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01 avril 2025

SPIDER-MAN : BLEU

Cela peut surprendre aujourd'hui, mais il fut un temps où Marvel est passé tout près de la liquidation judiciaire. Pour se relancer, celle que l'on surnomme la « Maison des Idées » a dû revoir sa politique éditoriale et c'est ainsi qu'est né le label Marvel Knights. Ce dernier proposait en grande partie des histoires courtes, ne s'étalant pas sur plusieurs volumes, pour ainsi être accessible à un plus grand nombre de personnes. Composé de six numéros sortis entre 2002 et 2003 et regroupés sous la forme d'un album que je vais évoquer aujourd'hui, SPIDER-MAN : BLEU propose une histoire devenue aujourd'hui, un classique de l'éditeur américain.

Si c'est devenu un comic book qui a tant marqué les lecteurs, c'est parce qu'il se démarque beaucoup de ce qu'il se fait traditionnellement chez Marvel.

On y voit Peter Parker en train de s'enregistrer sur un magnétophone. Adressés à Gwen Stacy, ces enregistrements ne parviendront toutefois jamais jusqu'à elle, puisque n'étant plus de ce monde. Notre héros en a parfaitement conscience, mais a tout de même ce besoin d'évacuer ce qu'il a dans le cœur et de de confier ce qu'il n'a pas pu ou pas eu le temps de dire à celle qui fut sa bien-aimée.

Dès les premières pages, on comprend qu'on est en train de lire un récit spécial.

Les 

, qui montre que les super-héros, peuvent offrir autre chose que les habituelles batailles entre gentils et méchants. Le récit est triste, l'action est au second plan, mais cela ne dérange aucunement, dans la mesure où Spider-Man a longtemps été un super-héros attachant grâce justement à ce genre d'histoires. Jeph Loeb a compris cela et nous a offert un comic book accentuant un peu plus le riche héritage de l'homme-araignée.


 Sur ce registre, Peter Parker est d'ailleurs, l'un des personnages les plus intéressants à suivre, son héritage n'a cessé de s'enrichir au fil des ans et des récits.

11 décembre 2024

WOLVERINE : LES ORIGINES

Ces dernières années, Urban et Panini ont multiplié les opérations spéciales pour attirer davantage de monde vers le comic book et espérer surfer sur la popularité des super-héros au cinéma. Pour s’y faire, les deux éditeurs ont misé sur des récits complets à faible prix, afin de ne pas noyer les nouveaux lecteurs qui peuvent profiter d’une histoire sans se perdre et tout ça, sans débourser beaucoup d’argent. C’est dans le cadre d’une de ces offres spéciales que j’ai pu découvrir l’album que je vais aborder aujourd’hui. Et si comme moi, vous avez d’abord connu le film du même nom, vous avez forcément eu un peu (beaucoup ?) d’appréhension avant d’ouvrir Wolverine : Les Origines. Heureusement, il n’y a rien de comparable, tant la qualité du récit proposé par Paul Jenkins est bien supérieure à ce que nous avons eu sur grand écran.

L’intrigue prend place à la fin du XIXe siècle, dans une plantation canadienne. On y suit principalement deux jeunes garçons qui, malgré leur amitié, doivent vivre avec les frictions ponctuelles qui existent entre leurs pères ; l’un travaillant pour l’autre. Jusqu’au jour où un évènement dramatique vient basculer leur vie, à tout jamais.

Difficile d’en dire plus, sans aller jusqu’à révéler des éléments importants qu’il est bon de découvrir par soi-même. En revanche, on peut aisément dire que c’est un récit qui arrive à nous surprendre, qui joue sur nos préjugés et nous rappelle qu’on a tort de penser tout savoir du futur Wolverine. L’album est tout aussi étonnant, dans la mesure où il s’éloigne beaucoup des comic books habituels remplis d’action ; on a davantage une histoire qui met l’accent sur ce que les différences sociales peuvent engendrer et comment elles influencent les gens.

Pour ce qui est des dessins, il fallait une valeur sûre pour magnifier cette histoire et Andy Kubert a répondu présent. C’est illustré de bien belle manière ; à l’image du récit, le dessin s’écarte des standards habituels, on sent tout de suite qu’il y a un travail manuel derrière les planches, qu’on est loin des travaux numériques qui se multiplient de nos jours, un « vrai » coup de crayon, notamment sur les dégradés, l’ombrage, c’est fin, détaillé, les arrière-plans sont fournis et les couleurs chaudes utilisées respectent la nature de l’œuvre, parce qu’elle donnent vraiment ce sentiment que l’action se passe dans le passé, à une tout autre époque.

Je m’en voudrais de ne pas évoquer les couvertures originales de Joe Quesada, qui sont un vrai régal pour les yeux ; j’en veux d’ailleurs, énormément à Panini Comics de ne pas avoir choisi l’une d’entre elles pour cet album. Au lieu de ça, Panini s’est contenté de reprendre une case où l’on voit Wolverine et a zoomé dessus, ce qui donne cette première page de couverture granulée avec beaucoup de points, pas la plus belle. C’est d’ailleurs pour cela que je compte revendre l’album, malgré la qualité indéniable de celui-ci, j’essayerai de le trouver dans une autre édition, avec une première page de couverture plus à mon goût, pourquoi pas en VO ou en occasion, histoire de ne plus financer Panini qui m’a perdu avec ses choix éditoriaux discutables.

CONCLUSION : UN COMIC BOOK À POSSÉDER

Achetez-le, lisez-le et prêtez-le notamment à ceux qui, dans votre entourage, souhaitent lire des comic books mais qui n'osent pas se lancer dans cet océan de choix. Wolverine : Les Origines est une histoire complète, unique et une porte d'entrée dans cet univers des super-héros. Dommage que la forme n'est parfois pas au niveau du fond.

MA NOTE : 4,50

MES POINTS POSITIFS :
➜ un récit accessible, tout public et surprenant
➜ des dessins magnifiques
➜ les couvertures originales

MES POINTS NÉGATIFS :
➜ la première page de couverture

CONTENU :
➜ WOLVERINE : THE ORIGIN (2001) #1-6

11 septembre 2024

ULTIMATES : SUPER-HUMAIN

Oyez, oyez.

Vous souhaitez lire des comic books sans savoir par où commencer ? Et bien sachez qu'avec ULTIMATES, l'éditeur Panini Comics vous offre une belle porte d'entrée pour suivre vos super-héros préférés (ou pas) dans un univers tout neuf, sans devoir aller lire des récits en amont pour comprendre l'histoire proposée.

Après une décennie 90 qui a presque été fatale pour Marvel et qui a mis en lumière les choix éditoriaux douteux qui avaient été pris, les années 2000 furent l'occasion pour la "Maison des Idées" de prendre un nouveau départ, et c'est ce qu'a fait l'éditeur avec la création de l'univers Ultimate.

Fini les comic books nécessitants de lire d'autres récits en amont pour comprendre les histoires proposées ; avec ce nouveau point de départ, les lecteurs n'avaient plus à se soucier des problèmes de continuité et pouvaient retrouver leur(s) héros favoris dans un contexte tout frais et surtout moderne. Pour cette nouvelle lancée, quatre licences furent choisies : Spider-Man, les X-Men, les Quatre Fantastiques et les Avengers. C'est justement ces derniers dont il est question aujourd'hui ; l'album que je vais évoquer propose les six premiers numéros de la série. Une série qui a servi de base pour la création de l'Univers cinématographique Marvel (MCU), rien que ça.

L'occasion de retrouver les super-héros que l'on voit au cinéma ? Oui... plus ou moins.

On remarque que les auteurs se sont inspirés de la série originale de 1963 pour composer l'équipe de super-héros ; exit donc Hawkeye et Black Widow que l'on a eu l'habitude de voir sur le grand écran et bonjour Ant-Man et la Guêpe. Là où l'on sent vraiment l'inspiration, c'est sur l'apparence de Nick Fury ; Bryan Hitch a en effet illustré le personnage de sorte à ce qu'il ait les traits de l'acteur Samuel L. Jackson ; c'est donc tout naturellement que ce dernier a été choisi pour interpréter ce rôle dans le MCU, six ans après.

En parlant de Hitch, cet album regorge de planche 

Au niveau du scénario, l'antagoniste présent dans cet album n'en est pas vraiment un, mais l'équipe des Avengers a tout de même un adversaire à combattre et je dois dire que la tournure des évènements a de quoi étonner. 

04 juillet 2024

SPIDER-MAN : LA DERNIÈRE CHASSE DE KRAVEN

Voilà un comic book qui a été vendu comme l'un des récits majeurs de Spider-Man, un des plus marquants et une des histoires qui a séduit le plus de lecteurs. Autant vous le dire tout de suite, l'attente était grande au moment où j'ai ouvert l'album et c'est probablement à cause de tout cela que j'ai été quelque peu déçu durant la lecture... du moins, au début. Je dis cela, parce que au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire, je sentais que je lisais quelque chose de spécial.

Certes, je n'ai pas aimé la narration, notamment ces dialogues simultanés de Peter Parker, même si je comprends parfaitement leur fonction narrative, tout comme je n'ai pas spécialement été séduit par les dessins de Mick Zeck ; mais les auteurs ont réussi à donner un ton particulier à ce récit.

J'ai senti que John Marc DeMatteis voulait dépeindre Kraven comme un ennemi différent de ce qu'a connu Spider-Man et très franchement, c'est réussi. Entre la raison qui l'amène à chasser le héros, ce qu'il réalise par la suite, qui m'a d'ailleurs choqué tant je ne m'y attendais pas, on voit vraiment cet antagoniste différemment. À la fin de la lecture, je me dis que c'est clairement une histoire qui fera date.

Je n'ose toutefois imaginer à quel point cela a été embêtant pour les lecteurs de l'époque pour suivre cette saga en six épisodes ; les chapitres étaient répartis sur trois séries (Amazing Spider-Man, Web of Spider-Man et Spectacular Spider-Man).

30 mars 2022

Punisher - Sale Boulot

Je viens de finir la lecture de Punisher - Sale Boulot.

C'était assez plaisant, on suit Frank Castle dans sa quête de vengeance, lui qui souhaite tuer et se débarrasser des acteurs du crime. Et à l'image du personnage, ça commence très rapidement, il n'y a aucune tergiversation, on comprend très vite que le Punisher est à la fois recherché par la police, parce qu'il dépasse le cadre de la loi, mais il est également pourchassé par des malfaiteurs. Cela donne le sentiment que Frank Castle est seul contre tous et doit donc agir sans se faire repérer et vivre comme un fugitif. Bien entendu, il s'est mis dans cette position tout seul et ne semble pas la regretter, il y a un pragmatisme appuyé chez le personnage et c'est probablement ce qui fait sa force.

Comme dit plus haut, j'ai plutôt apprécié la lecture, mais j'avoue avoir eu un peu de mal avec les dessins. Non pas que le coup de crayon de Steve Dillon n'est pas à mon goût, mais j'avoue que je m'attendais à voir le Punisher tel qu'on le voit dans les couverture originales. Il faut tout de même que je vous explique ; l'édition que j'ai lue est celle de 2017, qui marquait le 20e anniversaire de Panini Comics, d'où la première page de couverture étrange que vous pouvez voir plus haut. Celle-ci a été illustrée par un dessinateur français qui s'appelle Joann Sfar. Pour les couvertures originales (ou américaines, si vous préférez), le Punisher est illustré dans un style complétement différent et visiblement, ce n'est pas Steve Dillon qui en est à l'origine, mais un certain Tim Bradstreet. En bref, c'est un style que j'apprécie tellement, que j'ai finalement acheté les 9 tomes du Punisher sortis au début des années 2000,  dont les premières pages de couvertures sont calquées sur les couvertures originales.

Pour en revenir à cet album, outre le carnage que le Punisher provoque, je n'ai personnellement pas retenu grand chose. Les deux antagonistes m'ont parus quelconque, je veux dire par là que les raisons qui font qu'ils sont opposés au protagoniste ne sont pas marquantes et il y a plus de chance de se souvenir d'eux (ou de l'un d'entre eux en particulier) pour son apparence physique, que pour ses motivations qui se résument à vouloir "tuer le Punisher".

Conclusion : Prometteur, mais...

Je n'ai lu que les six premiers chapitres de la série de 2001 et si je me fie à mes achats évoqués plus haut, j'ai en ma possession la totalité des deux séries (2000 et 2001), je vais donc pouvoir me faire une réelle idée du personnage et d'un run que beaucoup de passionnés considèrent comme iconique. Pour ma part, j'estime qu'il y a du bon, que c'est prometteur, mais que ça manque de sentiment et qu'on a là, l'équivalent d'un film bourré uniquement d'actions.

Ma note : 4/5

21 mars 2022

Avengers : L'armée d'Ultron !

La raison d'être des Avengers est toute simple : quand un ennemi est bien trop puissant et représente un gros danger pour la planète, il faut se rassembler pour ne faire qu'un face à l'adversité. En ce sens, on peut pratiquement être sûr que les aventures du groupe en mettent plein la vue, ont de l'intérêt et qu'il s'agit d'une bonne opportunité pour (re)voir certaines figures majeures "made in Marvel".

Et cet album tape en plein dans le mille avec une première aventure opposant les Avengers à Ultron et son armée de robots. C'est l'occasion pour Iron Man et ses partenaires de montrer au gouvernement son erreur de vouloir initialement se passer d'eux pour l'avenir. La seconde histoire met en avant le Leader, un antagoniste que je ne connaissais pas et que j'ai découvert sur cette BD. Samuel Sterns, de son vrai nom, a également été irradié par les rayons gamma, au même titre qu'Hulk et Abomination, à la différence près qu'il n'est pas devenu une brute de plus de deux mètres, mais un génie (du mal) disposant d'un cerveau surdimensionné.

Personnellement, j'aime découvrir des personnages et avoir cette sensation d'en apprendre un peu plus sur l'univers qui entoure certains super-héros. Pour autant, j'ai eu un peu de mal avec cet album, notamment au niveau des dessins de Manuel Garcia. Je trouve que ça manquait de fluidité d'une case à l'autre, l'action n'était pas toujours compréhensible à la première lecture. Au-delà de ça, je n'ai pas énormément de choses négatives à dire.

Conclusion : Dernière lecture de la collection Marvel Adventures, mais non la moindre. Cet album sur les Avengers est probablement celui qu'il faudrait conseiller en priorité aux très jeunes lecteurs, puisqu'il réunit les plus grands super-héros de Marvel, que ce soit Spider-Man, Hulk, Iron Man ou encore Wolverine, au travers de deux récits efficaces, dans le sens où ils sont dynamiques, où l'action n'attend pas et où la plupart des protagonistes sont mis en avant (même ce loser de Captain America).

Ma note : 4/5

15 mars 2022

Hulk : Le goliath vert

S'il est généralement boudé par l'éditeur lorsqu'il s'agit de proposer des bouquins à moindre coûts au travers d'opérations commerciales, Hulk a finalement eu droit à sa propre BD estampillée Marvel Adventures, rien de surprenant d'ailleurs, tant il est facilement identifiable pour le jeune lectorat visé par cette collection. D'ailleurs, s'il y a un album à retenir de cette collection, c'est bien celui de Hulk.

Ce n'est pas la première fois les aventures du "colosse de jade" se révèlent passionnantes à suivre. L'année dernière, j'avais déjà pu découvrir le personnage via deux comic books et la lecture de ses mésaventures (si je puis dire) s'était révélée plaisante.

L'album s'ouvre sur un premier numéro qui fait office d'origin story et bien qu'agréable à lire, j'ai encore le récit de « Hulk Gris » en tête, qui offrait justement une porte d'entrée similaire à l'univers du super-héros, notamment parce qu'il proposait une introduction au personnage. Difficile dès lors, d’être subjugué par le chapitre, comme si je lisais ce genre d’histoires pour la première fois. Néanmoins, il m'est tout autant difficile de critiquer ce qu'on a là, tant les récits de ce genre sont captivants. Par ailleurs, c'est aussi l'occasion d'admirer les planches de David Nakayama, qui a un style accrocheur, dans les standards de ce qui se fait habituellement. Avec tout ce que j'ai pu dire, on pourrait penser que j'ai commencé par le meilleur, mais il n'en est rien, j'ai davantage aimé le second numéro, qui voit Hulk se multiplier en plein Manhattan (New York City) et devenir un vrai problème qu'il faut résoudre. J'ai vraiment apprécier lire ce chapitre, car il montre exactement à quel point ce mastodonte vert fait des ravages partout où il passe. Le personnage de Jamie Madrox, bien qu'il ne soit pas le plus connu, a su faire une entrée - pas loin d'être badass -  et réussir à se montrer important, sans forcément voler du spotlight à l'alter-égo de Bruce Banner. C'est Juan Santacruz qui s'est occupé des dessins ; autant je ne suis pas trop fan lorsque ça manque de détails, autant là, étrangement, je trouve qu'il y a quelque chose qui fait que j'aime plutôt bien. Je ne suis pas un professionnel, donc je n'arrive pas forcément à mettre le doigt sur les éléments qui font que j'aime ces illustrations, mais je pense que ça a un rapport avec les couleurs utilisées et les dégradés qui furent réalisés par Wilfredo Quintana. C'est légèrement sombre et ça colle bien avec la pénombre new yorkaise, le récit se déroulant en pleine nuit.

Conclusion : Comme indiqué dans l'introduction, ce comic book sur Hulk est celui que j'ai le plus apprécié de cette collection Marvel Adventure. Il me reste celui sur les Avengers à lire, donc je serais vite fixé sur mon avis définitif. Pour autant, on est complétement loin de certains albums qui manquent d'intérêt (Thor) ou qui méritent d'être brûlés (Captain America).

Ma note : 5/5

14 mars 2022

Iron Man : Cœur d'Acier

Voilà plusieurs mois que je n'avais pas lu, que ce soit des comic books ou des mangas, voir même les habituels bouquins sur la géopolitique qui me passionnent tant et dont je ne sais toujours pas si je vais les aborder sur ce blog. Quoi qu'il en soit, j'ai terminé aujourd'hui la lecture d'un petit album centré sur Iron Man, d'où le fait que je ponde un nouvel article.

C'est un super-héros que je n'affectionne pas vraiment, mais qui a étrangement réussi à me séduire sur une petite anthologie que j'ai lu dernièrement. Et ça l'a été cette fois encore, sans que je n'arrive vraiment à l'expliquer. Il y a bien un point que j'ai apprécié particulièrement, c'est que les deux numéros proposés dans ce comic book pouvaient être considérés comme faisant partie d'une même histoire, c'était ainsi scénarisé et dessiné par les même personnes. Je relève cela, parce que ce n'était pas forcément le cas sur l'album concernant Thor, où je regrettais ce gros contraste entre les numéros proposés. Pour en revenir à Iron Man, c'est Fred Van Lente qui derrière les deux histoires du comic book, c'est un auteur que j'ai découvert via « Ivar, Timewalker » et si on peut raisonnablement penser que ce n'est pas ces récits sur Iron Man que nous citerions en premier lieu si nous devions le louanger, ces deux numéros ont le mérite d'être prenants. Je dis cela, car l'auteur ne tergiverse pas et lance son histoire très rapidement, en plus d'ajouter de la tension en mettant son héros en grand danger. Pour ce qui est des dessins, ils se révèlent agréables à voir, ils manquent un peu de détails au niveau des visages, mais James Cordeiro compense par des arrières-plans et environnements soignés.

Pour évoquer brièvement le contenu, le premier chapitre est une "origin story", le but est ainsi d'essayer de raconter la naissance d'Iron Man à partir d'une situation donnée. En 1963, Larry Lieber avait choisi le contexte de la guerre au Vietnam pour lancer le personnage. En 2008, Hollywood a introduit le super-héros en armure depuis le Moyen-Orient, une manière de faire vivre les histoires fictives avec leur temps. Pour ce qui est de Fred Van Lente, Iron Man prend vie dans une île perdue du Pacifique, la menace est toujours d'origine asiatique et le cahier des charges respecté. Je dis cela, car il se retrouve enfermé avec une personne, il va collaborer avec cette même personne, celle-ci finira par le sauver, avant de mourir, c'est globalement un schéma qui revient souvent et qui fait que Tony Stark (la réelle identité d'Iron Man) change profondément et voit les choses sous un autre angle, en ce qui concerne le fait de tenir un business dans l'armement. Pour quelqu'un comme moi qui ne connaît pas énormément le personnage, lire ce genre de chapitre introductif est toujours plaisant, il permet de se familiariser avec certains personnages et de les connaître. Le deuxième numéro met en scène le Mandarin, un adversaire bien plus charismatique que la scientifique menaçante du premier numéro. En plus d'attirer les regards, le Mandarin se révèle ici particulièrement dangereux avec les pouvoirs qui lui proviennent de différents anneaux, il met d'aileurs Iron Man en difficulté.

Conclusion : Un bon comic book pour les petits fans d'Iron Man

Et oui, cet album s'adresse aux jeunes lecteurs, fans du "guerrier en armure". C'est rapide à lire, les histoires ne sont pas complexes et les courtes scènes de dialogues permettent à l'action de rester le cœur du bouquin. On peut dire sans crainte qu'il s'agit d'une porte d'entrée pour le lectorat jeune, qui fera connaissance avec Iron Man, mais également des personnages importants du super-héros comme Pepper Potts et James Rhodes. Les lecteurs pourront ensuite sans craintes, s'attaquer à la lecture de comic books plus complexes. Aucun réel point négatif à souligner ; la traduction était correcte, mais je retiens l'utilisation d'un terme qui ne veut rien dire et une tournure de phrase qui passe naturellement en anglais, mais qui paraît étrange en français. Ce n'est pas grand chose et ce n'est certainement pas ce que l'on retient de l'album.

Ma note : 5/5

13 septembre 2021

Thor : Le Dieu du tonnerre

N'ayant que peu de temps devant moi, mais ayant tout de même cette volonté de remplir le blog, je continue de m'appuyer sur ces courts récits, issus de la collection Marvel Adventures. Après Spider-Man et Captain America, c'est désormais Thor qui est à l'honneur avec deux histoires qui permettent de se familiariser avec le personnage... sans forcément aller plus loin. En effet, les numéros proposés dans cet album n'ont pas pour objectifs de faire connaître le super-héros en profondeur, mais de brièvement le présenter et si possible, séduire le jeune lectorat via quelques doses d'actions.

Honnêtement, je ne suis pas très attiré par la mythologie nordique et de ce fait, Thor ne me passionne pas. Je ne sais donc vraiment pas quand est-ce que je me déciderai à lire certaines de ses aventures, et ce n'est certainement pas ce livre - qui ne fait qu'éfleurer le personnage - qui va changer les choses.

Pourtant, c'est rapide à lire, l'histoire démarre très vite et les dessins de Rodney Buchemi sont vraiment agréable à voir. Néanmoins, il manque le côté épique que l'on associe à Thor et que l'on ne retrouve pas ici. Prenez Loki ; il a beau être son adversaire, c'est surtout un antagoniste du nom de Klaus Voorhees qui est au centre de l'action ici et c'est fort dommage, car on perd beaucoup en charisme et intérêt. Le deuxième numéro ne fait guère mieux, puisque celui que l'on surnomme le "Dieu de la Malice" est toujours dans les sales coups, mais bien trop en retrait pour donner un gros intérêt à l'histoire, qui tourne finalement autour de deux ennemis bien trop méconnus. Par ailleurs, les dessins de Jon Buran font un énorme contraste avec ceux de Rodney Buchemi et souffrent - à mon sens - de la comparaison que l'on peut inconsciemment se faire. Je ne dis pas qu'il a un mauvais coup de crayon, mais celui-ci est particulier et ce n'est habituellement pas le genre de style que l'on associe aux comic books américains de super-héros.

Conclusion : À mon sens, ce petit bouquin centré sur Thor aurait gagné à introduire le personnage via une "origin story" et proposer un petit clash avec Loki. Ça aurait été une solution facile certes, mais quand on voit les deux aventures quelconques proposées ici, avec des antagonistes secondaires et d'affrontements de courtes durées, qui n'ont rien d'épique, je me dis que ça n'aurait pas été plus mal, tant le manque d'intérêt se faire sentir sur cet album. À noter également un style graphique qui détonne d'un chapitre à l'autre, ce qui peut gêner certains lecteurs.

Ma note : 2/5

10 septembre 2021

Captain America : La légende vivante

C'est probablement le super-héros que je trouvais le plus ridicule quand j'étais jeune, mais j'ai finalement appris à l'aimer avec la sortie des films, il y a presque dix ans maintenant. À tel point que je souhaitais lire du Captain America et avait même contacté Panini Comics pour leur demander de sortir l'intégralité des premières aventures du personnage, sorties à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale (avec notamment cette fameuse couverture où il place un coup de poing à Adolf Hitler). Cette intégrale est depuis sortie, mais comme je suis un mec bizarre, je ne me suis pas jeté dessus. Non, il a fallu attendre cette collection Marvel Adventure pour que je lise un premier bouquin sur Captain America.

Et je ne vais pas aller par quatre chemins : je n'ai pas aimé. J'ai trouvé le contenu trop vide d'intérêt dans les deux premiers chapitres avec un Steve Rogers qui se réveille à notre époque et est pris en chasse par HYDRA. Aucun réel effort n'a été fait pour expliquer pourquoi il ne peut être libre et comment il fut maintenu en vie, la congélation sur +60 ans n'expliquant pas tout. Graphiquement, je ne suis pas fan du style de Craig Rousseau, qui a un style cartoonesque avec très peu de détails et des contours formant très souvent des figures rectangulaires, l'encrage est par ailleurs, appuyé et les couleurs un peu trop claires pour moi. Les dessins de Chris Cross, sur le dernier numéro proposé dans cet album, sont plus à mon goût, mais même là, il y a quelque chose qui me dérange, entre les contours trop gros et un surplus de détails qui donnent cette impression de brouillon sur certaines planches. Au-delà de la patte graphique de Cross, c'est surtout le scénario qui laisse à désirer. Alors que je m'attendais à une opposition entre Captain America et le Rhino, j'ai eu la mauvaise surprise de voir que cette histoire allait finalement voir les deux personnages travailler de concert pour... sauver un petit animal. Ais-je besoin d'en dire plus ?

Conclusion : Probablement le pire album de cette petite collection Marvel Adventures. Bien entendu, il ne faut pas oublier qu'elle s'adresse à un lectorat très jeune, mais difficile d'imaginer les très jeunes lecteurs apprécier un produit où ce qui est annoncé dans la page de couverture est en réalité bien loin du contenu.

Ma note : 1/5

28 août 2021

Spider-Man : De grands pouvoirs...

Il m'arrive parfois de bouquiner des BD sur un coup de tête, alors même que l'envie n'est pas forcément là. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui, en prenant pas plus d'un quart d'heure de mon temps à lire ce petit album centré sur Spider-Man. C'était court, parce que destiné aux enfants, mais un réel plaisir - malgré tout - de replonger dans deux aventures du personnages.

Dans ce comic book, nous avons droit à deux chapitres, le premier servant de prologue, tandis que le second nous offre un face-à-face avec l'un de ses pires adversaires, un certain Max Dillon, aussi connu sous le nom d'Electro.

Comme indiqué plus haut, c'était plaisant. J'avais un peu peur du résultat au moment d'acheter cette BD, pensant que j'allais le regretter à cause d'un contenu immature et des dessins cartoonesque, mais il s'avère que le contenu, bien que peu profond, n'est pas si éloigné de ce que l'on peut retrouver dans les comic books destiné au public plus large, à mon sens ; en plus d'un style graphique finalement pas si dérangeant, personnellement. Outre cela, la lecture fut rapide, les auteurs ont visiblement fait le choix de ne pas rentrer dans les détails et survoler - plus ou moins - les deux histoires proposées.

Moi qui aime les "origin stories", j'ai beaucoup aimé le premier chapitre, qui était pratiquement calqué sur le film Spider-Man de Sam Raimi, sorti en 2002. Ça manquait un peu de dialogue, je ne cache pas qu'il y a eu cette impression de vouloir expédier l'histoire, mais c'est un choix que je peux comprendre, étant donné le lectorat visé. Concernant le deuxième chapitre, il fut assez drôle, sans que ce soit excessif. Vous imaginez bien que l'opposition entre Spider-Man et Electro ne fut pas épique et d'ailleurs, j'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose, on peut dire qu'il a rempli la mission, il fallait un affrontement entre deux personnages et le contrat est respecté, voilà tout.

Conclusion : Pas si mal, pas si décevant que cela. Juste un peu dommage qu'on ait pas une centaine de pages, plutôt que seulement une cinquantaine. À l'évidence, ce n'est pas un comic book à conseiller aux adultes, ni même aux adolescents, mais davantage pour les enfants. Néanmoins, rien ne vous empêche de le lire, si vous avez un petit quart d'heure à combler.

Ma note : 5/5

14 juillet 2021

Immortal Hulk : Ou est-il les deux ?

Nous sommes le 14 juillet 2021, jour de fête nationale et en bon patriote français, je viens de lire un comic book de nos cher amis américains. À la vue du titre, vous avez probablement deviné que Hulk est à nouveau au centre du bouquin, comme ce fut le cas la semaine dernière. Sauf que cette fois-ci, nous n'avons pas droit aux origines du héros, mais à un récit qui illustre bien tout le problème que représente le colosse de jade pour Bruce Banner.

Le titre - encore une fois - nous en dit beaucoup à ce sujet, puisque Hulk est immortel. Peu importe ce qu'il lui arrivera, il reviendra d'entre les morts et continuera de causer de gros dégâts partout où il passera, forçant ainsi Bruce Banner à jouer les fugitifs à travers le pays et faire profil bas. Malheureusement pour lui, une journaliste est bien déterminée à le retrouver et se rapproche progressivement de lui.

Très honnêtement, bien que j'accroche à l'intrigue et que j'apprécie les dessins, j'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dedans. Je ne suis pas trop d'accord avec l'éditeur lorsqu'il vend cela comme un album accessible. Il faut avoir lu des récits en amonts et en ce qui me concerne, je n'étais - par exemple - pas au courant de ce qu'avait fait  Hawkeye à Hulk, tout comme je ne comprenais pas pourquoi le fait que Hulk soit vivant pouvait surprendre dans cette histoire.

Et du coup, quand je me suis retrouvé face à des éléments comme la "porte verte", j'étais un peu déconcerté, ne sachant pas s'il fallait comprendre quelque chose ou s'il s'agissait d'un détail qui trouverait son explication plus tard, dans la série. Je n'ai cité qu'un exemple, mais je peux aussi  revenir sur l'affrontement entre Hulk et Sasquatch, affrontement dont l'issue finale n'a pas eu d'effet sur moi, car je ne connaissais pas la relation qu'entretenait Bruce Banner avec la personne qui possédait Sasquatch et cette fin, qui voit Hulk drainer l'énergie de son adversaire... bref, encore une chose qui m'a surpris et mis dans le doute. Alors oui, on pourrait se dire que c'est de ma faute, que c'est à moi de faire le nécessaire pour rattraper mon retard sur les - bientôt - 60 ans du personnage, mais entre les livres qui ne sont pas réédités et actuellement en rupture de stock, les séries qui ne sont pas toutes entièrement publiées et les prix qui me forcent à acheter de plus en plus de la VO, je me dis que Panini Comics n'aide pas forcément les débutants. À mon sens, l'éditeur aurait dû offrir un guide de lecture dans les premières pages du bouquin, pour nous conseiller sur ce qu'il faut lire avant d'entamer Immortal Hulk ; ça reste leur job de faire en sorte que les lecteurs prennent plaisir et aient envie de mettre à nouveau la main au porte-monnaie. Là, j'ai été assez déçu, car Immortal Hulk a été vendu comme accessible, alors que ce n'est pas trop le cas, selon moi.

En voilà un, qu'il ne vaut mieux pas embêter...

Le paragraphe que je viens de rédiger peut laisser croire que j'ai détesté la lecture, alors que j'ai étonnamment bien aimé, surtout le côté enquête, apporté ici par le personnage de Jackie McGee, même si ce n'était pas grand chose ; il me tarde d'ailleurs de lire du Batman, je suis sûr d'apprécier. À noter aussi que Hulk est dépeint ici comme un monstre intelligent, qui fait peur à son hôte et qui est réellement dangereux, en atteste ses actions dans les premiers numéros qui composent cet album. On est clairement loin de l'image qu'on a de lui dans les récentes productions cinématographiques et c'est franchement cool, j'en avais marre de voir que le titan vert soit perçu comme une blague, alors qu'il a été longtemps vu comme l'une des plus grandes menaces de l'univers Marvel. En clair, je salue cette idée d'Al Ewing, qui apporte un petit vent de fraîcheur au personnage. En ce qui concerne les dessins,  j'étais au départ déçu de voir qu'Alex Ross ne signait que les couvertures, mais Joe Bennett m'a vite séduit. Il a un coup de crayon qui est exactement ce que j'attends de voir, lorsque j'ouvre un comic book. C'est beau, détaillé et dynamique ; ça aide à finir la lecture très vite, même quand certains éléments nous échappent, comme j'ai pu l'expliquer plus haut.

Conclusion : Immortal Hulk propose typiquement ce que j'espérais, une version du colosse de jade sérieuse et imposante, rendant ainsi la lecture plaisante. Elle aurait certainement été meilleure si j'avais davantage de connaissances vis-à-vis du personnage, c'est pourquoi je compte bien relire cet album, un de ces jours, j'ai d'ailleurs déjà acheté les premiers volumes de la série en VO. Ça se tente, c'est pas mauvais, juste un peu difficile d'accès pour les débutants.

Ma note : 4/5

Contenu et auteurs :
 Immortal Hulk (2018) #1-5 par Al Ewing & Joe Bennett

Mes points positifs :
+ Fraîcheur apportée par le récit
+ Comic book qui démarre très vite
+ Cette version de Hulk
+ Le côté "enquête" apporté par Jackie McGee
+ Les planches de Joe Bennett

Mes points négatifs :
– Récit pas forcément accessible, il faut avoir lu d'autres séries en amont
– Le combat contre Sasquatch qui se finit sans "climax"

© 2021 MARVEL

08 juillet 2021

Hulk : Gris

Nous sommes le 08 juillet 2021 et le comic book que je vais aborder aujourd'hui se focalise sur Hulk, un des nombreux super-héros emblématiques de l'univers Marvel.
 
Pourtant, il a beau être emblématique, il a beau être l'un de mes préféré - notamment grâce aux films sortis en 2003 et 2008 - ça ne change pas le fait que je ne connais pas tant que ça le personnage et n'allez pas croire que mon choix de lire ce bouquin a été réfléchi. Non et non, cela s'est fait sur un simple coup de tête. J'avais envie de lire du Hulk et j'ai pris le premier livre que j'avais sous la main (dans ma chambre, je précise, car on pourrait croire que je l'ai volé). Peu importe cette inquiétude, qui revient souvent au moment d'ouvrir un comic book, cette habituelle crainte de se perdre, de ne pas comprendre ce qui est raconté et qu'il faut possiblement approfondir le sujet en amont en lisant d'autres titres. J'ai décidé de me lancer tête baissée et advienne que pourra.

Et le moins que je puisse dire, c'est que j'ai eu la chance de tomber sur une œuvre très accessible, une relecture des origines du personnage, par Jeph Loeb. Forcément, lorsqu'il s'agit de ce que les anglophones appellent une "origin story", il n'y a pas besoin d'avoir quelconques connaissances sur celui que l'on surnomme le "colosse de jade". D'ailleurs, le récit a de quoi surprendre, car si Hulk se distingue aujourd'hui par sa peau toute verte, il a été gris, brièvement à ses débuts, d'où le nom du comic book.

Le comic book justement ; il commence avec Bruce Banner parlant à son psychiatre, il parle, il évacue ses ressentiments, il est notamment amené à revenir sur le jour où tout a basculé et c'est au travers de ses paroles, que se forme une sorte de flashback, qui permet d'assister au début des gros ennuis du personnage. Entre sa première transformation, ses premiers accros avec l'armée, le début de sa fameuse rivalité avec le général Ross et sa relation compliquée avec Betty Ross, Jeph Loeb réussi à offrir un condensé des éléments qui servent de base à tout récit concernant Hulk.

Honnêtement, je trouve que c'est un bon moyen de raconter l'origine du personnage, sans aller jusqu'à uniquement moderniser un récit en récupérant ce qui s'est déjà fait auparavant. Néanmoins, je ne vais pas mentir, j'ai l'impression qu'on a là, que le strict minimum et qu'il y avait moyen - sur les six numéros qui composent l'album - d'offrir bien plus. On dirait que Jeph Loeb a juste respecté un cahier des charges, sans forcément prendre le risque d'ajouter sa patte. Il y a bien une apparition d'Iron Man, mais elle est peu marquante et le personnage disparaît comme une merde si de rien n'était. Celui qui se démarque vraiment ici, c'est Tim Sale, via son coup de crayon typique de ce que l'on peut voir dans les BD franco-belges. Certaines planches sont superbes, il y a de gros plans et des pages doubles très belles à mon goût ; le seul soucis qui m'a gêné, c'est qu'on était pas loin d'un style complétement cartoonesque et forcément, il n'est pas rare de trouver des pages avec peu de détails, des cases où les illustrations donnent l'impression d'avoir été faites de manière hâtive. Par contre, la magnifique première page de couverture que vous pouvez voir plus haut, n'est pas de Tim Sale, mais de Jean-Louis Mourier. Je note également un regret sur le fait qu'on ait pas abordé le changement de couleur, j'aurais aimé savoir pourquoi il est passé du gris au vert, d'un point de vue scénaristique... si tant est que les auteurs travaillant pour Marvel aient invoqué une raison, par le passé, parce qu'on sait en réalité que ce n'est qu'une directive d'ordre éditoriale. N'empêche que ça aurait été drôle de voir quelle excuse les auteurs auraient trouvé pour justifier un tel changement visuel.

Après s'être pris une bombe gamma de plein fouet, Bruce Banner s'est fait un nouvel ami, mais pas celui qu'on aurait aimé avoir.
 
Conclusion : « Hulk : Gris » permet de se familiariser avec le personnage et constitue une bonne porte d'entrée pour découvrir le colosse de jade. En revanche, je nourris quelques regrets, car j'attendais quand même plus d'un album composé de six numéros. Loin de moi l'idée de dire que je suis déçu, ce n'est pas le cas, j'ai vraiment bien apprécié la lecture, mais il manque peut-être un petit quelque chose à mon sens.

Ma note : 5/5

Mes points positifs :
Mes points négatifs :
+ Rapide à lire
+ La manière de raconter l'origine
+ Simple et accessible
+ La relation Betty/Bruce
+ Certaines planches superbes, mais...
– Impression que certaines cases sont dessinées à la va-vite
– Pas d'explication sur le fameux changement de couleur de Hulk ?

Contenu et auteurs :

Hulk : Gray (2003) #1-6 par Jeph Loeb & Tim Sale

© 2017 MARVEL

27 juin 2021

Spider-Man : L'histoire d'une vie

Voilà un moment que je n'avais pas lu un peu de Spider-Man. Ce n'était pas faute d'avoir envie, mais je me devais de finir quelques bouquins en priorité, afin de les rendre à la bibliothèque. Néanmoins, je préparais déjà mes futures lectures en parallèle, en effectuant notamment l'achat d'un comic book sur l'homme-araignée. Il s'agit de « Spider-Man : L'histoire d'une vie » ; je l'ai enfin lu et je comprends pourquoi on en dit beaucoup de bien.

Nous avons tous - pour la plupart - inconsciemment accepté l'idée que les personnages de fiction soient comme figé dans le temps et qu'ils ne vieillissent qu'au gré des auteurs. Mais que se passerait-il, si le temps s'écoulait normalement ? C'est la question que s'est posé Chip Zdarsky, au travers de cet album, qui permet de suivre Spider-Man, de ses débuts en 1962, à nos jours.

On aura beau dire ou non que ce n'est pas une idée originale, mais cette approche a le mérite d'être intéressante, puisqu'elle oppose le personnage face à un problème insolvable : le temps. Peter Parker vieillit, il prend de l'âge et ne peut rien y faire. Sa fin approche, elle est inexorable et pour un super-héros de son envergure, pour un personnage aussi symbolique que lui, ce récit peut vite se montrer poignant. On voit le temps défiler à mesure que l'on avance dans la lecture, on voit des personnages mourir, ne plus revenir, d'autres qui viennent à la vie, on voit la situation familiale/professionnelle de ce cher Peter Parker changer ; il y a ce réalisme, certes cruel, mais qui donne pourtant tout son sens à la vie.

Si le fond est passionnant, la forme est - quant à elle - bien pensée.

Nous aurions pu avoir une histoire inédite, Chip Zdarsky aurait pu se laisser tenter à imposer ses idées et égoïstement essayer de voler la vedette, mais il a visiblement préféré revisiter certains des moments les plus marquants de la carrière du Tisseur ; une manière de reconnaître et rendre hommage à la formidable carrière du personnage. Un choix pas forcément mauvais, même s'il peut laisser perplexe. Je comprends en effet qu'on puisse croire que cette BD ne s'adresse qu'aux vrais connaisseurs de Spider-Man et il est vrai qu'il faut connaître l'homme-araignée pour pleinement profiter de cette œuvre ; néanmoins, ne pas connaître le héros masqué n'est pas un soucis, dans la mesure où aucune connaissance n'est nécessaire pour comprendre et surtout, apprécier le récit proposé.

En ce qui concerne Mark Bagley, j'avoue avoir beaucoup de mal avec son style. Ça manque d'équilibre entre un Spider-Man très beau et accrocheur et certains personnages peu expressifs. Par ailleurs, certaines planches se révèlent peu fluides, je pense notamment à celle illustrant Norman Osborn, lorsqu'il apprend que son fils est décédé. Il passe de la colère, aux larmes et tout ça d'une case à l'autre, sans même que l'on ne sent la tristesse monter en lui. Notez que ce n'est qu'un exemple, parmi tant d'autres et je trouve cela dommage, parce que le récit est touchant et peut l'être encore plus si les illustrations accentuent le côté dramatique des situations.

Conclusion : Tout s'enchaîne très vite dans ce bouquin et c'est peut-être une analogie de la vie voulue par l'auteur. Quoi qu'il en soit, ça n'enlève pas le fait que ce long voyage de Peter Parker est prenant, mais aussi triste, quand on connait d'avance le fin mot de l'histoire. À la fois dramatique et romancé, l’œuvre propose aussi une dose d'action, qui accompagne - malgré lui - le personnage. L'histoire aurait gagné à être développée davantage pour que certains néophytes puissent suivre plus facilement, mais comme dit précédemment, ce n'est pas dérangeant ; je garde quand même quelques regrets sur les dessins.

Ma note : 5/5

J'ai aimé : J'ai moins aimé :
+ L'idée de base
+ La manière dont c'est amené
+ Certains passages du bouquin
– Certains dessins et des planches qui manquent de fluidité

Contenu et auteurs :

Spider-Man : Life Story (2019) #1-6 par Chip Zdarsky & Mark Bagley

© 2019 MARVEL

31 décembre 2020

Bilan sur mes lectures de 2020

Tous les ans, je profite du 31 décembre pour rédiger un article concernant mes lectures sur l'année écoulée et cette fois, c'est au tour de 2020 d'être à l'honneur dans ce petit bilan. Ce fut une année assez particulière à cause de la pandémie de coronavirus qui a forcé la fermeture momentanée des bibliothèques du coin où j'habite, m'amenant à piocher dans ma chambre pour trouver de quoi lire. Pour autant, malgré les confinements et autres mesures gouvernementales, j'ai été étonnamment sur un rythme similaire à 2019 avec seulement une dizaine de lectures.

La première chose que l'on remarque en jetant un coup d'oeil au visuel ci-dessus, c'est le nombre de mangas lus (2). Comme indiqué plus haut, difficile d'en emprunter davantage à cause de la fermeture des médiathèques. Heureusement, ma bibliothèque personnelle m'a bien dépanné, avec des achats que j'ai réalisé courant 2018 et 2019. D'ailleurs, avec ma - presque - centaine de comic books chez moi, je suis bien paré aux possibles confinements de l'année à venir.

Comme d'habitude, je vais vous proposer deux graphiques - assez ridicules - qui imagent la répartition de mes lectures.

Ça me rappelle celui que j'avais fait en 2015, qui était presque l'exacte opposé de celui-ci.

À noter que Prince du Tennis s'étale sur 42 tomes, ce qui compense un peu le manque de lectures nippones, à mon sens. Bon... je pense qu'il n'y a pas besoin de s'éterniser davantage là-dessus, on passe au second graphique qui comptabilise le nombre de mes lectures par éditeurs.

Vu que mes critiques ne sont pas lues par tout le monde, je profite de cet espace pour vous proposer des liens menant à celles-ci, avec les notes* entre parenthèses.

Prince du Tennis (3)
Pokémon Or et Argent (5)
Unity : Dans la toile du Dr. Silk (5)
Kaijumax - Chapitre 1 (5)
Harbinger Wars : Blackout - Prologue (4)
Valiant High (4)
Ivar, Timewalker (5)
X-Men (5)
Deadpool (5)
Black Panther (4)
Iron Man (4)
Les Gardiens de la Galaxie (3)
Wolverine (5)

* Personnellement, je note sur cinq.

Généralement, je partage toujours une partie de mon planning pour l'année à venir, histoire que les visiteurs du blog puissent avoir une idée de ce qui les attend. En revanche, j'ai décidé de ne plus forcément respecter ce que j'ai planifié et je ne lirais que selon mes envies le moment venu.

Maintenant que c'est dit, sachez que côté manga - pour l'instant - je compte lire « Dragon Ball » et si possible, l'ancienne édition avec le sens de lecture à la française. Je sais que certains sont probablement en train de vomir en lisant ces lignes, mais je suis nostalgique des volumes de l'époque qu'un ami à moi me prêtait pour que je puisse lire la série. J'ai dû lire ce manga trois ou quatre fois, mais sans jamais enchaîner tous les tomes dans l'ordre, pour diverses raisons ; ce serait donc l'occasion de réparer cela. Je compte offrir une nouvelle chance à « Kingdom Hearts » que j'avais détesté en 2015 avec la suite qui ne tient que sur deux tomes. Enfin, j'ai également placé « Atlantis » et « Zatchbell ! » sur ma liste des mangas à lire prochainement.

Du côté des comic books, j'ai envie de reprendre les intégrales Spider-Man qui me manquent de plus en plus. La dernière lecture remonte à 2018, donc si je peux reprendre et avancer en lisant deux ou trois volumes, ce serait bien cool. J'ai envie de lire plusieurs one-shots issus de la collection 100% Marvel... ce qui ferait beaucoup de Marvel, donc si l'envie me prend de lire du DC Comics, je n'hésiterais probablement pas. J'ai longtemps hésité à acheter « Superman : Red Son » et 2021 pourrait peut-être me décider à enfin passer à la caisse, on verra bien. Je trouve qu'en France, Urban Comics se focalise trop sur Batman et oublie qu'il a d'autres licences qui ne demandent qu'à être mises en avant.

En attendant, merci de m'avoir lu et si vous avez des idées de lectures, des suggestions pour améliorer le blog, n'hésitez pas à m'en faire part. Bonne année, en espérant que celle qui s'annonce sera plus heureuse et profitable à tous.

17 juillet 2020

Les Gardiens de la Galaxie

C'est l'une des dernières équipes Marvel à avoir connu le succès, en partie grâce au film sorti en 2014. Dès lors, il n'est plus rare de voir des bouquins mettant en avant les Gardiens de la Galaxie, à l'image de l'anthologie que je viens de finir.

S'il s'agit d'un format que j’affectionne assez bien puisqu'il synthétise l'historique d'un groupe/personnage à travers certains des plus grands récits qu'il a vécu, on est pas à l'abri d'avoir quelques mauvaises surprises, même si tout est relatif et qu'il s'agit - surtout - d'une question de goût.

Ainsi, j'ai trouvé une partie du livre ennuyeuse à suivre et pourtant, je n'ai pas de mal à prendre du recul et me replacer dans le contexte de l'époque, mais il n'y a rien pas à dire, les premières aventures manquaient vraiment de saveurs. Je ne suis même pas étonné de voir que les Gardiens de la Galaxie ont été forcés d'attendre les années 90 avant d'avoir un minimum de stabilité éditoriale sous la plume de Jim Valentino. C'est d'ailleurs, à partir des chapitres écrits par ce dernier que cette mini-anthologie se montre réellement passionnante. Les numéros de la série de 2008 sont dans la continuité et se révèlent très plaisant à lire et je pense que je ne vais pas tarder à les emprunter à la bibliothèque si je les trouve, avant de passer par la case achat, si mes premières impressions se confirment. L'avant-goût de la série de 2016 est également sympathique mais semble un peu trop se baser sur l'histoire qui est narrée dans le film et j'ai peur de payer pour quelque chose que... je connaîtrais déjà. Donc à voir, là aussi, je devrais passer par l'emprunt avant d'envisager quoi que ce soit. Je n'ai pas spécialement envie de m'attarder sur les anciens numéros qui sont fades et manquent de subtilités, c'est assez facile de deviner - pendant la lecture - ce qu'il se passe sur les pages suivantes. Je suis même sûr que certains passages étaient déjà ringard à l'époque, notamment lorsqu'ils se mettent à réfléchir à quel nom donner au groupe qu'ils forment.

Un petit mot également sur les personnages, puisque certains furent remplacés au fil du temps et des séries. Inutile de vous dire que c'est parce que beaucoup d'entre eux manquaient de charisme et il n'est - en ce sens - pas étonnant de les voir laisser place à d'autres "héros" (à la base, ils n'en sont pas, d'où mes guillemets). Les deux seuls anciens qui se démarquent vraiment sont : Martinex et Vance Astro. Chez les plus récents, j'aime beaucoup Groot qui est attachant et Peter Quill, qui semble un peu plus sérieux dans la récente série (2013) que celui qui dépeint au 7e art et c'est bien cool, puisque l'on peut envisager une approche différente de l'histoire, même si je n'ai eu qu'un aperçu et que je ne peux me fier totalement au peu que j'ai pu lire sur cette mini-anthologie.

Conclusion : Ça aurait pu être pire

On sent clairement qu'il n'y avait pas de gros numéros intéressants dans l'ancienne série, d'où le fait de se contenter des chapitres introductifs et d'un hors-série sur Rocket Raccoon. Ce même personnage qui était loin d'être celui que tout le monde connait aujourd'hui, ce qui peut prêter à confusion pour les nouveaux lecteurs s'attendant à un peu de divertissement. Heureusement, les récits plus récents rattrapent le coup et compensent par une narration plus nerveuse, plus fluide également et qui nous évite la multitude de dialogue inutiles.

J'ai aimé :
+ Les récents numéros
+ Découvrir les anciennes équipes

J'ai moins aimé :
- L'origine de ces anciennes équipes
- Le hors-série sur Rocket Raccoon
- L'absence d'antagoniste qui marque les esprits
- L'absence des couverture originales

Contenu et auteurs :

à venir...

08 juillet 2020

Iron Man


Bonjour tout le monde !

Vous l'avez sans doute remarqué, ces derniers temps, j'enchaîne exclusivement les comic books. La raison derrière cela est que tout était fermé durant le confinement, dont les médiathèques, ce qui m'a amené à piocher dans ma chambre et voir ce que j'avais sous la main et qui -sur le coup- me donnait envie. Même si je peux dès à présent réemprunter, je préfère avancer et finir cette série de huit volumes issus de la Super Heroes Collection que j'avais acheté, il y a presque deux ans déjà.

Cette fois-ci, c'est Iron Man qui est à l'honneur.

Vous le connaissez probablement de nom ou même visuellement, puisqu'il est devenu un des super-héros Marvel les plus populaires depuis 2008 et la sortie du film qui a lancé le MCU (Marvel Cinematic Universe). Depuis, il s'est imposé au cinéma en ayant droit à deux autres projections dans les salles obscures et apparaissant dans les films Avengers ou Spider-Man. Chez les fans de comic books, le personnage est connu depuis bien longtemps puisqu'il fut lancé en 1963 par Marvel dans le 39e numéro du mensuel "Tales of Suspense", avant d'avoir droit à sa propre série en 1968. C'est là que l'anthologie se révèle pertinente, puisqu'elle permet de faire un petit tour dans le passé du super-héros en armure et (re)vivre certains des meilleurs récits de l'histoire de Tony Stark... et oui, c'est son vrai nom.

Tony Stark est à la tête d'une grande entreprise qui fournit des armes pour l'armée américaine. Dans l'optique de présenter sa dernière invention, il se rend au Vietnam pour la dévoiler aux militaires qui sont sur place ; un séjour qui tourne mal puisqu'une mine explose près de lui. Pour survivre, Tony Stark doit construire une armure afin de protéger son cœur de l'éclat d'obus qu'il a reçu et qui peut provoquer sa mort à tout instant. Par la suite, se rendant compte des désastres que ses œuvres ont provoqué, il décide d’œuvrer pour la paix et la justice sous l'armure d'Iron Man.

Iron Man par David Marquez (2015).

Personnellement, je ne suis pas fan de tout ce qui est robotique, je fais un blocage sur les Power Rangers, Transformers, Gundam et de ce fait... Iron Man également. C'est donc avec un peu d'appréhension que j'ai ouvert ce bouquin et je dois dire que j'ai été assez surpris, positivement parlant.

J'ai bien aimé lire les origines du super-héros par Larry Lieber et Don Heck, de même que j'ai été séduit par les numéros 128 et 232, avec de très belles planches de John Romita Jr. et Barry Windsor-Smith et de bons récits signés David Michelinie où  l'on voit notamment le personnage sombrer dans l'alcool. Ça se gâte un peu après avec les trois chapitres sur la série Invincible Iron Man parce que j'étais un peu perdu, je ne savais pas trop ce qu'il se passait, un peu à l'image de Tony Stark qui avait effacé une partie de sa mémoire et puis il faut dire que les dessins sur ces trois numéros étaient très difficile à apprécié, étant donné que les War Machine vidaient leurs chargeurs sur plusieurs pages, ce qui rendaient celles-ci trop bordéliques. Le récit -offert gratuitement aux USA- avec Iron Man et Thor était super, on y voit les deux Avengers faire équipe pour empêcher des habitants de la Lune détruire la Terre, c'était court mais drôle ; c'était dessiné par Romita Jr. et c'est dingue de voir à quel point son style a changé entre 1979 et 2010, certaines cases donnent l'impression d'avoir été dessinés par une toute autre personne. Les trois derniers numéros de cette mini-anthologie sont cool à suivre, Iron Man se retrouve encore dans une galère, cette fois à l'autre bout de la galaxie et la raison est assez drôle quand on y pense. J'ai bien aimé les dessins et les couleurs flashy utilisées, ça accentue le côté futuriste du personnage et de ses aventures.

Conclusion : Je donnerai une nouvelle chance au personnage

À part Invincible Iron Man, j'ai pratiquement aimé tout le reste, même s'il y a deux-trois petits trucs qui m'ont dérangé. Au final, ce bouquin m'a donné une nouvelle vision du personnage, qui se révèle être plus qu'un simple milliardaire en armure qui joue le héros à travers les États-Unis, c'est un homme qui a des problèmes et qui se bat aussi bien contre l'ennemi que contre lui. Je n'irai pas jusqu'à dire que mon sentiment sur tout ce qui est lié à la robotique a changé, mais j'ai envie de lire d'autres aventures du personnage et le découvrir davantage.


J'ai aimé :
+ Découvrir les origines du super-héros
+ Se familiariser avec ses problèmes personnels
+ Tous les récits, sauf...

J'ai moins aimé :
- Les chapitres sur Invincible Iron Man
- Les dessins de Don Heck et John Romita Jr.
- Le fait qu'on ne voit que très peu d'ennemis du personnage
- L'absence des couverture originales

Contenu et auteurs :

Tales of Suspense (1959) 39 par Larry Lieber & Don Heck
Iron Man (1968) 128 et 232 par David Michelinie, Bob Layton, John Romita Jr. & Barry Windsor-Smith
Invincible Iron Man (2008) 500, 500.1 et 503 par Matt Fraction, Salvador Larroca, Kano, Nathan Fox, Carmine Di Giandomenico & Howard Chaykin
Free Comic Book Day (2010) Iron Man/Thor 1 par Matt Fraction & John Romita Jr.
Iron Man (2012) 6 à 8 par Kieron Gillen & Greg Land


© 2018 MARVEL

29 juin 2020

Black Panther


Black Panther n'est que l'ultime preuve confirmant la capacité qu'a Marvel de créer des superstars. Certes, il a fallu qu'il apparaisse au cinéma pour enfin se faire connaitre auprès du grand public, mais le souverain du Wakanda a une longue et riche histoire en version papier et est bien connu des passionnés de comic books. Cette mini-anthologie invite justement les lecteurs -principalement débutants- à faire un petit tour dans le passé et vivre certains des plus grands récits qu'a connu le personnage.

Après la mort de son père, T'Challa -pour reprendre son vrai nom- doit prendre le pouvoir et diriger le Wakanda, pays souverain d'Afrique centrale. Il dispose pour cela d'une tenue, celle de la Panthère Noire, avec laquelle il se met en quête de protéger son pays contre les envahisseurs qui lorgnent sur les richesses du pays, notamment les gisements de Vibranium, qui sont exclusifs aux terres wakandaises, qui en font le pays le plus riche au monde et le plus avancée technologiquement parlant.

C'est principalement sur cette base que se construisent les histoires de Black Panther que j'ai pu découvrir dans ce bouquin. Les chapitres sont globalement tous intéressants et divertissants, même si les plus anciens ont vraiment vieilli et sont plus difficiles à savourer, surtout celui de 1977 sous la plume de Jack Kirby... qui n'est d'ailleurs, pas un récit complet si on se fie à la dernière page qui voit l'apparition d'une grande menace. Dommage qu'il faille passer par l'intégrale pour avoir la suite de cette histoire, même si c'est le but recherché derrière la publication de cette mini-anthologie. Quand aux numéros modernes, ils montrent que T'Challa peut se montrer vraiment badass quand il le souhaite ; sa relation avec Tornade est touchante et les problèmes qu'il doit affronter sont plus profonds et recherchés que les habituelles tentatives d'invasion qu'il avait l'habitude de repousser.

Black Panther (2016) par Brian Stelfreeze

Comme toujours dans ce type de livre, on note un gros décalage graphique qui peut toujours gêner, même si je suis désormais habitué avec les volumes que j'ai lu précédemment. Le style de Jack Kirby devrait gêner pas mal de lecteur, il faut dire que c'est un style qui a beaucoup vieilli, là où les planches de John Byrne restent toujours impressionnantes à voir aujourd'hui, notamment le travail fait sur les expressions des visages et plans choisis sur les scènes d'actions qui font que l'on comprend tout ce qu'il se passe, là où c'est parfois plus difficile à cerner avec Kirby. Le dessin de Mark Texeira peut également surprendre avec son côté peinturé et honnêtement, j'ai eu du mal avec ça, c'était différent d'un Stuart Immonen, mais j'ai beaucoup apprécié les gros plans sur Black Panther, ça lui donne un côté réaliste et plus sombre. J'ai enfin compris pourquoi John Romita Jr. a une aussi mauvaise réputation ; sur Black Panther, il a un coup de crayon pas loin d'être cartoonesque, avec peu de détail sur les personnages et les arrières plans, mais j'ai trouvé le récit tellement bon que je n'ai pas spécialement été dérangé. Enfin, le visuel ci-dessus montre le Black Panther de Brian Stelfreeze dans un style plus épuré, plus accrocheur, mais je trouve dommage que l'on perde des détails et que l'on se retrouve au final, avec une silhouette marquée par un encrage trop appuyé au niveau du visage, de l'abdomen et des bras.

Conclusion : Il faut s'accrocher au début mais la suite vaut le coup

Cette mini-anthologie nous permet d'avoir une belle idée sur les récits qu'il faut lire et ceux qui sont à éviter, selon nos goûts. Personnellement, je trouve que les séries plus récentes sont plus divertissantes et prenantes au niveau du scénario et de la narration, notamment celle de 2005 qui m'a vraiment plu tandis que le Black Panther de Jack Kirby a pris un énorme coup de vieux, même si l'auteur est à l'origine de cette tenue et cette allure qui caractérise bien le super-héros. Pourtant, je ne suis pas forcément dérangé par le old-school, j'ai lu suffisamment de numéro datant des années 60 pour apprécier et relativiser mon opinion sur les anciens récits, mais j'ai eu beaucoup de mal avec cet ancienne version du personnage.


J'ai aimé :
+ Découvrir le personnage et son univers
+ Le personnage dans des récits plus récents
+ Voir qu'il était lié aux X-Men

J'ai moins aimé :
- Que l'on n'ait aucun rien sur son passé d'Avengers
- Le chapitre de 1977 qui n'est pas un récit complet
- Les anciens numéros
- L'absence des couverture originales

Contenu et auteurs :

Fantastic Four (1961) 52-53 par Stan Lee & Jack Kirby
Black Panther (1977) 1 par Jack Kirby
Marvel Team-Up (1972) 100 par Chris Claremont & John Byrne
Black Panther (1998) 1 par Christopher Priest, Joe Quesada & Mark Texeira
Black Panther (2005) 1, 8-9 par Reginald Hudlin, John Romita Jr. & David Yardin
X-Men (1991) 175-176 par Peter Milligan & Salvador Larroca
Black Panther (2016) 1 par Ta-Nehisi Coates & Brian Stelfreeze

© 2018 MARVEL