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24 mai 2018

Fantastic Four : 1234

Introduction :

Pour son 20e anniversaire en 2017, Panini Comics a commercialisé quelques uns des meilleurs récits Marvel. Au milieu des Daredevil, Hulk ou les X-Men, un récit des Quatre Fantastiques regroupant les quatre numéros qui sont parus entre 2001 et 2002, écrits par Grant Morrison et dessinés par Jae Lee. Malgré mon saut dans le grand bain des comics en 2015, c'est la première fois que je me suis attaqué à une œuvre "moderne" qui ne soit pas une archive des années 60, comme les différentes intégrales que j'ai pu lire jusqu'ici.

Il est donc difficile pour moi de bien jauger ce livre, c'est comme prendre un nouveau départ, même si je n'ai pas les mêmes attentes ou exigences qu'à mes débuts dans le monde des comic-books. Ainsi, je vais donner un avis simple, pas très approfondi, mais qui aura le mérite d'être le plus sincère possible. Mais avant cela, laissez-moi vous raconter brièvement l'intrigue.

Synopsis :

Les Quatre Fantastiques sont au plus mal. Reed Richards s'est enfermé dans son laboratoire et ne communique plus avec les autres, Susan Storm se sent seule et se tourne -amoureusement parlant- vers Namor. Johnny Storm est sur les nerfs, tandis que Ben Grimm se sent inutile. Tous ces problèmes apparaissent presque en même temps, ce qui fragilise considérablement le groupe de super-héros. On apprend au fil des pages, que le Docteur Fatalis est derrière tout ça. Plus que jamais, il est proche de son but, vaincre les Quatre Fantastiques.

Un seul défaut :

Comme vous pouvez le lire, je ne m'éternise pas trop sur le synopsis. Il n'y a que quatre numéros et en dire plus, viendrait à révéler une partie de l'intrigue. Le défaut et c'est d'ailleurs, le seul que j'ai trouvé à cet ouvrage est qu'il est trop court. Il est très rapide à lire et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, je partage une critique, quelques heures seulement après celles que j'ai publié sur Shaman King.

Il y a donc ce petit goût amer que l'on a à la fin du livre, car on se dit que cette petite descente aux enfers des personnages aurait pu être développée davantage.

Ça reste très bon :

Malgré cela, je ne peux nier que j'ai pris un grand plaisir à lire ce comic-book. C'est un titre intéressant, car on nous montre que les super-héros sont aussi des humains ayant des problèmes et des faiblesses. On peut donc s'identifier plus facilement à eux, on les comprend et on adhère mieux à leurs problèmes. C'est une œuvre sombre qui contraste avec tout ce que j'ai pu lire jusqu'à maintenant et je dois dire que j'ai plutôt aimé, changer de style et de thème fait du bien parfois.

Les dessins sont magnifiques, inutile de comparer avec les intégrales. Jae Lee m'a conquis et je ne suis que plus excité à l'idée de lire un comic-book où il est possible d'admirer son travail.

Je ne peux m'empêcher de saluer l'initiative de Panini Comics qui a fait appel à quelques dessinateurs de bande dessinée franco-belges pour faire les premières pages de couverture des différents récits Marvel dans le cadre des 20 ans de l'éditeur. Celle de Fantastic Four -magnifique au passage- que vous pouvez voir plus haut, a été réalisée par Denis Bajram, auteur notamment d'Universal War One.

Conclusion : Je suis séduit

Je crois avoir tout dit, j'ai vraiment aimé et démarrer dans les comic-books "modernes" avec les Quatre Fantastiques était loin d'être une garantie en terme de qualité. D'après ce que j'ai pu voir sur internet, le groupe de super-héros ne semble pas jouir d'une belle côte de popularité. Quoi qu'il en soit, si vous aimez le groupe, je ne peux que vous conseiller ce livre. Pour ceux qui n'aiment, je vous invite à jeter un coup d'oeil, c'est une œuvre qui se tente et c'est tellement rapide à lire qu'on n'a pas cette impression d'avoir perdu son temps, loin de là.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Grant Morrison et Jae Lee
Éditeur américain : Marvel Comics (2001-2002)
Éditeur français : Panini Comics (2017)
Contenu : Fantastic Four : 1234 #1-4

23 mai 2018

Shaman King

Introduction :

Publié à la toute fin des années 90 et terminé au début des années 2000, Shaman King était à l'époque, l'un des mangas les plus populaire de ce début de siècle. Un animé a vu le jour, des jeux vidéos furent produits et des séries dérivées sont venues enrichir l'univers du shônen. Légèrement oublié par certains fans et éclipsé par les succès de trois grands mangas que je ne citerais pas ici, Shaman King n'en reste pas moins, le plus grand succès de Hiroyuki Takei.

Personnellement, je connaissais déjà -plus ou moins- le manga, moi qui avait l'habitude d'aller chez un ami pour regarder l'animé sur Fox Kids (devenu Jetix) et me prendre de plaisir à chanter le générique avec les paroles sous-titrées, une tout autre époque. Mais passons et voyons ce qu'est raconté dans Shaman King.

Synopsis :

Pour parfaire son apprentissage en tant que shaman, Asakura Yoh débarque à Tokyo, où il fait la connaissance d'Oyamada Manta. Un garçon ordinaire mais qui possède malgré tout, cette faculté à voir les esprits, à l'image des shamans. À partir de là, un lien se crée entre les deux personnages et Manta suivra Yoh dans sa quête ultime, qui est de devenir le roi des shamans.

Bien entendu, le jeune shaman se doute bien que ce ne sera pas évident et qu'il faudra surpasser beaucoup d'obstacle, enchaîner les victoires et que perdre n'est pas une option. Car pour désigner le Roi des shamans, il faut tout simplement remporter le Shaman Fight, un tournoi qui ne prend place qu'une fois tous les 500 ans, inutile de dire que la moindre erreur se paye cher.

Univers magnifique mais aussi effrayant :

Shaman King se passe bien sur Terre et si l'histoire se déroule à notre époque au Japon et aux États-Unis, on se sent plus éloigné du monde habituel que jamais. L'univers de Shaman King met la faune et la flore au premier plan. On apprend à l'image de Manta, que la nature est importante, qu'elle vit et que les shamans la ressentent et doivent ne faire qu'un avec celle-ci. Ce côté-là est accentué avec l'apparition des Paches, qui ont pour but de protéger le Shaman King, d'organiser et gérer le Shaman Fight.

Notons par ailleurs, la petite prouesse de l'auteur qui réussit à donner cette sensation que le manga se déroule dans un monde perdu, un monde que l'on ne connait pas, alors que nous sommes tout au long de la série, entouré par la technologie moderne (notamment celle des paches).

Mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un monde effrayant. En tant que lecteur, on a cette sensation d'être dans la peau de Manta, qui est comme nous, un humain "normal" qui avance dans l'inconnu et apprend au fil du temps que l'univers est en danger que la vie ne tient à rien, car des personnes malintentionnés veulent détruire la planète.

Variété des personnages :

Y a une chose que j'aime beaucoup dans Shaman King, c'est cette variété de personnage principaux. Ils ne sont pas beaucoup, mais ont un caractère et un style différent qui permet facilement de les distinguer, à l'image des personnages de YuYu Hakusho.

Yoh a un caractère qui ne colle pas à la situation, il sait que le monde est en danger, mais il ne perdra presque jamais sa cool-attitude et sait rester zen. Tout le contraire de Tao Ren, son rival qui à un goût pour le combat (et la victoire). Horohoro manque de discernement mais a un réel amour pour la nature et un bon fond. Là où Lyserg est rongé par la vengeance. Chocolove et Bokutou No Ryu sont un peu les humoristes de l'équipe, tandis que Faust VIII est dans le sérieux.

Un point sur l'humour :

L'humour me tient à cœur, surtout dans les shonens. Moi qui aime rigoler et passer un bon moment en lisant un manga, je considère ces passages comme très important. Je sais pas si Hiroyuki Takei est comédien à ses heures perdues, mais j'ai souvent pris plaisir à lire les passages avec Bokutou No Ryû, qui pense souvent à la drague et peut rapidement s'énerver quand son amour est en danger. Sa force augmente d'ailleurs radicalement en fonction de son humeur et se stoppe à la fin de son délire, j'adore cela. On a des courtes parenthèses qui permet de ne pas s'enfoncer totalement dans le sérieux et le feu de l'action.

Un point fatiguant et un autre, énervant :

Il ne faut pas se leurrer, Shaman King a aussi des points faibles. Premièrement et quand bien même, c'est un petit défaut, j'ai vu plusieurs fois des pages doubles toutes vide, avec seulement un texte écrit. Pas de dessins et je dois vous avouer que je soupçonne l'auteur d'être un peu paresseux. De mémoire, j'ai dû voir cela deux ou trois fois, sans oublier le reste de la série qui est globalement pas détaillé en dessins.

Ensuite, (on arrive au point fatiguant), il y a une surabondance de personnages secondaire. C'est à partir du début du Shaman Fight et je dois dire que je me suis perdu à quelques reprises. On a cette sensation qu'ils ne seront que des figurant, mais en réalité, ils ont pour la plupart un rôle assez important et avec autant de personnage (plus d'une trentaine), on s'y perd un peu. Leur noms peuvent être prononcés par certains, sans que je puisse comprendre réellement de qui il s'agit, perdu entre tous ces noms.

Je peux comprendre que c'est un tournoi et qu'il y a donc plus de personnage, mais là, Takei a donné l'impression de vouloir exploité tout ce qu'il avait sous la main et c'est donc un peu difficile à suivre.

Le point énervant est à la fin du dernier tome, le volume 32. Je sais bien que ce n'est pas la faute à l'auteur ou à Kana, l'éditeur français. Je sais aussi que la série s'est stoppé, mais ça n'en reste pas moins un point frustrant car beaucoup de fans, dont moi, n'ont pas eu la chance de connaitre le fin mot de l'histoire. Sans oublier certains combat qu'on a pas pu suivre.

Un espoir ?

J'ai vu qu'une réédition a eu lieu au Japon, compilant la série en 27 gros volumes et ajoutant ainsi des chapitres nouveaux que l'auteur voulait offrir aux fans, afin de terminer définitivement la série, mais visiblement Kana n'a pas commercialisé cette nouvelle édition, ce qui est dommage. Je garde malgré tout espoir qu'une nouvelle version française verra le jour.

Conclusion : Un des meilleurs mangas de ce début de siècle

Shaman King me fait beaucoup penser à YuYu Hakusho, c'est un bon manga, que j'aime vraiment, mais qui me laisse un goût amer à la fin. Il y a quelques défauts qui font que je ne peux lui attribuer la note maximal. Quoi qu'il en soit, je plains les personnes qui ne connaissent pas la série, qui est tout simplement l'un des shonens les plus divertissant et profond de ce début de siècle.

★★★★☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiroyuki Takei
Éditeur japonais : Shūeisha via Weekly Shōnen Jump (1998-2004)
Éditeur français : Kana (2000-2006)
Nombre de tome : 32