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20 avril 2026

L'Empreinte du Mal

FCBD
Batman Damned
Batman White Knight
Tortues Ninja : Leonardo

13 avril 2024 = Corps et Âme

01 avril 2025

SPIDER-MAN : BLEU

Cela peut surprendre aujourd'hui, mais il fut un temps où Marvel est passé tout près de la liquidation judiciaire. Pour se relancer, celle que l'on surnomme la « Maison des Idées » a dû revoir sa politique éditoriale et c'est ainsi qu'est né le label Marvel Knights. Ce dernier proposait en grande partie des histoires courtes ne s'étalant pas sur plusieurs volumes et étant ainsi accessible à un plus grand nombre de personnes. Composé de six numéros sortis entre 2002 et 2003 et regroupés sous la forme d'un album que je vais évoquer aujourd'hui, SPIDER-MAN : BLEU est l'un des comic books ayant réussi à marquer cette époque, au point de devenir un classique de l'éditeur.

Si c'est devenu un récit qui a tant marqué les lecteurs, c'est parce qu'il se démarque beaucoup des comic books traditionnels.

On y suit Peter Parker en train de s'enregistrer sur un magnétophone. Il parle en réalité à Gwen Stacy, son premier amour, sauf que... cette dernière n'est plus de ce monde. Parker n'est pas devenu fou, il sait très bien que Stacy ne pourra écouter ses enregistrements, mais il a ce besoin de dire ce qu'il a au fond de son cœur ; ce qu'il n'a pas pu ou pas eu le temps de dire lorsqu'elle partageait son quotidien.

Dès les premières pages, on comprend qu'on a entre les mains, un album spécial, qui montre que les super-héros, peuvent offrir autre chose que les habituelles batailles entre gentils et méchants. Le récit est triste, l'action est au second plan, mais cela ne dérange aucunement, dans la mesure où Spider-Man a longtemps été un super-héros attachant grâce justement à ce genre d'histoires. Jeph Loeb a compris cela et nous a offert un comic book accentuant un peu plus le riche héritage de l'homme-araignée.


 Sur ce registre, Peter Parker est d'ailleurs, l'un des personnages les plus intéressants à suivre, son héritage n'a cessé de s'enrichir au fil des ans et des récits.

13 février 2025

JOURNALISTE

La vérité n'est pas toujours celle que les médias diffusent... du moins, c'est ce que constate Mineo Mutsu, journaliste au sein du Maiasa Shinbun. Intègre et loyal envers ses lecteurs, Mutsu entend bien se battre pour que l'information transmise aux lecteurs soit la plus authentique possible.

C'est le pitch de JOURNALISTE, un manga en deux tomes, signé Masao Yajima et Fumio Obata. Sorti initialement en 2007 au Japon sous le nom de NEWSMAN, il débarque deux ans plus tard en France via les éditions Delcourt ; à noter qu'il n'est plus commercialisé aujourd'hui.

Et d'une certaine manière, ce n'est pas une surprise, étant donné que le manga a connu un succès très relatif ; ce que je peux comprendre, puisque j'ai eu du mal à l'apprécier.

Selon moi, il y a un gros problème dans JOURNALISTE, c'est que très vite, on sait à quoi s'attendre en tournant les pages et cela impacte l'intérêt que l'on peut avoir pour l'oeuvre.

Il faut dire qu'aborder le thème de la désinformation dans le journalisme, c'est mettre en avant un sujet qui ne nécessite pas d'être présenté en profondeur pour être compris par les lecteurs. C'est pourquoi je pense que les auteurs devaient nous surprendre, prendre des risques, nous proposer un récit qui avait pour mission de nous convaincre que lire JOURNALISTE n'était pas une perte de temps, quand bien même le manga ne s'étend que sur deux tomes. Finalement, il n'en a rien été. Masao Yajima offre certes, quelques bons chapitres, qui restent plaisant à lire, mais qui se ressemblent plus ou moins, puisqu'ils traitent du même sujet. Par conséquent, le contenu des histoires proposées est ainsi toujours similaire, et donc souvent prévisible. Cela engendre une redondance dont on se serait bien passé.

Je pense que si le fil rouge de l'histoire avait été plus important qu'il ne l'a été, JOURNALISTE aurait pu exploiter une - grande - partie du potentiel que peut offrir une histoire traitant du thème de la corruption dans les médias. Malheureusement, l'évolution de la situation personnelle de Mutsu a surtout ressemblé à une histoire annexe qui ne bénéficiait généralement que de deux ou trois pages par chapitre. C'est vraiment dommage, car en sachant que les choix du protagoniste principal ont des conséquences sur les rapports qu'il entretient avec sa femme - et que cela a des répercussions aussi sur sa fille - le manga aurait pu avoir un côté encore plus dramatique. Sur la même idée, on peut pointer la simplicité du personnage principal, qui n'est pas influencé par les problèmes de sa vie personnelle, ne remet jamais en question ses choix et ce, malgré les conséquences qu'ils peuvent avoir. D'une certaine manière, on peut dire qu'il frôle la caricature.

Enfin, pour évoquer brièvement les dessins, j'avoue avoir eu beaucoup de mal avec le style de Fumio Obata. Il faut être très attentif pendant la lecture pour reconnaître certains personnages secondaires d'un chapitre à l'autre. Il y a aussi un manque de fluidité sur quelques planches et un coup de crayon qui n'arrive pas à me séduire [cheveux, mâchoire].

CONCLUSION : Certes, JOURNALISTE commence de manière plaisante et propose un récit qui se veut positif, mais la balance ne penche pas nécessairement vers le bon côté, à cause d'un manque d'idées, de prises de risques et d'une fin abrupte. En un sens, il n'est pas très regrettable que le manga se termine aussi vite. On a beau avancer dans la lecture, celle-ci ne gagne ni en intérêt, ni en qualité. Les chapitres se ressemblent à tel point qu'on a la possibilité de lire certains d'entre eux dans le désordre, sans être perdu dans l'histoire. Et comme si cela ne suffisait pas, le personnage principal peine à se montrer intéressant et réaliste, dans une œuvre qui se revendique comme telle.

MA NOTE :
2,50

MON RAPPORT AVEC CE MANGA : Quand j'étais au collège, j'ai eu l'occasion de l'emprunter à la bibliothèque et je me souviens avoir lu le premier tome. Je me souviens avoir aimé et je crois qu'à l'époque, le second volume n'était pas encore sorti, ce qui peut expliquer pourquoi je ne l'ai jamais fini avant de m'être décidé à le lire entièrement cette année.

30 décembre 2024

EYESHIELD 21

Eyeshield 21 est un manga qui nous invite à suivre Sena Kobayakawa, fraîchement admis au lycée Deimon. À l'image de beaucoup de facultés, de nombreuses activités sportives y sont proposées, dont le football américain, via un club qui ne comporte que... trois membres. Et c'est à la suite d'une ruse sans pareille du capitaine de l'équipe, que le jeune Sena devient le nouveau quarterback des Deimon Devil Bats. Dès lors, l'aventure commence pour notre jeune héros qui va - au travers des matchs qui vont s'enchaîner - tout faire pour conduire son équipe vers le Christmas Bowl.


17 décembre 2024

WALKING DEAD TOME 1 : PASSÉ DÉCOMPOSÉ

Comme beaucoup de personnes, c'est par le biais de la série tv que j'ai connu The Walking Dead. Par ailleurs, c'est parce que j'avais été séduit que j'ai acheté les premiers tomes, j'attendais toutefois de finir l'entièreté des épisodes avant de commencer la lecture du comic book. Et ma foi, ce fut difficile d'aller jusqu'au bout, tant mon intérêt pour la série tv déclinait au fil des saisons. Quoi qu'il en soit, c'est en faisant abstraction de tout ce que j'ai connu de l'oeuvre, que j'ai lu ce premier album.

Pour ce qui est de l'histoire, on y suit Rick Grimes, un shérif d'une banlieue d'Atlanta (en Géorgie) qui se prend une balle au cours d'une intervention et tombe dans un coma. À son réveil, le monde qu'il a connu n'est plus le même, des morts-vivants se baladent dans les rues et s'attaquent aux humains et animaux ; quiconque est mordu ou griffé se transforme en zombie. Grimes n'a dès lors, plus qu'un objectif, retrouver et protéger sa famille.

La première chose que l'on peut remarquer, c'est le rythme très rapide par lequel les évènements s'enchaînent. En moins de trois pages, on est déjà directement dans le vif du sujet. Étant donné que le personnage principal est seul au début du récit, il y a logiquement très peu de dialogue et quand il y en a, c'est le minimum qu'il faut pour comprendre et lancer définitivement l'intrigue. C'est prenant, encore plus quand on remarque les différences avec la série tv, on se dit que les protagonistes et les rapports qu'ils entretiennent entre eux, peut nous mener vers un cheminement scénaristique contraire à ce que l'on peut imaginer. Du reste, j'attends de voir le traitement des personnages. Sur ce premier volume, ils nous sont présentés, on entrevoit quelques traits de caractère sur certains, mais sans plus ; je suis curieux de suivre leur potentiel développement, sur les prochains tomes.

En ce qui concerne les dessins, je suis partagé. D'un côté, j'apprécie le style de Tony Moore, qui a un coup de crayon disons... généreux ; les personnages et environnements sont très riche en détails, il y a aussi un vrai travail qui est fait sur l'ombrage, mais à côté, on a un également sérieux problème de fluidité entre les cases. Certains passages manquent d'animation, j'ai ainsi eu du mal à imaginer et comprendre comment passer d'une case à l'autre. J'ai appris en plus qu'il s'agissait du seul tome de la série sur lequel Moore a travaillé, donc à voir si le prochain dessinateur comblera ce problème.

CONCLUSION : UN (TRÈS) BON PREMIER TOME D'UNE SÉRIE QUI PROMET BEAUCOUP

De toute évidence, ce premier volume de Walking Dead a des arguments pour séduire et ce, que  vous avez vu la série tv ou que vous ne connaissez rien à l'univers de cette dernière. Robert Kirkman a posé le contexte de son histoire et a les clés en main pour offrir le meilleur à son récit, tant il a devant lui, une multitude de directions qu'il peut donner à son intrigue. Quant à Tony Moore, il offre ici un travail remarquable, à tel point qu'il est presque regrettable de ne pas le voir sur la suite de la série. Quoi qu'il en soit, il m'est impossible de ne pas vous conseiller Walking Dead.

 MA NOTE : 4,25
MES POINTS POSITIFS MES POINTS NÉGATIFS
+ une histoire prenante qui engendre des enjeux importants
+ des dessins riches en détails
+ des différences avec la série TV qui rendent la BD indispensable
- un manque de fluidité sur certaines pages

SCÉNARIO ROBERT KIRKMAN
DESSINS TONY MOORE
 ÉDITEUR VO IMAGE COMICS
 ÉDITEUR VF DELCOURT
 CONTENU THE WALKING DEAD #1-6

11 décembre 2024

WOLVERINE : LES ORIGINES

Ces dernières années, Urban et Panini ont multiplié les opérations spéciales pour attirer davantage de monde vers le comic book et espérer surfer sur la popularité des super-héros au cinéma. Pour s’y faire, les deux éditeurs ont misé sur des récits complets à faible prix, afin de ne pas noyer les nouveaux lecteurs qui peuvent profiter d’une histoire sans se perdre et tout ça, sans débourser beaucoup d’argent. C’est dans le cadre d’une de ces offres spéciales que j’ai pu découvrir l’album que je vais aborder aujourd’hui. Et si comme moi, vous avez d’abord connu le film du même nom, vous avez forcément eu un peu (beaucoup ?) d’appréhension avant d’ouvrir Wolverine : Les Origines. Heureusement, il n’y a rien de comparable, tant la qualité du récit proposé par Paul Jenkins est bien supérieure à ce que nous avons eu sur grand écran.

L’intrigue prend place à la fin du XIXe siècle, dans une plantation canadienne. On y suit principalement deux jeunes garçons qui, malgré leur amitié, doivent vivre avec les frictions ponctuelles qui existent entre leurs pères ; l’un travaillant pour l’autre. Jusqu’au jour où un évènement dramatique vient basculer leur vie, à tout jamais.

Difficile d’en dire plus, sans aller jusqu’à révéler des éléments importants qu’il est bon de découvrir par soi-même. En revanche, on peut aisément dire que c’est un récit qui arrive à nous surprendre, qui joue sur nos préjugés et nous rappelle qu’on a tort de penser tout savoir du futur Wolverine. L’album est tout aussi étonnant, dans la mesure où il s’éloigne beaucoup des comic books habituels remplis d’action ; on a davantage une histoire qui met l’accent sur ce que les différences sociales peuvent engendrer et comment elles influencent les gens.

Pour ce qui est des dessins, il fallait une valeur sûre pour magnifier cette histoire et Andy Kubert a répondu présent. C’est illustré de bien belle manière ; à l’image du récit, le dessin s’écarte des standards habituels, on sent tout de suite qu’il y a un travail manuel derrière les planches, qu’on est loin des travaux numériques qui se multiplient de nos jours, un « vrai » coup de crayon, notamment sur les dégradés, l’ombrage, c’est fin, détaillé, les arrière-plans sont fournis et les couleurs chaudes utilisées respectent la nature de l’œuvre, parce qu’elle donnent vraiment ce sentiment que l’action se passe dans le passé, à une tout autre époque.

Je m’en voudrais de ne pas évoquer les couvertures originales de Joe Quesada, qui sont un vrai régal pour les yeux ; j’en veux d’ailleurs, énormément à Panini Comics de ne pas avoir choisi l’une d’entre elles pour cet album. Au lieu de ça, Panini s’est contenté de reprendre une case où l’on voit Wolverine et a zoomé dessus, ce qui donne cette première page de couverture granulée avec beaucoup de points, pas la plus belle. C’est d’ailleurs pour cela que je compte revendre l’album, malgré la qualité indéniable de celui-ci, j’essayerai de le trouver dans une autre édition, avec une première page de couverture plus à mon goût, pourquoi pas en VO ou en occasion, histoire de ne plus financer Panini qui m’a perdu avec ses choix éditoriaux discutables.

CONCLUSION : UN COMIC BOOK À POSSÉDER

Achetez-le, lisez-le et prêtez-le notamment à ceux qui, dans votre entourage, souhaitent lire des comic books mais qui n'osent pas se lancer dans cet océan de choix. Wolverine : Les Origines est une histoire complète, unique et une porte d'entrée dans cet univers des super-héros. Dommage que la forme n'est parfois pas au niveau du fond.

MA NOTE : 4,50

MES POINTS POSITIFS :
 un récit accessible, tout public et surprenant
des dessins magnifiques
les couvertures originales

MES POINTS NÉGATIFS :
la première page de couverture

CONTENU :
➜ WOLVERINE : THE ORIGIN (2001) #1-6

11 septembre 2024

ULTIMATES : SUPER-HUMAIN

Oyez, oyez.

Vous souhaitez lire des comic books sans savoir par où commencer ? Et bien sachez qu'avec ULTIMATES, l'éditeur Panini Comics vous offre une belle porte d'entrée pour suivre vos super-héros préférés (ou pas) dans un univers tout neuf, sans devoir aller lire des récits en amont pour comprendre l'histoire proposée.

Après une décennie 90 qui a presque été fatale pour Marvel et qui a mis en lumière les choix éditoriaux douteux qui avaient été pris, les années 2000 furent l'occasion pour la "Maison des Idées" de prendre un nouveau départ, et c'est ce qu'a fait l'éditeur avec la création de l'univers Ultimate.

Fini les comic books nécessitants de lire d'autres récits en amont pour comprendre les histoires proposées ; avec ce nouveau point de départ, les lecteurs n'avaient plus à se soucier des problèmes de continuité et pouvaient retrouver leur(s) héros favoris dans un contexte tout frais et surtout moderne. Pour cette nouvelle lancée, quatre licences furent choisies : Spider-Man, les X-Men, les Quatre Fantastiques et les Avengers. C'est justement ces derniers dont il est question aujourd'hui ; l'album que je vais évoquer propose les six premiers numéros de la série. Une série qui a servi de base pour la création de l'Univers cinématographique Marvel (MCU), rien que ça.

L'occasion de retrouver les super-héros que l'on voit au cinéma ? Oui... plus ou moins.

On remarque que les auteurs se sont inspirés de la série originale de 1963 pour composer l'équipe de super-héros ; exit donc Hawkeye et Black Widow que l'on a eu l'habitude de voir sur le grand écran et bonjour Ant-Man et la Guêpe. Là où l'on sent vraiment l'inspiration, c'est sur l'apparence de Nick Fury ; Bryan Hitch a en effet illustré le personnage de sorte à ce qu'il ait les traits de l'acteur Samuel L. Jackson ; c'est donc tout naturellement que ce dernier a été choisi pour interpréter ce rôle dans le MCU, six ans après.

En parlant de Hitch, cet album regorge de planche 

Au niveau du scénario, l'antagoniste présent dans cet album n'en est pas vraiment un, mais l'équipe des Avengers a tout de même un adversaire à combattre et je dois dire que la tournure des évènements a de quoi étonner. 

04 juillet 2024

SPIDER-MAN : LA DERNIÈRE CHASSE DE KRAVEN

Voilà un comic book qui a été vendu comme l'un des récits majeurs de Spider-Man, un des plus marquants et une des histoires qui a séduit le plus de lecteurs. Autant vous le dire tout de suite, l'attente était grande au moment où j'ai ouvert l'album et c'est probablement à cause de tout cela que j'ai été quelque peu déçu durant la lecture... du moins, au début. Je dis cela, parce que au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire, je sentais que je lisais quelque chose de spécial.

Certes, je n'ai pas aimé la narration, notamment ces dialogues simultanés de Peter Parker, même si je comprends parfaitement leur fonction narrative, tout comme je n'ai pas spécialement été séduit par les dessins de Mick Zeck ; mais les auteurs ont réussi à donner un ton particulier à ce récit.

J'ai senti que John Marc DeMatteis voulait dépeindre Kraven comme un ennemi différent de ce qu'a connu Spider-Man et très franchement, c'est réussi. Entre la raison qui l'amène à chasser le héros, ce qu'il réalise par la suite, qui m'a d'ailleurs choqué tant je ne m'y attendais pas, on voit vraiment cet antagoniste différemment. À la fin de la lecture, je me dis que c'est clairement une histoire qui fera date.

Je n'ose toutefois imaginer à quel point cela a été embêtant pour les lecteurs de l'époque pour suivre cette saga en six épisodes ; les chapitres étaient répartis sur trois séries (Amazing Spider-Man, Web of Spider-Man et Spectacular Spider-Man).

31 décembre 2023

Le syndrome d'apnées du sommeil a gâché mon année 2023

L'année 2023 a été particulièrement pénible pour moi, pour une raison peu commune. Ce qu'il m'est arrivé est sorti de nul part et fut une énorme contrainte dans ma volonté de lire des BD.

J'ai été atteint du syndrome d'apnées du sommeil.

Il s'agit d'un trouble du sommeil qui se manifeste par une fatigue extrême chronique. Pour être plus concret, j'étais obligé de dormir à chaque fois que je rentrais du travail. Si ce n'était que cela, ça irait, mais malheureusement pour moi, il m'arrivait, tous les jours, de perdre mes forces et ma concentration. J'étais ainsi, souvent amené à dormir, sans même le vouloir, que ce soit à la maison ou même dans la salle de pause, au travail ; ce qui engendrait quelques moqueries de la part de mes collègues (rien de bien méchant, tout de même). Parfois, ça devenait même dangereux, dans la mesure où je pouvais tomber de ma chaise de bureau ou commencer à bailler toutes les dix secondes, quand je conduisais plus d'une vingtaine de minutes environ. En faite, j'ai très vite remarqué que lorsque j'étais passif, mon cerveau se forçait lui-même à se mettre en veille, c'est en tout cas, de cette manière que je voyais les choses.

Forcément, quand je lisais un livre, il ne se passait pas deux minutes sans que celui-ci ne tombe de mes mains et que je me mette à dormir. Il fallait que je sois debout ou que je travaille, que je fasse quelque chose pour rester éveillé.

Et c'est la raison pour laquelle, je n'ai presque rien lu en 2023.

Il y a bien la série Monster (18 tomes), mais la plupart furent lu sur la fin de l'année précédente. L'Empreinte du Mal (2 tomes) est très court et je ne parle même pas des échantillons de comic books issus du Free Comic Book Day qui ne dépassent généralement pas la vingtaine de pages.

Par ailleurs, sur le peu que j'ai lu, j'ai dû user de stratagème pour aller au bout de la lecture. Je lisais souvent le matin, car c'était le moment dans la journée où j'avais le moins sommeil... mais même dans ce cas précis, il m'arrivait de m'endormir, même après des nuits de sommeil longues de plus de dix heures ; je dormais parfois beaucoup pour voir si cela atténuerait cette maladie, mais ce n'était pas le cas, hélas. Parfois, je mâchais du chewing-gum pendant la lecture, ou alors je lisais à haute voix pour rester le plus actif possible, mais ce n'était pas toujours évident.

Bien entendu, je ne vois pas cela comme une fatalité, je sais que cela se soigne et je suis déjà allé voir un médecin pour entamer la procédure de guérison. Cela me fera un bien fou, aussi bien dans ma vie et je pourrais à nouveau profiter pleinement de ma passion pour les mangas/comic books.

J'ai voulu centrer cet article sur ce problème qui me pourrit la vie et pas vraiment sur mes lectures, car il n'y a de toutes évidences, pas grand chose à dire sur le peu d'oeuvres que j'ai lu. Je vous avoue même que je n'ai pas réussi à pleinement profiter de la qualité de la série Monster et Dieu sait que c'est un manga que j'affectionne, mais je compte de toute façon le relire un jour, j'achèterai même la série dans son entièreté. En attendant, je vais tout faire pour que 2024 me fasse oublier cette année 2023.

MICKAEL

21 décembre 2023

Monster

Si vous me lisez régulièrement, vous savez à quel point j'apprécie Naoki Urasawa. J'ai notamment eu l'occasion de lire 20th Century Boys, dont vous pouvez retrouver la critique en cliquant sur le lien ci-dessus. Je suis également allé à l'exposition qui lui était consacrée courant 2018. Il n'était donc qu'une question de temps avant que je ne lise Monster, que beaucoup considèrent comme son œuvre la plus aboutie, sa série phare.

Je dis question de temps... mais pas vraiment. En réalité, j'ai déjà lu ces deux mangas, mais c'était il y a plus de 15 ans, à une époque où j'étais encore un peu immature, où je n'arrivais pas trop à apprécier les mangas du genre seinen, pour diverses raisons. C'était également une époque où je n'arrivais pas - parfois - à comprendre totalement les subtilités que pouvaient avoir certaine œuvres. 




Monster est l'un de ces « seinen » que j'ai eu l'occasion de lire quand j'étais plus jeune, à une époque où la bibliothèque de mon quartier n'avait qu'un choix limité de mangas à emprunter. Pourtant, malgré mon immaturité, Monster a été l'une des rares séries dont je garde un souvenir plus que positif et ce, depuis presque vingt ans déjà.


Quand j'étais plus jeune, la bibliothèque située près de chez moi ne proposait que peu de mangas et très vite, après avoir lu la quasi-totalité des oeuvres jeunesses, j'ai dû me tourner vers les mangas pour adultes ; ce que l'on appelle les « seinen ». Parmi eux, une oeuvre qui - malgré mon immaturité de l'époque - aura su me séduire, me laisser un sentiment positif vis-à-vis d'elle et ce, pendant presque vingt ans.

Vous l'aurez compris avec le titre de cette critique et cette première page de couverture, je vais aujourd'hui parler de Monster ; un manga d'un certain Naoki Urasawa. C'est ce même auteur qui nous a également offert 20th Century Boys, que j'ai abordé sur ce blog en 2017. Et si je l'ai énormément louangé auparavant, nous sommes pourtant nombreux à considérer que c'est avec Monster qu'Urasawa a atteint le pic de sa très riche carrière de mangaka. D'ailleurs, si on me demande quel est le meilleur manga de l'histoire, je ne serais pas loin de penser qu'il s'agit de celui-ci et croyez-moi, je pèse mes mots.

Monster nous invite à suivre les mésaventures du docteur Tenma qui, par principes et valeurs morales, décidé de sauver la vie d'un jeune garçon, plutôt que celle du maire de la ville, arrivé à l'hôpital après le jeune enfant. 

Pour des raisons que j'évoquerai dans le bilan que je ferai ce 31 décembre, j'ai mis énormément de temps pour lire Monster. Pourtant, s'il y a bien un manga qui se lit rapidement, qui est prenant, c'est celui-ci ; autant pour les promesses que donne son scénario, que par le déroulement des évènements qui y surviennent.

Cette oeuvre est tellement riche, il y a énormément de choses à dire, ce qui fait qu'il m'est difficile de vous la présenter. La première page de couverture, que vous pouvez voir sur la gauche, vous donne tout de même une idée de l'histoire que propose Naoki Urasawa. Pour vous la résumer brièvement, il faut savoir qu'on suit un docteur, qui a choisi de sauver la vie d'un enfant plutôt que celle d'un politicien, parce que ayant ce principe que toutes les vies ont la même valeur, le Docteur Tenma 

J'avais déjà lu 20th Century Boys, un manga dont je ne taris pas d'éloges ; mais avec Monster, Naoki Urasawa est à un autre niveau et montre une nouvelle fois pourquoi il est le taulier de l'industrie de la BD nippone.




---> la trame originale

---> toute l'enquête qui mène à Johan

---> l'apparition de personnages et leur utilité

---> la tension qu'il pouvait y avoir en Allemagne de l'est est bien retranscris

---> toujours aussi intéressant de voir comment l'auteur réussit à mettre son personnage principal en retrait et ceux, pendant plusieurs chapitres, comme s'il n'était pas le point central

03 juin 2023

Il est temps de parler des animes

Depuis l'ouverture de ce blog en 2015 et cette envie de parler de mes lectures que j'ai eu, il ne s'est pas passé une année, sans que je ne réfléchisse à diversifier le contenu que je partage. D'abord freiné par le manque de confiance en moi ; parce que j'étais comme dans une zone de confort où je faisais uniquement ce que je savais faire et j'avais l'impression que ça me suffisait ; j'ai ensuite surtout manqué de temps, malgré un tas d'idée pour le blog, qui ne demandaient qu'à sortir de mon esprit.

Moi qui suis très maniaque et qui m'oblige à finir une oeuvre dans son format d'origine avant d'aller découvrir les dérivés qui existent, voilà que j'ai récemment décidé de changer mes habitudes. Mon frère et un collègue de travail m'ont ainsi conseillé quelques animes. Cela me permettra d'élargir ma passion et de ne plus me bloquer volontairement, comme dans le passé.

C'est pourquoi, à partir de maintenant, je parlerai également des animes/films qui découlent des mangas.

Pour le blog, l'effet sera doublement bénéfique. Le contenu sera davantage varié et le site sera mis à jour, plus régulièrement. Je pourrais même revenir sur d'anciennes lectures, si j'aborde les animes des mangas que j'ai lu autrefois, comme Death Note, Deadman Wonderland ou Naruto.

Je vous donne donc rendez-vous demain, pour le premier article dédié à un animé et quoi de mieux pour commencer que le chef-d'oeuvre dramatique qu'est Erased.

31 décembre 2022

Bilan de mes lectures en 2022

Le temps défile et certaines choses ne changent pas.

Si vous fréquentez ce blog depuis pas mal d'années, vous n'êtes pas sans savoir que le 31 décembre est consacré, chaque année, à un petit bilan de mes lectures sur l'année écoulée... mais pas seulement ! En effet, c'est aussi l'occasion pour moi d'évoquer les séries que je compte lire à l'avenir et de dévoiler plus ou moins mon planning de lectures. Commençons sans plus tarder ce bilan sur 2022, qui - sans trop pouvoir l'expliquer - a été une année civile similaire aux deux précédentes.

En effet, tout comme 2020 et 2021, je me suis focalisé sur les oeuvres que j'avais à la maison et donc, principalement des comic books. Un choix étonnant de ma part, je l'avoue, parce que les mesures sanitaires sont - depuis plusieurs mois - très souples dans les bibliothèques et cela me permet à nouveau d'emprunter des mangas. Donc en théorie, j'aurais dû lire davantage de BD nippones, mais ce ne fut pas le cas, la faute à mon emploi du temps qui a bouleversé quelque peu mes habitudes, me contraignant à être plus souvent chez moi, afin de récupérer de la fatigue liée au travail, parce qu'enfin, j'ai retrouvé un boulot, après plus d'un an à chercher un emploi.

C'est la principale raison qui fait que le visuel ci-dessous liste des oeuvres américaines, que j'ai en ma possession, plutôt que des séries japonaises que j'emprunte habituellement dans les bibliothèques.

J'ai lu six comic books et deux mangas. Ce n'est pas beaucoup, c'est même moins que l'année dernière, si on rentre dans le détail et qu'on commence à comparer ce qui a été lu d'une année à l'autre. Par exemple, les cinq tomes de Kingdom Hearts (2) et Atlantid (3) ne pèsent pas beaucoup face aux vingt volumes de Letter Bee, oeuvre que j'ai pu lire l'an passé. Je peux toute de même voir du positif sur ce bilan, en me disant que j'ai réussi à garder un rythme similaire à celui de l'année dernière, malgré mon nouvel emploi.

Avant d'évoquer ce que je compte lire en 2023, voici un lien menant directement aux critiques que j'ai rédigé, le chiffre entre parenthèses correspondant à la note que j'ai attribué à chacune des oeuvres.

- Iron Man : Coeur d'Acier (5)
- Hulk : Le Goliath Vert (5)
- Avengers : l'Armée d'Ultron (4)
- Punisher : Sale Boulot (4)
- Batman : l'Asyle d'Arkham (4)
- Kingdom Hearts : Chain of Memories (1)
- Atlantid (1)
- Killing Joke (5)

Maintenant que c'est fait, laissez-moi vous évoquer le nom des séries/albums que je compte lire en 2023. Côté manga, je viens de commencer Monster de Naoki Urasawa, c'est l'auteur de l'excellent 20th Century Boys que j'avais lu en 2017. Par la suite, j'ai prévu de relire Dragon Ball, que je n'avais plus relu depuis mes années collège, c'est-à-dire depuis presque quinze ans maintenant. L'objectif étant de jauger cette oeuvre qu'on ne présente plus, avec un regard plus mature, nous qui (les anciens) avons souvent tendance à mettre la série sur un piédestal. Il faudra tout de même que je m'assure de trouver tous les tomes à la bibliothèque, et ce n'est pas une mince affaire, étant donné que les jeunes ne respectent pas les règles relatives à l'emprunt de livres et rendent ainsi des bouquins avec des pages sales ou manquantes. Ainsi, trouver tous les volumes, si possible de la même édition, relève d'une petite prouesse et demande beaucoup de patience. Si cela ne se produit pas et que je dois me résoudre à annuler cette lecture, comme en 2022 d'ailleurs, j'ai une série presque aussi longue dans un coin de ma tête que j'ai bien envie de relire, il s'agit de Zatchbell ! Là encore, il s'agit d'un manga que j'avais lu il y a plus d'une décennie et j'en garde un souvenir positif. Quelques courtes séries sont également dans ma liste d'attente, comme Pokémon : Rubis et Saphir ; Alice 19th ; Corps et Âme ; et Tengu. Il s'agit d'oeuvre que j'ai pu lire quand j'étais plus jeune, à l'exception de cette troisième série Pokémon.

Place désormais aux comic books.

Et là, c'est un peu plus compliqué, parce qu'il y a tellement de séries que j'ai envie de lire, que je ne sais finalement vers où débuter. J'envisage par exemple de reprendre les intégrales Marvel avec Spider-Man et le Silver Surfer, mais j'ai tout aussi envie de lire du comic book moderne avec des albums de la collection 100% Marvel, qui sont pour certains des récits complets compilés en un seul volume. Il y a aussi chez moi, quelques collections complètes qui prennent la poussière à cause du manque de temps et qui pourtant me donnent envie. Découvrir davantage DC est aussi l'un des objectifs que je me suis fixé et l'univers New 52 semble être l'une des meilleures option, ça tombe bien puisque j'ai en ma possession les récits qui font office de "porte d'entrée" à cet univers, avec Flashpoint et les premiers numéros de Justice League. Il faudra trouver le bon équilibre, peut-être couper l'année en deux pour réussir à lire tout cela.

Voilà globalement ce que j'avais à dire aujourd'hui ; rendez-vous l'année prochaine pour voir si mes objectifs ont été atteint.

Mickael

11 octobre 2022

Killing Joke

Considéré par beaucoup de lecteurs comme un classique absolu d'Alan Moore et plus généralement de la BD américaine, Killing Joke aurait dû être une de mes priorités. Au final, j'ai dû attendre tout récemment avant de me le procurer et enfin lire le comic book.

Alors, mon verdict ? Terriblement bon !

Avant d'évoquer le fond de l'oeuvre, je voudrais juste signaler que j'ai acheté la dernière réédition en date, publiée au sein de la collection Urban Nomad, qui est destinée à attirer les lecteurs habitués aux mangas et donc aux formats de poche. Si j'en parle, c'est parce que le petit format m'aurait - en théorie - gêné au moment d'admirer les planches, mais il n'en est finalement rien. Il n'y a en effet pas besoin de loupe pour apprécier les dessins de Brian Bolland, qui collent parfaitement à cette ambiance polar propre aux aventures de Batman... parce que oui, le Joker a beau être le personnage principale de cette fiction, l'homme chauve-souris répond tout de même présent dans cet album et essaye, vous vous en doutez bien, de stopper son antagoniste.

Pour en revenir aux planches de l'illustrateur britannique, je parlais d'ambiance de romans policiers et bien cette première page de couverture nous donne une idée de ce qui peut nous attendre à l'intérieur du bouquin. On a ainsi des arrière-plans sombres, qui sont là pour marquer l'ambiance sinistre que nous avons tout au long de la lecture. L'histoire avançant en deux temps, on a également des flashbacks en noir et blanc, qui viennent confirmer qu'on a là, un comic book qui embrasse le style néo-noir. C'est un régal pour les yeux, les dessins n'ont pas pris une ride ; l'histoire racontée est tout autant fascinante.

Parlons-en justement. Dans Killing Joke, le Joker souhaite montrer à Batman que n'importe qui peut devenir fou comme lui, si la personne subit la même descente aux enfers qu'il a dû vivre. Pour appuyer son propos, le Joker décide de s'en prendre au commissaire James Gordon et essaye de prouver que même un homme de principes comme lui, n'est qu'à une journée - horrible - de devenir fou. C'est alors que Batman essaye de retrouver son ennemi le plus vite possible, alors que ce dernier s'en prend physiquement et psychologiquement à James Gordon.

C'est une histoire qui se lit très vite, il n'y a pas de temps morts, Alan Moore va à l'essrntiel et c'est très bien ainsi. Les dialogues entre les personnages sont assez profonds, ce que dit le Joker n'est pas le genre de discours banal que certains antagonistes peuvent avoir dans d'autres séries ; les scènes s'enchaînent avec fluidité, on a cette impression de regarder un film et franchement, bien que Moore est à louanger, il faut aussi dire que Brian Bolland n'y est pas pour rien et mérite également les honneurs, certains plans étant incroyablement efficace, je repense notamment à la scène où l'on voit le Joker sonner chez James Gordon. Je ne dis pas ce qui arrive par la suite, mais c'est typiquement le genre de scène qui marque.

Conclusion : À lire impérativement

Il n'y a plus d'excuses. S'il était possible de passer à côté à cause des prix élevés (14€ pour 48 pages), la nouvelle réédition en format de poche permet de lire ce chef-d'oeuvre (n'ayons pas peur des mots) pour moins de six euros. Et s'il y a bien un récit que vous pouvez lire, sans forcément avoir exploré l'univers de Batman, c'est celui-ci.

Je n'aime pas trop noter, mais si je devais donner une note, ce serait 5/5.

05 octobre 2022

Atlantid

Se devant de suivre des règles pour respecter certains codes du genre, les auteurs de shōnens peinent parfois à se démarquer les uns par rapport aux autres. Il n'est ainsi pas rare de voir des oeuvres éprouver des difficultés à trouver leur public et espérer durer dans le temps, dans une industrie où la popularité influence et détermine le choix des éditeurs, d'arrêter ou non les oeuvres en cours de publication.

Il m'est déjà arrivé par le passé de lire des mangas dont les derniers tomes me laissaient un peu sur ma faim, comme s'ils avaient été brusquement conclus par décision des éditeurs ; je pense notamment à Shaman King ou Hikaru no Go. Et il n'y a rien de plus frustrant, chez les passionnés de lecture, que de commencer une oeuvre sans jamais pouvoir connaître le fin mot de l'histoire.

C'est malheureusement pour moi, ce qu'il vient de se passer avec Atlantid, que je viens de finir et qui rentre dans la liste des nombreux mangas qui amenèrent l'auteur, en l'occurrence Hidenori Yamaji pour ce qui est d'Atlantid, à bâcler la série.

Avant de revenir sur ce qui est d'après moi, la principale raison de l'échec d'Atlantid, je vais brièvement vous présenter le pitch de départ.

Le manga nous plonge dans un Londres en pleine révolution industrielle où un jeune adolescent vole un mystérieux anneau convoité par une organisation secrète. Alors qu'il est pris en chasse, il comprend très vite que l'objet renferme des pouvoirs anciens très puissants et qu'il vaut mieux éviter que celui-ci ne tombe entre de mauvaises mains.

On peut se dire que c'est un scénario classique de shōnen, où le personnage principal va avoir la noble mission d'empêcher les forces du mal d'avoir le pouvoir et qu'il va parallèlement progresser pour pouvoir leur faire face. Comment expliquer alors ce manque de succès et l'arrêt prématuré de la série ?

J'indiquais plus haut, qu'il y avait une raison en particulier et celle-ci concerne l'abondance d'éléments mystérieux. L'auteur a visiblement voulu créer un manga se voulant "bien pensé" et a donc mis l'accent sur le mystère, avec pour objectif - probable - de lever le voile, des volumes plus tard, sur les mystères de son oeuvre, afin de lui donner cette impression qu'elle fut réfléchie en amont et que tout ce qui allait se passer était prévu depuis le départ. C'est ainsi que nous avons un personnage principal dont on ne sait pas grand chose, mis à part son nom et le fait qu'il est orphelin ; des amis à lui qui ne sont pas vraiment mis en avant et qui ne sont donc pas attachants ; une organisation secrète qui fait office d'antagoniste ; une autre organisation secrète qui semble être du côté du héros ; un objet mystérieux aux pouvoirs qui le sont tout autant ; sans oublier le cadre spatio-temporel du récit qui manque de cohérence, entre l'action étant supposée se tenir dans le Londres de 1882 et la technologie digne du XXIe siècle utilisée par certains personnages.

Trop de mystère, tue le mystère.

Il n'est pas évident pour un lecteur de s'accrocher à la lecture, lorsque rien ne lui parle et j'ai le sentiment que c'est ce qui a conduit Atlantid droit dans le mur.

Sans aucune prétention, j'ai supposé - au travers d'une conversation avec mon frère - que cette façon de faire, qui manque de sincérité et qui fut plus que maladroite, ne pouvait être l'oeuvre que d'un jeune auteur sans expérience et après vérification, il s'avère effectivement que le CV de Hidenori Yamaji était vierge et qu'Atlantid fut son premier travail.

Conclusion : Passez votre chemin

Difficile de voir Atlantid comme un manga à fort potentiel, puisque tout laisse à penser que la trajectoire qui aurait été prise, nous aurait conduit à un énième shōnen, à la fois banal et sans saveur. Le manque d'expérience et de sincérité de l'auteur, font que je n'ai pas tant de regrets que d'habitude, lorsqu'il m'arrive de tomber sur des oeuvres qui ne connaissent pas de fin. Je note tout de même un coup de crayon fin, qui permet d'enrichir les planches en détaillant celles-ci, le tout dans un style qui se prête bien aux shōnens, mais cela ne suffit pas à me faire regretter Atlantid.

Je n'aime pas trop noter, mais si je devais donner une note, ce serait 1/5.

25 août 2022

Kingdom Hearts - Chain of Memories

J'ai ouvert ce blog, il y a presque sept ans de cela et l'un des premiers mangas que j'ai abordé n'était autre que Kingdom Hearts. De mémoire, la série ne m'avait pas convaincu et il y avait des chances que je ne me décide à lire la suite. Du moins, jusqu'à tout récemment où mes frères n'étaient pas contre à l'idée de se replonger dans l'univers de Kingdom Hearts. C'est ainsi que j'ai lu Chain of Memories, la suite des aventures de Sora, en deux tomes.

Et malheureusement pour moi, la lecture fut tout aussi déplaisante qu'il y a sept ans.

Avant d'en expliquer les raisons, qui seront probablement les mêmes que sur ma précédente critique ; faisons un point sur l'histoire. Dans Chain of Memories, Sora, Donald et Dingo sont respectivement toujours à la recherche de Riku et du Roi Mickey. À mesure qu'ils avancent dans leur quête, ils se retrouvent face à une mystérieuse organisation qui les a attiré dans le Manoir Oblivion, lieu où les héros vont progressivement perdre leurs souvenirs, mais également se remémorer certains moments marquants de leur vie.

Ce que je remarque dans Chain of Memories, c'est qu'il y a moins d'action et plus de réflexion, d'échanges entre les personnages. Ce qui n'est pas forcément un mauvais point, étant donné les difficultés que connaît l'auteur à retranscrire des batailles épiques de Kingdom Hearts... du moins, c'était ce que je pensais au début. Le fait est que - malheureusement - ce choix se révèle malvenu et pour cause, ces moments "posés" n'ont pas apporté grand chose à l'histoire, ils n'ont donné aucune consistence à l'oeuvre. C'est simple, à la fin de la lecture, je me suis demandé en quoi Chain of Memories était important et je n'ai toujours pas de réponse positive à donner. Je ne sais pas encore si ce qu'il s'est passé dans ce manga va être évoqué plus tard ou aura des répercussions par la suite, mais actuellement, alors que je viens de terminer la lecture des deux tomes, je pense davantage que passer outre Chain of Memories n'aura aucun impact sur la compréhension de l'histoire.

Mes doutes sur la pertinence même de l'oeuvre est accentué par l'enchaînement rapide des évènements, si on peut appeler cela ainsi. C'était déjà l'un des points que je soulevais sur la première série, cela se ressent davantage sur Chain of Memories, puisque l'histoire ne tient que sur deux volumes, l'auteur ayant eu encore moins d'espace pour développer la trame. Difficile dès lors de se souvenir des noms des personnages, ce qu'ils font, pourquoi ils le font et ce qu'il se passe globalement dans le Manoir Oblivion, puisqu'on ne s'attarde pas du tout sur les différentes péripéties de l'aventure.

Conclusion : Je vais encore attendre quelques années avant de lire la suite

Je plaisante (ou pas) en disant cela, toujours est-il que la lecture n'a pas été passionnante et je ne me vois pas me précipiter sur la suite des mésaventures de Sora. La première série m'a laissé un souvenir amer et je pensais que le passage de Kingdom Hearts en format manga était raté ; Chain of Memories confirme mon ressenti et c'est bien dommage, car j'apprécie la licence et son univers. Le style de Shiro Amano reste le seul point positif que je souligne, puisqu'il garde son côté mignon et colle bien à l'univers de la série.

Je n'aime pas trop noter, mais si je devais donner une note, ce serait 1/5.

05 avril 2022

Batman - l'Asile d'Arkham

Il n'y a pas de doute sur le fait que Gotham City est l'une des villes les plus dangereuses de l'univers DC, mais la réputation de certains de ses quartiers n'est rien par rapport à l'Asile d'Arkham. Cet endroit regroupe les personnalités les plus folles que Batman a dû affronter et bien qu'il s'agisse avant-tout d'un hôpital psychiatrique, c'est aussi une prison condensant les pires criminels qui existent.

Alors qu'il se sait condamné par la justice pour escroquerie financière, Warren White plaide la folie pour échapper à la prison dite « classique » (Blackgate) et se retrouve ainsi envoyé dans l'Asile d'Arkham. Bien entendu, il ne connaît pas du tout ce lieu, mais va vite comprendre dans quelle mésaventure il s'est mis.

J'avais des doutes concernant la qualité de cet album, d'abord parce que la première page de couverture n'est pas à mon goût, mais aussi parce que je n'arrive pas à apprécier des dessins de Ryan Sook. Néanmoins, le contenu m'a très vite séduit, j'ai grandement apprécié la tournure des évènements avec une certaine montée en puissance de la folie, jusqu'à arriver à une situation totalement dingue, qu'on ne pourrait typiquement voir ou imaginer qu'à Arkham. Le gros point positif de ce bouquin, c'est qu'il illustre bien la dangerosité de ce lieu et ce côté malsain qui émane de l'asile. On comprend vite que Warren White a fait le mauvais choix et à mesure que l'on avance dans la lecture, on a clairement pas envie de se retrouver à sa place.

Cet album est surtout l'occasion de revoir certains des plus grands antagonistes de l'homme chauve-souris, je pense notamment au Sphinx, au Chapelier Fou, à Poison Ivy, et bien d'autres encore. Malheureusement, si le comic book prend le nom de "Batman", ce dernier n'est pas là et son absence se fait un peu sentir. Il faut tout de même dire que la présence de ses rivaux dans cet asile est légitime et est une bonne raison pour les mettre - plus ou moins - en avant et que l'histoire ne tourne pas autour du héros. Par ailleurs, derrière cette faible présence, on comprend également qu'il y a une volonté de déséquilibrer le plus possible le récit, afin d'accentuer le chaos des évènements qui se produisent. Ainsi, ne pas utiliser Batman comme une force d'opposition habituelle, permet de créer un sentiment d'impuissance face à de tels criminels. J'ai utilisé le terme "chaos" plus haut, à juste titre, puisqu'il faut légèrement s'accrocher à la lecture pour bien suivre. Le final offre paradoxalement du sens aux évènements qui se sont produits dans l'asile et conclut ce comic book d'une belle manière, confirmant la qualité du titre et les échos que l'on peut avoir sur cette série, dont l'intégralité des six numéros sont regroupés dans ce comic book.

Conclusion : Un récit qui se lit très vite, qui ne perd pas de temps pour rentrer dans le vif du sujet et qui donne envie d'explorer davantage l'univers de Batman. Je regrette cette première page de couverture et les dessins de Ryan Sook, qui n'arrivent pas à me séduire.

Note : 4/5

Contenu : Arkham Asylum Living Hell (2004) 1 à 6

30 mars 2022

Punisher - Sale Boulot

Je viens de finir la lecture de Punisher - Sale Boulot.

C'était assez plaisant, on suit Frank Castle dans sa quête de vengeance, lui qui souhaite tuer et se débarrasser des acteurs du crime. Et à l'image du personnage, ça commence très rapidement, il n'y a aucune tergiversation, on comprend très vite que le Punisher est à la fois recherché par la police, parce qu'il dépasse le cadre de la loi, mais il est également pourchassé par des malfaiteurs. Cela donne le sentiment que Frank Castle est seul contre tous et doit donc agir sans se faire repérer et vivre comme un fugitif. Bien entendu, il s'est mis dans cette position tout seul et ne semble pas la regretter, il y a un pragmatisme appuyé chez le personnage et c'est probablement ce qui fait sa force.

Comme dit plus haut, j'ai plutôt apprécié la lecture, mais j'avoue avoir eu un peu de mal avec les dessins. Non pas que le coup de crayon de Steve Dillon n'est pas à mon goût, mais j'avoue que je m'attendais à voir le Punisher tel qu'on le voit dans les couverture originales. Il faut tout de même que je vous explique ; l'édition que j'ai lue est celle de 2017, qui marquait le 20e anniversaire de Panini Comics, d'où la première page de couverture étrange que vous pouvez voir plus haut. Celle-ci a été illustrée par un dessinateur français qui s'appelle Joann Sfar. Pour les couvertures originales (ou américaines, si vous préférez), le Punisher est illustré dans un style complétement différent et visiblement, ce n'est pas Steve Dillon qui en est à l'origine, mais un certain Tim Bradstreet. En bref, c'est un style que j'apprécie tellement, que j'ai finalement acheté les 9 tomes du Punisher sortis au début des années 2000,  dont les premières pages de couvertures sont calquées sur les couvertures originales.

Pour en revenir à cet album, outre le carnage que le Punisher provoque, je n'ai personnellement pas retenu grand chose. Les deux antagonistes m'ont parus quelconque, je veux dire par là que les raisons qui font qu'ils sont opposés au protagoniste ne sont pas marquantes et il y a plus de chance de se souvenir d'eux (ou de l'un d'entre eux en particulier) pour son apparence physique, que pour ses motivations qui se résument à vouloir "tuer le Punisher".

Conclusion : Prometteur, mais...

Je n'ai lu que les six premiers chapitres de la série de 2001 et si je me fie à mes achats évoqués plus haut, j'ai en ma possession la totalité des deux séries (2000 et 2001), je vais donc pouvoir me faire une réelle idée du personnage et d'un run que beaucoup de passionnés considèrent comme iconique. Pour ma part, j'estime qu'il y a du bon, que c'est prometteur, mais que ça manque de sentiment et qu'on a là, l'équivalent d'un film bourré uniquement d'actions.

Ma note : 4/5

21 mars 2022

Avengers : L'armée d'Ultron !

La raison d'être des Avengers est toute simple : quand un ennemi est bien trop puissant et représente un gros danger pour la planète, il faut se rassembler pour ne faire qu'un face à l'adversité. En ce sens, on peut pratiquement être sûr que les aventures du groupe en mettent plein la vue, ont de l'intérêt et qu'il s'agit d'une bonne opportunité pour (re)voir certaines figures majeures "made in Marvel".

Et cet album tape en plein dans le mille avec une première aventure opposant les Avengers à Ultron et son armée de robots. C'est l'occasion pour Iron Man et ses partenaires de montrer au gouvernement son erreur de vouloir initialement se passer d'eux pour l'avenir. La seconde histoire met en avant le Leader, un antagoniste que je ne connaissais pas et que j'ai découvert sur cette BD. Samuel Sterns, de son vrai nom, a également été irradié par les rayons gamma, au même titre qu'Hulk et Abomination, à la différence près qu'il n'est pas devenu une brute de plus de deux mètres, mais un génie (du mal) disposant d'un cerveau surdimensionné.

Personnellement, j'aime découvrir des personnages et avoir cette sensation d'en apprendre un peu plus sur l'univers qui entoure certains super-héros. Pour autant, j'ai eu un peu de mal avec cet album, notamment au niveau des dessins de Manuel Garcia. Je trouve que ça manquait de fluidité d'une case à l'autre, l'action n'était pas toujours compréhensible à la première lecture. Au-delà de ça, je n'ai pas énormément de choses négatives à dire.

Conclusion : Dernière lecture de la collection Marvel Adventures, mais non la moindre. Cet album sur les Avengers est probablement celui qu'il faudrait conseiller en priorité aux très jeunes lecteurs, puisqu'il réunit les plus grands super-héros de Marvel, que ce soit Spider-Man, Hulk, Iron Man ou encore Wolverine, au travers de deux récits efficaces, dans le sens où ils sont dynamiques, où l'action n'attend pas et où la plupart des protagonistes sont mis en avant (même ce loser de Captain America).

Ma note : 4/5

15 mars 2022

Hulk : Le goliath vert

S'il est généralement boudé par l'éditeur lorsqu'il s'agit de proposer des bouquins à moindre coûts au travers d'opérations commerciales, Hulk a finalement eu droit à sa propre BD estampillée Marvel Adventures, rien de surprenant d'ailleurs, tant il est facilement identifiable pour le jeune lectorat visé par cette collection. D'ailleurs, s'il y a un album à retenir de cette collection, c'est bien celui de Hulk.

Ce n'est pas la première fois les aventures du "colosse de jade" se révèlent passionnantes à suivre. L'année dernière, j'avais déjà pu découvrir le personnage via deux comic books et la lecture de ses mésaventures (si je puis dire) s'était révélée plaisante.

L'album s'ouvre sur un premier numéro qui fait office d'origin story et bien qu'agréable à lire, j'ai encore le récit de « Hulk Gris » en tête, qui offrait justement une porte d'entrée similaire à l'univers du super-héros, notamment parce qu'il proposait une introduction au personnage. Difficile dès lors, d’être subjugué par le chapitre, comme si je lisais ce genre d’histoires pour la première fois. Néanmoins, il m'est tout autant difficile de critiquer ce qu'on a là, tant les récits de ce genre sont captivants. Par ailleurs, c'est aussi l'occasion d'admirer les planches de David Nakayama, qui a un style accrocheur, dans les standards de ce qui se fait habituellement. Avec tout ce que j'ai pu dire, on pourrait penser que j'ai commencé par le meilleur, mais il n'en est rien, j'ai davantage aimé le second numéro, qui voit Hulk se multiplier en plein Manhattan (New York City) et devenir un vrai problème qu'il faut résoudre. J'ai vraiment apprécier lire ce chapitre, car il montre exactement à quel point ce mastodonte vert fait des ravages partout où il passe. Le personnage de Jamie Madrox, bien qu'il ne soit pas le plus connu, a su faire une entrée - pas loin d'être badass -  et réussir à se montrer important, sans forcément voler du spotlight à l'alter-égo de Bruce Banner. C'est Juan Santacruz qui s'est occupé des dessins ; autant je ne suis pas trop fan lorsque ça manque de détails, autant là, étrangement, je trouve qu'il y a quelque chose qui fait que j'aime plutôt bien. Je ne suis pas un professionnel, donc je n'arrive pas forcément à mettre le doigt sur les éléments qui font que j'aime ces illustrations, mais je pense que ça a un rapport avec les couleurs utilisées et les dégradés qui furent réalisés par Wilfredo Quintana. C'est légèrement sombre et ça colle bien avec la pénombre new yorkaise, le récit se déroulant en pleine nuit.

Conclusion : Comme indiqué dans l'introduction, ce comic book sur Hulk est celui que j'ai le plus apprécié de cette collection Marvel Adventure. Il me reste celui sur les Avengers à lire, donc je serais vite fixé sur mon avis définitif. Pour autant, on est complétement loin de certains albums qui manquent d'intérêt (Thor) ou qui méritent d'être brûlés (Captain America).

Ma note : 5/5

14 mars 2022

Iron Man : Cœur d'Acier

Voilà plusieurs mois que je n'avais pas lu, que ce soit des comic books ou des mangas, voir même les habituels bouquins sur la géopolitique qui me passionnent tant et dont je ne sais toujours pas si je vais les aborder sur ce blog. Quoi qu'il en soit, j'ai terminé aujourd'hui la lecture d'un petit album centré sur Iron Man, d'où le fait que je ponde un nouvel article.

C'est un super-héros que je n'affectionne pas vraiment, mais qui a étrangement réussi à me séduire sur une petite anthologie que j'ai lu dernièrement. Et ça l'a été cette fois encore, sans que je n'arrive vraiment à l'expliquer. Il y a bien un point que j'ai apprécié particulièrement, c'est que les deux numéros proposés dans ce comic book pouvaient être considérés comme faisant partie d'une même histoire, c'était ainsi scénarisé et dessiné par les même personnes. Je relève cela, parce que ce n'était pas forcément le cas sur l'album concernant Thor, où je regrettais ce gros contraste entre les numéros proposés. Pour en revenir à Iron Man, c'est Fred Van Lente qui derrière les deux histoires du comic book, c'est un auteur que j'ai découvert via « Ivar, Timewalker » et si on peut raisonnablement penser que ce n'est pas ces récits sur Iron Man que nous citerions en premier lieu si nous devions le louanger, ces deux numéros ont le mérite d'être prenants. Je dis cela, car l'auteur ne tergiverse pas et lance son histoire très rapidement, en plus d'ajouter de la tension en mettant son héros en grand danger. Pour ce qui est des dessins, ils se révèlent agréables à voir, ils manquent un peu de détails au niveau des visages, mais James Cordeiro compense par des arrières-plans et environnements soignés.

Pour évoquer brièvement le contenu, le premier chapitre est une "origin story", le but est ainsi d'essayer de raconter la naissance d'Iron Man à partir d'une situation donnée. En 1963, Larry Lieber avait choisi le contexte de la guerre au Vietnam pour lancer le personnage. En 2008, Hollywood a introduit le super-héros en armure depuis le Moyen-Orient, une manière de faire vivre les histoires fictives avec leur temps. Pour ce qui est de Fred Van Lente, Iron Man prend vie dans une île perdue du Pacifique, la menace est toujours d'origine asiatique et le cahier des charges respecté. Je dis cela, car il se retrouve enfermé avec une personne, il va collaborer avec cette même personne, celle-ci finira par le sauver, avant de mourir, c'est globalement un schéma qui revient souvent et qui fait que Tony Stark (la réelle identité d'Iron Man) change profondément et voit les choses sous un autre angle, en ce qui concerne le fait de tenir un business dans l'armement. Pour quelqu'un comme moi qui ne connaît pas énormément le personnage, lire ce genre de chapitre introductif est toujours plaisant, il permet de se familiariser avec certains personnages et de les connaître. Le deuxième numéro met en scène le Mandarin, un adversaire bien plus charismatique que la scientifique menaçante du premier numéro. En plus d'attirer les regards, le Mandarin se révèle ici particulièrement dangereux avec les pouvoirs qui lui proviennent de différents anneaux, il met d'aileurs Iron Man en difficulté.

Conclusion : Un bon comic book pour les petits fans d'Iron Man

Et oui, cet album s'adresse aux jeunes lecteurs, fans du "guerrier en armure". C'est rapide à lire, les histoires ne sont pas complexes et les courtes scènes de dialogues permettent à l'action de rester le cœur du bouquin. On peut dire sans crainte qu'il s'agit d'une porte d'entrée pour le lectorat jeune, qui fera connaissance avec Iron Man, mais également des personnages importants du super-héros comme Pepper Potts et James Rhodes. Les lecteurs pourront ensuite sans craintes, s'attaquer à la lecture de comic books plus complexes. Aucun réel point négatif à souligner ; la traduction était correcte, mais je retiens l'utilisation d'un terme qui ne veut rien dire et une tournure de phrase qui passe naturellement en anglais, mais qui paraît étrange en français. Ce n'est pas grand chose et ce n'est certainement pas ce que l'on retient de l'album.

Ma note : 5/5