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24 mai 2020

X-Men


Cela fera bientôt deux ans que Panini Comics et Carrefour se sont associés pour offrir des comics à prix réduits pour attirer un public plus large et tenter de surfer sur le succès des productions cinématographiques, qui engendrent -encore aujourd'hui- milliards sur milliards. Issue de la collaboration entre les deux groupes, la Super Heroes Collection est la première série annuelle à avoir vu le jour et ma dernière lecture en date concerne le troisième volume, centré sur les X-Men.

Petit rappel pour les non-initiés, les X-Men sont porteurs d'un gène X, leur donnant des capacités extraordinaires. Ils ont choisi d'utiliser leurs pouvoirs aux côtés du Professeur Charles Xavier et de travailler à maintenir la paix entre l'homo sapiens et l'homo superior (c'est ainsi qu'ils sont définis). En revanche, d'autres préfèrent suivre Magneto dans son idée que l'espèce évolue naturellement et que la leur doit se répandre et conquérir la planète. C'est ce qui fait que les X-Men sont haïs et craints par un monde qu'ils ont pourtant juré de protéger.

Grâce à certains arcs narratifs désormais considérés comme légendaires, la licence X-Men s'est imposée avec le temps comme l'une des plus aboutis sur l'évocation des thèmes comme le racisme, l'extinction de l'espèce, l'évolution et les guerres. Prenez donc le meilleur de la riche histoire des mutants Marvel et vous obtiendrez approximativement ce bouquin. Il faut dire que ce volume n'est pas avare en numéro de qualité et reprend ainsi certains des récits les plus importants et passionnants de l'histoire des X-Men.

Alors certes, l'historique n°1 de 1963 va paraitre ridicule en comparaison aux chapitres suivants, tant dans la narration que sur les dessins, mais c'est le jeu des livres qui se veulent anthologiques. Pour autant, n'allez pas croire que le travail de Stan Lee et Jack Kirby est moins bon que celui d'un Grant Morrison et Frank Quitely, tout est une question de goût dans l'art ; on peut aimer ou détester, mais ce serait maladroit de hiérarchiser les styles entre eux. Pour ma part, j'ai beaucoup de mal avec les planches de New X-Men, je trouve le coup de crayon de Quitely banal, il a un style inégal avec parfois un manque de détail et des expressions du visage -à mon sens- ratées, mais est capable de mettre en valeur ses dessins en illustrant des seconds plans riches. Je préfère davantage le style de John Byrne, plus épatant et équilibré.

Difficile en revanche, de nier que j'ai passé un bon moment en lisant ce volume. Entre les numéros qui ont inspiré le film "Days of Future Past" en 2014, le Giant-Size X-Men qui a relancé la série en 1975, le procès de Jean Grey de 1980 et le premier numéro de 1963 que j'avais déjà pu lire en 2015 via une intégrale qui constituait ma porte d'entrée dans le monde des comics, je peux dire que ce bouquin ne m'a pas déçu.

New X-Men (2003) par Frank Quitely

Tout n'est pas super, je vous l'avoue.

Tout d'abord, je ne comprends pas pourquoi l'Annual n°12 est proposé, surtout en fin de volume après qu'on ait lu certaines des meilleures histoires, le chapitre tombe ainsi comme un cheveu sur la soupe. En effet, alors qu'on a l'impression d'avancer chronologiquement, on repart quelques années en arrière pour un récit que j'ai trouvé peu passionnant et qui est daté visuellement parlant. J'ai bien vu sur internet qu'il avait eu beaucoup de succès aux États-Unis, mais ça n'explique pas -à mon sens- le fait de l'incorporer au livre, surtout à la toute fin.

J'ai l'impression que Panini et Carrefour ne savaient pas quoi proposer pour occuper les dernières pages et ont choisi aléatoirement un one-shot et que sous-prétexte qu'il fut écrit par Chris Claremont, ça légitimerait la présence du numéro auprès des acheteurs. Un raisonnement stupide -s'il est avéré vrai- vu que l'objectif premier de la Super Heroes Collection est de séduire un lectorat débutant qui ne demande qu'à être charmé par cet univers de la BD américaine.

Autre problème que l'on avait déjà sur le volume précédent centré sur les Avengers, c'est la limitation aux 240 pages, ce qui empêche d'avoir les couvertures originales en fin de volume et c'est personnellement quelque chose qui m'embête toujours quand on y a pas droit.

Conclusion : Il vaut vraiment le coup

Malgré la limite des 240 pages, le volume se révèle être très riche en contenu (de qualité) et rentabilise largement son prix bas, il doit être trouvable à moins de cinq euros aujourd'hui. C'est une manière de démarrer les X-Men, d'avoir une bonne idée de ce qui a pu être fait auparavant et de voir les thèmes qui ont été abordés sur les plus de cinquante dernières années. Autant j'avais quelques déception sur le volume consacré aux Avengers, autant là, à part un chapitre dispensable, tout le reste est légitime et intéressant, je ne peux que vous le recommander.


Points positifs :
+ La plupart des récits sont intéressants et prenant
+ Certaines pages sont magnifiques
+ Le rapport qualité/prix

Points négatifs :
- Le dernier numéro avec les X-Babies
- L'absence des couvertures originales

Contenu et auteurs :

X-Men (1963) 1 par Stan Lee & Jack Kirby
Giant Size X-Men (1975) 1 par Len Wein & Dave Cockrum
Uncanny X-Men (1963) 137, 141-142 par Chris Claremont & John Byrne
New X-Men (2001) 114-116 par Grant Morrison & Frank Quitely
Uncanny X-Men (1963) Annual 12 par Chris Claremont & Arthur Adams

© 2018 MARVEL

18 août 2019

X-Men l’intégrale 1969-1970

Considérée aujourd’hui comme l’une des plus grosses licences du neuvième art, la série X-Men n’a pas toujours tutoyé le sommet des ventes et aussi surprenant que cela puisse être aujourd’hui, elle s’est même arrêtée au tout début des années 70. Il a fallu attendre cinq ans et le premier numéro de Giant-Size X-Men pour relancer le titre. Cette intégrale 1969-1970 propose justement de revivre les derniers chapitres offerts avant cette longue pause, une période où les mutants étaient en plein déclin, n’arrivant pas à suivre le rythme imposé par les autres séries Marvel.

Malgré ce que cette introduction peut laisser penser, cette intégrale 1969-1970 comprend deux parties, bien distinctes.

La première est dans la continuité de l’année 1968 avec des histoires trop simplistes, difficilement exploitables sur une quinzaine de pages et des antagonistes de seconde zone, créés pour meubler les aventures sans saveur des super-héros mutants. Le personnage de Blaastar est l’exemple typique de l’ennemi sans profondeur, semblant avoir été créé à la dernière minute et sans idée précise, si ce n’est d’offrir un peu d’action. On peut le placer dans la même veine qu’un Red Raven ou Grotesk.

En revanche, la seconde partie voit les auteurs proposer bénéficier de plus de pages par numéros et réussissent à donner plus d’épaisseur aux antagonistes. Je pense notamment à Sunfire, un mutant japonais influencé par son oncle dans le but de faire payer les américains pour avoir lâché deux bombes nucléaires durant la Seconde Guerre Mondiale. Constat similaire pour Sauron, un mutant qui va user de ses pouvoirs pour agrandir sa fortune et ainsi pouvoir épouser Tanya, son amour. Cette dernière étant la fille d’un riche homme d’affaire qui ne souhaite pas que celle-ci se marie à un homme en difficulté financière, afin que son avenir ne soit pas en danger.

Des exemples parmi d’autres qui montrent que de mêler réalisme et romantisme était finalement un bon moyen de susciter l’intérêt des lecteurs, de permettre à ceux-ci de s’identifier plus facilement à ces personnages qui -comme le lectorat- avaient des problèmes personnels ou professionnels.

Tout ces changements ne sont pas arrivés par un simple hasard.

C’est avec le numéro 54, le premier d’une quadrilogie centrée sur le Pharaon Vivant, que Arnold Drake et Don Heck réussissent à remettre la série X-Men sur le bon chemin. Si Roy Thomas et Werner Roth reprennent la main, c’est l’arrivée de Neal Adams au 56e numéro qui change définitivement le destin du titre. Ce dernier amène un style graphique moderne, les personnages et les environnements sont plus détaillés que jamais et le découpage inhabituel des cases devient un régal pour les yeux, les planches devenant plus vivantes et dynamiques, donnant cette impression de regarder un épisode plutôt que de le lire.

Scénaristiquement parlant, le titre bouge également. On assiste aux grands débuts de Havok, le frère de Cyclope, Magneto et les Sentinelles sont de retours, sans oublier Ka-Zar et certains des anciens mutants de la période Lee/Kirby : Unus l’intouchable, le Crapaud, le Colosse et bien d’autres.

La menace Z’Nox est l’occasion de faire revenir le Professeur Xavier d’entre les morts, même s’il s’agit personnellement d’une décision scénaristique que j’ai du mal à apprécier, comme si Roy Thomas n’assumait plus son idée. Le dernier numéro proposé dans l’intégrale avec la participation de Hulk a été légèrement moins bon, mais a eu le mérite de donner un petit point final à la série.

Conclusion : On a là, un aperçu du meilleur ! C’est après de longs mois d’agonies au niveau des ventes, que X-Men s’est finalement arrêtée en 1970. Un évènement dans l’histoire des comic books, qui aurait pu ne jamais arriver, tant les derniers numéros ont propulsé la série au sommet de son art. Par son intervention, Neal Adams a probablement sauvé les X-Men d’un naufrage total. Ce volume revient justement sur cette période à la fois tragique et magnifique, laissant un arrière goût de gâchis à tout une génération de lecteurs.

Ma note : 4/5

Points positifs :
+ Pas mal de bons numéros
+ L’arrivée de Neal Adams sur la série
+ La création de nouveaux personnages intéressants/importants

Points négatifs :
– Un gros contraste avec tous les auteurs qui ont précédemment travaillé sur le titre
– Le dernier numéro qui est trop mou par rapport aux autres

Contenu et auteurs :
X-Men 52 à 66 par Roy Thomas, Werner Roth & Neal Adams

© 1969, 1970, 2011 Marvel Entertainment

18 avril 2019

X-Men l'intégrale 1968


Plus on avance dans le temps, plus la série X-Men gagne -ne serait-ce qu'un peu- en profondeur. Après une année 1967 marquant notamment les débuts du Hurleur et l'apparition des nouvelles tuniques, les mutants du Professeur Xavier poursuivent leurs aventures à travers cette intégrale.

Au programme du volume : les retours de Magneto et du Fléau, la mort du Professeur Xavier, les débuts de Polaris et Mesmero, sans oublier quelques chapitres bonus centrés sur le Fauve et Angel (écrit par le grand Jerry Siegel).

Vu ainsi, ça a l'air très alléchant, mais j'avoue avoir été quelques peu déçu.

L'année 1968 démarre avec le monstre de Frankenstein et l'arrivée d'un "sub-terrien" appelé Grotesk, des personnages oubliables et c'est pourtant le dernier cité qui va conduire le Professeur X à la mort. Et n'allez pas penser que cela a été orchestré après un terrible et long combat. Tout a semblé expédié et c'est d'autant plus mauvais quand on sait que cela a été provoqué par un personnage mineur. Par ailleurs, quand on sait que la série s'est arrêtée en 1970, on se rend compte que la mort du mentor des X-Men semblait être davantage un moyen de faire du bruit et d'attirer les lecteurs, qu'une réelle idée scénaristique profonde.

Heureusement, la suite ne peut être pire. L'histoire avance et Cyclops prend ses responsabilités en tant que nouveau leader du groupe, le retour de Magneto ajoute du piment aux aventures et découvrir qu'une certaine Lorna Dane est en réalité sa fille, apporte un peu de profondeur au personnage, sans parler de Mesmero qui a brillamment remplacé l'ennemi intime des X-Men. D'ailleurs, voir ces derniers être séparés par les directives de l'agent Duncan du FBI renforce cette idée que les mutants sont dorénavant entrés dans un nouveau chapitre de leur vie et que nous ne sommes plus en 1963.


L'année 1968 a vu un grand nombre d'artistes travailler sur la série. Que ce soit au niveau des couvertures, du scénario ou même des dessins. Du coup, il n'est pas rare de sentir une grande différence sur la forme, comme sur le fond.

J'ai trouvé que les chapitres écrits par Roy Thomas étaient moins captivants que ceux de Gary Friedrich et même si tout est une question de goût, je trouve difficile d'imaginer que le titre allait s'arrêter, tant j'ai senti qu'il y avait du mieux. Je tiens aussi à mentionner Arnold Drake, qui y est allé de sa contribution avec du bon (X-Men #50-51) comme du moins bon (X-Men #47-48). Par contre, avoir autant de scénaristes avec des visions plus ou moins différentes, rend presque difficile le développement des personnages. Je pense notamment à Magneto qui apparait plusieurs fois dans cette intégrale et qui revient même à un moment, alors qu'il était supposément gravement blessé (presque mort ?), quelques pages plus tôt.

Concernant les dessins, ceux de Werner Roth vieillissent mal, c'est légèrement mieux sous George Tuska, mais personnellement, je n'ai pas senti une vraie différence. C'est principalement sur la fin du volume qu'on ressent une nette amélioration graphique. À noter aussi les belles couvertures de Jim Steranko, John Buscema et John Romita Sr.

Conclusion : Année importante, mais...

Cette intégrale 1968 est plutôt historique de part son contenu, mais un peu frustrante et ennuyeuse. Il y a cette impression qu'on va dans tous les sens et qu'on ne sait pas où donner de la tête. À l'image de Spider-Man, les X-Men subissent de plein fouet la vision de plusieurs scénaristes. Cependant on voit que le titre évolue, que ce soit dans le logo utilisé par la série où l'importance du narrateur dans les deux derniers chapitres. Les mutants sont en pleine évolution, les premières années remontent à loin désormais, à voir si le prochain volume confirmera cette impression.

★★★☆☆

Contenu :

X-Men (1968) #40-51
Avengers (1968) #53


Mickael Karakac
©Panini Comics 2010 / Roy Thomas, Don Heck & Gary Friedrich

12 juillet 2018

X-Men l'intégrale 1967


Comme indiqué précédemment, j'ai décidé de suivre les aventures des X-Men, avec cette nouvelle intégrale. Celle reprenant les numéros parus durant la cinquième année des mutants.

Je peux vous expliquer ce choix. Tout d'abord, il faut savoir que j'ai enfin réussi à me la procurer et il était difficile pour moi de m'en passer, tant j'aime la série. J'ai donc pris la décision de reprendre la série dès la première occasion.

Comme vous pouvez le voir, il s'agit ici de l'ancienne version, qui est sortie en 2009. De ce que j'ai vu sur internet, une nouvelle édition fut commercialisée avec le Hurleur en page de couverture.

Du changement :

Première chose que vous avez sûrement remarqué, les X-Men portent des nouvelles tenues. En réalité, cette page de couverture et celle du dernier numéro de l'année 1967 et on ne peut donc voir ces tenues qu'à partir des dernières pages du volume uniquement. Ensuite, on peut aussi remarquer l'apparition de Ross Andru, un dessinateur qui est justement, à l'origine des nouvelles tenues des X-Men. Bien qu'il soit uniquement actif sur les numéros 36 et 37, il est celui qui a imaginé et mis en place ces tenues.

De la nouveauté, mais c'est faiblard :

Comme pour la précédente intégrale, celle-ci est l'occasion de voir quelques nouveaux personnages. Je parlais plus haut, d'une nouvelle édition du tome avec le Hurleur en couverture et bien, c'est justement parce que l'année 1967 marque les débuts du personnage. Cependant, c'est bien le seul personnage débutant, intéressant dans ce volume.

Car j'ai pas réussi à m'intéresser énormément à Cobalt Man, un homme qui réalise une armure faite de cobalt, dans le même genre que celle d'Iron Man. Je me suis pas attaché à Mekano, qui fait aussi ses débuts dans ce tome.

Le chapitre sur le Devin m'a bien ennuyé, je dois dire. J'ai pas trop compris l'apparition de Spider-Man, le but réel de sa venue dans la série. Il est juste dit qu'il voulait s'apaiser un peu hors de New York, mais ça a seulement servi de prétexte pour le mettre dans la série, sans que je sache quel était l'objectif, car au final, il n'apporte rien aux mutants. La bataille entre l'Homme-Taupe et Tyrannus ne sauve pas l'intégrale.

Un bon retour aux sources :

On assiste aussi au retour du Super-Adaptoïde, un personnage intéressant, je trouve. En faite, c'est la première qu'il débarque dans la série des X-Men et la première fois que je le vois, mais de ce que j'ai compris, il apparait dans la série Tales of Suspense. Mais le point fort du volume, c'est le retour du Fléau et pour le coup, j'étais bien content. C'est un personnage qui m'a bien marqué et j'étais donc très heureux de le revoir, dommage d'ailleurs qu'il ne soit pas en couverture, je voulais déjà qu'il remplace la Sentinelle de l'intégrale 1965 sur la page de couverture.

La fin de l'année 1967 voit le retour de quelques ennemis mutants des X-Men, comme le Colosse, le Fantôme qui s'appelle désormais The Vanisher, comme dans la version originale, on retrouve aussi le Cerveau et Unus, l'intouchable. Un retour aux sources que j'accueille avec plaisir, moi qui était charmé par la première intégrale que j'ai lu, il y a presque trois ans, qui regroupait les premiers numéros où apparaissaient justement ces quatre super-vilains.

Une manière différente de procéder :

Il y a une chose qui m'a un peu perturbé, c'est l'enchaînement des chapitres. Avant, on pouvait lire les numéros sans qu'il y ait forcément un lien entre le précédent et le suivant. Cette fois-ci, c'est différent, les numéros se suivent et ce qui se passe avant a des répercussions que l'on peut voir dans le chapitre qui suit juste après.

Ce que je veux dire, c'est que en lisant quatre ou cinq chapitres, j'ai eu l'impression de lire que la même histoire, qui était juste un peu longue, alors qu'avant, on n'avait pas cela. Sauf pour les numéros sur les Sentinelles ou Magneto, qui duraient au minimum deux chapitres.

C'est pas forcément négatif, mais disons que c'est un peu lourd à encaisser, si on enchaîne plus de trois numéros par jour pour essayer de connaitre le fin mot de l'histoire.

Un autre point noir :

Si vous me lisez régulièrement, vous savez sans doute que j'attendais la suite des bonus sur les origines des X-Men. On avait droit à certains bonus à la fin de l'intégrale 1965, mais le volume 1966 n'offrait rien. Et bien cette fois-ci, toujours rien et pourtant, c'était l'année où les bonus avaient été publiés.

C'est d'ailleurs pour cela que les deux derniers numéros sont plus court, car l'auteur avait choisi d'utiliser certaines pages pour offrir d'autres récits sur les origines des mutants. Finalement, d'après ce que j'ai lu, il faudra attendre la prochaine intégrale pour y avoir droit, dommage car ils furent publiés en 1967.

Conclusion :

X-Men l'intégrale 1967 est un livre plaisant à lire, mais sans plus. On est loin de l'année précédente, qui était ma préférée. On a toujours pas de bonus, des personnages assez ennuyeux, le Hurleur est intéressant, mais n'apparait que très peu car se fait kidnapper. Le retour aux sources sauve un peu le volume, mais ça reste très faiblard dans l'ensemble.

★★★☆☆

Informations :

Auteurs : Roy Thomas, Werner Roth et Ross Andru
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 1967
Nombre de chapitre : 12 (28 à 39)
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2009

07 juin 2018

X-Men l'intégrale 1966

Introduction :

Après le one-shot sur les Quatre Fantastiques, je suis resté sur du Marvel, malgré mes nombreux désirs de démarrer du DC. C'est ainsi que je suis retourné vers les intégrales de Panini Comics et repris les aventures des X-Men, là où je m'étais stoppé. Je suis donc arrivé à l'année 1966, année importante car il s'agit de la première où les mutants sont publiés de manière mensuel. On se retrouve ainsi avec une intégrale assez épaisse qui regroupe 12 numéros.

Bien que supervisés par Stan Lee, qui occupe à ce moment-là un rôle plus important, c'est l'année où Roy Thomas et Werner Roth prennent les commandes de la série.

Le meilleur volume ?

C'est la question que je me suis posé après avoir dégusté cette intégrale. Il faut dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire. Malgré la largeur du livre, j'ai enchaîné le tout assez rapidement sans voir le temps passer et c'est -je pense- grâce au nouveau duo Thomas/Roth. J'ai pu relever beaucoup de points positifs dans ce tome, notamment l'avancée de certaines situations et l'évolution d'un personnage en particulier.

En effet, c'est dans ce volume que le triangle amoureux entre Cyclops, Angel et Jean Grey va prendre une tournure intéressante, lorsque cette dernière sera amenée à quitter le groupe des mutants. On sent que le moment fatidique où l'une des trois personnes avouera ses sentiments approche. Quelques lignes plus haut, j'ai évoqué l'évolution d'un personnage. Durant les numéros parus en 1966, on voit Iceberg devenir un brin plus mature et s'exprimer davantage comme le Fauve. C'est personnellement quelque chose que j'apprécie car je le trouvais assez énervant lors des premières intégrales.

J'ajoute que globalement, les chapitres sont tous intéressants à lire, je me suis pas ennuyé. J'ai bien aimé les petits clin d'oeil aux Avengers, aux Quatre Fantastiques et à Spider-Man qui apparait et semble toujours occupé à travailler pour J. Jonah Jameson.

Un vent nouveau :


Bien qu'apparu dans les premières aventures des Avengers, le gang de la Maggia qui est composé de l’Anguille, l’Épouvantail, l’Homme-plante, la Licorne et le Porc-épic et dirigé par le Comte Néfaria débarque dans la série et s'oppose aux X-Men. Le personnage de Mimic fait aussi son apparition et s'avère être très redoutable.

Roy Thomas et Werner Roth font aussi parler leur imagination en créant les personnages de la Locuste et El Tigre. Ce dernier devient rapidement l'un des vilains les plus puissants de la série après sa transformation en Kukulcan.

Traitement des personnages :

Une chose qui m'a plu dans la première intégrale et qu'on retrouve ici aussi, c'est la découverte et les surprises. Si j'étais étonné de découvrir la première équipe des X-Men, qui est bien différente de celles que l'on voit dans les films ou dessins animés, j'ai cette fois été surpris de voir à quel point le personnage de Bolivar Trask n'est pas aussi cruel qu'il en a l'air. Dans un des premiers numéros du volume, il fait quelque chose que je n'aurais pas imaginé, tant il a été dépeint -dans les films- comme un personnage haineux envers les mutants. Autre chose intéressante, voir le Professeur X marcher. Bien qu'utilisant un appareil, c'est inhabituel de le voir debout et contraste avec l'idée qu'on se fait du personnage, à savoir un homme très limité et qui fait presque de la peine.

Les points négatifs :

Première chose que je note, c'est l'absence de bonus à la fin du tome. Moi qui pensais bénéficier de chapitre spéciaux racontant le passé de certains personnages, à l'image de ce proposais la dernière intégrale, j'ai été bien déçu. Mais vu comme le livre est déjà épais, j'ai du mal à m'en plaindre. J'ai pu repérer quelques fautes d'orthographe et des lettres qui manquent, qui ont peut-être été mal imprimées. De mémoire, il doit en avoir moins de trois, donc rien de bien méchant là aussi.

Par contre, il y a un point qui m'a un peu énervé. On y voit des références faites à certaines intégrales déjà publiées mais qui chronologiquement, n'ont pas lieu d'être. Dans ma première critique, j'ai pointé du doigt l'ordre de publication de Panini Comics qui avait commercialisé les premières aventures après celles des années 70. Du coup, on se trouve avec des références faites à des intégrales de ces années-là, alors que le numéro que je lis date de 1966 et que donc les numéros des volumes des années 70-80 n'ont pas lieu d'exister.

C'est un peu bizarre, mais c'est je pense une erreur et qu'on ne se fait pas "spoiler". Parce que, malgré la référence hasardeuse, l'évènement qui est indiqué s'est tenu dans les intégrales que j'ai précédemment lues. Donc là aussi, le défaut n'est pas majeur, juste un peu stressant.

Conclusion : Un régal

Pour finir, je dirais donc qu'il s'agit bien de la meilleure intégrale que j'ai pu lire concernant les X-Men. Je considère celle de l'année 1963-1964 plus symbolique, mais celle-ci jouit d'une belle qualité et je ne peux qu'être impatient de lire les prochains numéros et admirer à nouveau le talent de Roy Thomas et Werner Roth.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Stan Lee, Roy Thomas et Werner Roth
Éditeur américain : Marvel Comics (1966)
Éditeur français : Panini Comics (2008)
Contenu : Uncanny X-Men (Vol.1) #16-27

14 mai 2016

X-Men l’intégrale 1965

Il y a quelques mois, l’intégrale 1963-1964 des X-Men constituait ma porte d’entrée dans le monde des comics. Un premier volume servant essentiellement à poser les bases de la série, que ce soit dans la présentation des personnages, les antagonistes et le contexte entourant les mutants et leurs aventures. Cette intégrale 1965 propose un contenu légèrement différent, mais tout aussi intéressant. Stan Lee et Jack Kirby ont profité de cette troisième année pour enfin ajouter de la profondeur aux personnages et rendre les histoires plus consistantes.

C’est en effet, dans ce tome que l’on découvre une partie des origines du Professeur Xavier et son lien avec Cain Marko, connu notamment sous le nom du Fléau. Ce dernier s’impose d’ailleurs directement comme l’une des plus grandes menaces qui existe sur Terre et devient par la même occasion, l’un des pires adversaires des X-Men. Enfin, ce bouquin offre également des histoires annexes, comme des récits supplémentaires qui nous plongent dans le passé afin de mieux cerner certains personnages comme Cyclope et Iceberg.

Vous aurez probablement noté qu’une Sentinelle est mise en avant sur la première page de couverture et c’est bien normal, vu que l’année 1965 marque aussi les débuts d’un certain Bolivar Trask et ses Sentinelles. Ajoutez à cela, le retour de Magneto, l’apparition de l’Étranger, une opposition contre les Avengers (bien que décevante), ainsi que les débuts de Ka-Zar et vous obtenez un volume assez riche, malgré seulement sept numéros proposés.

Outre le contenu, il faut savoir que cette année-là a été charnière, puisqu’elle marquait le début de la fin de l’association Lee/Kirby sur les X-Men.

Werner Roth a en effet, réalisé ses débuts sur le titre à partir du 13e numéro, mais n’allez pas croire qu’il a apporté un changement majeur au niveau des dessins. À ce moment-là, il officiait encore sous le pseudonyme de Jay Gavin et n’était présent que pour finaliser la mise en page de Jack Kirby. Ce dernier étant très demandé dans les années 60, n’avait pas réellement le temps d’achever toutes ses planches. Si la prochaine intégrale permettra de se faire une meilleure idée du style Roth, on peut voir que certains personnages ont été légèrement retravaillés comme Iceberg qui ressemble davantage à un homme glacé qu’un tube de colle fondant, comme c’était le cas entre 1963 et 1964.

Conclusion : Que vaut cette intégrale ? Et bien... elle est dans la même veine que la précédente. Très honnêtement, j’étais septique en voyant qu’il n’y avait là que sept numéros et je doutais que ce volume m’offre autant de plaisir que le précédent. J’ai finalement été séduit par la qualité des chapitres et heureux de voir que Panini a intégré quelques pages bonus pour ajouter de l’épaisseur à cette intégrale. À part une petite aventure légèrement oubliable avec un pseudo Tarzan, ce volume se montre plus intéressant que le précédent. À voir désormais ce que donneront les mutants en 1966, après le départ de Jack Kirby.

Ma note : 5/5

Points positifs :
+ De la profondeur ajoutée aux personnages
+ Des numéros plus intéressants
+ Les apparitions marquantes du Fléau et des Sentinelles
+ Légèrement meilleur graphiquement

Points négatifs :
– Un Avengers vs. X-Men frustrant
– Un numéro faiblard avec Ka-Zar

Contenu et auteurs
X-Men 9 à 15 par Stan Lee, Jack Kirby & Werner Roth

© 1965, 2007 Marvel Entertainment

09 octobre 2015

X-Men l’intégrale 1963-1964

Commencer les comic books n'est jamais évident, il y a différents univers, énormément de personnages et beaucoup de séries. Et quand personne n'est en mesure de vous donner des pistes pour faire le grand saut, il faut se fier à son instinct. C'est ce que j'ai fait avec en lisant cette intégrale 1963-1964 des « X-Men » et bien que j'ai beaucoup aimé la lecture, je suis partagé. J'ai envie de vous inciter à lire ce bouquin, mais j'ai également conscience que c'est peut-être une fausse bonne idée et que cela peut vous dégoûter (définitivement ?) des comic books.

J'ai dit instinct, mais disons plutôt que j'ai écouté ma logique. J'ai choisi un groupe de personnages que j'aimais bien, en l'occurrence les X-Men ; je me suis dit ensuite que je ne pouvais théoriquement être perdu si je démarrais par les premiers épisodes. Sauf que... devinez quoi ? Ils datent de 1963 !

Imaginez quelqu'un, qui sort du cinéma après avoir vu le dernier Marvel et qui souhaite retrouver - en format papier - toute l'excitation, l'action et la tension de ce qu'il a pu voir sur grand écran ; lui conseiller la genèse des X-Men est probablement l'une des pires options à lui soumettre. À me lire, on pourrait néanmoins penser que j'ai détesté... alors que non, j'ai vraiment bien aimé. Cependant, pour bien apprécier une telle lecture, il faut prendre du recul et se replacer dans le contexte de l'époque, ne pas s'attendre à une narration aussi dynamique que celles auxquelles nous sommes habitués aujourd'hui, ni espérer un dessin que je décrirais comme "moderne".

Pour ceux qui se demandent qui sont les X-Men, il faut savoir qu'ils sont assez différents des autres super-héros lancés par Marvel. Ils n'ont pas obtenus leurs pouvoirs suite à une expérience ou un accident, ils sont carrément nés avec, à cause (grâce ?) d'un gène X situé dans leur ADN, faisant d'eux des mutants. Il s'agit d'êtres génétiquement supérieurs à l'homo sapiens et en ce sens, ils font peur à une partie de la population. Cette peur s'est accentuée et une haine s'est développée envers eux à cause des agissements de Magneto, qui l'intention d'asseoir la domination des mutants sur le monde, considérant que c'est la suite logique des évènements, l'histoire ayant toujours favorisée l'évolution de l'espèce. Les X-Men étaient au nombre quatre au départ, mais Scott Summers, Warren Worthington III, Hank McCoy et Bobby Drake furent rapidement rejoints par Jean Grey. Ces adolescents formèrent ainsi la toute première équipe de mutant de l'histoire et la première opposition de Magneto et sa Confrérie des Mauvais Mutants (histoire de bien comprendre que c'est des méchants).

C'est moi ou il y a bien un homme de glace portant des chaussures ?

J'ai personnellement grandi avec les films de Bryan Singer au début des années 2000 et le dessin animé intitulé « X-Men Evolution » sans forcément connaître le comic book original et les séries qui en découlèrent. C'est l'amour que j'ai pour ce groupe qui m'a poussé à choisir me diriger vers cette intégrale regroupant les premiers numéros sortis en 1963 et 1964, sans forcément savoir initialement s'il s'agissait d'une bonne porte d'entrée dans l'univers de la BD américaine. J'ai été surpris de voir que l'équipe des X-Men était bien différente de celle que j'imaginais ; pas de Wolverine, Tornade ou Diablo, mais c'était malgré tout excitant. Je me rendais compte au fil de la lecture que j’allais littéralement à la découverte de toute une histoire.

Une autre chose m'a sauté aux yeux et c'est tout bête, mais il s'agit de la colorisation. Il s'agit de mon premier comic book et moi qui ai l'habitude de lire des mangas depuis des années et admirer des pages en noir et blanc, j'avoue avoir été séduit presque immédiatement. Je trouve que la couleur rend l’œuvre légèrement plus vivante et beaucoup plus explosive.

Pour ce qui est des dessins en eux-même, je sais que ça peut en dégoûter certains et il est difficile de vendre un style aussi daté, mais personnellement je savais que je n’allais pas avoir quelque chose de très détaillé et net, à l’image de ce que l’on peut retrouver dans les bouquins d'aujourd’hui. Je n’ai donc pas été très dérangé par les dessins, d’autant plus que les planches de Jack Kirby sont compréhensibles. En ce qui me concerne, je n'ai eu aucun mal à comprendre ce qui était illustré et les batailles sont plutôt équilibrées, l'occasion pour moi de cracher encore un peu mon venin sur Kingdom Hearts (je l'ai toujours en travers de ma gorge). J'avoue qu'un effort aurait pu être fait sur le personnage d'Iceberg qui ressemble davantage à un tube de colle vivant, qu'un homme de glace.

C'est moi où il y a bien un mec qui n'a pas trouvé pointure à ses pieds ?

Allez, on va passer à ce qui m'a dérangé, parce qu'on peut croire que tout était parfait, mais il y a une chose qui m'a embêté du début à la fin : les dialogues. Ils n'ont parfois aucune utilité, si ce n'est combler un vide, comme si proposer quelques cases vides horripilait Stan Lee. C'est surtout agaçant lors des échanges entre Hank McCoy et Bobby Drake, le premier montre qu'il a du vocabulaire, mais parle comme s'il était en 1882, tandis que le second est juste le con de la bande, mais contrairement aux cons qui peuvent être cool, lui ne l'est pas. Globalement leurs interventions n'apportent rien, heureusement que ce n'est pas le cas des autres.

Conclusion : C'était très plaisant, mais...

Les aventures peu profondes et les dessins vieillots peuvent déranger, donc il m'est difficile de vous conseiller ce bouquin, mais si vous êtes désireux et motivé à l'idée de découvrir certaines des BD les plus mythiques qui existent, lancez-vous dans cette lecture. Pour ce qui est du contenu, j'ai apprécié les huit numéros proposés dans cette intégrale et je suis impatient de lire la suite, il ne me reste plus qu'à trouver le prochain volume.

Ma note : 5/5

Le positif :
+ Lire les origines du groupe
+ Des numéros dynamiques et plaisants à suivre
+ La présence des couvertures originales

Le négatif :
– Difficile d'accès, tant dans la narration que sur les dessins

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