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30 juillet 2020

Wolverine

Il a beau être l'un des personnages les plus populaires chez Marvel et mon préféré quand j'étais plus jeune, je dois dire que j'ai eu beaucoup d'appréhension avant de commencer cette mini-anthologie centrée sur Wolverine et pour cause, je considère le personnage comme super efficace dans les X-Men puisqu'il détonne avec le reste de l'équipe et s'émancipe facilement de celle-ci, là où ses aventures en solo m'étaient inconnues.

Et pourtant, bien que son odyssée solitaire ne m'inspirait guère, il s'est avéré au final que ce bouquin est devenu l'un de mes préférés de la Super Heroes Collection !

Les premières pages donnent le ton avec les origines du mutant qui sont superbement bien contées et le tout, sous le trait d'un Mark Texeira qui en met plein la vue. Il faut savoir qu'il y a l'origine scénaristique, qui est proposée dans un numéro datant de 2009 et l'origine éditoriale qui voit le personnage faire ses débuts dans les années 70. Inutile de dire qu'il y a un énorme contraste entre les deux numéros... qui se suivent d'ailleurs dans ce bouquin. Il faut avoir l'esprit solide pour encaisser une telle différence et continuer la lecture. C'est beaucoup plus évident quand on a droit à une multitude de récits et qu'on avance chronologiquement, petit à petit, mais quand on fait directement un bond de +30 années d'un chapitre à l'autre, c'est parfois dérangeant.

N'empêche, outre la première apparition de Logan (son nom) qui l'oppose à Hulk, j'ai trouvé tout le reste génial. Le récit se déroulant au Japon est celui qui m'a le plus impressionné, probablement parce qu'il était celui qui m'inquiétait le plus, à cause du mauvais film sorti en 2013. Les autres chapitres proposés sont tout aussi cool à lire, puisque le Wolverine qui y est vendu est exactement celui auquel je m'attendais et espérais voir, c'est-à-dire le personnage badass tel qu'il est inscrit dans la conscience collective. On gagne en intensité au fur et à mesure de la lecture pour finir sur un énorme récit en quatre numéros de la fin des années 90, signé Warren Ellis et illustré par Leinil Francis Yu.

Le Wolverine de Leinil Francis Yu.

Graphiquement, c'est agréable à voir, je ne trouve pas que les planches ont vieilli, si ce n'est celles de Herb Trimpe, mais c'est compréhensible dans la mesure où elles datent de 1974 et manquent sérieusement de détails. Je trouve aussi que les expressions des visages ne sont pas assez travaillées à mon goût, notamment sur le personnage de Marie Cartier, que je trouve horrible sur certaines cases. Par la suite, on arrive sur du Barry Windsor-Smith et je sais que certains ont énormément de mal avec lui, mais je trouve son coup de crayon super. Plus je regarde ses planches, plus je les admire, je dirais même qu'il fait partie de mes dessinateurs favoris de l'époque avec John Romita Sr. et John Byrne. Les autres numéros sont plus modernes et accrocheurs à mes yeux, John Buscema est toujours aussi bon, j'ai encore en souvenir son travail sur l'intégrale 1966-1969 du Silver Surfer ; je ne parle même pas de Leinil Francis Yu qui conclut ce volume de belle manière.

Conclusion : Au top

Ça ne me disait rien, j'étais même inquiet à l'idée de m'ennuyer et me forcer à lire cette mini-anthologie, mais j'ai vite été rassuré et suis - aujourd'hui - plus excité que jamais à l'idée de lire du Wolverine ; ce livre offre quelques pistes si on souhaite explorer et se lancer dans les aventures du personnage. Ceux qui n'ont regardé aucun film le concernant découvriront ici une nouvelle facette de Logan, il s'agit d'un personnage très touchant, sensible, à tel point qu'on se demande comment ce côté sauvage peut exister en lui.

J'ai aimé :
+ Découvrir davantage le personnage
+ Presque tous les numéros, celui de 1974 étant médiocre, mais sans plus
+ La plupart des planches

J'ai moins aimé :
- L'absence des couvertures originales

Contenu et auteurs :

à venir...

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17 juillet 2020

Les Gardiens de la Galaxie

C'est l'une des dernières équipes Marvel à avoir connu le succès, en partie grâce au film sorti en 2014. Dès lors, il n'est plus rare de voir des bouquins mettant en avant les Gardiens de la Galaxie, à l'image de l'anthologie que je viens de finir.

S'il s'agit d'un format que j’affectionne assez bien puisqu'il synthétise l'historique d'un groupe/personnage à travers certains des plus grands récits qu'il a vécu, on est pas à l'abri d'avoir quelques mauvaises surprises, même si tout est relatif et qu'il s'agit - surtout - d'une question de goût.

Ainsi, j'ai trouvé une partie du livre ennuyeuse à suivre et pourtant, je n'ai pas de mal à prendre du recul et me replacer dans le contexte de l'époque, mais il n'y a rien pas à dire, les premières aventures manquaient vraiment de saveurs. Je ne suis même pas étonné de voir que les Gardiens de la Galaxie ont été forcés d'attendre les années 90 avant d'avoir un minimum de stabilité éditoriale sous la plume de Jim Valentino. C'est d'ailleurs, à partir des chapitres écrits par ce dernier que cette mini-anthologie se montre réellement passionnante. Les numéros de la série de 2008 sont dans la continuité et se révèlent très plaisant à lire et je pense que je ne vais pas tarder à les emprunter à la bibliothèque si je les trouve, avant de passer par la case achat, si mes premières impressions se confirment. L'avant-goût de la série de 2016 est également sympathique mais semble un peu trop se baser sur l'histoire qui est narrée dans le film et j'ai peur de payer pour quelque chose que... je connaîtrais déjà. Donc à voir, là aussi, je devrais passer par l'emprunt avant d'envisager quoi que ce soit. Je n'ai pas spécialement envie de m'attarder sur les anciens numéros qui sont fades et manquent de subtilités, c'est assez facile de deviner - pendant la lecture - ce qu'il se passe sur les pages suivantes. Je suis même sûr que certains passages étaient déjà ringard à l'époque, notamment lorsqu'ils se mettent à réfléchir à quel nom donner au groupe qu'ils forment.

Un petit mot également sur les personnages, puisque certains furent remplacés au fil du temps et des séries. Inutile de vous dire que c'est parce que beaucoup d'entre eux manquaient de charisme et il n'est - en ce sens - pas étonnant de les voir laisser place à d'autres "héros" (à la base, ils n'en sont pas, d'où mes guillemets). Les deux seuls anciens qui se démarquent vraiment sont : Martinex et Vance Astro. Chez les plus récents, j'aime beaucoup Groot qui est attachant et Peter Quill, qui semble un peu plus sérieux dans la récente série (2013) que celui qui dépeint au 7e art et c'est bien cool, puisque l'on peut envisager une approche différente de l'histoire, même si je n'ai eu qu'un aperçu et que je ne peux me fier totalement au peu que j'ai pu lire sur cette mini-anthologie.

Conclusion : Ça aurait pu être pire

On sent clairement qu'il n'y avait pas de gros numéros intéressants dans l'ancienne série, d'où le fait de se contenter des chapitres introductifs et d'un hors-série sur Rocket Raccoon. Ce même personnage qui était loin d'être celui que tout le monde connait aujourd'hui, ce qui peut prêter à confusion pour les nouveaux lecteurs s'attendant à un peu de divertissement. Heureusement, les récits plus récents rattrapent le coup et compensent par une narration plus nerveuse, plus fluide également et qui nous évite la multitude de dialogue inutiles.

J'ai aimé :
+ Les récents numéros
+ Découvrir les anciennes équipes

J'ai moins aimé :
- L'origine de ces anciennes équipes
- Le hors-série sur Rocket Raccoon
- L'absence d'antagoniste qui marque les esprits
- L'absence des couverture originales

Contenu et auteurs :

à venir...

08 juillet 2020

Iron Man


Bonjour tout le monde !

Vous l'avez sans doute remarqué, ces derniers temps, j'enchaîne exclusivement les comic books. La raison derrière cela est que tout était fermé durant le confinement, dont les médiathèques, ce qui m'a amené à piocher dans ma chambre et voir ce que j'avais sous la main et qui -sur le coup- me donnait envie. Même si je peux dès à présent réemprunter, je préfère avancer et finir cette série de huit volumes issus de la Super Heroes Collection que j'avais acheté, il y a presque deux ans déjà.

Cette fois-ci, c'est Iron Man qui est à l'honneur.

Vous le connaissez probablement de nom ou même visuellement, puisqu'il est devenu un des super-héros Marvel les plus populaires depuis 2008 et la sortie du film qui a lancé le MCU (Marvel Cinematic Universe). Depuis, il s'est imposé au cinéma en ayant droit à deux autres projections dans les salles obscures et apparaissant dans les films Avengers ou Spider-Man. Chez les fans de comic books, le personnage est connu depuis bien longtemps puisqu'il fut lancé en 1963 par Marvel dans le 39e numéro du mensuel "Tales of Suspense", avant d'avoir droit à sa propre série en 1968. C'est là que l'anthologie se révèle pertinente, puisqu'elle permet de faire un petit tour dans le passé du super-héros en armure et (re)vivre certains des meilleurs récits de l'histoire de Tony Stark... et oui, c'est son vrai nom.

Tony Stark est à la tête d'une grande entreprise qui fournit des armes pour l'armée américaine. Dans l'optique de présenter sa dernière invention, il se rend au Vietnam pour la dévoiler aux militaires qui sont sur place ; un séjour qui tourne mal puisqu'une mine explose près de lui. Pour survivre, Tony Stark doit construire une armure afin de protéger son cœur de l'éclat d'obus qu'il a reçu et qui peut provoquer sa mort à tout instant. Par la suite, se rendant compte des désastres que ses œuvres ont provoqué, il décide d’œuvrer pour la paix et la justice sous l'armure d'Iron Man.

Iron Man par David Marquez (2015).

Personnellement, je ne suis pas fan de tout ce qui est robotique, je fais un blocage sur les Power Rangers, Transformers, Gundam et de ce fait... Iron Man également. C'est donc avec un peu d'appréhension que j'ai ouvert ce bouquin et je dois dire que j'ai été assez surpris, positivement parlant.

J'ai bien aimé lire les origines du super-héros par Larry Lieber et Don Heck, de même que j'ai été séduit par les numéros 128 et 232, avec de très belles planches de John Romita Jr. et Barry Windsor-Smith et de bons récits signés David Michelinie où  l'on voit notamment le personnage sombrer dans l'alcool. Ça se gâte un peu après avec les trois chapitres sur la série Invincible Iron Man parce que j'étais un peu perdu, je ne savais pas trop ce qu'il se passait, un peu à l'image de Tony Stark qui avait effacé une partie de sa mémoire et puis il faut dire que les dessins sur ces trois numéros étaient très difficile à apprécié, étant donné que les War Machine vidaient leurs chargeurs sur plusieurs pages, ce qui rendaient celles-ci trop bordéliques. Le récit -offert gratuitement aux USA- avec Iron Man et Thor était super, on y voit les deux Avengers faire équipe pour empêcher des habitants de la Lune détruire la Terre, c'était court mais drôle ; c'était dessiné par Romita Jr. et c'est dingue de voir à quel point son style a changé entre 1979 et 2010, certaines cases donnent l'impression d'avoir été dessinés par une toute autre personne. Les trois derniers numéros de cette mini-anthologie sont cool à suivre, Iron Man se retrouve encore dans une galère, cette fois à l'autre bout de la galaxie et la raison est assez drôle quand on y pense. J'ai bien aimé les dessins et les couleurs flashy utilisées, ça accentue le côté futuriste du personnage et de ses aventures.

Conclusion : Je donnerai une nouvelle chance au personnage

À part Invincible Iron Man, j'ai pratiquement aimé tout le reste, même s'il y a deux-trois petits trucs qui m'ont dérangé. Au final, ce bouquin m'a donné une nouvelle vision du personnage, qui se révèle être plus qu'un simple milliardaire en armure qui joue le héros à travers les États-Unis, c'est un homme qui a des problèmes et qui se bat aussi bien contre l'ennemi que contre lui. Je n'irai pas jusqu'à dire que mon sentiment sur tout ce qui est lié à la robotique a changé, mais j'ai envie de lire d'autres aventures du personnage et le découvrir davantage.


J'ai aimé :
+ Découvrir les origines du super-héros
+ Se familiariser avec ses problèmes personnels
+ Tous les récits, sauf...

J'ai moins aimé :
- Les chapitres sur Invincible Iron Man
- Les dessins de Don Heck et John Romita Jr.
- Le fait qu'on ne voit que très peu d'ennemis du personnage
- L'absence des couverture originales

Contenu et auteurs :

Tales of Suspense (1959) 39 par Larry Lieber & Don Heck
Iron Man (1968) 128 et 232 par David Michelinie, Bob Layton, John Romita Jr. & Barry Windsor-Smith
Invincible Iron Man (2008) 500, 500.1 et 503 par Matt Fraction, Salvador Larroca, Kano, Nathan Fox, Carmine Di Giandomenico & Howard Chaykin
Free Comic Book Day (2010) Iron Man/Thor 1 par Matt Fraction & John Romita Jr.
Iron Man (2012) 6 à 8 par Kieron Gillen & Greg Land


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