
En 2002, les grands écrans accueillent un long-métrage basé sur le personnage de Spider-Man. Une occasion en or pour les entreprises désirant vendre des produits dérivés. Parmi ces produits, le comic-book n'a pas été oublié et c'est ainsi et comme d'autres éditeurs à travers le monde, que Panini Comics a commercialisé un nouveau bouquin sur l'Homme-Araignée, mais pas n'importe lequel : une intégrale regroupant les premières aventures du super-héros. Ce fut d'ailleurs, la toute première intégrale de la collection Marvel Classic, qui continue de grandir encore aujourd'hui.
Si vous connaissez assez bien le cinéma, vous savez sûrement que le 7e art ne se prive pas de déformer quelque peu les supports originaux sur lesquels il se base et sans surprise, Spider-Man n'a pas été épargné. La lecture de cette intégrale met en lumière pas mal de différences entre le Peter Parker de 1963 et celui incarné par Tobey Maguire, quand bien même elles restent peu importantes.
Dans mon esprit, il était déjà acté que ma prochaine lecture de comic-book soit l’intégrale 1966 des X-Men. Mais n’ayant pas réussi à me procurer le volume, j’ai dû me pencher sur l'araignée la plus populaire au monde, devenue aujourd'hui, la fierté de Marvel.

Créer un héros aux allures d’adolescent coincé, hébergé chez sa tante et son oncle et tête de turc de sa classe, c'était tout simplement une idée folle qui n’a pas eu de soutien dans les locaux de Marvel. Seuls contre tous, Stan Lee et Steve Ditko continuent de croire en leur projet et profitent du dernier numéro d’Amazing Fantasy pour publier leur histoire. Les hauts placés de la maison d’édition n’étaient pas vraiment confiant à l’idée de mettre en lumière un homme-araignée. Et ce qui relevait d’un faux pari (vu qu’Amazing Fantasy allait s’arrêter quoi qu’il arrive au 15e numéro) est vite devenu un succès, garantissant à Peter Parker sa propre série, débutant en 1963.
Vous connaissez probablement tous Spider-Man. Il s'agit de l'identité cachée de Peter Parker, un brillant étudiant qui fut mordu par une araignée radio-active, lors d'une exposition scientifique. Rapidement, il se rend compte de ses habilités. Il peut s’agripper aux murs, il dispose d’une énorme force et bénéficie d’un 6e sens qui détecte le danger et fait office de radar. Conscient qu’il peut finir sa vie dans un laboratoire entouré de scientifique l’examinant, Parker se prépare un costume, qu’il va ensuite utiliser pour cacher son identité, tout en combattant le crime qui ronge les rues de New York.
Bien entendu, il faudra un évènement tragique au gamin, comme la mort de son oncle Ben, pour se rendre compte qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Forcément, vu qu'il s'agit des premières aventures du personnage, on assiste à la mise en place du contexte et on fait la connaissance de beaucoup de personnages, plus ou moins liés à Spider-Man, comme son oncle et sa tante, Liz Allen qui fut son premier amour, son bourreau de classe Flash Thompson ou encore J. Jonah Jameson, le rédacteur en chef du Daily Bugle.

Comme pour les intégrales X-Men, on découvre pas mal de choses au fil de la lecture et moi qui m’attendais à voir le Bouffon Vert, j’ai été surpris de son absence. Il faut dire qu’un débutant se fie presque automatiquement à ce qu’il connait et dans mon cas, il s’agissait des films de Sam Raimi où le Bouffon Vert apparaissait dès le premier opus. Pas d’inquiétude cependant, une belle brochette de méchant -tout aussi populaires et charismatiques- sont présents. On peut notamment citer le Vautour, l’Homme-Sable, le Docteur Octopus ou encore, le Lézard. On a même droit aux Quatre Fantastiques, rien de mieux pour accompagner doucement mais sûrement, le personnage qui semble bien trop seul face au monde.
Au niveau des dessins, c’est plutôt bien illustré, même si ça manque un peu de détail. Je ne trouve pas le coup de crayon de Steve Ditko spécialement meilleur ou moins bon que celui de Jack Kirby, mais ça fait le boulot, j'ai même un peu de mal à différencier leur style. Quand à Stan Lee, il est dans ses standards, on a des numéros dynamiques, plaisants et rapide à lire.
Conclusion : Au top
Que dire si ce n'est que cette intégrale Spider-Man a été une belle surprise. Avec seulement un personnage au centre de l’attention, je pensais vite faire le tour et m'ennuyer, mais ça a été tout le contraire. Le personnage est très intéressant à suivre, il est fort mais à la fois faible, on sent qu’il porte le poids du monde sur ses épaules et le fait qu’il partage la moitié de son temps aux études, apporte un côté réaliste au personnage. On est pas face au héros qui voyage dans les dimensions et qui peut détruire des planètes. On a davantage un personnage terre-à-terre, ce qui permet de s'identifier à lui, de l'aimer et de lui souhaiter du mieux. Inutile de dire que je suis impatient de lire la suite de ses aventures.
★★★★★
Contenu :
Amazing Fantasy (1962) #15
The Amazing Spider-Man (1963) #1-7
Strange Tales Annual (1963) #2
© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko