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26 janvier 2020

Harbinger Wars : Blackout - Prologue

J'enchaîne les petites lectures avec le prologue d'Harbinger Wars : Blackout. C'est un petit numéro que m'a gentiment offert Bliss (même si on sait qu'il y a un intérêt derrière hein 😉), écrit par Eric Heisserer et dessiné par le duo Raúl Allén/Patricia Martín. Ce récit lancerait apparemment un gros conflit opposant les "psiotiques" au gouvernement américain ; narré dans un volume unique commercialisé courant 2019 par l'éditeur français.

Mais qu'est-ce-qui pourrait déclencher un tel conflit, me direz-vous.

Autant le préciser tout de suite, malgré quelques éléments de réponse, c'est pas dans ce livret qu'on y trouve la raison principale.

Dans ce prologue, on a surtout la mise en place du contexte avec l'identification des deux camps qui seront opposés dans la guerre à venir. Les "psiotiques" de Peter Stancheck d'un côté et le H.A.R.D. Corps du gouvernement en opposition. Il faut dire que Stancheck est activement recherché, il est considéré comme l'un des plus dangereux "mutants" au monde. De ce fait, tout ceux qui entrent en contact avec le fugitif sont arrêtés, placés en garde à vue et interrogés par un militaire haut placé.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'univers Valiant, vous serez probablement aussi intrigué que moi par rapport au personnage de Peter Stancheck. Ce dernier est dépeint ici comme une figure carrément messianique, celui que rien ne peut arrêter et s'avance comme le sauveur des êtres persécutés. C'est du moins, ce qu'il en ressort dans les dires des protagonistes et leurs flashbacks. À noter que les illustrations collent parfaitement à cette impression ; l'occasion pour moi de saluer le travail des deux dessinateurs espagnols. Les planches sont très détaillées, c'est beau et malgré que le découpage des cases soit un peu à "l'ancienne" ; on a la sensation de lire un film, tant les dessins sont fluides et s'enchaînent parfaitement.

Je rajoute qu'outre ce que je viens d'évoquer, l'auteur a bien accentué cette tension qui règne entre les hommes dits "normaux" et les "psiotiques", on voit bien que ces derniers sont chassés, abandonnés à leur sort et haïs par la société ; ça me rappelle les X-Men chez Marvel.

Conclusion : Bon, mais...

Ce prologue me tente vraiment, certains personnages réussissent à piquer ma curiosité. J'ai évoqué Peter Stancheck, mais un autre homme semble voué à jouer un rôle majeur et c'est sur lui que se termine ce numéro. Je trouve dommage qu'on ait pas eu l'évènement qui enclenche réellement le conflit. C'était court, tout semble avoir été fait pour présenter les personnages, sans vouloir en montrer plus. Il n'est d'ailleurs pas impossible de pouvoir lire la suite sans passer par ce prologue, mais il m'est difficile de me plaindre, dans la mesure où ce récit était gratuit.


Points positifs :
+ Un premier chapitre offert gratuitement
+ La qualité des dessins
+ C'est prenant et ça s'annonce explosif

Point négatif :
– C'est vraiment le minimum qui est proposé là
– La qualité du papier, mais c’est compréhensible sur ce format

Contenu et auteurs :
Harbinger Wars 2 #0 (2017) par Eric Heisserer, Raúl Allén & Patricia Martín

© 2019, Bliss Éditions

Kaijumax - chapitre 1


Le premier chapitre de Kaijumax a été proposé gratuitement l'année dernière à l'occasion du « Free Comic Book Day France » et dans mon cas, j'ai eu la chance d'en recevoir une copie de la part de Bliss Éditions, après ma commande de septembre dernier. Avant tout, il faut savoir que Kaijumax n'est pas une licence appartenant à Valiant, mais à Oni Press, une maison d'édition américaine spécialisée dans le roman graphique. Bliss ne se prive ainsi plus de varier son offre et ce n'est pas nécessairement une mauvaise idée, surtout qu'on a là, une belle pépite qui m'a montré qu'on pouvait être séduit en moins de vingt pages.

C'est du moins, la conclusion que je me suis fait à la lecture du premier numéro, qui nous invite à suivre Electrogor dans sa mésaventure, lui qui est arrêté alors qu'il cherchait à manger pour nourrir sa famille. Il est enfermé dans une prison pour monstre et n'a qu'une envie, la quitter le plus vite possible et retrouver son foyer pour deux raisons... que je préfère ne pas dévoiler et qui lancent réellement cette histoire.

Ce n'est certes, pas l'histoire du siècle, ce n'est pas très original, mais ça marche, ça me donne personnellement envie de lire la suite. Entre la dangerosité des prisons, le temps qui défile, le fait que le protagoniste principal se retrouve très vite dans les problèmes, on a là un condensé ce qui peut arriver de pire et la curiosité de voir comment le personnage va s'en sortir (en partant du principe qu'il s'en sortira).

Ne vous fiez pas à la première page de couverture et aux dessins pour valider -ou non- cette œuvre. Zander Cannon a un coup de crayon particulier, je le reconnais et il est loin de me séduire, c'est peu détaillé, les traits sont trop arrondis, mais c'est un style osé, car il y a un vrai contraste avec le fond qui est sérieux, le fait que ça soit autant coloré, rend le tout plus beau que ça ne l'est. J'ai réussi à m'y faire, alors que je n'ai qu'une vingtaine de page sous la main. Indirectement, on se dit que les illustrations passent au second plan dans ce genre d'histoire, même si on est d'accord qu'il faudra lire l’œuvre entièrement pour pouvoir trancher définitivement sur la question.

Conclusion : Ça donne envie

Je ne vous le conseille pas maintenant, car je n'ai lu que le début et ce serait maladroit de ma part de vous inciter à acheter une œuvre à la simple lecture des premières pages, de même que je donnerai un avis plus constructif et complet quand j'aurai le bouquin entre mes mains. J'avoue en revanche, que j'ai rarement été aussi pressé de lire un livre à la simple lecture du premier chapitre, je suis assez séduit et met Kaijumax dans ma liste de futurs achats.



J'ai aimé :
+ La gratuité (bah oui, je ne vais pas cracher dessus)
+ La beauté des planches, les couleurs qui donnent vie à celles-ci
+ L'histoire qui démarre vite et se montre excitante

J'ai moins aimé :

– La qualité du papier, mais c’est compréhensible sur ce format
– Le style graphique de l'auteur trop simple

Contenu et auteurs :
Kaijumax #1 (2015) par Zander Cannon

© 2019, Bliss Éditions

23 janvier 2020

Unity : dans la toile du Dr. Silk

Il y a quelques mois, j’ai commandé deux comic books de l’éditeur français Bliss : Valiant High et Ivar, Timewalker. Deux œuvres qui ont malheureusement pris la poussière sur l’étagère, car j’étais en pleine lecture des intégrales X-Men et personnellement, je n’aime pas démarrer plusieurs lectures en même temps.

Je voulais donc terminer la série Marvel des années 60 avant de tourner progressivement mon regard sur mes dernières acquisitions.

Sauf qu’aux côtés de celles-ci, j’ai également reçu deux petits cadeaux, tous deux issus du « Free Comic Book Day France ». Ma lecture du jour concerne justement un de ces deux ouvrages, en l’occurrence, « Unity : dans la toile du Dr. Silk » de Matt Kindt (scénario), Cafu (dessins) et Brian Reber (colorisation).

Le comic book nous plonge dans une course contre la montre, puisque le Dr. Silk a dans l’idée de contaminer toute la planète via un virus. Livewire a disparu, alors qu’elle enquêtait près de la base du docteur et c’est donc ce qui pousse le MI-6 a réunir Unity, un groupe de super-héros ayant déjà fait ses preuves par le passé. C’est ainsi dans l’optique d’aider Livewire et de stopper le Dr. Silk, que X-O Manowar, Ninjak et l’Eternal Warrior furent à nouveau réunis.

Une petite histoire bien sympathique et prenante, qui mêle science-fiction, action et un peu d’humour, sur le peu que j’ai pu lire.

Ce qui m’a surtout plu, au-delà même des personnages principaux, c’est l’antagoniste que je trouve très intéressant dans sa manière de voir les choses et son évolution psychologique à travers les quelques flashbacks du récit. Il a réussi à piquer ma curiosité et j’ai bien envie d’en savoir plus sur lui.

À noter également un style graphique qui en met plein les yeux. Je ne connaissais pas Cafu et bien désormais, je tâcherai de retenir son nom. Les planches sont très belles, l’animation est plutôt fluide notamment grâce au bon découpage des cases. Je n’ai eu aucun mal à comprendre ce que je voyais.

Conclusion : Du lourd en perspective

Alors que je m’attendais à avoir beaucoup de mal à comprendre l’histoire et cerner les personnages, pensant d’avance que j’allais être perdu au milieu du vaste univers Valiant, j’ai été stupéfait positivement par ce petit ouvrage. Le rôle de ce cadeau était d’essayer de charmer le lecteur pour qu’il en vient à acheter la série et bien sachez que je suis conquis. S’il est difficile de juger une toute petite partie de BD, il faut savoir que ce qui est proposé là est un récit complet, difficile de se plaindre, merci encore à Bliss Comics pour le cadeau.

★★★★★

Points positifs :
+ Découvrir un nouvel univers, une nouvelle équipe
+ Des numéros plaisants
+ Un récit complet, offert gratuitement
+ La qualité des dessins
+ Le Dr. Silk

Point négatif :

– La qualité du papier, mais c’est compréhensible sur ce format

Contenu et auteurs :
Unity #5-7 (2017) par Matt Kindt, Cafu & Brian Reber

© 2017, Bliss Éditions