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01 avril 2025

SPIDER-MAN : BLEU

Cela peut surprendre aujourd'hui, mais il fut un temps où Marvel est passé tout près de la liquidation judiciaire. Pour se relancer, celle que l'on surnomme la « Maison des Idées » a dû revoir sa politique éditoriale et c'est ainsi qu'est né le label Marvel Knights. Ce dernier proposait en grande partie des histoires courtes, ne s'étalant pas sur plusieurs volumes, pour ainsi être accessible à un plus grand nombre de personnes. Composé de six numéros sortis entre 2002 et 2003 et regroupés sous la forme d'un album que je vais évoquer aujourd'hui, SPIDER-MAN : BLEU propose une histoire devenue aujourd'hui, un classique de l'éditeur américain.

Si c'est devenu un comic book qui a tant marqué les lecteurs, c'est parce qu'il se démarque beaucoup de ce qu'il se fait traditionnellement chez Marvel.

On y voit Peter Parker en train de s'enregistrer sur un magnétophone. Adressés à Gwen Stacy, ces enregistrements ne parviendront toutefois jamais jusqu'à elle, puisque n'étant plus de ce monde. Notre héros en a parfaitement conscience, mais a tout de même ce besoin d'évacuer ce qu'il a dans le cœur et de de confier ce qu'il n'a pas pu ou pas eu le temps de dire à celle qui fut sa bien-aimée.

Dès les premières pages, on comprend qu'on est en train de lire un récit spécial.

Les 

, qui montre que les super-héros, peuvent offrir autre chose que les habituelles batailles entre gentils et méchants. Le récit est triste, l'action est au second plan, mais cela ne dérange aucunement, dans la mesure où Spider-Man a longtemps été un super-héros attachant grâce justement à ce genre d'histoires. Jeph Loeb a compris cela et nous a offert un comic book accentuant un peu plus le riche héritage de l'homme-araignée.


 Sur ce registre, Peter Parker est d'ailleurs, l'un des personnages les plus intéressants à suivre, son héritage n'a cessé de s'enrichir au fil des ans et des récits.

04 juillet 2024

SPIDER-MAN : LA DERNIÈRE CHASSE DE KRAVEN

Voilà un comic book qui a été vendu comme l'un des récits majeurs de Spider-Man, un des plus marquants et une des histoires qui a séduit le plus de lecteurs. Autant vous le dire tout de suite, l'attente était grande au moment où j'ai ouvert l'album et c'est probablement à cause de tout cela que j'ai été quelque peu déçu durant la lecture... du moins, au début. Je dis cela, parce que au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire, je sentais que je lisais quelque chose de spécial.

Certes, je n'ai pas aimé la narration, notamment ces dialogues simultanés de Peter Parker, même si je comprends parfaitement leur fonction narrative, tout comme je n'ai pas spécialement été séduit par les dessins de Mick Zeck ; mais les auteurs ont réussi à donner un ton particulier à ce récit.

J'ai senti que John Marc DeMatteis voulait dépeindre Kraven comme un ennemi différent de ce qu'a connu Spider-Man et très franchement, c'est réussi. Entre la raison qui l'amène à chasser le héros, ce qu'il réalise par la suite, qui m'a d'ailleurs choqué tant je ne m'y attendais pas, on voit vraiment cet antagoniste différemment. À la fin de la lecture, je me dis que c'est clairement une histoire qui fera date.

Je n'ose toutefois imaginer à quel point cela a été embêtant pour les lecteurs de l'époque pour suivre cette saga en six épisodes ; les chapitres étaient répartis sur trois séries (Amazing Spider-Man, Web of Spider-Man et Spectacular Spider-Man).

28 août 2021

Spider-Man : De grands pouvoirs...

Il m'arrive parfois de bouquiner des BD sur un coup de tête, alors même que l'envie n'est pas forcément là. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui, en prenant pas plus d'un quart d'heure de mon temps à lire ce petit album centré sur Spider-Man. C'était court, parce que destiné aux enfants, mais un réel plaisir - malgré tout - de replonger dans deux aventures du personnages.

Dans ce comic book, nous avons droit à deux chapitres, le premier servant de prologue, tandis que le second nous offre un face-à-face avec l'un de ses pires adversaires, un certain Max Dillon, aussi connu sous le nom d'Electro.

Comme indiqué plus haut, c'était plaisant. J'avais un peu peur du résultat au moment d'acheter cette BD, pensant que j'allais le regretter à cause d'un contenu immature et des dessins cartoonesque, mais il s'avère que le contenu, bien que peu profond, n'est pas si éloigné de ce que l'on peut retrouver dans les comic books destiné au public plus large, à mon sens ; en plus d'un style graphique finalement pas si dérangeant, personnellement. Outre cela, la lecture fut rapide, les auteurs ont visiblement fait le choix de ne pas rentrer dans les détails et survoler - plus ou moins - les deux histoires proposées.

Moi qui aime les "origin stories", j'ai beaucoup aimé le premier chapitre, qui était pratiquement calqué sur le film Spider-Man de Sam Raimi, sorti en 2002. Ça manquait un peu de dialogue, je ne cache pas qu'il y a eu cette impression de vouloir expédier l'histoire, mais c'est un choix que je peux comprendre, étant donné le lectorat visé. Concernant le deuxième chapitre, il fut assez drôle, sans que ce soit excessif. Vous imaginez bien que l'opposition entre Spider-Man et Electro ne fut pas épique et d'ailleurs, j'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose, on peut dire qu'il a rempli la mission, il fallait un affrontement entre deux personnages et le contrat est respecté, voilà tout.

Conclusion : Pas si mal, pas si décevant que cela. Juste un peu dommage qu'on ait pas une centaine de pages, plutôt que seulement une cinquantaine. À l'évidence, ce n'est pas un comic book à conseiller aux adultes, ni même aux adolescents, mais davantage pour les enfants. Néanmoins, rien ne vous empêche de le lire, si vous avez un petit quart d'heure à combler.

Ma note : 5/5

27 juin 2021

Spider-Man : L'histoire d'une vie

Voilà un moment que je n'avais pas lu un peu de Spider-Man. Ce n'était pas faute d'avoir envie, mais je me devais de finir quelques bouquins en priorité, afin de les rendre à la bibliothèque. Néanmoins, je préparais déjà mes futures lectures en parallèle, en effectuant notamment l'achat d'un comic book sur l'homme-araignée. Il s'agit de « Spider-Man : L'histoire d'une vie » ; je l'ai enfin lu et je comprends pourquoi on en dit beaucoup de bien.

Nous avons tous - pour la plupart - inconsciemment accepté l'idée que les personnages de fiction soient comme figé dans le temps et qu'ils ne vieillissent qu'au gré des auteurs. Mais que se passerait-il, si le temps s'écoulait normalement ? C'est la question que s'est posé Chip Zdarsky, au travers de cet album, qui permet de suivre Spider-Man, de ses débuts en 1962, à nos jours.

On aura beau dire ou non que ce n'est pas une idée originale, mais cette approche a le mérite d'être intéressante, puisqu'elle oppose le personnage face à un problème insolvable : le temps. Peter Parker vieillit, il prend de l'âge et ne peut rien y faire. Sa fin approche, elle est inexorable et pour un super-héros de son envergure, pour un personnage aussi symbolique que lui, ce récit peut vite se montrer poignant. On voit le temps défiler à mesure que l'on avance dans la lecture, on voit des personnages mourir, ne plus revenir, d'autres qui viennent à la vie, on voit la situation familiale/professionnelle de ce cher Peter Parker changer ; il y a ce réalisme, certes cruel, mais qui donne pourtant tout son sens à la vie.

Si le fond est passionnant, la forme est - quant à elle - bien pensée.

Nous aurions pu avoir une histoire inédite, Chip Zdarsky aurait pu se laisser tenter à imposer ses idées et égoïstement essayer de voler la vedette, mais il a visiblement préféré revisiter certains des moments les plus marquants de la carrière du Tisseur ; une manière de reconnaître et rendre hommage à la formidable carrière du personnage. Un choix pas forcément mauvais, même s'il peut laisser perplexe. Je comprends en effet qu'on puisse croire que cette BD ne s'adresse qu'aux vrais connaisseurs de Spider-Man et il est vrai qu'il faut connaître l'homme-araignée pour pleinement profiter de cette œuvre ; néanmoins, ne pas connaître le héros masqué n'est pas un soucis, dans la mesure où aucune connaissance n'est nécessaire pour comprendre et surtout, apprécier le récit proposé.

En ce qui concerne Mark Bagley, j'avoue avoir beaucoup de mal avec son style. Ça manque d'équilibre entre un Spider-Man très beau et accrocheur et certains personnages peu expressifs. Par ailleurs, certaines planches se révèlent peu fluides, je pense notamment à celle illustrant Norman Osborn, lorsqu'il apprend que son fils est décédé. Il passe de la colère, aux larmes et tout ça d'une case à l'autre, sans même que l'on ne sent la tristesse monter en lui. Notez que ce n'est qu'un exemple, parmi tant d'autres et je trouve cela dommage, parce que le récit est touchant et peut l'être encore plus si les illustrations accentuent le côté dramatique des situations.

Conclusion : Tout s'enchaîne très vite dans ce bouquin et c'est peut-être une analogie de la vie voulue par l'auteur. Quoi qu'il en soit, ça n'enlève pas le fait que ce long voyage de Peter Parker est prenant, mais aussi triste, quand on connait d'avance le fin mot de l'histoire. À la fois dramatique et romancé, l’œuvre propose aussi une dose d'action, qui accompagne - malgré lui - le personnage. L'histoire aurait gagné à être développée davantage pour que certains néophytes puissent suivre plus facilement, mais comme dit précédemment, ce n'est pas dérangeant ; je garde quand même quelques regrets sur les dessins.

Ma note : 5/5

J'ai aimé : J'ai moins aimé :
+ L'idée de base
+ La manière dont c'est amené
+ Certains passages du bouquin
– Certains dessins et des planches qui manquent de fluidité

Contenu et auteurs :

Spider-Man : Life Story (2019) #1-6 par Chip Zdarsky & Mark Bagley

© 2019 MARVEL

24 février 2019

Spider-Man

Alors que les super-héros ont la côte à Hollywood, le marché du comic-book peine à suivre la tendance en France et souffre beaucoup de sa complexité. Avec le nombre incroyable de de séries, de collections, des univers plus ou moins liés, les éditeurs ont pratiquement fermé la porte aux nouveaux passionnés, pratiquement...

En effet, Panini Comics a tenté une opération commerciale avec Carrefour, le leader français (et européen) de la grande distribution : offrir une collection simple, avec un volume par personnages/groupes, à très bas prix. L'objectif étant d'attirer de nouveaux lecteurs, leur donner goût à la lecture et leur offrir une porte d'entrée pour découvrir les comics.

Me concernant, j'ai beau lire des archives des années 60, je ne reste qu'un simple débutant dans les comics et en apprenant la nouvelle, je me suis laissé tenter. Je ne vous cache pas que les prix bas ont fortement joué là-dedans, moi qui n'achète qu'occasionnellement. Et c'est donc avec le premier volume, consacré à Spider-Man, que j'ai démarré la lecture de cette collection.

Je ne sais pas vraiment comment on doit appeler ce genre de livre. Personnellement, j'appelle cela une "mini-anthologie", car ce n'est pas une anthologie à proprement parler, ni une intégrale et difficile de dire que c'est un best-of du personnage, car la qualité des numéros peut varier. Quoi qu'il en soit, le bouquin propose huit chapitres de l'Homme-Araignée et fort logiquement, le premier nous invite à (re)découvrir la naissance du personnage, à travers le dernier numéro d'Amazing Fantasy, paru en 1962. Les chapitres suivants forment une trilogie et permettent de voir le Tisseur face à un tout nouvel adversaire qui faisait ses débuts en 1967 : le Caïd. Puis trois autres numéros plutôt modernes de 2003, permettent de suivre l'anniversaire assez spécial de Peter Parker, avant de finir via un chapitre de 2009, opposant Spider-Man au Docteur Octopus.

Comme je l'ai déjà dis plus haut, difficile d'imaginer qu'on a là, les meilleurs numéros de la riche histoire de Spider-Man. Je pense qu'on aurait pu avoir mieux, mais ce serait insulter l'éditeur que de critiquer la qualité des histoires présentées dans ce livre, car elles restent importantes vis-à-vis du personnage. Je ne vais pas revenir sur le chapitre présentant les débuts de Spider-Man, vu que j'en parle déjà ici. Cette fois-ci, je vais m'intéresser aux autres numéros et la première chose que j'ai envie de dire sur les chapitres mettant en scène le Caïd, c'est qu'il y a cette sensation que ce dernier a été intégré au livre "uniquement" grâce à la popularité du personnage qui était joué par Vincent D'Onofrio dans la série Netflix Daredevil. Les trois chapitres qui mettent en avant le leader de la pègre new-yorkaise, restent malgré tout intéressant, on y voit déjà un personnage sous-estimé, mais plutôt intelligent, très puissant et qui sait se faire respecter par son entourage. Wilson Fisk, de son vrai nom, transpire l'intimidation et apporte vraiment cette sensation de danger qu'on ne retrouvait pas forcément à tous les numéros de l'époque. Spider-Man passe notamment près de la mort et doit même se mettre à sauver J. Jonah Jameson, qui lui voue une haine profonde. Au final, je me dis que peu importe les raisons ayant poussé Panini à l'introduire dans ce comic book, puisque le plaisir est là et c'est le plus important.

C'est Spider-Man, au cas où certains ont un doute.

La suite voit Spider-Man passer son anniversaire à combattre une armée de monstre venus d'ailleurs. Heureusement, il n'est pas seul et c'est donc l'occasion de voir les Quatre Fantastiques ou les Avengers. Malgré tous ces super-héros, l'intrigue tourne principalement autour du Docteur Strange et sa capacité à combattre Dormammu, qui désire regagner ses forces et régner sur le monde. Alors que les deux magiciens sont en pleine bataille, Spider-Man s'en approche maladroitement et est envoyé dans une faille temporelle. Dès lors, il doit revivre certains des moments les plus durs de sa vie pour espérer remonter le temps et revenir dans le présent. Une très belle histoire, la meilleure selon moi, qui voit Peter Parker craquer et être à deux doigts de renoncer à ses pouvoirs et à sa vie actuelle. Enfin, le dernier numéro voit le Docteur Octopus essayer de connecter son cerveau à tous les réseaux de la ville de New York. Après plusieurs commotions cérébrales, Otto Octavius sait qu'il vit ses derniers instants et veut donc à jamais marquer l'histoire. Ce numéro est moins bon, pas vraiment important je trouve, car il n'apporte pas grand chose, à part rappeler que Peter Parker est un génie qui n'a rien à envier aux autres. L'ennemi est plus faible, le combat est rapidement plié, y a rien d'épique, je pense qu'on aurait pu vraiment s'en passer.

Je ne vais pas trop m'attarder sur les dessins, vous vous imaginez bien qu'on a forcément un contraste entre les anciens numéros et les plus récents. C'est sûr que le graphisme moderne est plus beau, plus net, appréciable, mais les dessins de Steve Ditko et John Romita Sr. ne sont pas moins bons, ils sont simplement différents, c'est une autre époque, un style qu'on ne retrouve plus aujourd'hui. J'ai toujours pensé qu'adhérer à quelque chose, n'est au final qu'une question d'habitude. Dommage cependant qu'on ne puisse pas profiter pleinement des illustrations, la faute au format standard choisi par Panini. Mais l'éditeur s'est rattrapé sur la fin en proposant les couvertures originales, ce qui est toujours un gros plaisir pour les yeux.

Conclusion : Un premier volume très bon

Il ne faut pas se voiler la face, la "Super Heroes Collection" propose des comic books bas de gamme, les 250 pages par volumes, le prix inférieur à cinq euros, les couvertures souples et le format choisi vont dans ce sens. Mais il n'y a pas plus pratique pour emmener avec soi un livre et découvrir tout un univers à travers des récits complets. La qualité ici se trouve sur le fond et non la forme. Le passionné que je suis, a bien aimé. J'ai beau lire les intégrales de l'époque, Peter Parker s'impose de plus en plus comme mon super-héros préféré et je peux vous dire que ce livre y a contribué.



Points positifs :
+ On a droit à de bons numéros dans l'ensemble
+ Les couvertures originales

Points négatifs :
- Pas le meilleur format pour apprécier une lecture
- Le dernier numéro fait tâche par rapport aux autres

Contenu et auteurs :

Amazing Fantasy 15 (1962)
Amazing Spider-Man 50 (1963)
Amazing Spider-Man 51 (1963)
Amazing Spider-Man 52 (1963)
Amazing Spider-Man 57 (1999)
Amazing Spider-Man 58 (1999)
Amazing Spider-Man 500 (1963)
Amazing Spider-Man 600 (1963)

© 2018 MARVEL

27 juillet 2018

Spider-Man, l'intégrale 1966


Après près d'un an de pause, j'ai repris les aventures de Spider-Man, avec cette intégrale regroupant les numéros parus en 1966. Peter Parker m'avait bien manqué, honnêtement, bien que j'ai apprécié les derniers comic books que j'ai découvert, notamment celui sur Ant-Man et celui concernant Superman.

Cette intégrale est très importante car l'année 1966 est une année charnière dans la carrière du tisseur de toile et pour cause, le personnage va connaitre deux directions différentes. D'abord celle de Steve Ditko, qui est assez redondante, je dois dire. Son habituel traitement du personnage, m'a bien fatigué, la dernière fois. Enfin, Spider-Man avance enfin dans sa vie sous la direction de John Romita Sr. qui va enfin bouger certaines choses.

Au programme notamment, un combat contre le Docteur Octopus, qui s'avère être le Master Planner, le retour de Kraven, le Bouffon Vert qui révèle son identité et qui démasque Spider-Man, la première apparition du Rhino et on voit enfin à quoi ressemble Mary Jane Watson. Autant le dire maintenant, la plupart de ces faits prennent vie sous le crayon de Romita Sr. et je compte pas critiquer gratuitement Steve Ditko, mais son remplacement amène un véritable vent frais à la série.

Steve Ditko a quand même le mérite de démarrer l'année sur de bons rails. Le chapitre où Tante May est dans une situation critique est bien pensé et le Spider-Man à moitié K-O qui doit malgré tout, se surpasser pour maintenir sa tante en vie, c'est du grand art. On a réellement peur pour Peter Parker et ce qui peut lui arriver psychologiquement si un malheur arrive par sa faute. Ditko dessine aussi Norman Osborn qui fait sa première apparition dans la série.

Ce que j'ai bien aimé, c'est donc voir une évolution dans les évènements et le personnage de Spider-Man, ne pas se dire qu'on est toujours en 1962.

Dans cette intégrale, on a ainsi l'occasion de voir Peter Parker gagner en popularité auprès de certains camarades, Gwen Stacy commence progressivement à l'apprécier. Betty Brant du Daily Bugle s'est absentée, puis est revenue et semble s'engager définitivement avec Ned Leeds. Peter Parker achète sa première moto, rencontre Mary Jane Watson pour la première fois et passe près de rejoindre les Vengeurs, qui apparaissent dans l'annual en fin de volume.

Bon, je vais être honnête, y a un truc que j'ai pas trop aimé. J'ai senti en début de lecture une sorte de paraisse. Beaucoup d'action, moins de dialogue et les numéros sont moins vendus en début de chapitre par le narrateur. Ça m'a un peu surpris, mais John Romita Sr. a apporté ce que je viens de pointer du doigt, donc il compense un peu le soucis et le relance.

Maintenant, je me pose moi-même la question, cette intégrale est-elle la meilleure de Spider-Man ? Franchement, je pense qu'elle se place avec les deux premières, qui étaient plaisante, elle se démarque, mais les quelques numéros faiblards, ceux contre l'Homme de Lave et le Pilleur, font que je ne peux totalement apprécier le tome, mais dans l'ensemble, ça reste très bon.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Stan Lee, Steve Ditko et John Romita Sr.
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 1966
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2003

Contenu :


The Amazing Spider-Man (1963) 32-43 ; Spider-Man Annual 3.

30 juillet 2017

Spider-Man l’intégrale 1965


Tantôt aimé, tantôt haï, la propagande de J. Jonah Jameson continue de faire son effet sur la population locale, n'aidant pas Spider-Man à se faire respecter. Mais en bon héros, celui qui est partagé entre ses études, son petit job et sa vie personnelle, n'hésite pas à se démener pour aider ses concitoyens et protéger sa ville de New York. Une routine qui -malheureusement- se ressent bien après avoir lu les précédents numéros, rien ne change et c'est bien dommage.

Alors que j'espérais une évolution dans le personnage après trois ans d'aventures, je commence à me rendre compte qu'à l'époque, cette formule semblait trop marcher pour la changer. Se faisant on a des auteurs qui n'avaient peut-être pas cette volonté ou obligation de devenir mature, changer l'écriture des histoires et offrir un contenu un peu différent.

Résultat, on se retrouve avec une intégrale proposant des numéros qui reposent sur le même schéma, encore et encore.

Est-ce le volume de trop ? Serais-je tenté de me dire.

Bien entendu, la réponse est non. Du moins, pas encore. J'aime suivre le personnage, je prends toujours plaisir mais je suis légèrement agacé que le synopsis n'avance pas d'un pouce, quand bien même on arrive à la moitié des années 60.


Je souhaite également pointer du doigt cette utilisation des ennemis déjà existants, accentuant cette impression d'être bloqué dans une spirale du déjà-vu. Alors oui, certains grands personnages ont fait leur première apparition en 1965, je pense notamment au Scorpion, au Scarabée et à l'Homme de Lave, mais ça s'arrête là sur les treize numéros composants ce livre. D'autres antagonistes sont apparus cette année-là, mais ils peinent à se rendre intéressant et marquer les esprits.

J'ai aussi eu le sentiment que le narrateur ne vendait plus autant les numéros, dans les premières pages. Peut-être a-t-on là les prémices d'un changement à venir ? Je l'espère.

Par contre, la grosse force de cette intégrale, se situe au niveau de l'Annual, mettant en scène le Docteur Strange. Steve Ditko, le père du personnage a ainsi pu se faire plaisir et c'était plutôt chouette à lire. Ce serait malhonnête de ma part de ne pas mentionner l'arrivée de Peter Parker à l'université, seul moment où l'histoire avance et où on voit l'apparition de Gwen Stacy et Harry Osborn. Quelque chose me dit que ces deux-là vont avoir une petite importance à un moment donné.

Conclusion : Déjà-vu

Comme pour la précédente intégrale, Panini Comics nous offre ici douze numéros, plus un en bonus. Celle-ci souffre de la redondance des numéros qui la composent. Il y a cette impression qu'on est arrivé au bout du rouleau et que Stan Lee doit revoir sa copie pour la suite. Le mieux est d'espérer une avancée dans l'histoire et ne pas avoir cette sensation de faire du surplace. À voir ce que donnera l'année 1966, mais me concernant, je compte digérer un peu cette lecture et retourner vers les X-Men.

★★★☆☆

Contenu :

The Amazing Spider-Man (1965) #20-31
The Amazing Spider-Man Annual (1965) #2

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

11 avril 2017

Spider-Man l’intégrale 1964


Les aventures de Peter Parker continuent à travers les intégrales de Panini Comics. Nous voici au deuxième volume comprenant les numéros parus en 1964. Le tisseur de toile a gagné en popularité auprès des lecteurs et cette année-là, Marvel s'est décidé à publier du Spider-Man à un rythme mensuel. Résultat : on se retrouve avec un bon gros bouquin composé de douze numéros et un chapitre en bonus, que du bonheur.

La chose qui ne change pas en revanche, c'est les difficultés qui s'opposent à notre héros. Protéger New York est toujours aussi éprouvant et ça ne s'arrange pas avec l'arrivée de personnages toujours plus dangereux. On peut notamment citer le Bouffon Vert qui débarque enfin, Kraven, Electro et Mysterio sont également de la partie, sans oublier les retours de l'Homme-Sable et du Docteur Octopus, qui crient vengeance.

Le côté réaliste que j'évoquais dans la précédente critique se retrouve ici aussi. Il y a même cette sensation que le ciel lui tombe sur la tête, tant les problèmes se multiplient. Après le meurtre de son oncle Ben, Peter Parker voit la santé de sa tante se dégrader et le spectre de se retrouver seul, le hante petit à petit. De même, la propagande de J. Jonah Jameson contre Spider-Man assène un autre coup au moral du héros. Il aura beau sauver des gens, il reste dépeint comme une menace pour la ville de New York. Sans oublier que sa vie amoureuse n'avance pas d'un pouce, sachant qu'il est partagé entre Liz Allen et Betty Brant.

Trop c'est trop, Peter Parker craque et on se rend compte que les super-héros restent humain malgré tout ce dont ils sont capables.


De manière paradoxale, ses deux seuls soutiens s’avèrent être deux de ses rivaux. En effet, Flash Thompson n’apprécie pas vraiment la compagnie de Peter Parker, il est en revanche le plus fidèle admirateur de Spider-Man, sans se douter de qui se cache réellement derrière le masque de son idole. Enfin, Johnny Storm qui n’est autre que la Torche Humaine, a beau ne pas aimer l’Homme-Araignée, il ne peut se résoudre à laisser ce dernier combattre seul le crime.

Conclusion : Toujours aussi bon

Ça peut faire grincer des dents, mais je trouve personnellement que cette intégrale 1964 est légèrement meilleure que la précédente, quand bien même elle est moins historique. Si le récit ne gagne pas forcément en maturité, la diversité des ennemis qu'affronte le héros nous rappelle que Marvel est bel et bien, la maison des idées. Stan Lee réussi à nous tenir en haleine à travers les 320 pages qui composent cette intégrale, on peut aussi citer le teasing intéressant sur une certaine Mme Watson qui pourrait conquérir le cœur de Peter Parker. Là encore, difficile de résister à l'appel du prochain volume.

★★★★★

Contenu :

The Amazing Spider-Man (1964) #8-19
The Amazing Spider-Man Annual (1964) #1

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

23 janvier 2017

Spider-Man l’intégrale 1962-1963


En 2002, les grands écrans accueillent un long-métrage basé sur le personnage de Spider-Man. Une occasion en or pour les entreprises désirant vendre des produits dérivés. Parmi ces produits, le comic-book n'a pas été oublié et c'est ainsi et comme d'autres éditeurs à travers le monde, que Panini Comics a commercialisé un nouveau bouquin sur l'Homme-Araignée, mais pas n'importe lequel : une intégrale regroupant les premières aventures du super-héros. Ce fut d'ailleurs, la toute première intégrale de la collection Marvel Classic, qui continue de grandir encore aujourd'hui.

Si vous connaissez assez bien le cinéma, vous savez sûrement que le 7e art ne se prive pas de déformer quelque peu les supports originaux sur lesquels il se base et sans surprise, Spider-Man n'a pas été épargné. La lecture de cette intégrale met en lumière pas mal de différences entre le Peter Parker de 1963 et celui incarné par Tobey Maguire, quand bien même elles restent peu importantes.

Dans mon esprit, il était déjà acté que ma prochaine lecture de comic-book soit l’intégrale 1966 des X-Men. Mais n’ayant pas réussi à me procurer le volume, j’ai dû me pencher sur l'araignée la plus populaire au monde, devenue aujourd'hui, la fierté de Marvel.


Créer un héros aux allures d’adolescent coincé, hébergé chez sa tante et son oncle et tête de turc de sa classe, c'était tout simplement une idée folle qui n’a pas eu de soutien dans les locaux de Marvel. Seuls contre tous, Stan Lee et Steve Ditko continuent de croire en leur projet et profitent du dernier numéro d’Amazing Fantasy pour publier leur histoire. Les hauts placés de la maison d’édition n’étaient pas vraiment confiant à l’idée de mettre en lumière un homme-araignée. Et ce qui relevait d’un faux pari (vu qu’Amazing Fantasy allait s’arrêter quoi qu’il arrive au 15e numéro) est vite devenu un succès, garantissant à Peter Parker sa propre série, débutant en 1963.

Vous connaissez probablement tous Spider-Man. Il s'agit de l'identité cachée de Peter Parker, un brillant étudiant qui fut mordu par une araignée radio-active, lors d'une exposition scientifique. Rapidement, il se rend compte de ses habilités. Il peut s’agripper aux murs, il dispose d’une énorme force et bénéficie d’un 6e sens qui détecte le danger et fait office de radar. Conscient qu’il peut finir sa vie dans un laboratoire entouré de scientifique l’examinant, Parker se prépare un costume, qu’il va ensuite utiliser pour cacher son identité, tout en combattant le crime qui ronge les rues de New York.

Bien entendu, il faudra un évènement tragique au gamin, comme la mort de son oncle Ben, pour se rendre compte qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Forcément, vu qu'il s'agit des premières aventures du personnage, on assiste à la mise en place du contexte et on fait la connaissance de beaucoup de personnages, plus ou moins liés à Spider-Man, comme son oncle et sa tante, Liz Allen qui fut son premier amour, son bourreau de classe Flash Thompson ou encore J. Jonah Jameson, le rédacteur en chef du Daily Bugle.


Comme pour les intégrales X-Men, on découvre pas mal de choses au fil de la lecture et moi qui m’attendais à voir le Bouffon Vert, j’ai été surpris de son absence. Il faut dire qu’un débutant se fie presque automatiquement à ce qu’il connait et dans mon cas, il s’agissait des films de Sam Raimi où le Bouffon Vert apparaissait dès le premier opus. Pas d’inquiétude cependant, une belle brochette de méchant -tout aussi populaires et charismatiques- sont présents. On peut notamment citer le Vautour, l’Homme-Sable, le Docteur Octopus ou encore, le Lézard. On a même droit aux Quatre Fantastiques, rien de mieux pour accompagner doucement mais sûrement, le personnage qui semble bien trop seul face au monde.

Au niveau des dessins, c’est plutôt bien illustré, même si ça manque un peu de détail. Je ne trouve pas le coup de crayon de Steve Ditko spécialement meilleur ou moins bon que celui de Jack Kirby, mais ça fait le boulot, j'ai même un peu de mal à différencier leur style. Quand à Stan Lee, il est dans ses standards, on a des numéros dynamiques, plaisants et rapide à lire.

Conclusion : Au top

Que dire si ce n'est que cette intégrale Spider-Man a été une belle surprise. Avec seulement un personnage au centre de l’attention, je pensais vite faire le tour et m'ennuyer, mais ça a été tout le contraire. Le personnage est très intéressant à suivre, il est fort mais à la fois faible, on sent qu’il porte le poids du monde sur ses épaules et le fait qu’il partage la moitié de son temps aux études, apporte un côté réaliste au personnage. On est pas face au héros qui voyage dans les dimensions et qui peut détruire des planètes. On a davantage un personnage terre-à-terre, ce qui permet de s'identifier à lui, de l'aimer et de lui souhaiter du mieux. Inutile de dire que je suis impatient de lire la suite de ses aventures.

★★★★★

Contenu :

Amazing Fantasy (1962) #15
The Amazing Spider-Man (1963) #1-7
Strange Tales Annual (1963) #2

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko