
Tantôt aimé, tantôt haï, la propagande de J. Jonah Jameson continue de faire son effet sur la population locale, n'aidant pas Spider-Man à se faire respecter. Mais en bon héros, celui qui est partagé entre ses études, son petit job et sa vie personnelle, n'hésite pas à se démener pour aider ses concitoyens et protéger sa ville de New York. Une routine qui -malheureusement- se ressent bien après avoir lu les précédents numéros, rien ne change et c'est bien dommage.
Alors que j'espérais une évolution dans le personnage après trois ans d'aventures, je commence à me rendre compte qu'à l'époque, cette formule semblait trop marcher pour la changer. Se faisant on a des auteurs qui n'avaient peut-être pas cette volonté ou obligation de devenir mature, changer l'écriture des histoires et offrir un contenu un peu différent.
Résultat, on se retrouve avec une intégrale proposant des numéros qui reposent sur le même schéma, encore et encore.
Est-ce le volume de trop ? Serais-je tenté de me dire.
Bien entendu, la réponse est non. Du moins, pas encore. J'aime suivre le personnage, je prends toujours plaisir mais je suis légèrement agacé que le synopsis n'avance pas d'un pouce, quand bien même on arrive à la moitié des années 60.

Je souhaite également pointer du doigt cette utilisation des ennemis déjà existants, accentuant cette impression d'être bloqué dans une spirale du déjà-vu. Alors oui, certains grands personnages ont fait leur première apparition en 1965, je pense notamment au Scorpion, au Scarabée et à l'Homme de Lave, mais ça s'arrête là sur les treize numéros composants ce livre. D'autres antagonistes sont apparus cette année-là, mais ils peinent à se rendre intéressant et marquer les esprits.
J'ai aussi eu le sentiment que le narrateur ne vendait plus autant les numéros, dans les premières pages. Peut-être a-t-on là les prémices d'un changement à venir ? Je l'espère.
Par contre, la grosse force de cette intégrale, se situe au niveau de l'Annual, mettant en scène le Docteur Strange. Steve Ditko, le père du personnage a ainsi pu se faire plaisir et c'était plutôt chouette à lire. Ce serait malhonnête de ma part de ne pas mentionner l'arrivée de Peter Parker à l'université, seul moment où l'histoire avance et où on voit l'apparition de Gwen Stacy et Harry Osborn. Quelque chose me dit que ces deux-là vont avoir une petite importance à un moment donné.
Conclusion : Déjà-vu
Comme pour la précédente intégrale, Panini Comics nous offre ici douze numéros, plus un en bonus. Celle-ci souffre de la redondance des numéros qui la composent. Il y a cette impression qu'on est arrivé au bout du rouleau et que Stan Lee doit revoir sa copie pour la suite. Le mieux est d'espérer une avancée dans l'histoire et ne pas avoir cette sensation de faire du surplace. À voir ce que donnera l'année 1966, mais me concernant, je compte digérer un peu cette lecture et retourner vers les X-Men.
★★★☆☆
Contenu :
The Amazing Spider-Man (1965) #20-31
The Amazing Spider-Man Annual (1965) #2
© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

