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01 février 2020

Valiant High

Si la sortie prochaine du film Bloodshot met un coup de projecteur sur Valiant Comics, c'est avant-tout la qualité de ses séries qui ont permis à l'éditeur de se faire une place toujours plus grande au milieu des deux géants que sont DC et Marvel. De ce fait, s'il y a bien une maison d'édition à suivre actuellement en France, c'est celle qui se charge de traduire, éditer et commercialiser les licences Valiant, j'ai nommé Bliss Éditions.

Et comme toujours, avant d'explorer un univers, il faut trouver une bonne porte d'entrée, afin que ce premier pas soit suivi d'un autre. Pour ma part, j'ai jeté mon dévolu sur Valiant High ; un récit complet en quatre numéros qui nous transporte au sein d'un établissement scolaire où la plupart des gros noms des séries de l'éditeur sont imaginés en étudiants dans une ambiance typiquement américaine. Pas loin d'être une école pour mutants comme dans les X-Men, la différence ici se situe au niveau du règlement, puisqu'il est totalement interdit d'utiliser ses pouvoirs.

Entre le pitch de départ et la page de couverture, on se doute bien qu'il ne s'agit pas du récit de l'année et que ce n'est pas spécialement un chef-d’œuvre, mais c'est un bouquin qui propose une lecture sympathique, rapide et sonne surtout comme une bouffée d'air frais au milieu des autres histoires plus sérieuses. D'ailleurs, les dessins de Derek Charm illustrent bien ce côté distrayant avec des traits arrondis, peu de détails, des arrière-plans vides mais colorés, donnant une ambiance typiquement cartoonesque, qui colle vraiment avec ce genre de récits à la fois drôles et légers.

Pour ce qui est de la narration, dans la mesure où le volume dépasse légèrement la centaines de pages, la lecture s'enchaîne très vite et on a cette sensation de récit expédié. Loin de moi l'idée de dire que le faible développement des personnages, l'exploitation de ceux-ci et la profondeur de l'intrigue sont un point noir, je pense en revanche qu'on reste sur notre faim parce qu'on aurait pu avoir mieux ; un ou deux numéros supplémentaires auraient pu réparer cela.


Comme je l'ai dit plus haut, j'ai choisi Valiant High avant-tout car je considérais le bouquin comme une bonne opportunité de faire connaissance avec l'éditeur américain. Il faut dire qu'on a là, un récit complet, court et on a pas nécessairement besoin de lire les séries Valiant, car celle-ci n'est aucunement liée aux autres. Ce qui m'amène à cette question : est-ce-que Valiant High s'impose comme un choix intéressant ?

Honnêtement, je dirais oui et non.

On peut faire connaissance "de très loin" avec certains personnages, être en mesure de les identifier, mais on peut aussi passer à côté des clins d'oeil et ne pas cerner toutes subtilités qu'un débutant comme moi n'a surement pas remarqué. En revanche, ce serait mentir que de dire que cela gêne la lecture, on peut tranquillement suivre le récit sans problème.

Conclusion : Un récit bien cool

Valiant High n'a aucune prétention autre que de divertir le lecteur. Si les puristes ne se jetteront pas forcément dessus, ces derniers passent à côté d'une histoire drôle, légère et qui a le mérite de parler aussi bien aux fins connaisseurs qu'aux débutants.


Points positifs :
+ drôle par moments
+ des dessins qui collent bien à l'ambiance générale
+ une galeries avec les couvertures originales et des variantes
+ une autre manière de découvrir les personnages Valiant, mais...

Points négatifs :
- beaucoup de personnages pour le débutant que je suis
- histoire trop courte

Contenu et auteurs :
Valiant High #1-4 (2017) par Daniel Kibblesmith & Derek Charm

© 2019, Bliss Éditions