Alors que les super-héros ont la côte à Hollywood, le marché du comic-book peine à suivre la tendance en France et souffre beaucoup de sa complexité. Avec le nombre incroyable de de séries, de collections, des univers plus ou moins liés, les éditeurs ont pratiquement fermé la porte aux nouveaux passionnés, pratiquement...

En effet, Panini Comics a tenté une opération commerciale avec Carrefour, le leader français (et européen) de la grande distribution : offrir une collection simple, avec un volume par personnages/groupes, à très bas prix. L'objectif étant d'attirer de nouveaux lecteurs, leur donner goût à la lecture et leur offrir une porte d'entrée pour découvrir les comics.
Me concernant, j'ai beau lire des archives des années 60, je ne reste qu'un simple débutant dans les comics et en apprenant la nouvelle, je me suis laissé tenter. Je ne vous cache pas que les prix bas ont fortement joué là-dedans, moi qui n'achète qu'occasionnellement. Et c'est donc avec le premier volume, consacré à Spider-Man, que j'ai démarré la lecture de cette collection.
Je ne sais pas vraiment comment on doit appeler ce genre de livre. Personnellement, j'appelle cela une "mini-anthologie", car ce n'est pas une anthologie à proprement parler, ni une intégrale et difficile de dire que c'est un best-of du personnage, car la qualité des numéros peut varier. Quoi qu'il en soit, le bouquin propose huit chapitres de l'Homme-Araignée et fort logiquement, le premier nous invite à (re)découvrir la naissance du personnage, à travers le dernier numéro d'Amazing Fantasy, paru en 1962. Les chapitres suivants forment une trilogie et permettent de voir le Tisseur face à un tout nouvel adversaire qui faisait ses débuts en 1967 : le Caïd. Puis trois autres numéros plutôt modernes de 2003, permettent de suivre l'anniversaire assez spécial de Peter Parker, avant de finir via un chapitre de 2009, opposant Spider-Man au Docteur Octopus.
Comme je l'ai déjà dis plus haut, difficile d'imaginer qu'on a là, les meilleurs numéros de la riche histoire de Spider-Man. Je pense qu'on aurait pu avoir mieux, mais ce serait insulter l'éditeur que de critiquer la qualité des histoires présentées dans ce livre, car elles restent importantes vis-à-vis du personnage. Je ne vais pas revenir sur le chapitre présentant les débuts de Spider-Man, vu que j'en parle déjà ici. Cette fois-ci, je vais m'intéresser aux autres numéros et la première chose que j'ai envie de dire sur les chapitres mettant en scène le Caïd, c'est qu'il y a cette sensation que ce dernier a été intégré au livre "uniquement" grâce à la popularité du personnage qui était joué par Vincent D'Onofrio dans la série Netflix Daredevil. Les trois chapitres qui mettent en avant le leader de la pègre new-yorkaise, restent malgré tout intéressant, on y voit déjà un personnage sous-estimé, mais plutôt intelligent, très puissant et qui sait se faire respecter par son entourage. Wilson Fisk, de son vrai nom, transpire l'intimidation et apporte vraiment cette sensation de danger qu'on ne retrouvait pas forcément à tous les numéros de l'époque. Spider-Man passe notamment près de la mort et doit même se mettre à sauver J. Jonah Jameson, qui lui voue une haine profonde. Au final, je me dis que peu importe les raisons ayant poussé Panini à l'introduire dans ce comic book, puisque le plaisir est là et c'est le plus important.
Me concernant, j'ai beau lire des archives des années 60, je ne reste qu'un simple débutant dans les comics et en apprenant la nouvelle, je me suis laissé tenter. Je ne vous cache pas que les prix bas ont fortement joué là-dedans, moi qui n'achète qu'occasionnellement. Et c'est donc avec le premier volume, consacré à Spider-Man, que j'ai démarré la lecture de cette collection.
Je ne sais pas vraiment comment on doit appeler ce genre de livre. Personnellement, j'appelle cela une "mini-anthologie", car ce n'est pas une anthologie à proprement parler, ni une intégrale et difficile de dire que c'est un best-of du personnage, car la qualité des numéros peut varier. Quoi qu'il en soit, le bouquin propose huit chapitres de l'Homme-Araignée et fort logiquement, le premier nous invite à (re)découvrir la naissance du personnage, à travers le dernier numéro d'Amazing Fantasy, paru en 1962. Les chapitres suivants forment une trilogie et permettent de voir le Tisseur face à un tout nouvel adversaire qui faisait ses débuts en 1967 : le Caïd. Puis trois autres numéros plutôt modernes de 2003, permettent de suivre l'anniversaire assez spécial de Peter Parker, avant de finir via un chapitre de 2009, opposant Spider-Man au Docteur Octopus.
Comme je l'ai déjà dis plus haut, difficile d'imaginer qu'on a là, les meilleurs numéros de la riche histoire de Spider-Man. Je pense qu'on aurait pu avoir mieux, mais ce serait insulter l'éditeur que de critiquer la qualité des histoires présentées dans ce livre, car elles restent importantes vis-à-vis du personnage. Je ne vais pas revenir sur le chapitre présentant les débuts de Spider-Man, vu que j'en parle déjà ici. Cette fois-ci, je vais m'intéresser aux autres numéros et la première chose que j'ai envie de dire sur les chapitres mettant en scène le Caïd, c'est qu'il y a cette sensation que ce dernier a été intégré au livre "uniquement" grâce à la popularité du personnage qui était joué par Vincent D'Onofrio dans la série Netflix Daredevil. Les trois chapitres qui mettent en avant le leader de la pègre new-yorkaise, restent malgré tout intéressant, on y voit déjà un personnage sous-estimé, mais plutôt intelligent, très puissant et qui sait se faire respecter par son entourage. Wilson Fisk, de son vrai nom, transpire l'intimidation et apporte vraiment cette sensation de danger qu'on ne retrouvait pas forcément à tous les numéros de l'époque. Spider-Man passe notamment près de la mort et doit même se mettre à sauver J. Jonah Jameson, qui lui voue une haine profonde. Au final, je me dis que peu importe les raisons ayant poussé Panini à l'introduire dans ce comic book, puisque le plaisir est là et c'est le plus important.

C'est Spider-Man, au cas où certains ont un doute.
La suite voit Spider-Man passer son anniversaire à combattre une armée de monstre venus d'ailleurs. Heureusement, il n'est pas seul et c'est donc l'occasion de voir les Quatre Fantastiques ou les Avengers. Malgré tous ces super-héros, l'intrigue tourne principalement autour du Docteur Strange et sa capacité à combattre Dormammu, qui désire regagner ses forces et régner sur le monde. Alors que les deux magiciens sont en pleine bataille, Spider-Man s'en approche maladroitement et est envoyé dans une faille temporelle. Dès lors, il doit revivre certains des moments les plus durs de sa vie pour espérer remonter le temps et revenir dans le présent. Une très belle histoire, la meilleure selon moi, qui voit Peter Parker craquer et être à deux doigts de renoncer à ses pouvoirs et à sa vie actuelle. Enfin, le dernier numéro voit le Docteur Octopus essayer de connecter son cerveau à tous les réseaux de la ville de New York. Après plusieurs commotions cérébrales, Otto Octavius sait qu'il vit ses derniers instants et veut donc à jamais marquer l'histoire. Ce numéro est moins bon, pas vraiment important je trouve, car il n'apporte pas grand chose, à part rappeler que Peter Parker est un génie qui n'a rien à envier aux autres. L'ennemi est plus faible, le combat est rapidement plié, y a rien d'épique, je pense qu'on aurait pu vraiment s'en passer.
Je ne vais pas trop m'attarder sur les dessins, vous vous imaginez bien qu'on a forcément un contraste entre les anciens numéros et les plus récents. C'est sûr que le graphisme moderne est plus beau, plus net, appréciable, mais les dessins de Steve Ditko et John Romita Sr. ne sont pas moins bons, ils sont simplement différents, c'est une autre époque, un style qu'on ne retrouve plus aujourd'hui. J'ai toujours pensé qu'adhérer à quelque chose, n'est au final qu'une question d'habitude. Dommage cependant qu'on ne puisse pas profiter pleinement des illustrations, la faute au format standard choisi par Panini. Mais l'éditeur s'est rattrapé sur la fin en proposant les couvertures originales, ce qui est toujours un gros plaisir pour les yeux.
Conclusion : Un premier volume très bon
Il ne faut pas se voiler la face, la "Super Heroes Collection" propose des comic books bas de gamme, les 250 pages par volumes, le prix inférieur à cinq euros, les couvertures souples et le format choisi vont dans ce sens. Mais il n'y a pas plus pratique pour emmener avec soi un livre et découvrir tout un univers à travers des récits complets. La qualité ici se trouve sur le fond et non la forme. Le passionné que je suis, a bien aimé. J'ai beau lire les intégrales de l'époque, Peter Parker s'impose de plus en plus comme mon super-héros préféré et je peux vous dire que ce livre y a contribué.

Points positifs :
+ On a droit à de bons numéros dans l'ensemble
+ Les couvertures originales
Points négatifs :
- Pas le meilleur format pour apprécier une lecture
- Le dernier numéro fait tâche par rapport aux autres
Contenu et auteurs :
Amazing Fantasy 15 (1962)
Amazing Spider-Man 50 (1963)
Amazing Spider-Man 51 (1963)
Amazing Spider-Man 52 (1963)
Amazing Spider-Man 57 (1999)
Amazing Spider-Man 58 (1999)
Amazing Spider-Man 500 (1963)
Amazing Spider-Man 600 (1963)
Il ne faut pas se voiler la face, la "Super Heroes Collection" propose des comic books bas de gamme, les 250 pages par volumes, le prix inférieur à cinq euros, les couvertures souples et le format choisi vont dans ce sens. Mais il n'y a pas plus pratique pour emmener avec soi un livre et découvrir tout un univers à travers des récits complets. La qualité ici se trouve sur le fond et non la forme. Le passionné que je suis, a bien aimé. J'ai beau lire les intégrales de l'époque, Peter Parker s'impose de plus en plus comme mon super-héros préféré et je peux vous dire que ce livre y a contribué.
Points positifs :
+ On a droit à de bons numéros dans l'ensemble
+ Les couvertures originales
Points négatifs :
- Pas le meilleur format pour apprécier une lecture
- Le dernier numéro fait tâche par rapport aux autres
Contenu et auteurs :
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