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27 juin 2021

Spider-Man : L'histoire d'une vie

Voilà un moment que je n'avais pas lu un peu de Spider-Man. Ce n'était pas faute d'avoir envie, mais je me devais de finir quelques bouquins en priorité, afin de les rendre à la bibliothèque. Néanmoins, je préparais déjà mes futures lectures en parallèle, en effectuant notamment l'achat d'un comic book sur l'homme-araignée. Il s'agit de « Spider-Man : L'histoire d'une vie » ; je l'ai enfin lu et je comprends pourquoi on en dit beaucoup de bien.

Nous avons tous - pour la plupart - inconsciemment accepté l'idée que les personnages de fiction soient comme figé dans le temps et qu'ils ne vieillissent qu'au gré des auteurs. Mais que se passerait-il, si le temps s'écoulait normalement ? C'est la question que s'est posé Chip Zdarsky, au travers de cet album, qui permet de suivre Spider-Man, de ses débuts en 1962, à nos jours.

On aura beau dire ou non que ce n'est pas une idée originale, mais cette approche a le mérite d'être intéressante, puisqu'elle oppose le personnage face à un problème insolvable : le temps. Peter Parker vieillit, il prend de l'âge et ne peut rien y faire. Sa fin approche, elle est inexorable et pour un super-héros de son envergure, pour un personnage aussi symbolique que lui, ce récit peut vite se montrer poignant. On voit le temps défiler à mesure que l'on avance dans la lecture, on voit des personnages mourir, ne plus revenir, d'autres qui viennent à la vie, on voit la situation familiale/professionnelle de ce cher Peter Parker changer ; il y a ce réalisme, certes cruel, mais qui donne pourtant tout son sens à la vie.

Si le fond est passionnant, la forme est - quant à elle - bien pensée.

Nous aurions pu avoir une histoire inédite, Chip Zdarsky aurait pu se laisser tenter à imposer ses idées et égoïstement essayer de voler la vedette, mais il a visiblement préféré revisiter certains des moments les plus marquants de la carrière du Tisseur ; une manière de reconnaître et rendre hommage à la formidable carrière du personnage. Un choix pas forcément mauvais, même s'il peut laisser perplexe. Je comprends en effet qu'on puisse croire que cette BD ne s'adresse qu'aux vrais connaisseurs de Spider-Man et il est vrai qu'il faut connaître l'homme-araignée pour pleinement profiter de cette œuvre ; néanmoins, ne pas connaître le héros masqué n'est pas un soucis, dans la mesure où aucune connaissance n'est nécessaire pour comprendre et surtout, apprécier le récit proposé.

En ce qui concerne Mark Bagley, j'avoue avoir beaucoup de mal avec son style. Ça manque d'équilibre entre un Spider-Man très beau et accrocheur et certains personnages peu expressifs. Par ailleurs, certaines planches se révèlent peu fluides, je pense notamment à celle illustrant Norman Osborn, lorsqu'il apprend que son fils est décédé. Il passe de la colère, aux larmes et tout ça d'une case à l'autre, sans même que l'on ne sent la tristesse monter en lui. Notez que ce n'est qu'un exemple, parmi tant d'autres et je trouve cela dommage, parce que le récit est touchant et peut l'être encore plus si les illustrations accentuent le côté dramatique des situations.

Conclusion : Tout s'enchaîne très vite dans ce bouquin et c'est peut-être une analogie de la vie voulue par l'auteur. Quoi qu'il en soit, ça n'enlève pas le fait que ce long voyage de Peter Parker est prenant, mais aussi triste, quand on connait d'avance le fin mot de l'histoire. À la fois dramatique et romancé, l’œuvre propose aussi une dose d'action, qui accompagne - malgré lui - le personnage. L'histoire aurait gagné à être développée davantage pour que certains néophytes puissent suivre plus facilement, mais comme dit précédemment, ce n'est pas dérangeant ; je garde quand même quelques regrets sur les dessins.

Ma note : 5/5

J'ai aimé : J'ai moins aimé :
+ L'idée de base
+ La manière dont c'est amené
+ Certains passages du bouquin
– Certains dessins et des planches qui manquent de fluidité

Contenu et auteurs :

Spider-Man : Life Story (2019) #1-6 par Chip Zdarsky & Mark Bagley

© 2019 MARVEL

10 juin 2021

Horseback 1861 [FCBD]

Le petit livret du « Free Comic Book Day France » que j'ai évoqué dans la précédente critique, celle de Carbone & Silicium, comportait aussi un aperçu de la série « Horseback 1861 » de David Hasteda et Nikho. J'en ai donc profité pour lire les premières pages et j'avoue ne pas avoir réussi à apprécier ce qui était proposé. Pourtant, ça ne se joue pas à grand chose.

Horseback 1861 nous transporte dans les États-Unis du XIXe siècle, en plein milieu de la fameuse "conquête de l'Ouest". Redford J. Randall a pris sa retraite de chasseur de primes et s'est lancé dans le convoyage afin de couler paisiblement les quelques dernières années de sa vie. Malheureusement pour lui, après avoir accepté une mission du gouvernement qui l'invite à transporter une cargaison à San Francisco (California), il doit faire face à des bandits qui lorgnent sur le contenu qu'il transporte et qui n'hésitent pas à attaquer les hommes qu'il emploie.

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Sur le papier, ça donne bien envie, mais à la lecture... c'était compliqué de rentrer dans l'histoire. Pour vous donner une idée du sentiment que j'ai eu : il y a une superbe introduction sur Redford J. Randall dans les premières pages, que j'ai bien apprécié, avant qu'une ellipse nous plonge quelques années plus tard, dans le vif du sujet. Dès lors, les personnages qui apparaissent nous sont inconnus et n'ont pas été introduits clairement, on se retrouve au milieu d'une scène qui dégénère très vite, sans que l'on ne sache qui est qui. Il y a même une page ou deux, que je n'ai pas compris, avec ce qui semble être le maire de la ville.

Deux choses à dire sur le paragraphe précédent pour clarifier mes propos :

---> Tout d'abord, j'ai conscience qu'une BD n'a pas à tout révéler d'un coup et que la lecture peut agir comme un puzzle et nous offrir des réponses bien plus tard, aux questions que l'on se pose. C'est d'ailleurs, un procédé que j'aime bien. Il y a certes une part de mystère ici, mais ce n'est pas celle d'un cliffhanger, davantage celle qui donne l'impression que l'auteur doit avancer très vite et n'a pas le temps de poser le contexte et il ne faut pas oublier que ce petit livret doit être sur "un aperçu" de Horseback 1861. Il doit avoir l'objectif de nous inciter à acheter le bouquin entier ; or, je sors de la lecture en me disant qu'on ne m'a rien montré de concret. Je sais globalement ce qu'il se passe, mais rien d'autre.

---> Un mot aussi sur les dessins qui n'aident pas à la compréhension du récit. Autant le style, typique que l'on retrouve sur les BD franco-belges est sympathique visuellement parlant et les couleurs utilisées rendent le tout accrocheur ; autant je dénote des planches inégales les unes par rapport aux autres, comme s'il y avait deux dessinateurs différents. C'est pour cela que je parle du maire de la ville qui apparaît à un moment ; j'ai eu beaucoup de mal à le reconnaître d'une case à l'autre, sur la même page. Je le redis, j'aime ce coup de crayon, j'aime les plans et les découpages qui facilitent l'immersion, mais je trouve qu'il manque une certaine homogénéité dans le travail de Nikho.

Conclusion : Il est évident que j'attendrai de réellement voir ce que Horseback 1861 vaut, avant de me faire un réel avis et malgré tout ce que j'ai écris, j'ai le sentiment que ça va être une superbe lecture. Le pitch de départ me tente bien, il y a de l'enjeu, ça a l'air de démarrer vite, donc pas le temps de s'ennuyer et les dessins sont beaux à voir. C'est surtout l'aperçu que je critique et non pas l’œuvre en elle-même.

Ma note : 2/5

J'ai aimé : J'ai moins aimé :
+ Le pitch de départ
+ Les dessins et les couleurs utilisées, mais...
– Certaines planches inégales
– L'aperçu en général, Ankama ne nous offre rien ici

08 juin 2021

Carbone & Silicium

Chaque année, le « Free Comic Book Day France » permet aux passionnés ou à ceux qui souhaitent découvrir la BD américaine, d'obtenir quelques comics gratuitement, après avoir effectué un ou plusieurs achats. L'année dernière, j'ai ainsi reçu un petit livret des éditions Ankama comprenant les premières pages de deux séries ; l'une d'entre elle s'appelle « Carbone & Silicium ».

la suite à venir...

Carbone & Silicium [FCBD]

Chaque année, le « Free Comic Book Day France » permet aux passionnés ou à ceux qui souhaitent découvrir la BD américaine, d'obtenir quelques comics gratuitement, après avoir effectué un ou plusieurs achats. L'année dernière, j'ai ainsi reçu un petit livret des éditions Ankama comprenant les premières pages de « Carbone & Silicium » et devinez quoi ? Ce n'est même pas américain, mais français et sur le peu que j'ai lu, Mathieu Bablet nous offre du très bon !

Je n'ai - en effet - eu droit qu'à un petit aperçu, mais ce fut suffisant pour me faire une première idée et placer la série dans ma liste des « futures lectures » et pourquoi pas « futurs achats ».

Pour vous présenter brièvement l'intrigue, l'histoire se passe dans un futur proche où une entreprise s'apprête à commercialiser des robots ayant pour objectif d'aider l'être humain, notamment les personnes âgées. Ces machines prennent forme après le travail réalisé par un groupe disposant d'un savoir-faire et ayant également comme objectif parallèle d'insuffler une humanité aux robots. L'une des étapes est de leur transmettre l'intégralité du savoir humain. Sauf qu'après avoir reçu toutes les données, les deux androïdes vont ressentir... le besoin - avant toute chose - de vivre la vie comme des êtres humains.

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La première chose que j'ai envie de dire, c'est que Carbone & Silicium apporte un vent de fraîcheur et donne aux lecteurs, une nouvelle expérience, une perspective différente de ce que nous avons l'habitude de lire lorsqu'il s'agit de robots. Il faut dire que lorsque ce thème est abordé, il n'est pas rare de voir les auteurs se tourner vers des scénarios catastrophes, voyant l'humain être constamment mis en danger de mort par des machines qui auraient décidé de prendre leur indépendance. C'est d'ailleurs drôle, mais un clin d'oeil est fait à cela, lorsque les deux prototypes s'empressent de blaguer sur le fait que l'être humain est un danger et doit mourir, faisant ainsi peur au docteur qui les prenait en charge. Le fait qu'ils s'amusent d'elle est déjà un moyen de voir qu'ils sont presque comme nous, qu'ils ne sont pas contre une petite taquinerie.

J'ai globalement aimé que l'auteur casse les habitudes du genre et nous épargne le fait de placer son histoire dans monde futuriste typiquement "cyberpunk". De ce point de vue, l’œuvre se révèle être plutôt réaliste sur le peu qu'on voit, on est ici dans un monde qui ressemble au notre, qui n'a pas trop évolué et avec des préoccupations identiques à celles que nous avons, c'est-à-dire faire du profit et conquérir un marché. C'est, à titre personnel, beaucoup plus facile d'entrer dedans, on connait cet environnement et on peut plus aisément s'y aventurer dedans, être pris dans l'histoire. Nous avons même des petites remarques qui accentuent cette impression, notamment lorsqu'une des personnes travaillant sur le projet indique avoir dû faire des concessions sur l'apparence des androïdes, pour faire plaisir à des communautés, ce qui est très bien pensé, puisqu'il y a fort à parier que c'est ce qui arrivera dans le futur.

Le seul point où j'ai eu un peu de mal, c'est au niveau des dessins. C'est particulier, ce n'est qu'une impression, mais on dirait un hybride entre ce qu'on pourrait attendre des comic books américains et de la BD franco-belge, un mélange de styles si vous préférez. Certaines cases manquent de fluidités les unes par rapports aux autres et j'ai personnellement du mal avec ce style qui va jusqu'à grossir certains éléments, comme le front du professeur Noriko. Mathieu Bablet alterne d'ailleurs les coups de crayons fins et ceux qui sont plus marqués ; ce qui donne aussi bien des arrières-plans détaillés que des contours de personnages, à la limite du style cartoonesque. Le tout sous des couleurs vives, telles que le rouge, le jaune et l'orange, donnant une ambiance particulièrement chaude à la série.

Conclusion : Cet aperçu est un bon début. Malgré le thème choisi et la tentation d'amener le récit dans une direction déjà connue, Mathieu Bablet offre une tout autre aventure avec Carbone & Silicium, qui a le mérite de détonner avec ce qui existe déjà. J'attendrai cependant, de mettre la main sur le bouquin - qui est un one-shot d'ailleurs - avant de donner un avis définitif sur le titre. Néanmoins, le simple fait que je compte lire la suite, me fait dire que ce petit livret offert par les Éditions Ankama a plus ou moins, rempli sa mission.

Ma note : 4/5

J'ai aimé :
+ L'histoire proposée et le vent de fraîcheur que ça amène
+ Le côté réaliste

J'ai moins aimé :
– Les dessins, que ce soit le style ou le rythme des cases

Je vous laisse avec le trailer de Carbone & Silicium.


07 juin 2021

Letter Bee

C'est en lisant des mangas comme « Letter Bee » que je me dis que tous les thèmes ont probablement déjà été exploités par la bande-dessinée nippone. Sérieusement, imaginiez-vous que le métier de facteur serait - un jour - source d'inspiration pour créer une série ? Pensiez-vous qu'il existait une œuvre où les postiers seraient les héros d'une histoire ? Et bien moi non plus et le mieux dans tout ça, c'est que la série est pas si mal.

Letter Bee nous plonge dans un monde où les ouvriers de la poste ont la dangereuse mission de livrer des lettres à travers différentes régions inhospitalières, peuplées de terrifiantes créatures appelées "insectarmures". C'est en voyant la détermination d'un certain Gauche Suede, prêt à tout pour mener à bien son travail, que Lag Seeing décide de suivre le même chemin. Il faut dire que celui-ci est l'un des rares moyens lui permettant d'aspirer un jour à travailler dans la capitale, lieu où se trouve sa mère, elle qui fut enlevée, alors qu'il était encore très jeune. Néanmoins, il se rendra vite compte que le monde dans lequel ils vivent, cache de terribles secrets et que le gouvernement est derrière un sombre programme, qui va jusqu'à instrumentaliser les postiers pour assouvir un mystérieux projet.

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Honnêtement, j'étais plutôt dubitatif au début, mais l'auteur a quand même réussi à rendre le concept intéressant au fil des tomes. Il faut dire qu'il n'y a qu'un moyen d'éliminer les "insectarmures", leur tirer une balle-cœur. Celle-ci puise dans l'énergie vitale du postier et permet d'atteindre le cœur même des monstres, qui peuvent ensuite vivre en paix. Malheureusement, abuser de cette méthode n'est pas sans risque et peut conduire à la mort par arrêt cardiaque. Il faut donc faire preuve de modération et ce point-là sera central tout au long du manga, rendant la série assez tendue par moments. Il y a bien évidemment d'autres subtilités, mais je ne compte pas tout dévoiler et vous laisser le plaisir de découvrir cela par vous-mêmes.

J'ai personnellement trouvé les débuts assez mous. Hiroyuki Asada prend en effet le temps d'expliquer le concept en posant parallèlement le contexte de son histoire ; on a donc beaucoup d'informations à retenir d'un coup et c'est un peu déconcertant. Malheureusement, il [l'auteur] abuse des récits courts qui n'ont pas beaucoup d'importance sur l'histoire en elle-même, voir pas du tout et le fil rouge passe rapidement au second plan... du moins, au début. Par la suite, tout s'enchaîne plutôt vite, lorsque l'action prend le pas sur les dialogues. Je ne m'en souviens plus, mais j'imagine que ces courts chapitres avaient pour but de dévoiler justement les subtilités que j'ai évoqué lors du précédent paragraphe. Par ailleurs, l'un des gros points négatifs de la série est directement lié à ces débuts poussifs ; la fin de l'histoire est - à mon sens - vite expédiée, comme si l'auteur n'avait plus le temps et devait terminer au plus vite son récit. C'est à la fin du dernier tome que je me suis demandé s'il n'aurait été plus judicieux de profiter du début de la série pour y aller à fond et ne pas prendre autant de retard dans le développement de l'histoire ?

En plus de cela, deux autres points m'ont dérangé.

Tout d'abord, l'arrivée du « fan service » dans Letter Bee, alors qu'on était plutôt épargné par cette pratique, qui est d'ailleurs adoptée de plus en plus par les auteurs. De mémoire, Hiroyuki Asada a pris ce virage à partir du 13e ou 14e tome et dénature complétement l'univers charmant et mignon qu'il avait créé jusqu'ici. Dès lors, il ne se passe pas un chapitre sans qu'un gros plan de la poitrine d'Aria Link ne soit illustré ou que le fessier d'un personnage féminin soit exagéré. À croire qu'il fallait booster les ventes du manga... Le deuxième problème qui m'a beaucoup gêné aussi, c'est les choix scénaristiques surprenants que l'auteur n'a plus assumé par la suite, comme s'il voulait faire machine arrière et c'est fort dommage, car il n'est pas allé au bout de ses idées. Celles-ci auraient pu être géniales et offrir bien mieux que ce que nous avons eu à la fin ; Letter Bee a tout pour être un très bon shōnen, mais il manque d'un antagoniste marquant et nous aurions pu l'avoir, nous aurions même pu en avoir deux, quel dommage !

On pourrait croire que tout est à jeter et pourtant, cette série a des qualités qui font que je suis prêt à la conseiller aux passionnés.

Tout d'abord, c'est un manga qui réussit à placer et exploiter le métier des livreurs au cœur d'une série, ce qui vaut quand même - selon moi - un sérieux coup d'oeil. Loin de m'emporter, je considère tout de même qu'Hiroyuki Asada a eu le mérite d'avoir créé un concept original, là où d'autres shōnens n'ont pas vraiment su inventer quoi que ce soit. Mais la plus grande force du titre à mon sens, est la galerie de personnages, dont pas mal d'entre eux transpirent le charisme et ils sont nombreux ! Entre Largo Lloyd, Jiggy Pepper, Gauche Suede, Garrard ou encore Zazie Winters, on peut dire que l'auteur sait y faire pour donner vie à des protagonistes qui en mettent plein la vue. Enfin, un petit mot sur les dessins ; ça démarrait mal avec des scènes d'actions brouillonnes où je ne comprenais pas grand chose, mais ça s'est amélioré au fil des tomes. Je ne sais pas si l'auteur s'est appuyé sur un membre de son staff pour remédier au problème, mais toujours est-il que les planches étaient plus fluides par la suite. Son style ne se démarque pas trop de celui de ses confrères qui travaillent sur des séries du Shōnen Jump, on a cet habituel coup de crayon fin qui permet de détailler parfaitement certains environnements et personnages, même si on tombe parfois sur des pages inégales les unes par rapport aux autres, avec des cases qui se révèlent peu travaillées ; ça reste globalement mignon et agréable à voir. Quant aux premières pages de couverture, elles sont parmi les plus belles que j'ai eu l'occasion de voir.

Conclusion : Laissez-vous tenter par la lecture

Comme indiqué quelques lignes plus haut, Letter Bee est une série que je suis prêt à conseiller pour tous ceux qui cherchent de quoi s'évader. C'est un beau manga, qui nous transporte dans un univers bien pensé, riche et surprenant. L'auteur distille quelques mystères ici et là, qui trouvent finalement une réponse à mesure que l'on progresse dans l'histoire, confirmant qu'il y a un vrai travail en amont et qu'Hiroyuki Asada laisse peu de place à l'improvisation. J'ai noté quelques défauts à mon goût, mais globalement la balance penche vers le positif ; ça vaut le coup d'y jeter un coup d'oeil et de donner une chance à Letter Bee.

Ma note : 3/5

Le positif :
+ L'univers Letter Bee et le concept des balles-cœur
+ La liste des personnages
+ Des premières pages de couvertures sublimes

Le négatif :
– Quelques planches difficiles à comprendre
– L'idée d'insérer du « fan service » à un moment donné et en abuser
– Ça manque d'antagonistes marquants
– Des choix scénaristiques qui ne semble pas assumés par la suite

Tegami Bachi © 2006 by Hiroyuki Asada / SHUEISHA Inc.