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11 décembre 2024

WOLVERINE : LES ORIGINES

Ces dernières années, Urban et Panini ont multiplié les opérations spéciales pour attirer davantage de monde vers le comic book et espérer surfer sur la popularité des super-héros au cinéma. Pour s’y faire, les deux éditeurs ont misé sur des récits complets à faible prix, afin de ne pas noyer les nouveaux lecteurs qui peuvent profiter d’une histoire sans se perdre et tout ça, sans débourser beaucoup d’argent. C’est dans le cadre d’une de ces offres spéciales que j’ai pu découvrir l’album que je vais aborder aujourd’hui. Et si comme moi, vous avez d’abord connu le film du même nom, vous avez forcément eu un peu (beaucoup ?) d’appréhension avant d’ouvrir Wolverine : Les Origines. Heureusement, il n’y a rien de comparable, tant la qualité du récit proposé par Paul Jenkins est bien supérieure à ce que nous avons eu sur grand écran.

L’intrigue prend place à la fin du XIXe siècle, dans une plantation canadienne. On y suit principalement deux jeunes garçons qui, malgré leur amitié, doivent vivre avec les frictions ponctuelles qui existent entre leurs pères ; l’un travaillant pour l’autre. Jusqu’au jour où un évènement dramatique vient basculer leur vie, à tout jamais.

Difficile d’en dire plus, sans aller jusqu’à révéler des éléments importants qu’il est bon de découvrir par soi-même. En revanche, on peut aisément dire que c’est un récit qui arrive à nous surprendre, qui joue sur nos préjugés et nous rappelle qu’on a tort de penser tout savoir du futur Wolverine. L’album est tout aussi étonnant, dans la mesure où il s’éloigne beaucoup des comic books habituels remplis d’action ; on a davantage une histoire qui met l’accent sur ce que les différences sociales peuvent engendrer et comment elles influencent les gens.

Pour ce qui est des dessins, il fallait une valeur sûre pour magnifier cette histoire et Andy Kubert a répondu présent. C’est illustré de bien belle manière ; à l’image du récit, le dessin s’écarte des standards habituels, on sent tout de suite qu’il y a un travail manuel derrière les planches, qu’on est loin des travaux numériques qui se multiplient de nos jours, un « vrai » coup de crayon, notamment sur les dégradés, l’ombrage, c’est fin, détaillé, les arrière-plans sont fournis et les couleurs chaudes utilisées respectent la nature de l’œuvre, parce qu’elle donnent vraiment ce sentiment que l’action se passe dans le passé, à une tout autre époque.

Je m’en voudrais de ne pas évoquer les couvertures originales de Joe Quesada, qui sont un vrai régal pour les yeux ; j’en veux d’ailleurs, énormément à Panini Comics de ne pas avoir choisi l’une d’entre elles pour cet album. Au lieu de ça, Panini s’est contenté de reprendre une case où l’on voit Wolverine et a zoomé dessus, ce qui donne cette première page de couverture granulée avec beaucoup de points, pas la plus belle. C’est d’ailleurs pour cela que je compte revendre l’album, malgré la qualité indéniable de celui-ci, j’essayerai de le trouver dans une autre édition, avec une première page de couverture plus à mon goût, pourquoi pas en VO ou en occasion, histoire de ne plus financer Panini qui m’a perdu avec ses choix éditoriaux discutables.

CONCLUSION : UN COMIC BOOK À POSSÉDER

Achetez-le, lisez-le et prêtez-le notamment à ceux qui, dans votre entourage, souhaitent lire des comic books mais qui n'osent pas se lancer dans cet océan de choix. Wolverine : Les Origines est une histoire complète, unique et une porte d'entrée dans cet univers des super-héros. Dommage que la forme n'est parfois pas au niveau du fond.

MA NOTE : 4,50

MES POINTS POSITIFS :
➜ un récit accessible, tout public et surprenant
➜ des dessins magnifiques
➜ les couvertures originales

MES POINTS NÉGATIFS :
➜ la première page de couverture

CONTENU :
➜ WOLVERINE : THE ORIGIN (2001) #1-6

30 juillet 2020

Wolverine

Il a beau être l'un des personnages les plus populaires chez Marvel et mon préféré quand j'étais plus jeune, je dois dire que j'ai eu beaucoup d'appréhension avant de commencer cette mini-anthologie centrée sur Wolverine et pour cause, je considère le personnage comme super efficace dans les X-Men puisqu'il détonne avec le reste de l'équipe et s'émancipe facilement de celle-ci, là où ses aventures en solo m'étaient inconnues.

Et pourtant, bien que son odyssée solitaire ne m'inspirait guère, il s'est avéré au final que ce bouquin est devenu l'un de mes préférés de la Super Heroes Collection !

Les premières pages donnent le ton avec les origines du mutant qui sont superbement bien contées et le tout, sous le trait d'un Mark Texeira qui en met plein la vue. Il faut savoir qu'il y a l'origine scénaristique, qui est proposée dans un numéro datant de 2009 et l'origine éditoriale qui voit le personnage faire ses débuts dans les années 70. Inutile de dire qu'il y a un énorme contraste entre les deux numéros... qui se suivent d'ailleurs dans ce bouquin. Il faut avoir l'esprit solide pour encaisser une telle différence et continuer la lecture. C'est beaucoup plus évident quand on a droit à une multitude de récits et qu'on avance chronologiquement, petit à petit, mais quand on fait directement un bond de +30 années d'un chapitre à l'autre, c'est parfois dérangeant.

N'empêche, outre la première apparition de Logan (son nom) qui l'oppose à Hulk, j'ai trouvé tout le reste génial. Le récit se déroulant au Japon est celui qui m'a le plus impressionné, probablement parce qu'il était celui qui m'inquiétait le plus, à cause du mauvais film sorti en 2013. Les autres chapitres proposés sont tout aussi cool à lire, puisque le Wolverine qui y est vendu est exactement celui auquel je m'attendais et espérais voir, c'est-à-dire le personnage badass tel qu'il est inscrit dans la conscience collective. On gagne en intensité au fur et à mesure de la lecture pour finir sur un énorme récit en quatre numéros de la fin des années 90, signé Warren Ellis et illustré par Leinil Francis Yu.

Le Wolverine de Leinil Francis Yu.

Graphiquement, c'est agréable à voir, je ne trouve pas que les planches ont vieilli, si ce n'est celles de Herb Trimpe, mais c'est compréhensible dans la mesure où elles datent de 1974 et manquent sérieusement de détails. Je trouve aussi que les expressions des visages ne sont pas assez travaillées à mon goût, notamment sur le personnage de Marie Cartier, que je trouve horrible sur certaines cases. Par la suite, on arrive sur du Barry Windsor-Smith et je sais que certains ont énormément de mal avec lui, mais je trouve son coup de crayon super. Plus je regarde ses planches, plus je les admire, je dirais même qu'il fait partie de mes dessinateurs favoris de l'époque avec John Romita Sr. et John Byrne. Les autres numéros sont plus modernes et accrocheurs à mes yeux, John Buscema est toujours aussi bon, j'ai encore en souvenir son travail sur l'intégrale 1966-1969 du Silver Surfer ; je ne parle même pas de Leinil Francis Yu qui conclut ce volume de belle manière.

Conclusion : Au top

Ça ne me disait rien, j'étais même inquiet à l'idée de m'ennuyer et me forcer à lire cette mini-anthologie, mais j'ai vite été rassuré et suis - aujourd'hui - plus excité que jamais à l'idée de lire du Wolverine ; ce livre offre quelques pistes si on souhaite explorer et se lancer dans les aventures du personnage. Ceux qui n'ont regardé aucun film le concernant découvriront ici une nouvelle facette de Logan, il s'agit d'un personnage très touchant, sensible, à tel point qu'on se demande comment ce côté sauvage peut exister en lui.

J'ai aimé :
+ Découvrir davantage le personnage
+ Presque tous les numéros, celui de 1974 étant médiocre, mais sans plus
+ La plupart des planches

J'ai moins aimé :
- L'absence des couvertures originales

Contenu et auteurs :

à venir...

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