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25 août 2022

Kingdom Hearts - Chain of Memories

J'ai ouvert ce blog, il y a presque sept ans de cela et l'un des premiers mangas que j'ai abordé n'était autre que Kingdom Hearts. De mémoire, la série ne m'avait pas convaincu et il y avait des chances que je ne me décide à lire la suite. Du moins, jusqu'à tout récemment où mes frères n'étaient pas contre à l'idée de se replonger dans l'univers de Kingdom Hearts. C'est ainsi que j'ai lu Chain of Memories, la suite des aventures de Sora, en deux tomes.

Et malheureusement pour moi, la lecture fut tout aussi déplaisante qu'il y a sept ans.

Avant d'en expliquer les raisons, qui seront probablement les mêmes que sur ma précédente critique ; faisons un point sur l'histoire. Dans Chain of Memories, Sora, Donald et Dingo sont respectivement toujours à la recherche de Riku et du Roi Mickey. À mesure qu'ils avancent dans leur quête, ils se retrouvent face à une mystérieuse organisation qui les a attiré dans le Manoir Oblivion, lieu où les héros vont progressivement perdre leurs souvenirs, mais également se remémorer certains moments marquants de leur vie.

Ce que je remarque dans Chain of Memories, c'est qu'il y a moins d'action et plus de réflexion, d'échanges entre les personnages. Ce qui n'est pas forcément un mauvais point, étant donné les difficultés que connaît l'auteur à retranscrire des batailles épiques de Kingdom Hearts... du moins, c'était ce que je pensais au début. Le fait est que - malheureusement - ce choix se révèle malvenu et pour cause, ces moments "posés" n'ont pas apporté grand chose à l'histoire, ils n'ont donné aucune consistence à l'oeuvre. C'est simple, à la fin de la lecture, je me suis demandé en quoi Chain of Memories était important et je n'ai toujours pas de réponse positive à donner. Je ne sais pas encore si ce qu'il s'est passé dans ce manga va être évoqué plus tard ou aura des répercussions par la suite, mais actuellement, alors que je viens de terminer la lecture des deux tomes, je pense davantage que passer outre Chain of Memories n'aura aucun impact sur la compréhension de l'histoire.

Mes doutes sur la pertinence même de l'oeuvre est accentué par l'enchaînement rapide des évènements, si on peut appeler cela ainsi. C'était déjà l'un des points que je soulevais sur la première série, cela se ressent davantage sur Chain of Memories, puisque l'histoire ne tient que sur deux volumes, l'auteur ayant eu encore moins d'espace pour développer la trame. Difficile dès lors de se souvenir des noms des personnages, ce qu'ils font, pourquoi ils le font et ce qu'il se passe globalement dans le Manoir Oblivion, puisqu'on ne s'attarde pas du tout sur les différentes péripéties de l'aventure.

Conclusion : Je vais encore attendre quelques années avant de lire la suite

Je plaisante (ou pas) en disant cela, toujours est-il que la lecture n'a pas été passionnante et je ne me vois pas me précipiter sur la suite des mésaventures de Sora. La première série m'a laissé un souvenir amer et je pensais que le passage de Kingdom Hearts en format manga était raté ; Chain of Memories confirme mon ressenti et c'est bien dommage, car j'apprécie la licence et son univers. Le style de Shiro Amano reste le seul point positif que je souligne, puisqu'il garde son côté mignon et colle bien à l'univers de la série.

Je n'aime pas trop noter, mais si je devais donner une note, ce serait 1/5.

08 mai 2019

Chobits

 



Lire constamment un même type de manga pendant des années n'est pas quelque chose que je recommande. Et pour cause, on comprend -à force de lecture- facilement les codes littéraires, on devine approximativement le schéma des histoires et une petite mais lente sensation de saturation pointe le bout de son nez, forçant le lecteur à aller voir ailleurs. Je ne vais pas dire que c'est ce qui m'a poussé à lire Chobits, car ce n'est pas totalement vrai, ni totalement faux, mais une chose est sûre, on ne peut prendre conscience des différences qu'il peut exister dans cet univers qu'est la bande dessinée, que si on varie notre lecture.

Personnellement, je connaissais légèrement le collectif CLAMP à qui l'on doit notamment Sakura Card Captor, je savais à peu près sur quoi j'allais tomber en ouvrant le premier tome. On peut plaisanter en disant que c'est un manga ciblant avant tout un lectorat féminin, que ce n'est pas pour les "vrais mecs", mais on peut aussi passer outre ces bêtises, se montrer mature et voir toute la richesse proposée par cette série. Une série qui est davantage un mixte des trois types de manga les plus répandus : le shōnen, le shōjo et le seinen.

Parce que oui, au-delà des apparences, cette œuvre propose bien plus qu'une simple histoire d'amour propre aux mangas "pour filles". À travers les huit volumes qui composent l’œuvre, on ne cesse de se questionner sur l'importance et l'omniprésence des nouvelles technologies dans notre quotidien, tout comme on s'interroge sur la valeur et la pertinence des sentiments humains.

Publié au tout début des années 2000, Chobits nous plonge dans un futur pas si lointain où la norme est de posséder un ordinateur à forme humaine. Leur aisance à satisfaire presque tous les besoins de leur possesseurs, font qu'ils prennent une place bien trop importante dans le quotidien des gens. Certains vont même jusqu'à vivre uniquement pour leur(s) robot(s) en rompant tout contact humain. Vivant seul et n'ayant pas les moyens de s'acheter un ordinateur, Hideki Motosuwa ne peut résister à l'envie de récupérer le modèle qu'il vient de croiser dans les poubelles du quartier. Ne comprenant rien à l'informatique, il va petit à petit se rendre compte que son nouvel outil technologique n'est autre qu'un chobit, un ordinateur humanisé, capable de ressentir des émotions.

À partir de là, le manga a piqué ma curiosité et pouvait avancer tout seul. L'aventure peu commune qui s'offrait aux personnages principaux et les dessins sympathiques des auteurs étaient l'assurance d'avoir une lecture agréable.

Je regrette cependant que l'histoire traine par moments, donnant la sensation de lire des chapitres déjà-vus et d'être en plein dans le quotidien -monotone- des personnages. Dommage également que ceux-ci soient autant stéréotypés, entre le jeune adulte niais qui ne connait rien aux ordinateurs, le "geek" qui sort de l'enfance mais fait office d'encyclopédie de l'informatique ou la belle fille naïve qui ne demande qu'à apprendre la vie. Enfin, il est malheureux que cette touche "shōnen" personnifiée par le duo habillé en noir n'ait pas été davantage importante, tant elle a été annoncé comme une menace pour les personnages principaux. J'espérais personnellement que les deux mystérieux personnages aient un impact sur les dernières pages du récit, mais ce ne fut pas le cas.

Conclusion : Une jolie lecture

Et oui, malgré mon dernier paragraphe, Chobits a été plaisant à lire. C'est une œuvre que je conseille à ceux qui ont envie de découvrir quelque chose de léger. Ce fut comme une petite bouffée d'air frais, l'ensemble est intéressant, charmant, drôle par moments mais triste aussi. Je ne vais pas jusqu'à dire que le manga offre une leçon de vie, il n'a pas été assez développé pour ça, mais il a le mérite d'ouvrir un débat, de nous questionner. Publier cela à une époque où l'omniprésence des nouvelles technologies n'était qu'à ses balbutiement était un pari osé, bravo à CLAMP.

★★★★☆

Informations :

Scénario et dessins : CLAMP
Éditeur japonais : Kōdansha via Young Magazine (2000-2002)
Éditeur français : Pika Édition (2002-2004)
Nombre de tome : 8

22 novembre 2017

Monster Hunter Orage

Introduction :

Après la lecture de Monster Soul, je suis resté sur du Hiro Mashima. Et comme le précédent manga, celui-ci n'a pas duré bien longtemps mais a été travaillé en parallèle à Fairy Tail, son manga du moment.

Sauf qu'il ne s'agit pas vraiment d'une de ses créations, mais plutôt un travail inspirée et basée d'un monde bien connu des joueurs de jeux vidéos : Monster Hunter. Ayant moi-même joué aux jeux sur PlayStation Portable, j'ai vraiment été séduit par cette idée de créer un manga prenant cet univers comme base et le développer. Et ce qui m'a davantage convaincu est l'indication selon laquelle, Capcom supervisait le projet.

Synopsis :

Formé à l'art de la chasse par son défunt maitre Gurelee, Shiki désire trouver et chasser la vouivre légendaire appelée Miogaruna. En pleine quête, il fait la connaissance d'une jeune aventurière, Eilee. D'abord réticente à l'accompagner, elle se rend compte qu'elle a le même objectif que Shiki. La loyauté de ce dernier finira par la convaincre de devenir son compagnon d'arme et de partir à l'aventure.

Une aventure n'est d'ailleurs, pas de tout repos, les deux chasseurs se retrouvent face à la menace de bêtes dangereuses, mais aussi de personnes voulant les stopper et récupérer les fameuses dagues du vent que possède Shiki.

Respect de l’œuvre et univers enrichi :

Comme écrit plus haut, Capcom a supervisé l’œuvre et du coup, on se retrouve avec un manga qui reprend en grande partie ce qui existe du jeu vidéo. C'est-à-dire que comme pour le jeu, le chasseur doit passer par une guilde pour démarrer une quête, il a droit à différentes armes (double dagues, katana, Fusarbalète, etc ...), les chasseurs rencontrent les mêmes monstres... ou presque.

Car oui, Mashima a aussi eu un minimum de liberté et a pu y intégrer quelques petits trucs. Il faut ainsi savoir que Shiki possède la marque du "Chasseur-Traqueur", qui lui permet de chasser n'importe où, sans forcément signaler sa présence à une guilde. De nouvelles armes sont présentes, comme le fouet d'un personnage secondaire. Enfin, l'auteur a aussi créé des monstres comme le Miogaruna ou le Girukuuza, enrichissant ainsi un univers déjà très riche.

Dessins et couvertures :

Un petit mot sur les couvertures. Je les trouve magnifiques, elles attirent l'oeil et donnent vraiment envie de lire et d'acheter le manga.

Comme pour Monster Soul, l'action est un peu brouillonne, mais globalement, ça reste correct. J'ai pas grand chose à dire, à part répéter qu'avec Hiro Mashima, on peut aussi bien remplacer Shiki par Natsu ou Aki, que ça ne changerai presque rien au final. C'est un peu le point faible de l'auteur, j'en envie de dire. Il semble avoir du mal à varier son graphisme et donne donc, cette impression de lire une histoire différente, mais avec les mêmes personnages et dans le même univers.

La touche frustrante "made in Mashima" :

La tournure des évènements est également similaire. Le monstre arrive et les chasseurs n'arrivent pas à le vaincre ou ne s'entendent pas, puis une action se passe et l'un des personnages passe près de la mort. Celui-ci est finalement sauvé, des petits mots viennent le remotiver et finalement l'équipe devient plus puissante et vaincre la bête féroce n'est plus qu'une question de volonté. Ajoutez à cela que le monstre n'est plus vraiment féroce, comme s'il était aussi impacté par les paroles du héros. De mémoire, le passage classique que je viens de décrire se situe au moment de la bataille contre le Plesioth, une vouivre des mers.

Je sais bien qu'il s'agit d'un schéma que l'on retrouve dans beaucoup de mangas shonens, mais je ne vois pas pourquoi il serait impossible pour l'auteur de dériver légèrement et offrir une construction différente des scènes d'actions.

Une série courte, mais un bon bonus :

Encore une fois, la série est courte, trop courte même. Monster Hunter est un monde riche et l'exploiter davantage aurait pu s'avérer intéressant. Je ne connais pas les raisons de l'arrêt de la série, mais il est fort possible que le manga ait été complétement éclipsé par le jeu vidéo, qui était bien plus populaire. En parlant de popularité, on peut aussi se dire que l'auteur pouvait difficilement tenir un tel rythme avec son travail sur Fairy Tail, sa série phare du moment.

Le dernier volume propose un long bonus constitué d'histoire courte mettant en avant l'équipe ayant travaillé aux côtés d'Hiro Mashima. Les histoires sont rapide à lire, on peut suivre le staff jouant à Monster Hunter Freedom Unite au quotidien, elles tiennent sur une demi-page et sont assez drôle.

Conclusion : Pas mauvais, mais ...

Monster Hunter Orage est une série riche, amusante par moments et convaincante dans sa globalité. Mais elle est souvent redondante et n'arrive pas à se distinguer des autres mangas d'Hiro Mashima. Il est vraiment dommage qu'il ne va pas au-delà des quatre tomes. Là encore, s'il aurait été possible d'exploiter au maximum l’œuvre, on se retrouverait avec un gros manga marquant des années 2000.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiro Mashima
Éditeur japonais : Kôdansha via Monthly Shônen Rival (2008-2009)
Éditeur français : Pika Édition (2010)
Nombre de tome : 4

16 octobre 2017

Monster Soul

Introduction :

Il y a presque dix ans, Fairy Tail était l'un des mangas les plus populaires du moment. Désirant surfer sur le succès de l’œuvre d'Hiro Mashima, l'éditeur Pika entreprend l'idée de commercialiser trois courtes séries et moins connues du même mangaka. Parmi elles, Monster Soul.

Un manga tenant sur deux volumes, publié juste avant la sortie de Fairy Tail et utilisant la même formule que les principaux travaux de l'auteur. À la différence près que cette fois-ci, il s'agit d'un petit projet. Mais pas de soucis pour Mashima qui a réussi malgré tout, à le rendre intéressant.

Synopsis :

L'action se déroule à Elfenland, un monde où les humains et les monstres cohabitent. Il y a longtemps, une grande guerre s'est déclenchée entre les deux races et pendant celle-ci, un groupe de monstre s'est particulièrement illustré. Considérés aujourd'hui comme les plus puissants, les Black Airs n'ont cependant aucune haine envers les humains, ils combattent uniquement pour se défendre, peu importe les adversaires. Le groupe est composé d'Aki, Tooran, James, Mamie et Joba. Ensemble, ils essayent d'éviter les conflits et défendent les faibles, peu importe la race.

Plus profond que ça en a l'air :

L'une des choses intéressantes ici est le point de vue choisi. Dans Monster Soul, les personnages principaux sont des monstres, on a donc une nouvelle vision des choses, ce qui est différent de ce que l'on a pour habitude de lire. C'est un bon moyen pour entrer dans le thème du racisme et y dénoncer celui-ci, à l'image de ce que l'on a pu constater dans le manga +Anima.

Ici, les Black Airs sont tout puissants et peuvent jouer un rôle important dans une quelconque guerre contre les humains, mais leur refus de participer à des massacres et les explications qu'ils donnent, sont un réel message de paix. Comme ils aiment à le dire, la différence entre peuples n'est pas un argument pour se faire la guerre.

Tout est cadré comme il faut :

Monster Soul se passe dans un univers fantaisiste, on le remarque assez vite et facilement, encore plus quand on connait un minimum l'auteur. L'avantage d'une série courte, c'est qu'il n'y a pas besoin de créer quelque chose de complexe et réfléchi, ce type d'univers fantaisiste convient donc parfaitement. Pour les personnages, c'est pareil. Il faut une bonne liste de personnages, mais pas besoin d'avoir une imagination débordante. Il faut juste qu'ils soient différents les uns par rapport aux autres, afin que le lecteur puisse les identifier facilement, car ce genre de série vise particulièrement un public jeune.

Dans ce manga, l'auteur réussi donc parfaitement son coup, le groupe des Black Airs est légitime. On a un enfant en apparence qui peut devenir un puissant démon, un androïde qui a le rôle de colosse du groupe, une fille capable de contrôler le sable, une femme momie qui contrôle ses bandages et un familier assez mystérieux. Ajoutez à cela, des petits flashbacks pour présenter les personnages à certains moments de l'histoire, et on obtient une série courte avec un semblant de profondeur, c'est pas si mal et bien joué de la part de l'auteur et de son staff.

Dessins et action :

Mais tout n'est pas parfait et cette fois-ci, je vais m'en prendre aux dessins. Premièrement, je trouve que les personnages de cette série ressemblent à certains d'autres séries d'Hiro Mashima. Je sais que c'est un soucis loin d'être majeur, mais j'ai toujours cette impression de lire la même chose avec Mashima. Peut-être que le fait que ses histoires se tiennent tous dans un univers similaire, joue beaucoup dans ce ressentiment, allez savoir.

Deuxièmement, c'est les dessins durant les combats. Autant, je trouve son style assez sympathique, autant quand il y a des combats, je dois prendre une bonne minute pour analyser tout une page et comprendre l'action. Le problème est loin d'être important dans une série comme Death Note, mais dans un manga comme Monster Soul ou Dragon Ball, avoir des difficultés à comprendre les combats, c'est un comble. Bon, on est quand même loin de Kingdom Hearts où, pour le coup, c'était vraiment pénible et atroce à suivre.

Je serais tenté de le défendre un peu, en disant qu'il était au début de sa carrière, mais en faite, non. Il avait déjà près de dix ans d'expérience.

Faut-il enterrer la série ?

Personnellement, je pense que ce manga a un potentiel énorme et aurait eu un très grand succès si l'auteur aurait bénéficié d'une meilleure plateforme que Comic BonBon et s'il avait réussi à faire durer cette série. Je pense aussi que tout n'est pas perdu et que s'il décide un jour de reprendre cet univers, de lui donner plus de profondeur et de créer une suite, un succès à la Fairy Tail ne serait pas à exclure.

C'est vraiment malheureux de passer à côté de quelque chose d'aussi gros, car malgré la durée de l'histoire, Monster Soul m'a plutôt bien plu.

Conclusion : Un potentiel monstrueux

Un scénario loin d'être original, mais une histoire attachante, des couvertures magnifiques, de l'action, autant de raisons qui auraient pu faire de Monster Soul une référence du manga shônen. Mais visiblement, il ne s'agissait que d'un petit projet et l'aventure s'est rapidement terminée, ce qui est bien regrettable. Je n'étais pas trop tenté au début et maintenant, je regrette même que la série ne dure pas un petit peu plus. Juste dommage que les graphismes ne soient pas à la hauteur et qu'on a cette petite impression d'avoir une succession d'histoire courtes, plutôt qu'une histoire pleine et unique.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiro Mashima
Éditeur japonais : Kôdansha via Comic Bon Bon (2007)
Éditeur français : Pika Édition (2010)
Nombre de tome : 2

31 décembre 2015

Bilan de l'année 2015


Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous !

Je dois vous dire que cet article n'était pas vraiment prévu, mais j'ai décidé de profiter de cette fin d'année 2015 pour faire un petit bilan de ce que j'ai pu lire.

Comme vous pouvez le voir sur le visuel ci-dessus, j’ai eu l’occasion de lire cinq mangas et mon tout premier comic book. Si je n'ai pas lu davantage de comics, c'est parce que j'avais improvisé un petit planning cet été et à ce moment-là, je ne savais pas vraiment si l'intégrale des X-Men allait me séduire ; en voulant suivre mon planning, je n'ai donc pas eu l'opportunité de me procurer la suite de la série.

Mon bilan sera court et modeste, je n'ai lu que six œuvres différentes, sur les six derniers mois de l'année, ce qui donne un rythme d'une série par mois. On est d'accord que c'est peu. Il faudrait que je trouve un moyen de remplir ce blog davantage, en attendant j'ai réalisé un graphique qui montre ridiculement bien la proportion des types de BD que j'ai pu lire cette année avec cinq mangas pour un comic book.


Je vous avais dit que c'était un graphique ridicule.

Au niveau des éditeurs, on a des œuvres de cinq maisons d'éditions différentes que vous pouvez retrouver sur le graphique ci-dessous. Deux de mes lectures furent éditées par Pika Édition, ce qui fait que l'éditeur francilien fondé en 2000 est le plus représenté ici.

Vu que mes critiques ne sont pas lues par tout le monde, je profite de cet espace pour vous proposer des liens menant à celles-ci, avec les notes* entre parenthèses.

Full Ahead ! Coco (5)
Jackals (3)
Kingdom Hearts (2)
X-Men l'intégrale 1963-1964 (5)
Dragon Head (3)
Deadman Wonderland (5)

* Personnellement, je note sur cinq.

Maintenant, on peut se tourner vers 2016, année durant laquelle, je compte poursuivre la série X-Men via les prochaines intégrales. La première avait été une bonne surprise et donc ce sera l’une de mes priorités. Je souhaite aussi lire quelques séries courtes, histoire de continuer à remplir ce blog sans que ce soit trop long. Je viens d’ailleurs, de commencer Death Note, qui n’excède pas les 12 tomes.

En revanche, je n’ai pas trop d’idée pour la suite, mais je ferai en sorte de varier et ne pas choisir des mangas qui se ressemblent trop. Je suis également ouvert à toutes les suggestions.

Et bien... je pense avoir tout dit, je termine donc ce bilan en vous remerciant de m'avoir lu, permettez-moi également de vous souhaiter une bonne année en espérant que 2016 sera profitable à tous.

26 octobre 2015

Dragon Head

Depuis l'ouverture de ce blog, j'ai non-seulement découvert quelques séries, mais aussi plongé dans certaines œuvres que j'avais déjà eu l'occasion de lire, il y a presque une décennie de cela. Si c'est parfois purement par nostalgie, il m'arrive aussi de vouloir satisfaire ma curiosité et ainsi redécouvrir des mangas dont le titre est presque le seul souvenir qu'il m'en reste. Ce fut justement le cas avec « Dragon Head » de Minetaro Mochizuki.

Le manga nous invite à suivre les mésaventures de trois adolescents qui sont vraisemblablement les seuls rescapés d'un accident de train, provoqué par une catastrophe naturelle. En effet, alors qu'ils rentrent d'un voyage scolaire via Shinkansen, un TGV japonais, leur train déraille au moment de pénétrer dans un tunnel, tout juste après un énorme tremblement de terre. Dès lors, tous les passagers qui empruntaient ce train meurent, mis à part Teru Aoki, Nobuo Takahashi et Ako Sato. Ils ne le savent pas encore, mais ils s'apprêtent à vivre un enfer. Il faut dire que les secours ne peuvent venir les aider, car à l'extérieur, c'est tout le Japon qui est touché, laissant penser qu'il ne s'agissait pas seulement d'un séisme. C’est quand ils vont quitter les lieux, qu’ils seront témoins du nouveau visage de leur pays.

Si après ça, vous n’avez pas la curiosité de vous jeter dessus, ce serait fort dommage ; parce que vous passez possiblement à côté d'un manga qui a des arguments pour vous séduire. En ce qui me concerne, je trouve que Dragon Head se montre assez intéressant dans le développement - plus ou moins important - de ses personnages, il expose leurs pensées, explique leurs agissements à certains moments donnés ; l'auteur nous offre globalement un travail de fond intéressant sur l'aspect psychologique des acteurs de la série, même s'il aurait pu aller plus loin. C'est ce qui me fait dire que ça reste néanmoins une œuvre destinée à un public mature, qu'elle n'est pas si accessible que cela. Une impression accentuée avec le stress et la tension qui ponctuent le scénario. Notez qu'en plus, il est notamment question de survivalisme, un thème qui peut vite flirter avec les limites du supportable.

À cela s'ajoute un coup de crayon fin et généreux. qui va jusqu'à illustrer des logos de marques, une manière d'aspirer le lecteur dans un monde qu'il côtoie au quotidien et qu'il connait bien. Sentiment que l'on retrouve aussi au niveau des plans choisis, rendant certaines planches captivantes, illustrant ainsi toute l'expérience de Minetaro Mochizuki.

Gardez néanmoins en tête qu'il s'agit d'une œuvre qui ne prendrait pas énormément de votre temps, étant donné qu'elle se termine au bout d'une dizaine de tomes seulement et qu'en ce sens, elle mériterait le coup d'oeil.

03 août 2015

Kingdom Hearts

Comme beaucoup de franchises à succès, « Kingdom Hearts » a offert son lot de produits dérivés, dont le manga. Si les jeux vidéos forment la base originelle de la série et sont parmi les plus populaires de l'industrie vidéoludique, le format BD que je vais aborder est bien loin de cela...

L'histoire démarre sur une île éloignée du reste du monde. Sora, Kairi et Riku sont trois amis qui décident de quitter cette île à l'aide de trois radeaux. C’est au moment de partir qu’ils se font attaquer par des créatures ténébreuses, les sans-cœurs. À partir de là, ils sont malgré eux, séparés et Sora entreprend de partir à leur recherche, armé de la mystérieuse Keyblade.

Je ne saurais dire si c'est la nostalgie qui m'a amené à lire Kingdom Hearts, mais toujours est-il que j'attendais de retrouver le bonheur que me procuraient mes heures passées sur PlayStation 2, parce que le manga dont il est question s'inspire directement de ce premier épisode sorti sur console en 2002.

Avant tout, il faut savoir que Kingdom Hearts est une série réunissant des éléments de l'univers Disney et Square Enix, ce qui a été et est toujours, une vraie mine d’or pour les concepteurs du jeu. Ça aurait pu l'être également pour Shiro Amano, mais ce dernier n'a pas - pour une raison qui m'échappe -  vraiment exploité ce qu'il avait sous la main. Voir que la série ne s'étalait que sur quatre tomes d'environ 150 pages chacun pouvait déjà être un premier indice sur le fait que l'aventure soit bien moins longue par rapport au jeu vidéo. C'est en ouvrant les bouquins et en démarrant la lecture que j'ai pu constater que comme pour Jackals, une partie du manga a été expédiée, en l'occurrence les scènes d'actions. Oubliez les batailles pittoresques qui firent la renommée de Kingdom Hearts, la Keyblade - version manga - de Sora peut vaincre ses adversaires en un ou deux coups maximum, en résulte un sentiment de travail bâclé, d'une envie pour l'auteur de (très vite) passer à la suite, comme si le temps le pressait.

J'ai quand même conscience qu'il s'agit d'un manga s'adressant avant-tout à un lectorat très jeune et que je peux comprendre cette volonté de ne pas s'éterniser sur quelque chose d'aussi futile que des passages où plusieurs personnages se confrontent, mais n'empêche qu'il s'agit d'un des points importants de la série ; les jeux vidéos sont ponctués par des affrontements extraordinaires et j'ai trouvé dommage qu'on ne retrouvait pas ce côté épique qui résume tant Kingdom Hearts.

Personnellement, je ne pense pas qu'aller en guerre avec une clé soit une si bonne idée.

En ce qui concerne Shiro Amano, j'ai beaucoup de mal avec son dessin. Il a certes, un coup de crayon mignon qui colle parfaitement à l'ambiance générale de la série, mais j'ai eu énormément de mal à décrypter les pages au moment des passages d'actions, notamment les mouvements que les protagonistes effectuent. Un comble, car comme je l'ai précédemment écrit, ces séquences de batailles ne tiennent que sur un ou deux coups portés. On ne se rend pas toujours compte, mais le 9e art fait toujours appel à notre imagination pour combler l’absence d'animation ; je vous assure que même sur le peu qui est offert dans ce manga, j'ai eu beaucoup de difficultés à déterminer/comprendre ce qu'il se passait. Autant je peux excuser quand c'est occasionnel, mais quand c'est aussi fréquent, je trouve cela très fatiguant. Vous n'imaginez pas à quel point c'est agaçant de devoir s’arrêter de lire, revoir toutes les cases pour essayer de comprendre l’action, pour au final ne rien saisir.

À côté de ça, l'aspect aventure et le côté exploration ne sont pas pour autant mis en avant et tout s'enchaîne très vite, difficile de profiter de quoi que ce soit.

Je ne suis pas loin de penser que le passage en format manga est complétement raté, mais je pense qu'il faudrait que je lise les autres séries avant de me prononcer définitivement. C’est vraiment dommage, car avec un tel univers à utiliser, le potentiel d’offrir une belle série est immense. D’ailleurs, pourquoi ne pas avoir offert une histoire complétement originale tout en utilisant les deux univers ? Laisser une certaine liberté créative à l’auteur aurait pu s’avérer plus intéressant que l’obliger à retranscrire une aventure qui existe déjà.

Moi Sora, 10 ans 1/2, 1,39m

Conclusion : Une grosse désillusion

J'espérais beaucoup de ce manga, mais à l'image des fans du PSG qui espèrent gagner la Ligue des Champions, je suis vite revenu à la réalité (oui, c'est une pique gratuite). Voir Sora partir à l’aventure et naviguer à travers différents mondes, ça ne pouvait qu’être passionnant et prenant, mais ce fut tout le contraire pour ma part et la déception a pris le dessus. Se dire que Kingdom Hearts peut s'enchaîner sur deux ou trois heures seulement, c'est assez irréaliste pour un fan de la série. Reste à voir si je compte lire les autres mangas... disons que je compte le faire, mais je ne suis pas pressé et ça ne sera pas ma priorité.

Ma note : 2/5

Le positif :
+ Un coup de crayon sympathique
+ L’univers vaste et riche de la série, mais...

Le négatif :
– ...qui n'est pas exploité
– Une aventure très courte, tout s’enchaîne très vite
– Les difficultés à comprendre certaines scènes d'actions

© 2003 Shiro Amano / Tetsuya Nomura, Square Enix