Pages

30 juin 2018

Abara


Après la lecture de mon premier comic book moderne, de mon premier manga one-shot, de mon premier livre sur personnage de DC Comics, j'ai voulu continuer sur cette voie et découvrir quelque chose de nouveau.

Ainsi, en voulant explorer le terrain des mangas de science-fiction, j'ai lu Abara, une série en deux tomes, parue chez Glénat en 2007.

Bon, même si vous le savez déjà, je préfère le dire tout de suite. Ce qui suit n'est que mon avis et malgré la critique négative qui va suivre, j'invite les fans du genre à se lancer dessus et se faire leur propre opinion. Mais avant de vous expliquer les raisons qui font que je n'ai pas du tout aimé ce manga, voyons ensemble de quoi ça parle.

Synopsis :

Le manga nous plonge dans un monde futuriste et chaotique où les humains essayent tant bien que mal à vivre avec les problèmes engendrés par les Shiro Gauna, des créatures qui se nourrissent des différentes formes de vie qui sont à leurs alentours. Ces mêmes monstres sont souvent des humains qui se transforment, comme s'ils étaient victimes d'une épidémie. Difficile de connaitre l'origine de ce problème, mais un homme et une femme sont bien déterminés à trouver une solution.

Difficile :

Pour quelqu'un comme moi, qui démarre dans ce genre, je pensais qu'un manga en deux volumes serait parfait, pour lire quelque chose de rapide, pas très complexe et ainsi, trouver la porte d'entrée idéale pour les mangas de science-fiction. Mais il s'avère que c'est tout le contraire avec Abara, qui m'a presque dégoûté.

Du négatif :

Commençons par le synopsis. La vérité est que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui se passait, lors des premières pages. J'avançais dans l'inconnu et le manque de dialogue afin que je puisse comprendre, ne serait-ce qu'un minimum, c'est quelque chose qui m'a beaucoup déplu. Difficile pour moi, même après la lecture des deux volumes, de me rappeler le nom des personnages, seul Denji Kudo me vient à l'esprit. Ce dernier est d'ailleurs, un monstre noir, qui visiblement, combat ceux en blanc.

Un petit mot sur les dessins, qui sont "dérangeants". Je sais pas trop comment le dire, mais Tsutomu Nihei semble abuser de multiples coup de crayon, donnant un côté brouillon à ses dessins. Je peux comprendre que certains aiment, chacun ses goûts, mais dans mon cas, j'ai trouvé que c'était un mauvais mélange avec le noir majoritaire des pages. Enfin, Abara me fait penser à Kingdom Hearts, qui m'avait rebuté en 2015, car je ne comprenais rien aux combats. Et bien, on a là, le même soucis ici, je n'ai strictement rien compris et pourtant, j'ai fais l'effort de regarder deux ou trois fois les dessins, mais c'est très dur de s'imaginer ce qui se passe.

Y a-t-il du positif :

Si vous me suivez depuis les débuts du blog, vous savez sûrement que je ne suis pas difficile. Concernant Abara, j'ai longtemps réfléchi et je me suis posé la question, y a-t-il, ne serait-ce qu'un point positif ? Mon côté méchant dira que le fait que la série ne dure pas plus de deux tomes, est déjà un bon point, mais si on reste sérieux un petit moment, j'ai vraiment du mal à trouver quelque chose qui me plait dans cette œuvre. Et c'est pas les deux chapitres de Digimortal, une série complète que l'on a l'occasion de lire à la fin du deuxième tome d'Abara, qui me fera dire que c'était un bon bonus.

Conclusion :

Abara n'est donc pas la porte d'entrée idéale vers ce genre-là. Les néophytes doivent -selon moi- privilégier d'autres séries, mais impossible actuellement de vous donner des idées. Abara peut plaire aux amateurs de science-fiction, mais dans mon cas, je suis pas loin de penser qu'il s'agit de la pire série que j'ai eu l'occasion de lire depuis l'ouverture de ce blog.

Note :
★☆☆☆☆

Information :

Auteur : Tsutomu Nihei
Éditeur japonais : Shūeisha via Ultra Jump
Publication originale : 2005 - 2006
Nombre de tome : 2
Éditeur français : Glénat
Publication française : 2007

23 juin 2018

Batman : Année Un

  Fierté de DC Comics, Batman est tout logiquement l'un des super-héros les plus travaillés et utilisés dans le monde des comic-books. Dans cette optique de donner plus de profondeur au personnage, les années 80 furent l'occasion pour l'éditeur DC de recréer son univers et de donner un nouveau départ à certains super-héros. C'est ainsi que la "naissance" de Batman et sa première année contre le crime, fut retracée à travers quatre chapitres écrits par Frank Miller et illustrés par David Mazzucchelli.

Découvrir un personnage en explorant ses origines est quelque chose que j'avais déjà entrepris avec Spider-Man et les X-Men. Mais contrairement à Panini, Urban Comics m'a indiqué qu'il ne comptait pas vendre d'intégrale retraçant chronologiquement les aventures de leurs personnages, me forçant à aller vers Batman : Année Un, une belle porte d'entrée pour lire du classique, sans se perdre au milieu d'une histoire complexe.



En assistant à la mort de ses parents, Bruce Wayne s'est juré de se venger. En grandissant, il s'est entraîné et développé dans le but de combattre le crime qui ronge les rues de Gotham City. Semblant désormais prêt, celui qui se fera également appeler Batman, revient dans sa ville et démarre sa guerre. Entre erreurs de débutant, surplus de confiance, le jeune homme passe plusieurs fois près de l'échec. Parallèlement à son arrivée, un nouveau commissaire débarque lui aussi sur place, un certain James Gordon.

Contrairement à ce que l'on peut penser quand on évoque les débuts de Batman, il ne s'agit pas-là des premiers numéros parus en 1939, mais d'une histoire sortie en 1987 et correspondant aux numéros 404 à 407 de la série de base, voyez-le comme une sorte de gros flash-back. Cet arc a permis de réintroduire le personnage auprès du public en donnant plus de profondeur aux débuts de Batman.


Et on peut dire que DC Comics ne s'est pas raté en proposant à Frank Miller de prendre en charge le personnage. C'était tout simplement très intéressant à lire et la manière dont le scénario avançait, m'a permis de plonger directement dedans, bien que c'était trop court.

David Mazzucchelli est aussi a créditer, j'ai beaucoup aimé ses dessins, le choix des couleurs colle aussi très bien avec le style et l'ambiance froide de Gotham City. Urban Comics a ajouté un bonus à la fin avec des couvertures originales, des planches du dessinateur et des copies du script du comic-book et bien plus encore. C'est du moins, la version que j'ai en ma possession et il est possible que certaines éditions diffèrent.

Batman : Année Un est un très bon livre, qui permet d'assister aux débuts de l'un des personnages les plus emblématiques de l'univers DC. Les numéros sont intéressants, on est pas perdu et c'est ce qui me fait dire que c'est une belle porte d'entrée pour les néophytes. Dommage que ce bouquin soit très court, le prix peut d'ailleurs, faire grincer des dents quand on sait que l'on a droit à quatre numéros seulement. Enfin, je trouve aussi que le lettrage est trop petit, cela peut déranger certains lecteurs.

★★★★★

Scénario et dessins : Frank Miller et David Mazzucchelli
Éditeur américain : DC Comics (1987)
Éditeur français : Urban Comics (2012)
Contenu : Batman (Vol.1) #404-407

19 juin 2018

L'Homme sans talent

Introduction :

À quoi pensez-vous, si je vous dis "années 80", "Yoshiharu Tsuge" et "Comic Baku"... Je suis presque certain de votre réponse et c'est tout à fait compréhensible. L'Homme sans talent est un manga peu connu du grand public et des fans. On est d'accord pour dire qu'il y a mieux pour démarrer la lecture d'un one-shot. On est aussi sur la même longueur d'onde si je vous dis que ce manga a peu de moyens pour séduire un lectorat et se vendre. Pourtant, ça a été l'un des rares one-shots que je connaissais et ce, depuis des années déjà. Avec ma volonté de remplir ce blog, on peut dire que cette œuvre était un choix qui tombait bien et pour cause, elle ne va pas au-delà des 230 pages et la lecture est plutôt rapide.

Je vous cache pas qu'au milieu de tout ce que je lis, j'avais aussi cette volonté de découvrir quelque chose, étendre ma curiosité vers une partie méconnaissable de la bande dessinée. Il faut savoir que jusqu'à hier, mon réflexe était de penser aux animés des années 80 et qui étaient diffusés sur les chaînes françaises, des shōnens devenus aujourd'hui cultes, que je ne vais pas citer. Mais on se rend compte à travers ce livre, qu'il y existe un océan d’œuvres et d'artistes, qui essayent de se faire une place au soleil. Yoshiharu Tsuge a beau ne pas être très connu hors des frontières nippones, il a su se démarquer à sa manière et influencer tout un tas de mangakas par la suite.


Mais que vaut l'Homme sans talent ? Ai-je regretté de m'y être intéressé ? Et plus important, faut-il vous conseiller la lecture ? Je vous laisse deviner les réponses à ces questions dans les lignes qui suivent.

Le récit :

L'Homme sans talent raconte l'histoire d'un homme, vendeur de pierre, qui a du mal à subsister aux besoins de sa famille. Vivant dans la difficulté avec sa femme et son fils, il a tenté de démarrer plusieurs affaires, sans pouvoir y aller au bout et obtenir du profit sur le long terme. Il fut cependant, à une époque, un mangaka éphémère qui décida de quitter le monde de la bande dessinée, car il ne voyait aucun avenir dans ce domaine-là.

Un personnage énervant :

Personnellement, j'étais très frustré par le personnage principal. C'est un père de famille qui -comme sa femme l'a dit- donne l'impression de travailler, sans réellement se donner les moyens de parvenir à ses fins. De plus, il représente tout ce qui est détestable chez l'être humain. Il passe ses journées à dormir, ne s'occupe pas de son fils malade qui a faim et quand la chance lui sourit, il gaspille celle-ci par son entêtement.

Premier exemple qui me vient en tête, celui où il refuse une offre d'un éditeur pour un manga, alors qu'il est en situation de précarité. Une autre opportunité vient à lui au moment où il reçoit 30 000 yens pour des planches qu'il avait réalisé à une époque. Là encore, il dépensera cet argent bêtement, prétextant qu'il n'était pas prévu et que sa femme n'a pas à se douter d'où il provient.

Bien entendu, c'est fait exprès. L'auteur personnifie à travers son personnage une partie de la bêtise humaine.

Des défauts :

Ce manga a pour principal défaut de ne pas avoir de réel fil conducteur. Il y a des chapitres, donc théoriquement, un intérêt chronologique, mais j'ai eu cette sensation qu'on pouvait tout lire dans le désordre, sans que ça n'ait un quelconque impact sur la compréhension. Je trouve que les dessins sont loin d'être horrible, même si ce n'est clairement pas mon style favori.

En revanche, la page de couverture est pas séduisante, c'est même le contraire, elle arrive à me rebuter. Pour tout vous dire, cette illustration n'est qu'une demi-page du livre que l'éditeur a visiblement choisi de mettre en avant. Je sais pas si une version japonaise regroupant les chapitres en un recueil existe, mais je serai curieux de voir la couverture original.

Faut-il le conseiller ?

C'est une bonne question. Je pense que c'est le genre d’œuvre qu'il faut déconseiller aux néophytes, car c'est un manga pas loin d'être ennuyeux et qui ne charme pas. Du coup, c'est presque un moyen pour dégoûter certaines personnes des bandes dessinées japonaises. J'ajoute que personnellement, j'étais presque triste pour le personnage, car je me dis que certains sont probablement ou furent dans cette situation. D'ailleurs, en regardant sur internet, j'ai cru comprendre que l'auteur est un des pionniers du manga autobiographique et qu'il n'est pas impossible qu'il ait pris quelques éléments de sa vie pour les introduire dans ces pages.

Conclusion : Difficilement appréciable

Pour tout vous dire, connaissant la faible popularité de l’œuvre en France, je me sens un peu chanceux d'avoir pu lire le manga. Sachant par avance que je n'avais pas un thriller ou tout type de shônen entre les mains, je n'ai pas eu d'énormes attentes sur ce bouquin et c'est peut-être ce qui a fait que je ne suis au final, pas déçu de la lecture. Mais en même temps, je serai incapable de relire l'Homme sans talent. Du moins, pas avant les cinq ou dix prochaines années. Libre à vous de déterminer ce que cela veut dire.

★★★☆☆

Informations :

Auteur : Yoshiharu Tsuge
Éditeur japonais : Nihon Bungeisha via Comic Baku (1985-1986)
Éditeur français : ego comme x (2004)
Nombre de tome : 1

16 juin 2018

Doubt

Introduction :

Je viens de finir Doubt et comme toujours, voici mon avis sur ce manga en quatre tomes des éditions Ki-oon.

Après la dernière longue série, je voulais lire quelque chose d'assez court, surtout en période de coupe du monde de football, afin de suivre plus facilement la compétition, sans forcément donner la sensation d'accumuler du retard, comme ce fut le cas avec Shaman King.

Doubt s'avançait donc comme une belle option à saisir et honnêtement, je ne regrette pas mon choix. Ce manga est très bon et je vais essayer de vous le démontrer du mieux possible. Mais avant ça, voyons de quoi ça parle.

Tout part d'un jeu :

Au Japon, "Rabbit Doubt" est un jeu qui gagne en popularité auprès des jeunes. Dans ce jeu, les joueurs sont des lapins et au milieu d'eux, l'un est en réalité un loup, qui fait une victime à chaque tour. Le but est simple, il faut survivre et pour cela, démasquer le loup avant que ce dernier n'élimine tous les participants.

Cinq joueurs décident de se donnent rendez-vous afin de faire connaissance. Si Yū, Eiji, Haruka et Rei sont bien là, Hajime a une urgence à sa fac et manque ainsi le rendez-vous. Pas prévue pour l'occasion, Mitsuki, une ami de Yū accepte de se joindre à la sortie, bien qu'elle ne joue jamais à "Rabbit Doubt".

Quelques heures plus tard, les jeunes adolescents perdent connaissance et quand ils se réveillent, se retrouvent dans un bâtiment désaffecté où il est impossible d'en sortir. Ils retrouvent d'ailleurs Hajime à cette occasion. Après un réveil confus, les adolescents vont comprendre qu'ils sont en réalité dans une version grandeur nature du jeu "Rabbit Doubt" et qu'ils devront démasquer le loup rapidement s'ils veulent éviter un destin tragique à l'image de celui de Rei, déjà tuée.

La forme :

Je ne vais pas en dire plus sur le synopsis, je vais par contre évoquer l'un des points fort du manga, les dessins. C'est très agréable à lire, on déguste les dessins qui se situent entre du Jackals et du Death Note, histoire de citer des séries que j'ai déjà eu l'occasion de critiquer sur ce blog. De plus, les plans sont très bien présentés à l'image d'un film d'horreur.

L'auteur joue :

L'aspect psychologique des personnages est assez bien travaillé aussi. On peut presque déterminer qui est faible mentalement parlant et qui pourrait donc ne pas être le loup. Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, on change d'avis sur certains des protagonistes, on en soupçonne d'autres. C'est le fruit du travail de Yoshiki Tonogai, qui réussi bien à jouer avec le lecture et l'induire en erreur. J'étais personnellement pris dans le jeu et tentait de démasquer le loup, mais difficile de réellement trouver le coupable, tant Tonogai laisse peu d'indice. Il faut vraiment tout lire pour avoir la réponse finale et très franchement, elle est surprenante. Là encore, je vous laisse découvrir par vous même ce qu'il en est.

Y a-t-il un défaut ?

Pour ceux qui me suivent depuis mes premières critiques, j'essaye toujours de rester neutre pour juger une œuvre. J'aurais très bien pu donner la note maximale à Shaman King ou Yū Yū Hakusho, mais trop de points négatifs m'empêchaient de récompenser deux de mes mangas favoris.

Chez Doubt, j'ai beau chercher, je ne trouve rien de vraiment mauvais. Bon, pour vous dire la vérité, j'ai pas trop aimé que certains personnages soient amenés à penser à haute voix, je trouve cela pas naturel, mais ce serait chercher la petite bête, car en aucun cas ce petit détail ne vient fausser notre plaisir. Il y a peut-être une scène de bagarre dans le quatrième tome où on ne comprend pas trop ce qui s'est passé entre deux personnages, mais là encore, difficile de pénaliser l’œuvre pour pas grand chose.

La fin du dernier tome peut choquer quelques lecteurs parce qu'elle contraste avec tout ce qu'on a vécu depuis le premier volume, mais je trouve honnêtement que ça reste dans la lignée de ce que l'auteur propose et signifie tout simplement que le cauchemar n'a pas de fin.

Conclusion : Positivement surpris

Au final, Doubt attire l'attention avec ses couvertures douteuses, séduit par ses dessins somptueux et offre une lecture différente des autres séries que j'ai pu lire jusqu'ici mais qui n'en reste pas moins agréable. Cette série vaut le coup d'oeil et je ne peux que vous conseiller. Quand à moi, je serais moins hésitant à démarrer des séries du genre.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Yoshiki Tonogai
Éditeur japonais : Square Enix via Monthly Shônen Gangan (2007-2009)
Éditeur français : Ki-oon (2009-2010)
Nombre de tome : 4

07 juin 2018

X-Men l'intégrale 1966

Introduction :

Après le one-shot sur les Quatre Fantastiques, je suis resté sur du Marvel, malgré mes nombreux désirs de démarrer du DC. C'est ainsi que je suis retourné vers les intégrales de Panini Comics et repris les aventures des X-Men, là où je m'étais stoppé. Je suis donc arrivé à l'année 1966, année importante car il s'agit de la première où les mutants sont publiés de manière mensuel. On se retrouve ainsi avec une intégrale assez épaisse qui regroupe 12 numéros.

Bien que supervisés par Stan Lee, qui occupe à ce moment-là un rôle plus important, c'est l'année où Roy Thomas et Werner Roth prennent les commandes de la série.

Le meilleur volume ?

C'est la question que je me suis posé après avoir dégusté cette intégrale. Il faut dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire. Malgré la largeur du livre, j'ai enchaîné le tout assez rapidement sans voir le temps passer et c'est -je pense- grâce au nouveau duo Thomas/Roth. J'ai pu relever beaucoup de points positifs dans ce tome, notamment l'avancée de certaines situations et l'évolution d'un personnage en particulier.

En effet, c'est dans ce volume que le triangle amoureux entre Cyclops, Angel et Jean Grey va prendre une tournure intéressante, lorsque cette dernière sera amenée à quitter le groupe des mutants. On sent que le moment fatidique où l'une des trois personnes avouera ses sentiments approche. Quelques lignes plus haut, j'ai évoqué l'évolution d'un personnage. Durant les numéros parus en 1966, on voit Iceberg devenir un brin plus mature et s'exprimer davantage comme le Fauve. C'est personnellement quelque chose que j'apprécie car je le trouvais assez énervant lors des premières intégrales.

J'ajoute que globalement, les chapitres sont tous intéressants à lire, je me suis pas ennuyé. J'ai bien aimé les petits clin d'oeil aux Avengers, aux Quatre Fantastiques et à Spider-Man qui apparait et semble toujours occupé à travailler pour J. Jonah Jameson.

Un vent nouveau :


Bien qu'apparu dans les premières aventures des Avengers, le gang de la Maggia qui est composé de l’Anguille, l’Épouvantail, l’Homme-plante, la Licorne et le Porc-épic et dirigé par le Comte Néfaria débarque dans la série et s'oppose aux X-Men. Le personnage de Mimic fait aussi son apparition et s'avère être très redoutable.

Roy Thomas et Werner Roth font aussi parler leur imagination en créant les personnages de la Locuste et El Tigre. Ce dernier devient rapidement l'un des vilains les plus puissants de la série après sa transformation en Kukulcan.

Traitement des personnages :

Une chose qui m'a plu dans la première intégrale et qu'on retrouve ici aussi, c'est la découverte et les surprises. Si j'étais étonné de découvrir la première équipe des X-Men, qui est bien différente de celles que l'on voit dans les films ou dessins animés, j'ai cette fois été surpris de voir à quel point le personnage de Bolivar Trask n'est pas aussi cruel qu'il en a l'air. Dans un des premiers numéros du volume, il fait quelque chose que je n'aurais pas imaginé, tant il a été dépeint -dans les films- comme un personnage haineux envers les mutants. Autre chose intéressante, voir le Professeur X marcher. Bien qu'utilisant un appareil, c'est inhabituel de le voir debout et contraste avec l'idée qu'on se fait du personnage, à savoir un homme très limité et qui fait presque de la peine.

Les points négatifs :

Première chose que je note, c'est l'absence de bonus à la fin du tome. Moi qui pensais bénéficier de chapitre spéciaux racontant le passé de certains personnages, à l'image de ce proposais la dernière intégrale, j'ai été bien déçu. Mais vu comme le livre est déjà épais, j'ai du mal à m'en plaindre. J'ai pu repérer quelques fautes d'orthographe et des lettres qui manquent, qui ont peut-être été mal imprimées. De mémoire, il doit en avoir moins de trois, donc rien de bien méchant là aussi.

Par contre, il y a un point qui m'a un peu énervé. On y voit des références faites à certaines intégrales déjà publiées mais qui chronologiquement, n'ont pas lieu d'être. Dans ma première critique, j'ai pointé du doigt l'ordre de publication de Panini Comics qui avait commercialisé les premières aventures après celles des années 70. Du coup, on se trouve avec des références faites à des intégrales de ces années-là, alors que le numéro que je lis date de 1966 et que donc les numéros des volumes des années 70-80 n'ont pas lieu d'exister.

C'est un peu bizarre, mais c'est je pense une erreur et qu'on ne se fait pas "spoiler". Parce que, malgré la référence hasardeuse, l'évènement qui est indiqué s'est tenu dans les intégrales que j'ai précédemment lues. Donc là aussi, le défaut n'est pas majeur, juste un peu stressant.

Conclusion : Un régal

Pour finir, je dirais donc qu'il s'agit bien de la meilleure intégrale que j'ai pu lire concernant les X-Men. Je considère celle de l'année 1963-1964 plus symbolique, mais celle-ci jouit d'une belle qualité et je ne peux qu'être impatient de lire les prochains numéros et admirer à nouveau le talent de Roy Thomas et Werner Roth.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Stan Lee, Roy Thomas et Werner Roth
Éditeur américain : Marvel Comics (1966)
Éditeur français : Panini Comics (2008)
Contenu : Uncanny X-Men (Vol.1) #16-27