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30 décembre 2024

EYESHIELD 21

Eyeshield 21 est un manga qui nous invite à suivre Sena Kobayakawa, fraîchement admis au lycée Deimon. À l'image de beaucoup de facultés, de nombreuses activités sportives y sont proposées, dont le football américain, via un club qui ne comporte que... trois membres. Et c'est à la suite d'une ruse sans pareille du capitaine de l'équipe, que le jeune Sena devient le nouveau quarterback des Deimon Devil Bats. Dès lors, l'aventure commence pour notre jeune héros qui va - au travers des matchs qui vont s'enchaîner - tout faire pour conduire son équipe vers le Christmas Bowl.


17 décembre 2024

WALKING DEAD TOME 1 : PASSÉ DÉCOMPOSÉ

Comme beaucoup de personnes, c'est par le biais de la série tv que j'ai connu The Walking Dead. Par ailleurs, c'est parce que j'avais été séduit que j'ai acheté les premiers tomes, j'attendais toutefois de finir l'entièreté des épisodes avant de commencer la lecture du comic book. Et ma foi, ce fut difficile d'aller jusqu'au bout, tant mon intérêt pour la série tv déclinait au fil des saisons. Quoi qu'il en soit, c'est en faisant abstraction de tout ce que j'ai connu de l'oeuvre, que j'ai lu ce premier album.

Pour ce qui est de l'histoire, on y suit Rick Grimes, un shérif d'une banlieue d'Atlanta (en Géorgie) qui se prend une balle au cours d'une intervention et tombe dans un coma. À son réveil, le monde qu'il a connu n'est plus le même, des morts-vivants se baladent dans les rues et s'attaquent aux humains et animaux ; quiconque est mordu ou griffé se transforme en zombie. Grimes n'a dès lors, plus qu'un objectif, retrouver et protéger sa famille.

La première chose que l'on peut remarquer, c'est le rythme très rapide par lequel les évènements s'enchaînent. En moins de trois pages, on est déjà directement dans le vif du sujet. Étant donné que le personnage principal est seul au début du récit, il y a logiquement très peu de dialogue et quand il y en a, c'est le minimum qu'il faut pour comprendre et lancer définitivement l'intrigue. C'est prenant, encore plus quand on remarque les différences avec la série tv, on se dit que les protagonistes et les rapports qu'ils entretiennent entre eux, peut nous mener vers un cheminement scénaristique contraire à ce que l'on peut imaginer. Du reste, j'attends de voir le traitement des personnages. Sur ce premier volume, ils nous sont présentés, on entrevoit quelques traits de caractère sur certains, mais sans plus ; je suis curieux de suivre leur potentiel développement, sur les prochains tomes.

En ce qui concerne les dessins, je suis partagé. D'un côté, j'apprécie le style de Tony Moore, qui a un coup de crayon disons... généreux ; les personnages et environnements sont très riche en détails, il y a aussi un vrai travail qui est fait sur l'ombrage, mais à côté, on a un également sérieux problème de fluidité entre les cases. Certains passages manquent d'animation, j'ai ainsi eu du mal à imaginer et comprendre comment passer d'une case à l'autre. J'ai appris en plus qu'il s'agissait du seul tome de la série sur lequel Moore a travaillé, donc à voir si le prochain dessinateur comblera ce problème.

CONCLUSION : UN (TRÈS) BON PREMIER TOME D'UNE SÉRIE QUI PROMET BEAUCOUP

De toute évidence, ce premier volume de Walking Dead a des arguments pour séduire et ce, que  vous avez vu la série tv ou que vous ne connaissez rien à l'univers de cette dernière. Robert Kirkman a posé le contexte de son histoire et a les clés en main pour offrir le meilleur à son récit, tant il a devant lui, une multitude de directions qu'il peut donner à son intrigue. Quant à Tony Moore, il offre ici un travail remarquable, à tel point qu'il est presque regrettable de ne pas le voir sur la suite de la série. Quoi qu'il en soit, il m'est impossible de ne pas vous conseiller Walking Dead.

 MA NOTE : 4,25
MES POINTS POSITIFS MES POINTS NÉGATIFS
+ une histoire prenante qui engendre des enjeux importants
+ des dessins riches en détails
+ des différences avec la série TV qui rendent la BD indispensable
- un manque de fluidité sur certaines pages

SCÉNARIO ROBERT KIRKMAN
DESSINS TONY MOORE
 ÉDITEUR VO IMAGE COMICS
 ÉDITEUR VF DELCOURT
 CONTENU THE WALKING DEAD #1-6

11 décembre 2024

WOLVERINE : LES ORIGINES

Ces dernières années, Urban et Panini ont multiplié les opérations spéciales pour attirer davantage de monde vers le comic book et espérer surfer sur la popularité des super-héros au cinéma. Pour s’y faire, les deux éditeurs ont misé sur des récits complets à faible prix, afin de ne pas noyer les nouveaux lecteurs qui peuvent profiter d’une histoire sans se perdre et tout ça, sans débourser beaucoup d’argent. C’est dans le cadre d’une de ces offres spéciales que j’ai pu découvrir l’album que je vais aborder aujourd’hui. Et si comme moi, vous avez d’abord connu le film du même nom, vous avez forcément eu un peu (beaucoup ?) d’appréhension avant d’ouvrir Wolverine : Les Origines. Heureusement, il n’y a rien de comparable, tant la qualité du récit proposé par Paul Jenkins est bien supérieure à ce que nous avons eu sur grand écran.

L’intrigue prend place à la fin du XIXe siècle, dans une plantation canadienne. On y suit principalement deux jeunes garçons qui, malgré leur amitié, doivent vivre avec les frictions ponctuelles qui existent entre leurs pères ; l’un travaillant pour l’autre. Jusqu’au jour où un évènement dramatique vient basculer leur vie, à tout jamais.

Difficile d’en dire plus, sans aller jusqu’à révéler des éléments importants qu’il est bon de découvrir par soi-même. En revanche, on peut aisément dire que c’est un récit qui arrive à nous surprendre, qui joue sur nos préjugés et nous rappelle qu’on a tort de penser tout savoir du futur Wolverine. L’album est tout aussi étonnant, dans la mesure où il s’éloigne beaucoup des comic books habituels remplis d’action ; on a davantage une histoire qui met l’accent sur ce que les différences sociales peuvent engendrer et comment elles influencent les gens.

Pour ce qui est des dessins, il fallait une valeur sûre pour magnifier cette histoire et Andy Kubert a répondu présent. C’est illustré de bien belle manière ; à l’image du récit, le dessin s’écarte des standards habituels, on sent tout de suite qu’il y a un travail manuel derrière les planches, qu’on est loin des travaux numériques qui se multiplient de nos jours, un « vrai » coup de crayon, notamment sur les dégradés, l’ombrage, c’est fin, détaillé, les arrière-plans sont fournis et les couleurs chaudes utilisées respectent la nature de l’œuvre, parce qu’elle donnent vraiment ce sentiment que l’action se passe dans le passé, à une tout autre époque.

Je m’en voudrais de ne pas évoquer les couvertures originales de Joe Quesada, qui sont un vrai régal pour les yeux ; j’en veux d’ailleurs, énormément à Panini Comics de ne pas avoir choisi l’une d’entre elles pour cet album. Au lieu de ça, Panini s’est contenté de reprendre une case où l’on voit Wolverine et a zoomé dessus, ce qui donne cette première page de couverture granulée avec beaucoup de points, pas la plus belle. C’est d’ailleurs pour cela que je compte revendre l’album, malgré la qualité indéniable de celui-ci, j’essayerai de le trouver dans une autre édition, avec une première page de couverture plus à mon goût, pourquoi pas en VO ou en occasion, histoire de ne plus financer Panini qui m’a perdu avec ses choix éditoriaux discutables.

CONCLUSION : UN COMIC BOOK À POSSÉDER

Achetez-le, lisez-le et prêtez-le notamment à ceux qui, dans votre entourage, souhaitent lire des comic books mais qui n'osent pas se lancer dans cet océan de choix. Wolverine : Les Origines est une histoire complète, unique et une porte d'entrée dans cet univers des super-héros. Dommage que la forme n'est parfois pas au niveau du fond.

MA NOTE : 4,50

MES POINTS POSITIFS :
 un récit accessible, tout public et surprenant
des dessins magnifiques
les couvertures originales

MES POINTS NÉGATIFS :
la première page de couverture

CONTENU :
➜ WOLVERINE : THE ORIGIN (2001) #1-6