Introduction :
Signé Yoshihiro Togashi, Yū Yū Hakusho a été commercialisé par Kana dans les années 90, alors que la maison d’édition était encore aux balbutiements de sa popularité.
C’est un manga que j’ai longtemps ignoré, difficile de dire réellement pourquoi, j’étais pas trop intéressé, ça ne me donnait pas envie. Mais à force de lire des avis positifs, de comprendre l’impact qu’a eu ce manga au Japon, j’ai finalement décidé de me lancer dans la lecture de celui-ci.
Aujourd’hui, je m’en veux beaucoup, car je comprends désormais pourquoi les gens l’érigent comme une série mythique. Ça m’a carrément mis une claque à un point où je compte bien enchaîner avec l’animé, histoire d’avoir une nouvelle dose de Yū Yū Hakusho.
Synopsis :
Pour vous parler brièvement de l’intrigue, l’histoire se concentre sur un jeune adolescent qui s’appelle Yusuke Urameshi, un voyou qui surprend les instances célestes (Dieu si vous préférez) en sauvant un petit enfant qui était sur le point d’être écrasé par un camion. Résultat, Yusuke meurt tandis que le garçon survit. Pourtant on apprendra plus tard, que l’enfant aurait miraculeusement survécu quoi qu’il advienne, confirmant que la mort d’Urameshi n’a servie à rien.
Si sa mort ne sert à rien, elle n’était également pas prévue par le royaume des cieux, car personne ne se doutait qu’une telle crapule déciderait de sauver un enfant, au péril de sa vie. Cela a bouleversé le court des choses. Il lui est alors proposé un marché : revenir à la vie mais en compensation, servir de détective pour l’au-delà. Désormais doté de pouvoirs, Yusuke devient un soldat de Dieu et affronte les forces du mal.
Le shônen des années 90 :
Si beaucoup considèrent Yū Yū Hakusho comme le digne successeur de Dragon Ball, c’est avant tout parce qu’on a là, un manga similaire, un shônen du type « nekketsu » qui reprend donc la même formule que son prédécesseur, sans oublier la popularité de l’œuvre qui s’est accompagnée par des grosses ventes, accentuant encore la comparaison entre les deux mangas.
Contenu varié :
Ce qui est intéressant dans un shônen, c’est que très souvent, le personnage principal est amené à tisser des liens d’amitié et faire équipe pour combattre en groupe. On se retrouve ainsi avec quelques personnages supplémentaires qui apportent de la variété. Dans Yū Yū Hakusho, Kurama amène un côté stratégique aux combats, là où Kuwabara est le comique du groupe. Quand à Hiei, il a ce côté mystérieux qui le rend imprévisible.
Dessins et fin décevante :
Pour ce qui est du dessin, je dirais que Togashi est aussi bien capable du meilleur comme du pire. S’il est assez facile de comprendre les mouvements et l’action, il arrive très souvent qu’il bâcle ses planches. L’absence récurrente d’arrière-plans fait paradoxalement tâche. Il lui arrive même parfois de dessiner des visages, sans aucun détail. On se retrouve avec juste la forme de la tête, ce qui n’est pas beau à voir.
Un manque d’envie que l’on retrouve à la fin du manga où l’auteur bâcle toute son œuvre. C’est simple, on entre dans un nouvel arc narratif, qui semble plutôt intéressant et celui-ci se termine après une ellipse au goût amer qui nous a privé de tout ce dont on était en droit d’attendre.
Conclusion : Un très bon manga qui aurait pu être encore meilleur
Yū Yū Hakusho, c’est la série à laquelle, j’aimerais vraiment donner 5 étoiles, mais qui malheureusement présente trop de défaut pour cela. Il faut rester neutre quoi qu’il arrive, mais ça ne m’empêche pas de vous conseiller fortement la lecture. C’est un bon manga d’action, drôle et les personnages sont attachants. Les 19 volumes s’enchaînent rapidement et on comprend mieux pourquoi ils ont participé à accroitre la popularité de Kana dans les années 90.
★★★★☆
Informations :
Scénario et dessins : Yoshihiro Togashi
Éditeur japonais : Shūeisha via Weekly Shōnen Jump (1990-1994)
Éditeur français : Kana (1997-1999)
Nombre de tome : 19