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31 décembre 2020

Bilan sur mes lectures de 2020

Tous les ans, je profite du 31 décembre pour rédiger un article concernant mes lectures sur l'année écoulée et cette fois, c'est au tour de 2020 d'être à l'honneur dans ce petit bilan. Ce fut une année assez particulière à cause de la pandémie de coronavirus qui a forcé la fermeture momentanée des bibliothèques du coin où j'habite, m'amenant à piocher dans ma chambre pour trouver de quoi lire. Pour autant, malgré les confinements et autres mesures gouvernementales, j'ai été étonnamment sur un rythme similaire à 2019 avec seulement une dizaine de lectures.

La première chose que l'on remarque en jetant un coup d'oeil au visuel ci-dessus, c'est le nombre de mangas lus (2). Comme indiqué plus haut, difficile d'en emprunter davantage à cause de la fermeture des médiathèques. Heureusement, ma bibliothèque personnelle m'a bien dépanné, avec des achats que j'ai réalisé courant 2018 et 2019. D'ailleurs, avec ma - presque - centaine de comic books chez moi, je suis bien paré aux possibles confinements de l'année à venir.

Comme d'habitude, je vais vous proposer deux graphiques - assez ridicules - qui imagent la répartition de mes lectures.

Ça me rappelle celui que j'avais fait en 2015, qui était presque l'exacte opposé de celui-ci.

À noter que Prince du Tennis s'étale sur 42 tomes, ce qui compense un peu le manque de lectures nippones, à mon sens. Bon... je pense qu'il n'y a pas besoin de s'éterniser davantage là-dessus, on passe au second graphique qui comptabilise le nombre de mes lectures par éditeurs.

Vu que mes critiques ne sont pas lues par tout le monde, je profite de cet espace pour vous proposer des liens menant à celles-ci, avec les notes* entre parenthèses.

Prince du Tennis (3)
Pokémon Or et Argent (5)
Unity : Dans la toile du Dr. Silk (5)
Kaijumax - Chapitre 1 (5)
Harbinger Wars : Blackout - Prologue (4)
Valiant High (4)
Ivar, Timewalker (5)
X-Men (5)
Deadpool (5)
Black Panther (4)
Iron Man (4)
Les Gardiens de la Galaxie (3)
Wolverine (5)

* Personnellement, je note sur cinq.

Généralement, je partage toujours une partie de mon planning pour l'année à venir, histoire que les visiteurs du blog puissent avoir une idée de ce qui les attend. En revanche, j'ai décidé de ne plus forcément respecter ce que j'ai planifié et je ne lirais que selon mes envies le moment venu.

Maintenant que c'est dit, sachez que côté manga - pour l'instant - je compte lire « Dragon Ball » et si possible, l'ancienne édition avec le sens de lecture à la française. Je sais que certains sont probablement en train de vomir en lisant ces lignes, mais je suis nostalgique des volumes de l'époque qu'un ami à moi me prêtait pour que je puisse lire la série. J'ai dû lire ce manga trois ou quatre fois, mais sans jamais enchaîner tous les tomes dans l'ordre, pour diverses raisons ; ce serait donc l'occasion de réparer cela. Je compte offrir une nouvelle chance à « Kingdom Hearts » que j'avais détesté en 2015 avec la suite qui ne tient que sur deux tomes. Enfin, j'ai également placé « Atlantis » et « Zatchbell ! » sur ma liste des mangas à lire prochainement.

Du côté des comic books, j'ai envie de reprendre les intégrales Spider-Man qui me manquent de plus en plus. La dernière lecture remonte à 2018, donc si je peux reprendre et avancer en lisant deux ou trois volumes, ce serait bien cool. J'ai envie de lire plusieurs one-shots issus de la collection 100% Marvel... ce qui ferait beaucoup de Marvel, donc si l'envie me prend de lire du DC Comics, je n'hésiterais probablement pas. J'ai longtemps hésité à acheter « Superman : Red Son » et 2021 pourrait peut-être me décider à enfin passer à la caisse, on verra bien. Je trouve qu'en France, Urban Comics se focalise trop sur Batman et oublie qu'il a d'autres licences qui ne demandent qu'à être mises en avant.

En attendant, merci de m'avoir lu et si vous avez des idées de lectures, des suggestions pour améliorer le blog, n'hésitez pas à m'en faire part. Bonne année, en espérant que celle qui s'annonce sera plus heureuse et profitable à tous.

05 mai 2020

Ivar, Timewalker

Quand j'ai acheté ce comics, je ne savais pas trop sur quoi j'allais tomber, mais comme on dit, "il faut se jeter à l'eau" et mon premier contact avec Valiant Comics eut lieu à ce moment-là. Aujourd'hui, je ne regrette absolument pas mon choix, qui a été réconforté tout au long de la lecture. Explications.

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis passionné par l'histoire ; le monde dans lequel nous vivons n'est que l'héritage du passé et j'aime personnellement l'étudier, le comprendre. Forcément, quand une bande-dessinée met en avant un homme capable de voyager à travers le temps et que l'on va pouvoir le suivre à travers presque 300 pages, l'excitation est à son maximum.

Ici, le héros (ou plutôt antihéros) s'appelle Ivar Anni-Padda et n'a qu'un objectif, empêcher Neela Sethi de découvrir le voyage dans le temps, chose qu'elle s'apprêtait à faire au Grand Collisionneur de Hadrons (du CERN, en Suisse). Si les raisons sont au départ floues, la physicienne obtient un élément de réponse en devenant la cible de conquérants de l'espace-temps, qu'elle tente de fuir avec Ivar, qui utilise des arcs temporels pour voyager à travers le temps et l'espace.

Dès lors, on est plongé dans ce qui est une course poursuite et l'esprit créatif Fred Van Lente revisite certaines des époques plus ou moins sombres de notre histoire, comme les prémices de l'Allemagne nazie, l'ère coloniale, le Jurassique, sans oublier le futur avec le Néo-Japon de l'an 4001.

Honnêtement, j'ai été largement satisfait du résultat final, j'ai enchaîné les numéros très rapidement, l'auteur avait pas mal d'idées. Celle de la puce anti-racisme qui finalement provoque quand même des discrimination est très superbe, les mondes parallèles, les époques passées revisitées, voir l'astéroïde de Chicxulub sous un autre angle, les monstres humanoïdes, tout cela est génial, j'ai vraiment adoré.
 
J'ai bien aimé la réaction de Neela Sethi, qui se rend compte du pouvoir et de l'avantage qu'elle a et le fait qu'elle souhaite l'utiliser pour réparer un des aléas de sa vie. Ça me conforte dans l'idée que le récit a été pensé en amont et qu'ils ont choisi d'aller avec la logique ; car c'est ce que ferait -probablement- toute personne ayant le pouvoir de voyager dans le temps. Autre chose que j'ai apprécié, la bonne dose d'humour, que ce soit avec Ivar ou ses deux frères. Les auteurs n'en ont pas abusé et les moments drôles ne cassent pas le rythme de la série, ils sont amenés au bon moment, rendant l'histoire plus équilibrée.

Quand une physicienne comprend que le 3x500 mètres d'EPS servait finalement à quelque chose.

Par contre, les dessins qui m'ont légèrement ennuyé. Non pas que c'était décevant à voir, mais le style m'a trop fait penser aux BD franco-belges et j'ai longtemps bloqué sur cela, ça me rappelle surtout que les comics sont variés et que le genre super-héroïque ne se limite pas aux corps musclés et aux capes. C'était assez beau, mais pas le style que j'affectionne, je regrette d'ailleurs qu'on ait pas eu des dessinateurs pouvant offrir des planches plus compréhensibles et fluides au niveau des scènes d'actions. En revanche et c'est assez rare que je cite des coloristes, je suis bluffé par le travail fourni ici par Andrew Dalhouse et Brian Reber. On a droit à une alternance entre les couleurs vives et sombres en fonction des époques et je trouve le rendu impeccable, c'est vraiment très beau. La magnifique couverture est quand à elle, signée Raul Allén, qui été également derrière la première de couverture d'Harbinger Wars : Blackout.

Honnêtement, je ne trouve pas de gros problème par rapport à Ivar, Timewalker. Disons juste que certains seront embêtés avec les chiffres romains (je l'avoue, mon cerveau m'a déçu à un moment) et que ceux ont du mal à comprendre le langage scientifique, seront un peu perdu, car certains termes utilisés sont hors de portée, mais donnent au comic-book un goût plus réaliste. Je vous rassure, c'est pas un récit difficile à comprendre, ce ne sont là que des détails. Personnellement, j'ai aussi été déçu qu'on ait pas une petite présentation du personnage et du comics dans des pages d'introductions d'ordre éditorial, comme c'est le cas chez Urban ou Panini. C'était déjà quelque chose que je regrettais avant de commencer la lecture de Valiant High, je trouve dommage qu'on ait pas eu droit dans ce bouquin.

Cette BD peut constituer une porte d'entrée raisonnable pour découvrir davantage l'univers Valiant. On y découvre ainsi certains personnages, liés à Ivar, comme l'Eternal Warrior ou Armstrong, mais on comprend vite que le récit est compréhensible sans qu'il n'y ait besoin de lire leurs séries respectives. Ce n'est pas pour autant que je ne compte pas les lire, ce bouquin m'a tellement plu que je compte bien acheter d'autres comics Valiant à l'avenir.

Prêt pour vivre l'histoire ? Je veux dire... pour la conclusion ?

Conclusion : C'est ce que doit être la BD en général

Je ne regrette absolument pas mon achat, c'est selon moi, exactement ce que doit être la bande-dessinée. C'est un art qui doit nous transporter, nous faire rêver et Ivar, Timewalker remplie ce rôle. C'est peut-être le passionné d'histoire qui vous parle et certains lecteurs vont trouver cela ennuyeux, mais dans mon cas, c'est tout le contraire. D'autant plus qu'il s'agit d'un choix de lecture judicieux, tant l'envie de découvrir et plonger dans l'univers Valiant -encore assez peu connu- s'est accrue.

Points positifs :
+ L'idée de revisiter certaines époques de notre histoire
+ Le personnage d'Ivar
+ L'humour dosée convenablement
+ Le trait, l'encrage des contours et les couleurs utilisées

Points négatifs :
- Pas de pages éditoriales chez Bliss ?
- Un style de dessin qui m'a un peu perturbé
- Trop court à mon goût

Contenu et auteurs :

Ivar, Timewalker (2015) 1-12 par Fred Van Lente, Clayton Henry, Francis Portela & Pere Pérez

© 2017, Bliss Éditions

01 février 2020

Valiant High

Si la sortie prochaine du film Bloodshot met un coup de projecteur sur Valiant Comics, c'est avant-tout la qualité de ses séries qui ont permis à l'éditeur de se faire une place toujours plus grande au milieu des deux géants que sont DC et Marvel. De ce fait, s'il y a bien une maison d'édition à suivre actuellement en France, c'est celle qui se charge de traduire, éditer et commercialiser les licences Valiant, j'ai nommé Bliss Éditions.

Et comme toujours, avant d'explorer un univers, il faut trouver une bonne porte d'entrée, afin que ce premier pas soit suivi d'un autre. Pour ma part, j'ai jeté mon dévolu sur Valiant High ; un récit complet en quatre numéros qui nous transporte au sein d'un établissement scolaire où la plupart des gros noms des séries de l'éditeur sont imaginés en étudiants dans une ambiance typiquement américaine. Pas loin d'être une école pour mutants comme dans les X-Men, la différence ici se situe au niveau du règlement, puisqu'il est totalement interdit d'utiliser ses pouvoirs.

Entre le pitch de départ et la page de couverture, on se doute bien qu'il ne s'agit pas du récit de l'année et que ce n'est pas spécialement un chef-d’œuvre, mais c'est un bouquin qui propose une lecture sympathique, rapide et sonne surtout comme une bouffée d'air frais au milieu des autres histoires plus sérieuses. D'ailleurs, les dessins de Derek Charm illustrent bien ce côté distrayant avec des traits arrondis, peu de détails, des arrière-plans vides mais colorés, donnant une ambiance typiquement cartoonesque, qui colle vraiment avec ce genre de récits à la fois drôles et légers.

Pour ce qui est de la narration, dans la mesure où le volume dépasse légèrement la centaines de pages, la lecture s'enchaîne très vite et on a cette sensation de récit expédié. Loin de moi l'idée de dire que le faible développement des personnages, l'exploitation de ceux-ci et la profondeur de l'intrigue sont un point noir, je pense en revanche qu'on reste sur notre faim parce qu'on aurait pu avoir mieux ; un ou deux numéros supplémentaires auraient pu réparer cela.


Comme je l'ai dit plus haut, j'ai choisi Valiant High avant-tout car je considérais le bouquin comme une bonne opportunité de faire connaissance avec l'éditeur américain. Il faut dire qu'on a là, un récit complet, court et on a pas nécessairement besoin de lire les séries Valiant, car celle-ci n'est aucunement liée aux autres. Ce qui m'amène à cette question : est-ce-que Valiant High s'impose comme un choix intéressant ?

Honnêtement, je dirais oui et non.

On peut faire connaissance "de très loin" avec certains personnages, être en mesure de les identifier, mais on peut aussi passer à côté des clins d'oeil et ne pas cerner toutes subtilités qu'un débutant comme moi n'a surement pas remarqué. En revanche, ce serait mentir que de dire que cela gêne la lecture, on peut tranquillement suivre le récit sans problème.

Conclusion : Un récit bien cool

Valiant High n'a aucune prétention autre que de divertir le lecteur. Si les puristes ne se jetteront pas forcément dessus, ces derniers passent à côté d'une histoire drôle, légère et qui a le mérite de parler aussi bien aux fins connaisseurs qu'aux débutants.


Points positifs :
+ drôle par moments
+ des dessins qui collent bien à l'ambiance générale
+ une galeries avec les couvertures originales et des variantes
+ une autre manière de découvrir les personnages Valiant, mais...

Points négatifs :
- beaucoup de personnages pour le débutant que je suis
- histoire trop courte

Contenu et auteurs :
Valiant High #1-4 (2017) par Daniel Kibblesmith & Derek Charm

© 2019, Bliss Éditions

26 janvier 2020

Harbinger Wars : Blackout - Prologue

J'enchaîne les petites lectures avec le prologue d'Harbinger Wars : Blackout. C'est un petit numéro que m'a gentiment offert Bliss (même si on sait qu'il y a un intérêt derrière hein 😉), écrit par Eric Heisserer et dessiné par le duo Raúl Allén/Patricia Martín. Ce récit lancerait apparemment un gros conflit opposant les "psiotiques" au gouvernement américain ; narré dans un volume unique commercialisé courant 2019 par l'éditeur français.

Mais qu'est-ce-qui pourrait déclencher un tel conflit, me direz-vous.

Autant le préciser tout de suite, malgré quelques éléments de réponse, c'est pas dans ce livret qu'on y trouve la raison principale.

Dans ce prologue, on a surtout la mise en place du contexte avec l'identification des deux camps qui seront opposés dans la guerre à venir. Les "psiotiques" de Peter Stancheck d'un côté et le H.A.R.D. Corps du gouvernement en opposition. Il faut dire que Stancheck est activement recherché, il est considéré comme l'un des plus dangereux "mutants" au monde. De ce fait, tout ceux qui entrent en contact avec le fugitif sont arrêtés, placés en garde à vue et interrogés par un militaire haut placé.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'univers Valiant, vous serez probablement aussi intrigué que moi par rapport au personnage de Peter Stancheck. Ce dernier est dépeint ici comme une figure carrément messianique, celui que rien ne peut arrêter et s'avance comme le sauveur des êtres persécutés. C'est du moins, ce qu'il en ressort dans les dires des protagonistes et leurs flashbacks. À noter que les illustrations collent parfaitement à cette impression ; l'occasion pour moi de saluer le travail des deux dessinateurs espagnols. Les planches sont très détaillées, c'est beau et malgré que le découpage des cases soit un peu à "l'ancienne" ; on a la sensation de lire un film, tant les dessins sont fluides et s'enchaînent parfaitement.

Je rajoute qu'outre ce que je viens d'évoquer, l'auteur a bien accentué cette tension qui règne entre les hommes dits "normaux" et les "psiotiques", on voit bien que ces derniers sont chassés, abandonnés à leur sort et haïs par la société ; ça me rappelle les X-Men chez Marvel.

Conclusion : Bon, mais...

Ce prologue me tente vraiment, certains personnages réussissent à piquer ma curiosité. J'ai évoqué Peter Stancheck, mais un autre homme semble voué à jouer un rôle majeur et c'est sur lui que se termine ce numéro. Je trouve dommage qu'on ait pas eu l'évènement qui enclenche réellement le conflit. C'était court, tout semble avoir été fait pour présenter les personnages, sans vouloir en montrer plus. Il n'est d'ailleurs pas impossible de pouvoir lire la suite sans passer par ce prologue, mais il m'est difficile de me plaindre, dans la mesure où ce récit était gratuit.


Points positifs :
+ Un premier chapitre offert gratuitement
+ La qualité des dessins
+ C'est prenant et ça s'annonce explosif

Point négatif :
– C'est vraiment le minimum qui est proposé là
– La qualité du papier, mais c’est compréhensible sur ce format

Contenu et auteurs :
Harbinger Wars 2 #0 (2017) par Eric Heisserer, Raúl Allén & Patricia Martín

© 2019, Bliss Éditions

Kaijumax - chapitre 1


Le premier chapitre de Kaijumax a été proposé gratuitement l'année dernière à l'occasion du « Free Comic Book Day France » et dans mon cas, j'ai eu la chance d'en recevoir une copie de la part de Bliss Éditions, après ma commande de septembre dernier. Avant tout, il faut savoir que Kaijumax n'est pas une licence appartenant à Valiant, mais à Oni Press, une maison d'édition américaine spécialisée dans le roman graphique. Bliss ne se prive ainsi plus de varier son offre et ce n'est pas nécessairement une mauvaise idée, surtout qu'on a là, une belle pépite qui m'a montré qu'on pouvait être séduit en moins de vingt pages.

C'est du moins, la conclusion que je me suis fait à la lecture du premier numéro, qui nous invite à suivre Electrogor dans sa mésaventure, lui qui est arrêté alors qu'il cherchait à manger pour nourrir sa famille. Il est enfermé dans une prison pour monstre et n'a qu'une envie, la quitter le plus vite possible et retrouver son foyer pour deux raisons... que je préfère ne pas dévoiler et qui lancent réellement cette histoire.

Ce n'est certes, pas l'histoire du siècle, ce n'est pas très original, mais ça marche, ça me donne personnellement envie de lire la suite. Entre la dangerosité des prisons, le temps qui défile, le fait que le protagoniste principal se retrouve très vite dans les problèmes, on a là un condensé ce qui peut arriver de pire et la curiosité de voir comment le personnage va s'en sortir (en partant du principe qu'il s'en sortira).

Ne vous fiez pas à la première page de couverture et aux dessins pour valider -ou non- cette œuvre. Zander Cannon a un coup de crayon particulier, je le reconnais et il est loin de me séduire, c'est peu détaillé, les traits sont trop arrondis, mais c'est un style osé, car il y a un vrai contraste avec le fond qui est sérieux, le fait que ça soit autant coloré, rend le tout plus beau que ça ne l'est. J'ai réussi à m'y faire, alors que je n'ai qu'une vingtaine de page sous la main. Indirectement, on se dit que les illustrations passent au second plan dans ce genre d'histoire, même si on est d'accord qu'il faudra lire l’œuvre entièrement pour pouvoir trancher définitivement sur la question.

Conclusion : Ça donne envie

Je ne vous le conseille pas maintenant, car je n'ai lu que le début et ce serait maladroit de ma part de vous inciter à acheter une œuvre à la simple lecture des premières pages, de même que je donnerai un avis plus constructif et complet quand j'aurai le bouquin entre mes mains. J'avoue en revanche, que j'ai rarement été aussi pressé de lire un livre à la simple lecture du premier chapitre, je suis assez séduit et met Kaijumax dans ma liste de futurs achats.



J'ai aimé :
+ La gratuité (bah oui, je ne vais pas cracher dessus)
+ La beauté des planches, les couleurs qui donnent vie à celles-ci
+ L'histoire qui démarre vite et se montre excitante

J'ai moins aimé :

– La qualité du papier, mais c’est compréhensible sur ce format
– Le style graphique de l'auteur trop simple

Contenu et auteurs :
Kaijumax #1 (2015) par Zander Cannon

© 2019, Bliss Éditions

23 janvier 2020

Unity : dans la toile du Dr. Silk

Il y a quelques mois, j’ai commandé deux comic books de l’éditeur français Bliss : Valiant High et Ivar, Timewalker. Deux œuvres qui ont malheureusement pris la poussière sur l’étagère, car j’étais en pleine lecture des intégrales X-Men et personnellement, je n’aime pas démarrer plusieurs lectures en même temps.

Je voulais donc terminer la série Marvel des années 60 avant de tourner progressivement mon regard sur mes dernières acquisitions.

Sauf qu’aux côtés de celles-ci, j’ai également reçu deux petits cadeaux, tous deux issus du « Free Comic Book Day France ». Ma lecture du jour concerne justement un de ces deux ouvrages, en l’occurrence, « Unity : dans la toile du Dr. Silk » de Matt Kindt (scénario), Cafu (dessins) et Brian Reber (colorisation).

Le comic book nous plonge dans une course contre la montre, puisque le Dr. Silk a dans l’idée de contaminer toute la planète via un virus. Livewire a disparu, alors qu’elle enquêtait près de la base du docteur et c’est donc ce qui pousse le MI-6 a réunir Unity, un groupe de super-héros ayant déjà fait ses preuves par le passé. C’est ainsi dans l’optique d’aider Livewire et de stopper le Dr. Silk, que X-O Manowar, Ninjak et l’Eternal Warrior furent à nouveau réunis.

Une petite histoire bien sympathique et prenante, qui mêle science-fiction, action et un peu d’humour, sur le peu que j’ai pu lire.

Ce qui m’a surtout plu, au-delà même des personnages principaux, c’est l’antagoniste que je trouve très intéressant dans sa manière de voir les choses et son évolution psychologique à travers les quelques flashbacks du récit. Il a réussi à piquer ma curiosité et j’ai bien envie d’en savoir plus sur lui.

À noter également un style graphique qui en met plein les yeux. Je ne connaissais pas Cafu et bien désormais, je tâcherai de retenir son nom. Les planches sont très belles, l’animation est plutôt fluide notamment grâce au bon découpage des cases. Je n’ai eu aucun mal à comprendre ce que je voyais.

Conclusion : Du lourd en perspective

Alors que je m’attendais à avoir beaucoup de mal à comprendre l’histoire et cerner les personnages, pensant d’avance que j’allais être perdu au milieu du vaste univers Valiant, j’ai été stupéfait positivement par ce petit ouvrage. Le rôle de ce cadeau était d’essayer de charmer le lecteur pour qu’il en vient à acheter la série et bien sachez que je suis conquis. S’il est difficile de juger une toute petite partie de BD, il faut savoir que ce qui est proposé là est un récit complet, difficile de se plaindre, merci encore à Bliss Comics pour le cadeau.

★★★★★

Points positifs :
+ Découvrir un nouvel univers, une nouvelle équipe
+ Des numéros plaisants
+ Un récit complet, offert gratuitement
+ La qualité des dessins
+ Le Dr. Silk

Point négatif :

– La qualité du papier, mais c’est compréhensible sur ce format

Contenu et auteurs :
Unity #5-7 (2017) par Matt Kindt, Cafu & Brian Reber

© 2017, Bliss Éditions