
Les aventures de Peter Parker continuent à travers les intégrales de Panini Comics. Nous voici au deuxième volume comprenant les numéros parus en 1964. Le tisseur de toile a gagné en popularité auprès des lecteurs et cette année-là, Marvel s'est décidé à publier du Spider-Man à un rythme mensuel. Résultat : on se retrouve avec un bon gros bouquin composé de douze numéros et un chapitre en bonus, que du bonheur.
La chose qui ne change pas en revanche, c'est les difficultés qui s'opposent à notre héros. Protéger New York est toujours aussi éprouvant et ça ne s'arrange pas avec l'arrivée de personnages toujours plus dangereux. On peut notamment citer le Bouffon Vert qui débarque enfin, Kraven, Electro et Mysterio sont également de la partie, sans oublier les retours de l'Homme-Sable et du Docteur Octopus, qui crient vengeance.
Le côté réaliste que j'évoquais dans la précédente critique se retrouve ici aussi. Il y a même cette sensation que le ciel lui tombe sur la tête, tant les problèmes se multiplient. Après le meurtre de son oncle Ben, Peter Parker voit la santé de sa tante se dégrader et le spectre de se retrouver seul, le hante petit à petit. De même, la propagande de J. Jonah Jameson contre Spider-Man assène un autre coup au moral du héros. Il aura beau sauver des gens, il reste dépeint comme une menace pour la ville de New York. Sans oublier que sa vie amoureuse n'avance pas d'un pouce, sachant qu'il est partagé entre Liz Allen et Betty Brant.
Trop c'est trop, Peter Parker craque et on se rend compte que les super-héros restent humain malgré tout ce dont ils sont capables.

De manière paradoxale, ses deux seuls soutiens s’avèrent être deux de ses rivaux. En effet, Flash Thompson n’apprécie pas vraiment la compagnie de Peter Parker, il est en revanche le plus fidèle admirateur de Spider-Man, sans se douter de qui se cache réellement derrière le masque de son idole. Enfin, Johnny Storm qui n’est autre que la Torche Humaine, a beau ne pas aimer l’Homme-Araignée, il ne peut se résoudre à laisser ce dernier combattre seul le crime.
Conclusion : Toujours aussi bon
Ça peut faire grincer des dents, mais je trouve personnellement que cette intégrale 1964 est légèrement meilleure que la précédente, quand bien même elle est moins historique. Si le récit ne gagne pas forcément en maturité, la diversité des ennemis qu'affronte le héros nous rappelle que Marvel est bel et bien, la maison des idées. Stan Lee réussi à nous tenir en haleine à travers les 320 pages qui composent cette intégrale, on peut aussi citer le teasing intéressant sur une certaine Mme Watson qui pourrait conquérir le cœur de Peter Parker. Là encore, difficile de résister à l'appel du prochain volume.
★★★★★
Contenu :
The Amazing Spider-Man (1964) #8-19
The Amazing Spider-Man Annual (1964) #1
© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko