Pages

28 juillet 2015

Full Ahead ! Coco

Après avoir expliqué dans un premier article, les raisons m'ayant poussé à créer ce blog, je vais cette fois-ci évoquer ce qui fut ma première lecture depuis bien longtemps, le manga « Full Ahead ! Coco » de Yonehara Hideyuki.

Oui, vous m'avez bien lu, il s'agit d'un célébrissime shonen de la fin des années 90 que... personne ne connait. Bon, j'exagère un petit peu, il y a bien eu quelques lecteurs ici et là, mais globalement, il s'agit d'une œuvre très peu connue. Je vais donc prendre mes airs de fin connaisseurs snobinard (mot que personne n'utilise depuis 2003) pour vous présenter ce qui aurait pu être la machine à fric d'Akita Shoten, mais qui a finalement été critiqué en mal et pris pour cible par certains fan-boys de One Piece.

Et oui, j'ai bien dit One Piece ; le plus gros succès des quinze dernières années. Pourquoi, me direz-vous ? C'est simple, Full Ahead ! Coco nous invite à suivre un équipage de pirate qui tente d’élucider le mystère de la légendaire civilisation antique de Falcon. C'est "The" lien entre les deux séries, qui fait que certains lecteurs de One Piece ont craché leur venin et taxé Hideyuki de copieur (les joies d'internet, me direz-vous). La réalité est tout autre, Full Ahead ! Coco est antérieur à One Piece et leur prépublication s'est faite presque simultanément, ce qui confirme plus ou moins que les gens sont toujours dans l'abus et devraient décompresser un peu.

Pour en revenir au manga, il faut savoir qu'il fut totalement éclipsé et n'a pas vraiment réussi à se faire connaître au même titre que certains shonen de son époque. En un sens, les peu nombreux qui ont eu l'occasion de lire Full Ahead ! Coco peuvent s'estimer chanceux et je pense que tout comme moi, ils sont bien content d'être tombé dessus. Personnellement, j'ai rarement été aussi plongé dans une aventure, j'ai avalé (aucune allusion à mon poids, s'il vous plait) les tomes les uns après les autres et le simple fait que je lui consacre une critique sur ce blog, la première d'ailleurs, montre tout l'amour que j'ai pour ce titre qui mériterait bien mieux que de sombrer dans les eaux perdues du 9e art. Pour tout vous dire, le manga n'a même pas de page Wikipédia et quand on sait qu'une série comme « Ki-itchi » en a une, j'ai limite envie de pleurer.

Beaucoup de bla-bla de ma part et pourtant, je n'ai même pas parlé de la trame. Du coup, allons-y ; on suit Coco Felken, un jeune orphelin désirant devenir pirate et marcher dans les pas de John « Crazy » Bart, le capitaine du Sweet Madonna. Un rêve qui devient rapidement réalité quand ce dernier invite le gamin à rejoindre son équipage. Son meilleur ami, Cafel Spado, rejoint quant à lui, l’équipage de sa mère, Leila Spado. Cette dernière est à la tête du Red Skeele, le navire rival. Dès lors, les deux garçons sont amenés à grandir séparément, apprendre chacun de leur côté et devenir plus ou moins rivaux.

C'est ce qui s'appelle, se retrouver dans la merde.

Ce n'est que le contour de l'histoire, je ne compte pas donner davantage de détails pour ne pas divulguer ce qu'il FAUT découvrir, j'espère juste que vous aurez la curiosité de commencer la lecture du manga. Ça peut sembler peu original scénaristiquement parlant, mais l'auteur a étoffé son œuvre au fil des tomes et l'a rendu plus intéressante qu'elle ne l'était de base.

Au niveau des dessins, on peut remarquer qu’on a le même coup de crayon du premier au dernier volume, ce qui me fait dire que Yonehara Hideyuki a déjà pas mal d'expérience, que Full Ahead ! Coco n'est clairement pas sa première série et que son dessin est donc à maturité. Je me doute bien que son style graphique ne peut plaire à tout le monde, il faut dire qu'on est sur du dessin un peu « rétro », accentué par un encrage assez important, à l'image de ce qu'on voit souvent sur les mangas sud-coréens. J'ai tendance à penser que ce n'est qu'une question d'habitude et j'ai personnellement adopté son dessin au fil de l'aventure ; je trouve que le rétro justement colle bien avec cette piraterie qui n'existe plus, en tout cas pas dans sa forme telle qu'elle est romancée (parce qu'apparemment en Éthiopie, ça existe mais c'est un autre délire...). Les personnages et les environnements sont très détaillés, ce qui donne un rendu très réaliste. Je trouve juste dommage que les premières pages de couvertures soient autant... vides. Personnellement, je n'aurais pas mis mon argent dessus et c'est peut-être aussi l'une des raisons de son faible succès, du moins en France.

Un autre point m'a vraiment embêté et concerne l'équipage principal, celui du Sweet Madonna. Autant le groupe est varié et les protagonistes intéressants, autant je trouve qu'il aurait gagné à s'enrichir davantage. J'ai cette impression que Hideyuki n'a pas voulu prendre trop de risque et c'est bien dommage. Je ne dirai pas combien de personnes ont rejoint l'équipage, pour ne pas trop dévoiler, mais disons qu'on peut les compter sur les doigts d'une main (que ce soit une main humaine ou celle d'une tortue ninja).

"Rendez-moi mes cookies et je ne parle pas de ceux d'internet !"

Allez, on passe à la tant attendue conclusion et synthèse de cette critique.

Conclusion : Je veux vous voir lire cette série dans moins de cinq minutes

Bon allez, je vous donne une heure pour trouver les tomes à la bibliothèque ou les commander sur le net. Pour être franc avec vous, c'est sur un coup de tête que j'ai choisi de lire ce shonen ; il était disponible à la médiathèque du coin, donc je me suis laissé tenter. Et je peux vous dire que je ne regrette absolument pas ; à tel point que j'ai trouvé que les 29 tomes furent - au final - trop courts. On dit souvent (et hypocritement d'ailleurs) que c'est la beauté intérieure qui compte et non extérieure et bien c'est ce qui résume le mieux Full Ahead ! Coco. C'est un manga qui souffre énormément de son impopularité, des pages de couvertures pauvres, difficile à apprécier graphiquement parlant au premier regard ; on peut dire que cette œuvre n'a rien pour plaire et pourtant, les pages qui la composent sont certaines des plus belles que j'ai pu lire.

Ma note : 5/5

Le positif :
+ Une aventure riche en rebondissements
+ Le manga se termine plutôt bien
+ Des dessins détaillés et réalistes, même s’il faut s’habituer au style de l’auteur
+ Les personnages sont généralement tous exploités, mais…

Le négatif :
– Un équipage qui n’évolue que très peu
– Les pages de couvertures qui ne mettent pas grand chose en valeur

© Hideyuki Yonehara / AKITA SHOTEN / DOKI-DOKI

Premier article

Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous !

Je vous avoue qu’il y a encore quelques jours, je n’imaginais pas ouvrir un blog, je ne me voyais pas démarrer une sorte de journal sur internet où je raconterais ma vie. D’ailleurs, qui aurait été intéressé à l'idée de me lire ?

Cependant, il arrive parfois que la vie nous réserve des surprises et dans mon cas, cet été 2015 fut marqué par la renaissance de l’une de mes passions : la bande-dessinée. Il y a presque cinq ans, j’ai snobé les BD durant mes années lycée pour la drague, les jeux vidéos et le football. Alors que j’étais récemment au plus mal, j’ai renoué avec la lecture et ça m’a permis de m’évader et d’oublier quelque peu mon quotidien.

Outre ce côté légèrement bénéfique, c’est surtout la série que je viens de terminer, qui m’a décidé à en parler sur internet. Il faut dire que mon entourage n’est pas très attaché aux BD et que je me suis donc naturellement tourné vers internet, les forums en ligne et les réseaux sociaux. L’ouverture de ce blog me sert avant-tout à lister mes lectures/critiques et garder une trace d’elles.

Je me devais de créer un article pour expliquer le pourquoi de ce blog et je pense avoir dit ce qu’il fallait. Vous imaginez bien que je ne serais pas toujours présent ici et que ce blog vivra au rythme de mes lectures, la sortie du prochain Final Fantasy pourrait même lui être préjudiciable.

Mais qui sait, ce jour est peut-être le premier d’une longue vie pour le blog ?

Mickael Karakac