certains personnages peu expressifs. Par ailleurs, certaines planches se révèlent peu fluides, je pense notamment à celle illustrant Norman Osborn, lorsqu'il apprend que son fils est décédé. Il passe de la colère, aux larmes et tout ça d'une case à l'autre, sans même que l'on ne sent la tristesse monter en lui. Notez que ce n'est qu'un exemple, parmi tant d'autres et je trouve cela dommage, parce que le récit est touchant et peut l'être encore plus si les illustrations accentuent le côté dramatique des situations.
Conclusion : Tout s'enchaîne très vite dans ce bouquin et c'est peut-être une analogie de la vie voulue par l'auteur. Quoi qu'il en soit, ça n'enlève pas le fait que ce long voyage de Peter Parker est prenant, mais aussi triste, quand on connait d'avance le fin mot de l'histoire. À la fois dramatique et romancé, l’œuvre propose aussi une dose d'action, qui accompagne - malgré lui - le personnage. L'histoire aurait gagné à être développée davantage pour que certains néophytes puissent suivre plus facilement, mais comme dit précédemment, ce n'est pas dérangeant ; je garde quand même quelques regrets sur les dessins.
Ma note : 5/5
| J'ai aimé : | J'ai moins aimé : |
| + L'idée de base + La manière dont c'est amené + Certains passages du bouquin | – Certains dessins et des planches qui manquent de fluidité |
Contenu et auteurs :
Spider-Man : Life Story (2019) #1-6 par Chip Zdarsky & Mark Bagley
© 2019 MARVEL
10 juin 2021
Horseback 1861 [FCBD]
Le petit livret du « Free Comic Book Day France » que j'ai évoqué dans la précédente critique, celle de Carbone & Silicium, comportait aussi un aperçu de la série « Horseback 1861 » de David Hasteda et Nikho. J'en ai donc profité pour lire les premières pages et j'avoue ne pas avoir réussi à apprécier ce qui était proposé. Pourtant, ça ne se joue pas à grand chose.

Horseback 1861 nous transporte dans les États-Unis du XIXe siècle, en plein milieu de la fameuse "conquête de l'Ouest". Redford J. Randall a pris sa retraite de chasseur de primes et s'est lancé dans le convoyage afin de couler paisiblement les quelques dernières années de sa vie. Malheureusement pour lui, après avoir accepté une mission du gouvernement qui l'invite à transporter une cargaison à San Francisco (California), il doit faire face à des bandits qui lorgnent sur le contenu qu'il transporte et qui n'hésitent pas à attaquer les hommes qu'il emploie.
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Sur le papier, ça donne bien envie, mais à la lecture... c'était compliqué de rentrer dans l'histoire. Pour vous donner une idée du sentiment que j'ai eu : il y a une superbe introduction sur Redford J. Randall dans les premières pages, que j'ai bien apprécié, avant qu'une ellipse nous plonge quelques années plus tard, dans le vif du sujet. Dès lors, les personnages qui apparaissent nous sont inconnus et n'ont pas été introduits clairement, on se retrouve au milieu d'une scène qui dégénère très vite, sans que l'on ne sache qui est qui. Il y a même une page ou deux, que je n'ai pas compris, avec ce qui semble être le maire de la ville.
Deux choses à dire sur le paragraphe précédent pour clarifier mes propos :
---> Tout d'abord, j'ai conscience qu'une BD n'a pas à tout révéler d'un coup et que la lecture peut agir comme un puzzle et nous offrir des réponses bien plus tard, aux questions que l'on se pose. C'est d'ailleurs, un procédé que j'aime bien. Il y a certes une part de mystère ici, mais ce n'est pas celle d'un cliffhanger, davantage celle qui donne l'impression que l'auteur doit avancer très vite et n'a pas le temps de poser le contexte et il ne faut pas oublier que ce petit livret doit être sur "un aperçu" de Horseback 1861. Il doit avoir l'objectif de nous inciter à acheter le bouquin entier ; or, je sors de la lecture en me disant qu'on ne m'a rien montré de concret. Je sais globalement ce qu'il se passe, mais rien d'autre.
---> Un mot aussi sur les dessins qui n'aident pas à la compréhension du récit. Autant le style, typique que l'on retrouve sur les BD franco-belges est sympathique visuellement parlant et les couleurs utilisées rendent le tout accrocheur ; autant je dénote des planches inégales les unes par rapport aux autres, comme s'il y avait deux dessinateurs différents. C'est pour cela que je parle du maire de la ville qui apparaît à un moment ; j'ai eu beaucoup de mal à le reconnaître d'une case à l'autre, sur la même page. Je le redis, j'aime ce coup de crayon, j'aime les plans et les découpages qui facilitent l'immersion, mais je trouve qu'il manque une certaine homogénéité dans le travail de Nikho.
Conclusion : Il est évident que j'attendrai de réellement voir ce que Horseback 1861 vaut, avant de me faire un réel avis et malgré tout ce que j'ai écris, j'ai le sentiment que ça va être une superbe lecture. Le pitch de départ me tente bien, il y a de l'enjeu, ça a l'air de démarrer vite, donc pas le temps de s'ennuyer et les dessins sont beaux à voir. C'est surtout l'aperçu que je critique et non pas l’œuvre en elle-même.
Ma note : 2/5
| J'ai aimé : | J'ai moins aimé : |
| + Le pitch de départ + Les dessins et les couleurs utilisées, mais... | – Certaines planches inégales – L'aperçu en général, Ankama ne nous offre rien ici |
08 juin 2021
Carbone & Silicium
Chaque année, le « Free Comic Book Day France » permet aux passionnés ou à ceux qui souhaitent découvrir la BD américaine, d'obtenir quelques comics gratuitement, après avoir effectué un ou plusieurs achats. L'année dernière, j'ai ainsi reçu un petit livret des éditions Ankama comprenant les premières pages de deux séries ; l'une d'entre elle s'appelle « Carbone & Silicium ».

la suite à venir...
Carbone & Silicium [FCBD]
Chaque année, le « Free Comic Book Day France » permet aux passionnés ou à ceux qui souhaitent découvrir la BD américaine, d'obtenir quelques comics gratuitement, après avoir effectué un ou plusieurs achats. L'année dernière, j'ai ainsi reçu un petit livret des éditions Ankama comprenant les premières pages de « Carbone & Silicium » et devinez quoi ? Ce n'est même pas américain, mais français et sur le peu que j'ai lu, Mathieu Bablet nous offre du très bon !

Je n'ai - en effet - eu droit qu'à un petit aperçu, mais ce fut suffisant pour me faire une première idée et placer la série dans ma liste des « futures lectures » et pourquoi pas « futurs achats ».
Pour vous présenter brièvement l'intrigue, l'histoire se passe dans un futur proche où une entreprise s'apprête à commercialiser des robots ayant pour objectif d'aider l'être humain, notamment les personnes âgées. Ces machines prennent forme après le travail réalisé par un groupe disposant d'un savoir-faire et ayant également comme objectif parallèle d'insuffler une humanité aux robots. L'une des étapes est de leur transmettre l'intégralité du savoir humain. Sauf qu'après avoir reçu toutes les données, les deux androïdes vont ressentir... le besoin - avant toute chose - de vivre la vie comme des êtres humains.
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La première chose que j'ai envie de dire, c'est que Carbone & Silicium apporte un vent de fraîcheur et donne aux lecteurs, une nouvelle expérience, une perspective différente de ce que nous avons l'habitude de lire lorsqu'il s'agit de robots. Il faut dire que lorsque ce thème est abordé, il n'est pas rare de voir les auteurs se tourner vers des scénarios catastrophes, voyant l'humain être constamment mis en danger de mort par des machines qui auraient décidé de prendre leur indépendance. C'est d'ailleurs drôle, mais un clin d'oeil est fait à cela, lorsque les deux prototypes s'empressent de blaguer sur le fait que l'être humain est un danger et doit mourir, faisant ainsi peur au docteur qui les prenait en charge. Le fait qu'ils s'amusent d'elle est déjà un moyen de voir qu'ils sont presque comme nous, qu'ils ne sont pas contre une petite taquinerie.
J'ai globalement aimé que l'auteur casse les habitudes du genre et nous épargne le fait de placer son histoire dans monde futuriste typiquement "cyberpunk". De ce point de vue, l’œuvre se révèle être plutôt réaliste sur le peu qu'on voit, on est ici dans un monde qui ressemble au notre, qui n'a pas trop évolué et avec des préoccupations identiques à celles que nous avons, c'est-à-dire faire du profit et conquérir un marché. C'est, à titre personnel, beaucoup plus facile d'entrer dedans, on connait cet environnement et on peut plus aisément s'y aventurer dedans, être pris dans l'histoire. Nous avons même des petites remarques qui accentuent cette impression, notamment lorsqu'une des personnes travaillant sur le projet indique avoir dû faire des concessions sur l'apparence des androïdes, pour faire plaisir à des communautés, ce qui est très bien pensé, puisqu'il y a fort à parier que c'est ce qui arrivera dans le futur.
Le seul point où j'ai eu un peu de mal, c'est au niveau des dessins. C'est particulier, ce n'est qu'une impression, mais on dirait un hybride entre ce qu'on pourrait attendre des comic books américains et de la BD franco-belge, un mélange de styles si vous préférez. Certaines cases manquent de fluidités les unes par rapports aux autres et j'ai personnellement du mal avec ce style qui va jusqu'à grossir certains éléments, comme le front du professeur Noriko. Mathieu Bablet alterne d'ailleurs les coups de crayons fins et ceux qui sont plus marqués ; ce qui donne aussi bien des arrières-plans détaillés que des contours de personnages, à la limite du style cartoonesque. Le tout sous des couleurs vives, telles que le rouge, le jaune et l'orange, donnant une ambiance particulièrement chaude à la série.
Conclusion : Cet aperçu est un bon début. Malgré le thème choisi et la tentation d'amener le récit dans une direction déjà connue, Mathieu Bablet offre une tout autre aventure avec Carbone & Silicium, qui a le mérite de détonner avec ce qui existe déjà. J'attendrai cependant, de mettre la main sur le bouquin - qui est un one-shot d'ailleurs - avant de donner un avis définitif sur le titre. Néanmoins, le simple fait que je compte lire la suite, me fait dire que ce petit livret offert par les Éditions Ankama a plus ou moins, rempli sa mission.
Ma note : 4/5
J'ai aimé :
+ L'histoire proposée et le vent de fraîcheur que ça amène
+ Le côté réaliste
J'ai moins aimé :
– Les dessins, que ce soit le style ou le rythme des cases
Je vous laisse avec le trailer de Carbone & Silicium.
07 juin 2021
Letter Bee
C'est en lisant des mangas comme « Letter Bee » que je me dis que tous les thèmes ont probablement déjà été exploités par la bande-dessinée nippone. Sérieusement, imaginiez-vous que le métier de facteur serait - un jour - source d'inspiration pour créer une série ? Pensiez-vous qu'il existait une œuvre où les postiers seraient les héros d'une histoire ? Et bien moi non plus et le mieux dans tout ça, c'est que la série est pas si mal.

Letter Bee nous plonge dans un monde où les ouvriers de la poste ont la dangereuse mission de livrer des lettres à travers différentes régions inhospitalières, peuplées de terrifiantes créatures appelées "insectarmures". C'est en voyant la détermination d'un certain Gauche Suede, prêt à tout pour mener à bien son travail, que Lag Seeing décide de suivre le même chemin. Il faut dire que celui-ci est l'un des rares moyens lui permettant d'aspirer un jour à travailler dans la capitale, lieu où se trouve sa mère, elle qui fut enlevée, alors qu'il était encore très jeune. Néanmoins, il se rendra vite compte que le monde dans lequel ils vivent, cache de terribles secrets et que le gouvernement est derrière un sombre programme, qui va jusqu'à instrumentaliser les postiers pour assouvir un mystérieux projet.
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Honnêtement, j'étais plutôt dubitatif au début, mais l'auteur a quand même réussi à rendre le concept intéressant au fil des tomes. Il faut dire qu'il n'y a qu'un moyen d'éliminer les "insectarmures", leur tirer une balle-cœur. Celle-ci puise dans l'énergie vitale du postier et permet d'atteindre le cœur même des monstres, qui peuvent ensuite vivre en paix. Malheureusement, abuser de cette méthode n'est pas sans risque et peut conduire à la mort par arrêt cardiaque. Il faut donc faire preuve de modération et ce point-là sera central tout au long du manga, rendant la série assez tendue par moments. Il y a bien évidemment d'autres subtilités, mais je ne compte pas tout dévoiler et vous laisser le plaisir de découvrir cela par vous-mêmes.
J'ai personnellement trouvé les débuts assez mous. Hiroyuki Asada prend en effet le temps d'expliquer le concept en posant parallèlement le contexte de son histoire ; on a donc beaucoup d'informations à retenir d'un coup et c'est un peu déconcertant. Malheureusement, il [l'auteur] abuse des récits courts qui n'ont pas beaucoup d'importance sur l'histoire en elle-même, voir pas du tout et le fil rouge passe rapidement au second plan... du moins, au début. Par la suite, tout s'enchaîne plutôt vite, lorsque l'action prend le pas sur les dialogues. Je ne m'en souviens plus, mais j'imagine que ces courts chapitres avaient pour but de dévoiler justement les subtilités que j'ai évoqué lors du précédent paragraphe. Par ailleurs, l'un des gros points négatifs de la série est directement lié à ces débuts poussifs ; la fin de l'histoire est - à mon sens - vite expédiée, comme si l'auteur n'avait plus le temps et devait terminer au plus vite son récit. C'est à la fin du dernier tome que je me suis demandé s'il n'aurait été plus judicieux de profiter du début de la série pour y aller à fond et ne pas prendre autant de retard dans le développement de l'histoire ?

En plus de cela, deux autres points m'ont dérangé.
Tout d'abord, l'arrivée du « fan service » dans Letter Bee, alors qu'on était plutôt épargné par cette pratique, qui est d'ailleurs adoptée de plus en plus par les auteurs. De mémoire, Hiroyuki Asada a pris ce virage à partir du 13e ou 14e tome et dénature complétement l'univers charmant et mignon qu'il avait créé jusqu'ici. Dès lors, il ne se passe pas un chapitre sans qu'un gros plan de la poitrine d'Aria Link ne soit illustré ou que le fessier d'un personnage féminin soit exagéré. À croire qu'il fallait booster les ventes du manga... Le deuxième problème qui m'a beaucoup gêné aussi, c'est les choix scénaristiques surprenants que l'auteur n'a plus assumé par la suite, comme s'il voulait faire machine arrière et c'est fort dommage, car il n'est pas allé au bout de ses idées. Celles-ci auraient pu être géniales et offrir bien mieux que ce que nous avons eu à la fin ; Letter Bee a tout pour être un très bon shōnen, mais il manque d'un antagoniste marquant et nous aurions pu l'avoir, nous aurions même pu en avoir deux, quel dommage !
On pourrait croire que tout est à jeter et pourtant, cette série a des qualités qui font que je suis prêt à la conseiller aux passionnés.
Tout d'abord, c'est un manga qui réussit à placer et exploiter le métier des livreurs au cœur d'une série, ce qui vaut quand même - selon moi - un sérieux coup d'oeil. Loin de m'emporter, je considère tout de même qu'Hiroyuki Asada a eu le mérite d'avoir créé un concept original, là où d'autres shōnens n'ont pas vraiment su inventer quoi que ce soit. Mais la plus grande force du titre à mon sens, est la galerie de personnages, dont pas mal d'entre eux transpirent le charisme et ils sont nombreux ! Entre Largo Lloyd, Jiggy Pepper, Gauche Suede, Garrard ou encore Zazie Winters, on peut dire que l'auteur sait y faire pour donner vie à des protagonistes qui en mettent plein la vue. Enfin, un petit mot sur les dessins ; ça démarrait mal avec des scènes d'actions brouillonnes où je ne comprenais pas grand chose, mais ça s'est amélioré au fil des tomes. Je ne sais pas si l'auteur s'est appuyé sur un membre de son staff pour remédier au problème, mais toujours est-il que les planches étaient plus fluides par la suite. Son style ne se démarque pas trop de celui de ses confrères qui travaillent sur des séries du Shōnen Jump, on a cet habituel coup de crayon fin qui permet de détailler parfaitement certains environnements et personnages, même si on tombe parfois sur des pages inégales les unes par rapport aux autres, avec des cases qui se révèlent peu travaillées ; ça reste globalement mignon et agréable à voir. Quant aux premières pages de couverture, elles sont parmi les plus belles que j'ai eu l'occasion de voir.
Conclusion : Laissez-vous tenter par la lecture
Comme indiqué quelques lignes plus haut, Letter Bee est une série que je suis prêt à conseiller pour tous ceux qui cherchent de quoi s'évader. C'est un beau manga, qui nous transporte dans un univers bien pensé, riche et surprenant. L'auteur distille quelques mystères ici et là, qui trouvent finalement une réponse à mesure que l'on progresse dans l'histoire, confirmant qu'il y a un vrai travail en amont et qu'Hiroyuki Asada laisse peu de place à l'improvisation. J'ai noté quelques défauts à mon goût, mais globalement la balance penche vers le positif ; ça vaut le coup d'y jeter un coup d'oeil et de donner une chance à Letter Bee.
Ma note : 3/5
Le positif :
+ L'univers Letter Bee et le concept des balles-cœur
+ La liste des personnages
+ Des premières pages de couvertures sublimes
Le négatif :
– Quelques planches difficiles à comprendre
– L'idée d'insérer du « fan service » à un moment donné et en abuser
– Ça manque d'antagonistes marquants
– Des choix scénaristiques qui ne semble pas assumés par la suite
Tegami Bachi © 2006 by Hiroyuki Asada / SHUEISHA Inc.
31 décembre 2020
Bilan sur mes lectures de 2020
Tous les ans, je profite du 31 décembre pour rédiger un article concernant mes lectures sur l'année écoulée et cette fois, c'est au tour de 2020 d'être à l'honneur dans ce petit bilan. Ce fut une année assez particulière à cause de la pandémie de coronavirus qui a forcé la fermeture momentanée des bibliothèques du coin où j'habite, m'amenant à piocher dans ma chambre pour trouver de quoi lire. Pour autant, malgré les confinements et autres mesures gouvernementales, j'ai été étonnamment sur un rythme similaire à 2019 avec seulement une dizaine de lectures.

La première chose que l'on remarque en jetant un coup d'oeil au visuel ci-dessus, c'est le nombre de mangas lus (2). Comme indiqué plus haut, difficile d'en emprunter davantage à cause de la fermeture des médiathèques. Heureusement, ma bibliothèque personnelle m'a bien dépanné, avec des achats que j'ai réalisé courant 2018 et 2019. D'ailleurs, avec ma - presque - centaine de comic books chez moi, je suis bien paré aux possibles confinements de l'année à venir.
Comme d'habitude, je vais vous proposer deux graphiques - assez ridicules - qui imagent la répartition de mes lectures.

Ça me rappelle celui que j'avais fait en 2015, qui était presque l'exacte opposé de celui-ci.
À noter que Prince du Tennis s'étale sur 42 tomes, ce qui compense un peu le manque de lectures nippones, à mon sens. Bon... je pense qu'il n'y a pas besoin de s'éterniser davantage là-dessus, on passe au second graphique qui comptabilise le nombre de mes lectures par éditeurs.

Vu que mes critiques ne sont pas lues par tout le monde, je profite de cet espace pour vous proposer des liens menant à celles-ci, avec les notes* entre parenthèses.
Prince du Tennis (3)
Pokémon Or et Argent (5)
Unity : Dans la toile du Dr. Silk (5)
Kaijumax - Chapitre 1 (5)
Harbinger Wars : Blackout - Prologue (4)
Valiant High (4)
Ivar, Timewalker (5)
X-Men (5)
Deadpool (5)
Black Panther (4)
Iron Man (4)
Les Gardiens de la Galaxie (3)
Wolverine (5)
* Personnellement, je note sur cinq.
Généralement, je partage toujours une partie de mon planning pour l'année à venir, histoire que les visiteurs du blog puissent avoir une idée de ce qui les attend. En revanche, j'ai décidé de ne plus forcément respecter ce que j'ai planifié et je ne lirais que selon mes envies le moment venu.
Maintenant que c'est dit, sachez que côté manga - pour l'instant - je compte lire « Dragon Ball » et si possible, l'ancienne édition avec le sens de lecture à la française. Je sais que certains sont probablement en train de vomir en lisant ces lignes, mais je suis nostalgique des volumes de l'époque qu'un ami à moi me prêtait pour que je puisse lire la série. J'ai dû lire ce manga trois ou quatre fois, mais sans jamais enchaîner tous les tomes dans l'ordre, pour diverses raisons ; ce serait donc l'occasion de réparer cela. Je compte offrir une nouvelle chance à « Kingdom Hearts » que j'avais détesté en 2015 avec la suite qui ne tient que sur deux tomes. Enfin, j'ai également placé « Atlantis » et « Zatchbell ! » sur ma liste des mangas à lire prochainement.
Du côté des comic books, j'ai envie de reprendre les intégrales Spider-Man qui me manquent de plus en plus. La dernière lecture remonte à 2018, donc si je peux reprendre et avancer en lisant deux ou trois volumes, ce serait bien cool. J'ai envie de lire plusieurs one-shots issus de la collection 100% Marvel... ce qui ferait beaucoup de Marvel, donc si l'envie me prend de lire du DC Comics, je n'hésiterais probablement pas. J'ai longtemps hésité à acheter « Superman : Red Son » et 2021 pourrait peut-être me décider à enfin passer à la caisse, on verra bien. Je trouve qu'en France, Urban Comics se focalise trop sur Batman et oublie qu'il a d'autres licences qui ne demandent qu'à être mises en avant.
En attendant, merci de m'avoir lu et si vous avez des idées de lectures, des suggestions pour améliorer le blog, n'hésitez pas à m'en faire part. Bonne année, en espérant que celle qui s'annonce sera plus heureuse et profitable à tous.
30 décembre 2020
Pokémon Or et Argent
Cela fait à peu près deux ans que j'ai terminé la lecture de la première série Pokémon, j'en ai globalement gardé un bon souvenir et il ne s'agissait que d'une question de temps avant que je me décide à commencer « Or et Argent » ; je pensais qu'il s'agissait d'une nouvelle aventure, mais ce fut finalement une suite et quelle suite !
Attention, je vais autant spoiler que Neymar fait des roulades.

Je ne sais pas comment cela se passe chez l'éditeur japonais, mais on dirait vraiment qu'ils n'ont aucun problème à donner du temps et une liberté créative à Hidenori Kusaka. Ce dernier m'avait déjà bluffé sur la précédente série, par le récit qu'il avait délivré ; il confirme à nouveau sur Pokémon Or et Argent qu'il a des idées et que si on lui donne l'opportunité de les développer, le rendu final peut être très bon. C'est d'ailleurs le sentiment que j'ai vis-à-vis de ce manga. Au niveau des dessins, Mato est remplacée à un moment donné par Satoshi Yamamoto suite à des problèmes de santé ; les planches restent relativement similaires, ce n'est pas énormément détaillé, mais c'est voulu et le côté brouillon des séquences d'actions qui disparaît peu à peu, même si certaines pages n'étaient pas évidentes à comprendre.
Pour vous présenter brièvement le contexte de l'histoire, on suit Or à la recherche d'un voleur qu'il tente d'arrêter, mais il va rapidement se rendre compte que le supposé méchant qu'est Argent tente en réalité de stopper un homme masqué qui a pour ambition de contrôler le temps en essayant de capturer un pokémon unique.
Ceux qui ont déjà joué aux jeux vidéos et lu cette œuvre savent que l'aventure proposée ici n'a strictement rien à voir avec ce que l'on avait connu auparavant. À titre personnel, c'est exactement ce qui me plaît. L'effet de fraîcheur qui émane des trois volumes qui composent la série est bien réel ; dès les premières pages, on sait d'avance que l'on aura droit à des évènements aucunement calqués sur le support initial. Ainsi, pas question de voir le personnage principal tenter de chercher les badges et voyager d'arènes en arènes pour tenter de devenir le meilleur dresseur de la région de Johto. Non, dans Pokémon Or et Argent, le récit est bien différent, on le remarque notamment sur l'exploitation des personnages, qui se fait selon l'envie de l'auteur. Je pense notamment aux champions d'arènes qui sont utilisés hors de leurs arènes justement lors de certains segments narratifs incluant Suicune. C'est une manière originale de les introduire, sans aller jusqu'à pousser le héros principal à les défier ou les rencontrer personnellement. De même que l'on retrouve les anciens protagonistes et qui influencent la narration. Par ailleurs, on remarque que le manga n'est pas entièrement centré sur Or, puisque Cristal et Suicune prennent une grande place scénaristiquement parlant à un moment donné. J'indiquais dans l'introduction que ce manga était une suite du premier et bien de nombreux liens sont faits entre les deux séries et permettent de mieux comprendre l'origine de certains personnages. Un dernier point m'a plu, c'est au niveau des combats Pokémon, je les trouve plus nerveux et épiques, notamment ceux avec Lugia et Ho-Oh ; un problème que je pointais sur la précédente série.
Trois petits détails m'ont vraiment embêté sur Pokémon Or et Argent, d'abord sur l'identité de l'homme masqué. En sachant qu'il s'agit d'un professionnel du type Glace, qu'il cherche à obtenir et contrôler le temps, laissant penser qu'il est âgé ; il me paraissait évident que l'antagoniste ne pouvait être que Frédo. J'ai ainsi longtemps pensé qu'on aurait droit à un retournement de situation et qu'il s'agisse en réalité d'un tout nouveau personnage ou du retour d'Olga, mais il n'en fut rien. Deuxièmement, j'ai trouvé que Entei et Raikou étaient bien trop en retrait par rapport à Suicune, donnant l'impression que ce dernier est clairement le leader (s'il y en a un) du trio bestial. Enfin, le dernier point qui m'a légèrement contrarié, c'est l'apparition brève de Celebi, qui est pourtant l'objectif de l'antagoniste. J'attendais de le voir davantage, mais il faut croire que ce sera pour une prochaine fois.
Enfin, vous aurez probablement remarqué que cette critique arrive longtemps après ma dernière lecture, je dois avouer avoir eu énormément de mal à trouver le rythme pour avancer dans
la
lecture et cela n'a rien à voir avec la qualité de la série qui est
juste géniale. C'est davantage lié à ma vie privé, j'ai été amené à
constamment faire des breaks à tel point que j'ai eu l'envie - sur un
coup de tête -
de lire le troisième tome du manga d'un seul coup, ça m'a pris environ
deux heures ce matin. Maintenant que c'est dit, passons à la conclusion.
Conclusion : Un pur plaisir à lire
Pokémon Or et Argent fut vraiment plaisant à lire, l'histoire s'enchaîne assez vite et est même assez drôle par moments, grâce au personnage d'Or et son Togepi. Elle manque d'équilibre sur certains aspects, mais réussit globalement à compenser par ses points forts et notamment son originalité, en plus de gommer - à mes yeux - les deux défauts de la première série.





Points positifs :
+ L'aventure proposée
+ L'utilisation de certains personnages
+ Retrouver le côté épique de la licence
+ Les liens entre les deux séries Pokémon
Points négatifs :
- Suicune "trop" en avant par rapport à Entei et Raikou
- L'identité trop évidente de l'antagoniste
- La présence brève de Celebi
30 juillet 2020
Wolverine
Il a beau être l'un des personnages les plus populaires chez Marvel et mon préféré quand j'étais plus jeune, je dois dire que j'ai eu beaucoup d'appréhension avant de commencer cette mini-anthologie centrée sur Wolverine et pour cause, je considère le personnage comme super efficace dans les X-Men puisqu'il détonne avec le reste de l'équipe et s'émancipe facilement de celle-ci, là où ses aventures en solo m'étaient inconnues.

Et pourtant, bien que son odyssée solitaire ne m'inspirait guère, il s'est avéré au final que ce bouquin est devenu l'un de mes préférés de la Super Heroes Collection !
Les premières pages donnent le ton avec les origines du mutant qui sont superbement bien contées et le tout, sous le trait d'un Mark Texeira qui en met plein la vue. Il faut savoir qu'il y a l'origine scénaristique, qui est proposée dans un numéro datant de 2009 et l'origine éditoriale qui voit le personnage faire ses débuts dans les années 70. Inutile de dire qu'il y a un énorme contraste entre les deux numéros... qui se suivent d'ailleurs dans ce bouquin. Il faut avoir l'esprit solide pour encaisser une telle différence et continuer la lecture. C'est beaucoup plus évident quand on a droit à une multitude de récits et qu'on avance chronologiquement, petit à petit, mais quand on fait directement un bond de +30 années d'un chapitre à l'autre, c'est parfois dérangeant.
N'empêche, outre la première apparition de Logan (son nom) qui l'oppose à Hulk, j'ai trouvé tout le reste génial. Le récit se déroulant au Japon est celui qui m'a le plus impressionné, probablement parce qu'il était celui qui m'inquiétait le plus, à cause du mauvais film sorti en 2013. Les autres chapitres proposés sont tout aussi cool à lire, puisque le Wolverine qui y est vendu est exactement celui auquel je m'attendais et espérais voir, c'est-à-dire le personnage badass tel qu'il est inscrit dans la conscience collective. On gagne en intensité au fur et à mesure de la lecture pour finir sur un énorme récit en quatre numéros de la fin des années 90, signé Warren Ellis et illustré par Leinil Francis Yu.
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| Le Wolverine de Leinil Francis Yu. |
Graphiquement, c'est agréable à voir, je ne trouve pas que les planches ont vieilli, si ce n'est celles de Herb Trimpe, mais c'est compréhensible dans la mesure où elles datent de 1974 et manquent sérieusement de détails. Je trouve aussi que les expressions des visages ne sont pas assez travaillées à mon goût, notamment sur le personnage de Marie Cartier, que je trouve horrible sur certaines cases. Par la suite, on arrive sur du Barry Windsor-Smith et je sais que certains ont énormément de mal avec lui, mais je trouve son coup de crayon super. Plus je regarde ses planches, plus je les admire, je dirais même qu'il fait partie de mes dessinateurs favoris de l'époque avec John Romita Sr. et John Byrne. Les autres numéros sont plus modernes et accrocheurs à mes yeux, John Buscema est toujours aussi bon, j'ai encore en souvenir son travail sur l'intégrale 1966-1969 du Silver Surfer ; je ne parle même pas de Leinil Francis Yu qui conclut ce volume de belle manière.
Conclusion : Au top
Ça ne me disait rien, j'étais même inquiet à l'idée de m'ennuyer et me forcer à lire cette mini-anthologie, mais j'ai vite été rassuré et suis - aujourd'hui - plus excité que jamais à l'idée de lire du Wolverine ; ce livre offre quelques pistes si on souhaite explorer et se lancer dans les aventures du personnage. Ceux qui n'ont regardé aucun film le concernant découvriront ici une nouvelle facette de Logan, il s'agit d'un personnage très touchant, sensible, à tel point qu'on se demande comment ce côté sauvage peut exister en lui.





J'ai aimé :
+ Découvrir davantage le personnage
+ Presque tous les numéros, celui de 1974 étant médiocre, mais sans plus
+ La plupart des planches
J'ai moins aimé :
- L'absence des couvertures originales
Contenu et auteurs :
à venir...
© 2018 MARVEL
17 juillet 2020
Les Gardiens de la Galaxie
C'est l'une des dernières équipes Marvel à avoir connu le succès, en partie grâce au film sorti en 2014. Dès lors, il n'est plus rare de voir des bouquins mettant en avant les Gardiens de la Galaxie, à l'image de l'anthologie que je viens de finir.

S'il s'agit d'un format que j’affectionne assez bien puisqu'il synthétise l'historique d'un groupe/personnage à travers certains des plus grands récits qu'il a vécu, on est pas à l'abri d'avoir quelques mauvaises surprises, même si tout est relatif et qu'il s'agit - surtout - d'une question de goût.
Ainsi, j'ai trouvé une partie du livre ennuyeuse à suivre et pourtant, je n'ai pas de mal à prendre du recul et me replacer dans le contexte de l'époque, mais il n'y a rien pas à dire, les premières aventures manquaient vraiment de saveurs. Je ne suis même pas étonné de voir que les Gardiens de la Galaxie ont été forcés d'attendre les années 90 avant d'avoir un minimum de stabilité éditoriale sous la plume de Jim Valentino. C'est d'ailleurs, à partir des chapitres écrits par ce dernier que cette mini-anthologie se montre réellement passionnante. Les numéros de la série de 2008 sont dans la continuité et se révèlent très plaisant à lire et je pense que je ne vais pas tarder à les emprunter à la bibliothèque si je les trouve, avant de passer par la case achat, si mes premières impressions se confirment. L'avant-goût de la série de 2016 est également sympathique mais semble un peu trop se baser sur l'histoire qui est narrée dans le film et j'ai peur de payer pour quelque chose que... je connaîtrais déjà. Donc à voir, là aussi, je devrais passer par l'emprunt avant d'envisager quoi que ce soit. Je n'ai pas spécialement envie de m'attarder sur les anciens numéros qui sont fades et manquent de subtilités, c'est assez facile de deviner - pendant la lecture - ce qu'il se passe sur les pages suivantes. Je suis même sûr que certains passages étaient déjà ringard à l'époque, notamment lorsqu'ils se mettent à réfléchir à quel nom donner au groupe qu'ils forment.
Un petit mot également sur les personnages, puisque certains furent remplacés au fil du temps et des séries. Inutile de vous dire que c'est parce que beaucoup d'entre eux manquaient de charisme et il n'est - en ce sens - pas étonnant de les voir laisser place à d'autres "héros" (à la base, ils n'en sont pas, d'où mes guillemets). Les deux seuls anciens qui se démarquent vraiment sont : Martinex et Vance Astro. Chez les plus récents, j'aime beaucoup Groot qui est attachant et Peter Quill, qui semble un peu plus sérieux dans la récente série (2013) que celui qui dépeint au 7e art et c'est bien cool, puisque l'on peut envisager une approche différente de l'histoire, même si je n'ai eu qu'un aperçu et que je ne peux me fier totalement au peu que j'ai pu lire sur cette mini-anthologie.
Conclusion : Ça aurait pu être pire
On sent clairement qu'il n'y avait pas de gros numéros intéressants dans l'ancienne série, d'où le fait de se contenter des chapitres introductifs et d'un hors-série sur Rocket Raccoon. Ce même personnage qui était loin d'être celui que tout le monde connait aujourd'hui, ce qui peut prêter à confusion pour les nouveaux lecteurs s'attendant à un peu de divertissement. Heureusement, les récits plus récents rattrapent le coup et compensent par une narration plus nerveuse, plus fluide également et qui nous évite la multitude de dialogue inutiles.





J'ai aimé :
+ Les récents numéros
+ Découvrir les anciennes équipes
J'ai moins aimé :
- L'origine de ces anciennes équipes
- Le hors-série sur Rocket Raccoon
- L'absence d'antagoniste qui marque les esprits
- L'absence des couverture originales
Contenu et auteurs :
à venir...
08 juillet 2020
Iron Man

![]() |
| Iron Man par David Marquez (2015). |

+ Découvrir les origines du super-héros
- Les dessins de Don Heck et John Romita Jr.
- Le fait qu'on ne voit que très peu d'ennemis du personnage

