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25 décembre 2015

Deadman Wonderland

Après l’adaptation en manga d’Eureka Seven, Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou se sont retrouvés pour donner vie à une nouvelle œuvre. Et en voyant le titre, vous savez peut-être déjà de quoi il s’agit, car c’est tout simplement l’un des mangas les plus populaires de ces dernières années. Ici, pas d’adaptation, tout sort du génie des deux artistes, qui ont créé une histoire originale, mêlant violence, amitié, drame et science-fiction. Loin de penser que la série allait connaître un aussi grand succès*, Kataoka et Kondou ont pourtant tout fait pour offrir le meilleur aux fans et le résultat se nomme Deadman Wonderland.

Le manga met en avant Ganta Igarashi, qui se retrouve à Deadman Wonderland, une prison pas comme les autres, après avoir été déclaré coupable du meurtre de toute sa classe. En réalité, Ganta est victime d’une terrible machination et c’est justement pour sa liberté que le jeune garçon va se battre et tenter de sortir de cet endroit spécial. Je dis « spécial » parce que ce n’est pas juste une prison, mais aussi un parc d’attraction pour les touristes, des évènements sont organisés avec la participation des prisonniers, notamment des jeux qui ont -à priori- pour unique but de divertir les clients.

Mais là encore, la vérité est tout autre. Les prisonniers sont en réalité, forcés de participer à ces jeux-là qui sont… dangereux et mortels. La raison est que pour leur survie, les détenus doivent y prendre part et tenter de gagner des Cast Points pour pouvoir acheter un bonbon spécial faisant office d’antidote pour éviter au corps de succomber au poison injecté par le biais d’un collier. Ce même collier permet au personnel de connaître la position de tous les détenus, afin d’éviter toute tentative de fuite. Bref, vous l’aurez compris, il est impossible de sortir de la prison et il faut se battre pour survivre, car un poison prend progressivement le dessus sur l’organisme.

Ganta voit donc sa vie changer en quelques jours, il passe d’une vie normale où il passait son temps à jouer avec ses amis et aller en cours, à tenter de survivre dans un milieu carcéral où trop souvent, règne l’anarchie.


Si je me suis autant attardé sur l'histoire, c'est parce qu'elle est originale, j'ai pas eu la sensation de lire du "déjà-vu", ce qui est un très bon point. Personnellement, je ne me suis pas ennuyé, j'ai beaucoup aimé et le suspens à chaque fin de chapitre a su piquer ma curiosité à tous les coups. En clair, Deadman Wonderland nous tient en haleine jusqu’au bout.

À côté de ça, impossible de ne pas être séduit par les dessins. Le trait est fin, les personnages sont détaillés et les décors et environnements sont soignés. C’est tout simplement un régal pour les yeux et je dois dire qu'il s'agit du style graphique que j'affectionne le plus.

Je regrette juste deux choses, parce que si les personnages sont intéressants, je trouve que leur passé n’ait pas davantage été travaillé, certains manquent vraiment de profondeur. Enfin, il est fort dommage que la série n’ait pas duré plus longtemps, car tout ce qui est relatif au Carnival Corpse est mal exploité.

Conclusion : Une vraie pépite

Tous les ingrédients étaient-là pour donner un résultat en or. J’ai adoré la lecture, vous n’imaginez pas à quel point. Deadman Wonderland est un manga qui a le mérite d’être original, beau, intéressant et propose des rebondissements qui ajoutent du piment à l’histoire. Certes, c’est court, mais à aucun moment on a la sensation d’un travail bâclé et de regretter l’argent investi dessus. J’ai rarement été aussi charmé par un manga, j’ai qu’une chose à dire, foncez et allez l’acheter !

★★★★★

Points positifs :
+ Une histoire originale
+ Des personnages attachants
+ Les planches de Jinsei Kataoka

Points négatifs :
– Trop court, tout n’a pas été exploité

* Lire l’interview de Manga Mag

© Kana 2010 / Kazuma Kondou & Jinsei Kataoka

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