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30 mars 2022

Punisher - Sale Boulot

Je viens de finir la lecture de Punisher - Sale Boulot.

C'était assez plaisant, on suit Frank Castle dans sa quête de vengeance, lui qui souhaite tuer et se débarrasser des acteurs du crime. Et à l'image du personnage, ça commence très rapidement, il n'y a aucune tergiversation, on comprend très vite que le Punisher est à la fois recherché par la police, parce qu'il dépasse le cadre de la loi, mais il est également pourchassé par des malfaiteurs. Cela donne le sentiment que Frank Castle est seul contre tous et doit donc agir sans se faire repérer et vivre comme un fugitif. Bien entendu, il s'est mis dans cette position tout seul et ne semble pas la regretter, il y a un pragmatisme appuyé chez le personnage et c'est probablement ce qui fait sa force.

Comme dit plus haut, j'ai plutôt apprécié la lecture, mais j'avoue avoir eu un peu de mal avec les dessins. Non pas que le coup de crayon de Steve Dillon n'est pas à mon goût, mais j'avoue que je m'attendais à voir le Punisher tel qu'on le voit dans les couverture originales. Il faut tout de même que je vous explique ; l'édition que j'ai lue est celle de 2017, qui marquait le 20e anniversaire de Panini Comics, d'où la première page de couverture étrange que vous pouvez voir plus haut. Celle-ci a été illustrée par un dessinateur français qui s'appelle Joann Sfar. Pour les couvertures originales (ou américaines, si vous préférez), le Punisher est illustré dans un style complétement différent et visiblement, ce n'est pas Steve Dillon qui en est à l'origine, mais un certain Tim Bradstreet. En bref, c'est un style que j'apprécie tellement, que j'ai finalement acheté les 9 tomes du Punisher sortis au début des années 2000,  dont les premières pages de couvertures sont calquées sur les couvertures originales.

Pour en revenir à cet album, outre le carnage que le Punisher provoque, je n'ai personnellement pas retenu grand chose. Les deux antagonistes m'ont parus quelconque, je veux dire par là que les raisons qui font qu'ils sont opposés au protagoniste ne sont pas marquantes et il y a plus de chance de se souvenir d'eux (ou de l'un d'entre eux en particulier) pour son apparence physique, que pour ses motivations qui se résument à vouloir "tuer le Punisher".

Conclusion : Prometteur, mais...

Je n'ai lu que les six premiers chapitres de la série de 2001 et si je me fie à mes achats évoqués plus haut, j'ai en ma possession la totalité des deux séries (2000 et 2001), je vais donc pouvoir me faire une réelle idée du personnage et d'un run que beaucoup de passionnés considèrent comme iconique. Pour ma part, j'estime qu'il y a du bon, que c'est prometteur, mais que ça manque de sentiment et qu'on a là, l'équivalent d'un film bourré uniquement d'actions.

Ma note : 4/5

21 mars 2022

Avengers : L'armée d'Ultron !

La raison d'être des Avengers est toute simple : quand un ennemi est bien trop puissant et représente un gros danger pour la planète, il faut se rassembler pour ne faire qu'un face à l'adversité. En ce sens, on peut pratiquement être sûr que les aventures du groupe en mettent plein la vue, ont de l'intérêt et qu'il s'agit d'une bonne opportunité pour (re)voir certaines figures majeures "made in Marvel".

Et cet album tape en plein dans le mille avec une première aventure opposant les Avengers à Ultron et son armée de robots. C'est l'occasion pour Iron Man et ses partenaires de montrer au gouvernement son erreur de vouloir initialement se passer d'eux pour l'avenir. La seconde histoire met en avant le Leader, un antagoniste que je ne connaissais pas et que j'ai découvert sur cette BD. Samuel Sterns, de son vrai nom, a également été irradié par les rayons gamma, au même titre qu'Hulk et Abomination, à la différence près qu'il n'est pas devenu une brute de plus de deux mètres, mais un génie (du mal) disposant d'un cerveau surdimensionné.

Personnellement, j'aime découvrir des personnages et avoir cette sensation d'en apprendre un peu plus sur l'univers qui entoure certains super-héros. Pour autant, j'ai eu un peu de mal avec cet album, notamment au niveau des dessins de Manuel Garcia. Je trouve que ça manquait de fluidité d'une case à l'autre, l'action n'était pas toujours compréhensible à la première lecture. Au-delà de ça, je n'ai pas énormément de choses négatives à dire.

Conclusion : Dernière lecture de la collection Marvel Adventures, mais non la moindre. Cet album sur les Avengers est probablement celui qu'il faudrait conseiller en priorité aux très jeunes lecteurs, puisqu'il réunit les plus grands super-héros de Marvel, que ce soit Spider-Man, Hulk, Iron Man ou encore Wolverine, au travers de deux récits efficaces, dans le sens où ils sont dynamiques, où l'action n'attend pas et où la plupart des protagonistes sont mis en avant (même ce loser de Captain America).

Ma note : 4/5

15 mars 2022

Hulk : Le goliath vert

S'il est généralement boudé par l'éditeur lorsqu'il s'agit de proposer des bouquins à moindre coûts au travers d'opérations commerciales, Hulk a finalement eu droit à sa propre BD estampillée Marvel Adventures, rien de surprenant d'ailleurs, tant il est facilement identifiable pour le jeune lectorat visé par cette collection. D'ailleurs, s'il y a un album à retenir de cette collection, c'est bien celui de Hulk.

Ce n'est pas la première fois les aventures du "colosse de jade" se révèlent passionnantes à suivre. L'année dernière, j'avais déjà pu découvrir le personnage via deux comic books et la lecture de ses mésaventures (si je puis dire) s'était révélée plaisante.

L'album s'ouvre sur un premier numéro qui fait office d'origin story et bien qu'agréable à lire, j'ai encore le récit de « Hulk Gris » en tête, qui offrait justement une porte d'entrée similaire à l'univers du super-héros, notamment parce qu'il proposait une introduction au personnage. Difficile dès lors, d’être subjugué par le chapitre, comme si je lisais ce genre d’histoires pour la première fois. Néanmoins, il m'est tout autant difficile de critiquer ce qu'on a là, tant les récits de ce genre sont captivants. Par ailleurs, c'est aussi l'occasion d'admirer les planches de David Nakayama, qui a un style accrocheur, dans les standards de ce qui se fait habituellement. Avec tout ce que j'ai pu dire, on pourrait penser que j'ai commencé par le meilleur, mais il n'en est rien, j'ai davantage aimé le second numéro, qui voit Hulk se multiplier en plein Manhattan (New York City) et devenir un vrai problème qu'il faut résoudre. J'ai vraiment apprécier lire ce chapitre, car il montre exactement à quel point ce mastodonte vert fait des ravages partout où il passe. Le personnage de Jamie Madrox, bien qu'il ne soit pas le plus connu, a su faire une entrée - pas loin d'être badass -  et réussir à se montrer important, sans forcément voler du spotlight à l'alter-égo de Bruce Banner. C'est Juan Santacruz qui s'est occupé des dessins ; autant je ne suis pas trop fan lorsque ça manque de détails, autant là, étrangement, je trouve qu'il y a quelque chose qui fait que j'aime plutôt bien. Je ne suis pas un professionnel, donc je n'arrive pas forcément à mettre le doigt sur les éléments qui font que j'aime ces illustrations, mais je pense que ça a un rapport avec les couleurs utilisées et les dégradés qui furent réalisés par Wilfredo Quintana. C'est légèrement sombre et ça colle bien avec la pénombre new yorkaise, le récit se déroulant en pleine nuit.

Conclusion : Comme indiqué dans l'introduction, ce comic book sur Hulk est celui que j'ai le plus apprécié de cette collection Marvel Adventure. Il me reste celui sur les Avengers à lire, donc je serais vite fixé sur mon avis définitif. Pour autant, on est complétement loin de certains albums qui manquent d'intérêt (Thor) ou qui méritent d'être brûlés (Captain America).

Ma note : 5/5

14 mars 2022

Iron Man : Cœur d'Acier

Voilà plusieurs mois que je n'avais pas lu, que ce soit des comic books ou des mangas, voir même les habituels bouquins sur la géopolitique qui me passionnent tant et dont je ne sais toujours pas si je vais les aborder sur ce blog. Quoi qu'il en soit, j'ai terminé aujourd'hui la lecture d'un petit album centré sur Iron Man, d'où le fait que je ponde un nouvel article.

C'est un super-héros que je n'affectionne pas vraiment, mais qui a étrangement réussi à me séduire sur une petite anthologie que j'ai lu dernièrement. Et ça l'a été cette fois encore, sans que je n'arrive vraiment à l'expliquer. Il y a bien un point que j'ai apprécié particulièrement, c'est que les deux numéros proposés dans ce comic book pouvaient être considérés comme faisant partie d'une même histoire, c'était ainsi scénarisé et dessiné par les même personnes. Je relève cela, parce que ce n'était pas forcément le cas sur l'album concernant Thor, où je regrettais ce gros contraste entre les numéros proposés. Pour en revenir à Iron Man, c'est Fred Van Lente qui derrière les deux histoires du comic book, c'est un auteur que j'ai découvert via « Ivar, Timewalker » et si on peut raisonnablement penser que ce n'est pas ces récits sur Iron Man que nous citerions en premier lieu si nous devions le louanger, ces deux numéros ont le mérite d'être prenants. Je dis cela, car l'auteur ne tergiverse pas et lance son histoire très rapidement, en plus d'ajouter de la tension en mettant son héros en grand danger. Pour ce qui est des dessins, ils se révèlent agréables à voir, ils manquent un peu de détails au niveau des visages, mais James Cordeiro compense par des arrières-plans et environnements soignés.

Pour évoquer brièvement le contenu, le premier chapitre est une "origin story", le but est ainsi d'essayer de raconter la naissance d'Iron Man à partir d'une situation donnée. En 1963, Larry Lieber avait choisi le contexte de la guerre au Vietnam pour lancer le personnage. En 2008, Hollywood a introduit le super-héros en armure depuis le Moyen-Orient, une manière de faire vivre les histoires fictives avec leur temps. Pour ce qui est de Fred Van Lente, Iron Man prend vie dans une île perdue du Pacifique, la menace est toujours d'origine asiatique et le cahier des charges respecté. Je dis cela, car il se retrouve enfermé avec une personne, il va collaborer avec cette même personne, celle-ci finira par le sauver, avant de mourir, c'est globalement un schéma qui revient souvent et qui fait que Tony Stark (la réelle identité d'Iron Man) change profondément et voit les choses sous un autre angle, en ce qui concerne le fait de tenir un business dans l'armement. Pour quelqu'un comme moi qui ne connaît pas énormément le personnage, lire ce genre de chapitre introductif est toujours plaisant, il permet de se familiariser avec certains personnages et de les connaître. Le deuxième numéro met en scène le Mandarin, un adversaire bien plus charismatique que la scientifique menaçante du premier numéro. En plus d'attirer les regards, le Mandarin se révèle ici particulièrement dangereux avec les pouvoirs qui lui proviennent de différents anneaux, il met d'aileurs Iron Man en difficulté.

Conclusion : Un bon comic book pour les petits fans d'Iron Man

Et oui, cet album s'adresse aux jeunes lecteurs, fans du "guerrier en armure". C'est rapide à lire, les histoires ne sont pas complexes et les courtes scènes de dialogues permettent à l'action de rester le cœur du bouquin. On peut dire sans crainte qu'il s'agit d'une porte d'entrée pour le lectorat jeune, qui fera connaissance avec Iron Man, mais également des personnages importants du super-héros comme Pepper Potts et James Rhodes. Les lecteurs pourront ensuite sans craintes, s'attaquer à la lecture de comic books plus complexes. Aucun réel point négatif à souligner ; la traduction était correcte, mais je retiens l'utilisation d'un terme qui ne veut rien dire et une tournure de phrase qui passe naturellement en anglais, mais qui paraît étrange en français. Ce n'est pas grand chose et ce n'est certainement pas ce que l'on retient de l'album.

Ma note : 5/5