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26 octobre 2015

Dragon Head

Depuis l'ouverture de ce blog, j'ai non-seulement découvert quelques séries, mais aussi plongé dans certaines œuvres que j'avais déjà eu l'occasion de lire, il y a presque une décennie de cela. Si c'est parfois purement par nostalgie, il m'arrive aussi de vouloir satisfaire ma curiosité et ainsi redécouvrir des mangas dont le titre est presque le seul souvenir qu'il m'en reste. Ce fut justement le cas avec « Dragon Head » de Minetaro Mochizuki.

Le manga nous invite à suivre les mésaventures de trois adolescents qui sont vraisemblablement les seuls rescapés d'un accident de train, provoqué par une catastrophe naturelle. En effet, alors qu'ils rentrent d'un voyage scolaire via Shinkansen, un TGV japonais, leur train déraille au moment de pénétrer dans un tunnel, tout juste après un énorme tremblement de terre. Dès lors, tous les passagers qui empruntaient ce train meurent, mis à part Teru Aoki, Nobuo Takahashi et Ako Sato. Ils ne le savent pas encore, mais ils s'apprêtent à vivre un enfer. Il faut dire que les secours ne peuvent venir les aider, car à l'extérieur, c'est tout le Japon qui est touché, laissant penser qu'il ne s'agissait pas seulement d'un séisme. C’est quand ils vont quitter les lieux, qu’ils seront témoins du nouveau visage de leur pays.

Si après ça, vous n’avez pas la curiosité de vous jeter dessus, ce serait fort dommage ; parce que vous passez possiblement à côté d'un manga qui a des arguments pour vous séduire. En ce qui me concerne, je trouve que Dragon Head se montre assez intéressant dans le développement - plus ou moins important - de ses personnages, il expose leurs pensées, explique leurs agissements à certains moments donnés ; l'auteur nous offre globalement un travail de fond intéressant sur l'aspect psychologique des acteurs de la série, même s'il aurait pu aller plus loin. C'est ce qui me fait dire que ça reste néanmoins une œuvre destinée à un public mature, qu'elle n'est pas si accessible que cela. Une impression accentuée avec le stress et la tension qui ponctuent le scénario. Notez qu'en plus, il est notamment question de survivalisme, un thème qui peut vite flirter avec les limites du supportable.

À cela s'ajoute un coup de crayon fin et généreux. qui va jusqu'à illustrer des logos de marques, une manière d'aspirer le lecteur dans un monde qu'il côtoie au quotidien et qu'il connait bien. Sentiment que l'on retrouve aussi au niveau des plans choisis, rendant certaines planches captivantes, illustrant ainsi toute l'expérience de Minetaro Mochizuki.

Gardez néanmoins en tête qu'il s'agit d'une œuvre qui ne prendrait pas énormément de votre temps, étant donné qu'elle se termine au bout d'une dizaine de tomes seulement et qu'en ce sens, elle mériterait le coup d'oeil.

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