Eyeshield 21 est un manga qui nous invite à suivre Sena Kobayakawa, fraîchement admis au lycée Deimon. À l'image de beaucoup de facultés, de nombreuses activités sportives y sont proposées, dont le football américain, via un club qui ne comporte que... trois membres. Et c'est à la suite d'une ruse sans pareille du capitaine de l'équipe, que le jeune Sena devient le nouveau quarterback des Deimon Devil Bats. Dès lors, l'aventure commence pour notre jeune héros qui va - au travers des matchs qui vont s'enchaîner - tout faire pour conduire son équipe vers le Christmas Bowl.
30 décembre 2024
03 décembre 2019
BLAME !
Il existe des auteurs qui nous marquent positivement et d’autres qui ne laissent pas un souvenir impérissable. Pourtant, j’ai inconsciemment mis un mangaka sur ma liste noire, afin de ne plus jamais lire une de ses œuvres. Ce mangaka en question n’est autre que Tsutomu Nihei. Pour me comprendre, il faut remonter à 2017, cette année-là, j’ai démarré la lecture d’Abara, une série en deux tomes, vous pouvez d’ailleurs (re)lire ma critique en cliquant ici. Je pense encore aujourd’hui, qu’il s’agit tout simplement de ma pire lecture, depuis l’ouverture de ce blog.
Mais j’ai conscience que Tsutomu Nihei ne s’est pas forgé une réputation par hasard, si ses mangas ont autant de succès, c’est qu’il y a une raison quelque part et j’ai donc commencé à me poser des questions et celle qui revenait le plus était la suivante : Faut-il lire « BLAME ! » pour se rendre compte du potentiel de l’auteur ?
Après tout, Abara ne s’étalait que sur deux tomes, il ne s'agissait pas un manga très développé et BLAME est considérée comme la série phare de l’auteur. Changer mon opinion vis-à-vis de l'auteur, telle était donc la mission de BLAME.

Le manga nous transporte dans un monde post-apocalyptique où l’on suit Killy, une sorte de cyborg ayant pour but de trouver un terminal génétique, à la demande du Bureau Gouvernemental. Pour cela, il doit gravir les étages d’une structure gigantesque, longue de plusieurs milliers d’étages, tout en faisant face aux différentes créatures qui se dressent sur son chemin.
Ce scénario peut paraître simpliste, mais il faut pouvoir l’identifier et le comprendre, chose qui est plus facile à dire qu’à faire. En effet, lorsque l’on démarre la lecture, on se rend rapidement compte qu’il n’y a que très peu de dialogue. Le manque d’interaction entre les personnages, fait qu’on a du mal à cerner les personnages, on ne sait pas qui ils sont, ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Il faut avancer à l’aveugle pour réunir petit à petit, les pièces du puzzle et comprendre l’enjeu du manga.
Personnellement, j’ai pas du tout aimé. Je ne suis pas contre ce format, mais j’exige une direction. Suivre Killy, c’était comme aller dans l’inconnu, c’était ennuyeux.
Inévitablement, on se tourne vers les dessins, le seul point positif, selon moi. Et pourtant, Tsutomu Nihei alterne entre le bon et le moins bon. Les décors et les arrière-plans, essentiellement constitués de structures/bâtiments, sont très bien dessinés et détaillés. Ils sont aussi bien pensés, de part leur immensité qui se marie bien avec l’idée que l’on se fait d’un monde cyberpunk. De plus, ces dessins accentuent cette anxiété, ce stresse que peut générer une guerre technologique entre deux camps rivaux.

Mais tout n’est pas parfait. Tsutomu Nihei a un gros problème dans sa manière d’illustrer les scènes d’action. On ne comprend rien du tout, c’est frustrant et au bout de dix tomes, vous êtes davantage tenté de tourner les pages par réflexe, plutôt que d’essayer de les analyser. Par ailleurs, les multiples coups de crayon transforment souvent les planches en pages de brouillon, autant dire que c’est désagréable pour les yeux.
Bien qu’il s’agisse d’un soucis mineur, je trouve que les premières pages de couvertures ne mettent pas trop la série en valeur et n’inspirent pas à l’achat. Les deux premières éditions font tâche à ce niveau-là en comparaison à la version Deluxe, sortie en 2018.
Conclusion : Je n’y arrive pas du tout... Tsutomu Nihei a son propre style, certains y adhèrent, d’autres non. BLAME n’est pas très différent d’Abara, on est presque dans la même ambiance, mais on comprend facilement pourquoi ce manga est devenu l’œuvre phare de l’auteur. La série est mieux développée, le personnage de Killy est plus charismatique et les illustrations pouvant flatter la rétine ne sont pas rares. Me concernant, j’ai enfin eu la réponse aux questions que je me posais, c’est définitivement pas pour moi.
Ma note : 1/5
Points positifs :
+ Des dessins beau et détaillés qui collent à l’ambiance du manga
Points négatifs :
– Il faut s’accrocher pour comprendre
– Certaines illustrations d’actions sont incompréhensibles
– Le choix douteux des pages de couvertures
© 1998 by Tsutomu Nihei
30 juin 2018
Abara

Après la lecture de mon premier comic book moderne, de mon premier manga one-shot, de mon premier livre sur personnage de DC Comics, j'ai voulu continuer sur cette voie et découvrir quelque chose de nouveau.
Ainsi, en voulant explorer le terrain des mangas de science-fiction, j'ai lu Abara, une série en deux tomes, parue chez Glénat en 2007.
Bon, même si vous le savez déjà, je préfère le dire tout de suite. Ce qui suit n'est que mon avis et malgré la critique négative qui va suivre, j'invite les fans du genre à se lancer dessus et se faire leur propre opinion. Mais avant de vous expliquer les raisons qui font que je n'ai pas du tout aimé ce manga, voyons ensemble de quoi ça parle.
Synopsis :
Le manga nous plonge dans un monde futuriste et chaotique où les humains essayent tant bien que mal à vivre avec les problèmes engendrés par les Shiro Gauna, des créatures qui se nourrissent des différentes formes de vie qui sont à leurs alentours. Ces mêmes monstres sont souvent des humains qui se transforment, comme s'ils étaient victimes d'une épidémie. Difficile de connaitre l'origine de ce problème, mais un homme et une femme sont bien déterminés à trouver une solution.
Difficile :
Pour quelqu'un comme moi, qui démarre dans ce genre, je pensais qu'un manga en deux volumes serait parfait, pour lire quelque chose de rapide, pas très complexe et ainsi, trouver la porte d'entrée idéale pour les mangas de science-fiction. Mais il s'avère que c'est tout le contraire avec Abara, qui m'a presque dégoûté.
Du négatif :
Commençons par le synopsis. La vérité est que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui se passait, lors des premières pages. J'avançais dans l'inconnu et le manque de dialogue afin que je puisse comprendre, ne serait-ce qu'un minimum, c'est quelque chose qui m'a beaucoup déplu. Difficile pour moi, même après la lecture des deux volumes, de me rappeler le nom des personnages, seul Denji Kudo me vient à l'esprit. Ce dernier est d'ailleurs, un monstre noir, qui visiblement, combat ceux en blanc.
Un petit mot sur les dessins, qui sont "dérangeants". Je sais pas trop comment le dire, mais Tsutomu Nihei semble abuser de multiples coup de crayon, donnant un côté brouillon à ses dessins. Je peux comprendre que certains aiment, chacun ses goûts, mais dans mon cas, j'ai trouvé que c'était un mauvais mélange avec le noir majoritaire des pages. Enfin, Abara me fait penser à Kingdom Hearts, qui m'avait rebuté en 2015, car je ne comprenais rien aux combats. Et bien, on a là, le même soucis ici, je n'ai strictement rien compris et pourtant, j'ai fais l'effort de regarder deux ou trois fois les dessins, mais c'est très dur de s'imaginer ce qui se passe.
Y a-t-il du positif :
Si vous me suivez depuis les débuts du blog, vous savez sûrement que je ne suis pas difficile. Concernant Abara, j'ai longtemps réfléchi et je me suis posé la question, y a-t-il, ne serait-ce qu'un point positif ? Mon côté méchant dira que le fait que la série ne dure pas plus de deux tomes, est déjà un bon point, mais si on reste sérieux un petit moment, j'ai vraiment du mal à trouver quelque chose qui me plait dans cette œuvre. Et c'est pas les deux chapitres de Digimortal, une série complète que l'on a l'occasion de lire à la fin du deuxième tome d'Abara, qui me fera dire que c'était un bon bonus.
Conclusion :
Abara n'est donc pas la porte d'entrée idéale vers ce genre-là. Les néophytes doivent -selon moi- privilégier d'autres séries, mais impossible actuellement de vous donner des idées. Abara peut plaire aux amateurs de science-fiction, mais dans mon cas, je suis pas loin de penser qu'il s'agit de la pire série que j'ai eu l'occasion de lire depuis l'ouverture de ce blog.
Note :
★☆☆☆☆
Information :
Auteur : Tsutomu Nihei
Éditeur japonais : Shūeisha via Ultra Jump
Publication originale : 2005 - 2006
Nombre de tome : 2
Éditeur français : Glénat
Publication française : 2007