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27 juillet 2018

Spider-Man, l'intégrale 1966


Après près d'un an de pause, j'ai repris les aventures de Spider-Man, avec cette intégrale regroupant les numéros parus en 1966. Peter Parker m'avait bien manqué, honnêtement, bien que j'ai apprécié les derniers comic books que j'ai découvert, notamment celui sur Ant-Man et celui concernant Superman.

Cette intégrale est très importante car l'année 1966 est une année charnière dans la carrière du tisseur de toile et pour cause, le personnage va connaitre deux directions différentes. D'abord celle de Steve Ditko, qui est assez redondante, je dois dire. Son habituel traitement du personnage, m'a bien fatigué, la dernière fois. Enfin, Spider-Man avance enfin dans sa vie sous la direction de John Romita Sr. qui va enfin bouger certaines choses.

Au programme notamment, un combat contre le Docteur Octopus, qui s'avère être le Master Planner, le retour de Kraven, le Bouffon Vert qui révèle son identité et qui démasque Spider-Man, la première apparition du Rhino et on voit enfin à quoi ressemble Mary Jane Watson. Autant le dire maintenant, la plupart de ces faits prennent vie sous le crayon de Romita Sr. et je compte pas critiquer gratuitement Steve Ditko, mais son remplacement amène un véritable vent frais à la série.

Steve Ditko a quand même le mérite de démarrer l'année sur de bons rails. Le chapitre où Tante May est dans une situation critique est bien pensé et le Spider-Man à moitié K-O qui doit malgré tout, se surpasser pour maintenir sa tante en vie, c'est du grand art. On a réellement peur pour Peter Parker et ce qui peut lui arriver psychologiquement si un malheur arrive par sa faute. Ditko dessine aussi Norman Osborn qui fait sa première apparition dans la série.

Ce que j'ai bien aimé, c'est donc voir une évolution dans les évènements et le personnage de Spider-Man, ne pas se dire qu'on est toujours en 1962.

Dans cette intégrale, on a ainsi l'occasion de voir Peter Parker gagner en popularité auprès de certains camarades, Gwen Stacy commence progressivement à l'apprécier. Betty Brant du Daily Bugle s'est absentée, puis est revenue et semble s'engager définitivement avec Ned Leeds. Peter Parker achète sa première moto, rencontre Mary Jane Watson pour la première fois et passe près de rejoindre les Vengeurs, qui apparaissent dans l'annual en fin de volume.

Bon, je vais être honnête, y a un truc que j'ai pas trop aimé. J'ai senti en début de lecture une sorte de paraisse. Beaucoup d'action, moins de dialogue et les numéros sont moins vendus en début de chapitre par le narrateur. Ça m'a un peu surpris, mais John Romita Sr. a apporté ce que je viens de pointer du doigt, donc il compense un peu le soucis et le relance.

Maintenant, je me pose moi-même la question, cette intégrale est-elle la meilleure de Spider-Man ? Franchement, je pense qu'elle se place avec les deux premières, qui étaient plaisante, elle se démarque, mais les quelques numéros faiblards, ceux contre l'Homme de Lave et le Pilleur, font que je ne peux totalement apprécier le tome, mais dans l'ensemble, ça reste très bon.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Stan Lee, Steve Ditko et John Romita Sr.
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 1966
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2003

Contenu :


The Amazing Spider-Man (1963) 32-43 ; Spider-Man Annual 3.

20 juillet 2018

Ant-Man : l'incorrigible Homme-fourmi


Le mois de juillet est clairement destiné aux super-héros américains. Je n'ai pas pour autant délaissé les mangas, mais étant donné mon retard dans les comic-books, il fallait donc que je bouleverse un peu mon planning pour avancer et découvrir de nouveaux univers et personnages.

Alors que le personnage d'Ant-Man bénéficie actuellement d'une seconde adaptation au cinéma, le hasard a fait en sorte qu'au même moment, je lise mon premier comic book centré sur l'homme-fourmi.

En revanche, il ne s'agira pas ici du même Ant-Man que celui dépeint au 7e art.

Plusieurs incarnations :

Trois personnages ont incarné Ant-Man depuis 1962. Il y a eu l'original Homme-Fourmi, créateur de l'armure, qui s'appelle Hank Pym, considéré comme l'un des plus gros cerveau de l'univers Marvel. C'est ensuite un certain Scott Lang, qui a repris le rôle et est incarné actuellement par Paul Rudd au cinéma.

Vient ensuite, le troisième Ant-Man, un certain Eric O'Grady, apparu pour la première fois dans la série de l'Incorrigible Homme-Fourmi, en 2006. Le comic book que j'ai lu contient d'ailleurs, l'intégralité de la série.

Synopsis :

Eric O'Grady est un nouveau agent du S.H.I.E.L.D. qui, par un concours de circonstance, se retrouve avec l'armure d'Ant-Man.

Son meilleur ami décède après que l'hélipoteur soit attaqué et profitera des retombées de l'attaque pour prendre la fuite avec l'armure. Malheureusement pour le S.H.I.E.L.D. et Hank Pym, il s'avère que O'Grady n'a aucune intention de protéger la combinaison et de la retourner à l'agence.

Il va plutôt l'utiliser à ses propres fins. Que ce soit pour voler ou admirer les femmes sous la douche, O'Grady a semble-t-il trouvé sa voie, son quotidien. Sauf que le S.H.I.E.L.D. a pour objectif de récupérer l'armure et une course poursuite est lancée pour l'attraper.

Un côté réaliste :

Pour Spider-Man, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, ce qui est loin d'être le cas pour ce Ant-Man. À la lecture du synopsis, on voit bien que ce celui-ci est anti-héroïque. Dans le livre, on le voir mentir, voler, se cacher, fuir et couchera même avec l'amour de son défunt ami. On est loin des super-héros habituels.

Robert Kirkman savait qu'il s'agissait du troisième personnage qui porterait l'armure et a visiblement, voulu offrir quelque chose de différent des deux premières incarnations. Mais ce personnage mis en scène n'en reste pas moins très réaliste.

Après tout, qui refuserait d'utiliser de tels pouvoir pour son propre bien ? L'homme en général est loin de tout reproche, chacun a ses propres vices et on se doute bien que beaucoup auraient choisi la même voie qu'Eric O'Grady. Je ne dis pas que je ferais comme lui, mais je peux le comprendre de vouloir vivre sans avoir à se soucier d'une vie professionnelle, gérer un budget et avoir tous ces droits et devoirs civiques.

Des dessins honnêtes :

Pour parler brièvement des dessins, je trouve qu'ils se marient bien avec l'ambiance générale de l'histoire. Si le récit est quelques fois drôle et divertissant, les dessins de Phil Hester sont similaires et ne se prennent pas au sérieux. Dommage que les traits sont grossis, mais ils accentuent ce côté enfantin et burlesque du personnage, donc rien de bien méchant là-dessus.

Conclusion :

J'ai clairement adoré lire le comic book et je suis pas loin de penser qu'il s'agit-là de mon bouquin préféré. J'ai passé un bon moment, c'était amusant et intéressant et les résumés à chaque début de chapitre, par des fourmis apportent un plus au livre, qui détend le lecteur avant la suite de l'aventure. En clair, c'était vraiment plaisant. Dommage que cela s'est arrêté aux États-Unis, mais malgré cela, on a pas cette sensation d’œuvre bâclée, une raison de plus pour accorder la meilleure note à ce comic book.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Robert Kirkman et Phil Hester
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 2006-2007
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2015

Contenu :

US Amazing Fantasy (2004) 15 (V) ; Civil War: Choosing Sides 1 (II) ; The Irredeemable Ant-Man 1-12.

17 juillet 2018

Superman : Fin de siècle


Si on prend les bande dessinées les plus lues au monde, un personnage surclasse les autres en terme de popularité, au point d'être devenu une icône de la pop culture américaine.

Largement plus populaire que les Astérix, Tintin, Sangoku ou encore Batman, Superman est devenu légendaire et s'est forgé au fil du temps, un héritage et est reconnaissable par une majorité des gens de la planète. Me concernant, je le connaissais grâce aux dessins animés, aux films et bien plus encore. Et ce n'était qu'une question de temps avant que je lise des comic books sur Superman.

Je cherchais un moyen de pénétrer l'univers du personnage, mais il était difficile de trouver une porte d'entrée avec toutes les séries sur le super-héros. Avec Fin de siècle, j'ai trouvé ce qu'il me fallait, un livre rapide à lire et qui ne demandait pas énormément de connaissance vis-à-vis du personnage.

Synopsis :

Contrairement à ce que laisse suggérer le titre du livre, il ne s'agit pas d'une histoire d'apocalypse à l'aube d'un nouveau siècle.

En faite, l'action prend place juste avant l'an 2000 et voit Lex Luthor batailler avec sa femme pour la garde de Lena Luthor, leur fille. Pour cela, le riche homme d'affaire de Metropolis a orchestré la mort de sa femme, Erica Del Portenza, pour obtenir légalement le droit de garder sa fille. Sauf que la comtesse Del Portenza est immortelle et tente de récupérer son enfant.

Mais cette dernière traîne un étrange secret qui est sur le point de ressurgir. Son fils, Luca, qu'elle a enfanté au XIXe siècle, immortel et possédé par une soif-de-sang refait surface et Superman tente de le contrer.

Une histoire en deux temps :

Un livre qui fait moins de 100 pages et qui exploite des personnages loin d'être connu du grand public, que je n'avais jamais entendu parler, il fallait le faire et Stuart Immonen s'est très bien débrouillé. Pour cela, il a usé à certains moment, de flashbacks qui nous plongent dans les années 1800 et nous montrent le passé des deux personnages immortels. À côté de cela, l'histoire avance tranquillement en 1999.

Ça me fait vaguement penser au manga 20th Century Boys, qui se déroulait en quatre temps.

Dessins magnifiques :

C'est la première fois que je lis une œuvre de ce genre, alternant le dessin habituel et la peinture. Si je trouve que les dessins sont de base très beaux, Immonen m'a définitivement séduit avec ses peintures qui représentent les flashbacks. Ça ajoute un réel côté rétro à ce qui se passe au XIXe siècle et c'est franchement un délice pour les yeux.

Dommage :

Ce qui est dommage, c'est que c'est un ancien livre qui fut édité au début des années 2000 par Semic, un éditeur qui -je crois- n'existe plus ou n'est plus actif. Et ni Panini Comic, ni Urban Comics n'ont relancé le titre. Du coup, à part en occasion, difficile de le trouver en neuf.

Ensuite, j'ai appris grâce à la chaîne de Sn Parod, que la couverture utilisée par Semic n'est en rien la couverture originale, mais plutôt celle du 755e numéro de Action Comics. C'est un peu de la triche, pour tenter de vendre, visiblement.

Conclusion :

J'ai personnellement adoré lire ce bouquin. C'est compréhensible, rapide, divertissant et beau. J'ai pas senti comme certains que l'absence de Superman au premier plan était regrettable et contrairement au comic book de Batman, que j'ai lu, il y a quelques semaines, j'ai pas de goût amer à la fin de ma lecture, car tout semble rentrer dans l'ordre, on a une vraie fin et c'est exactement ce que j'aime avec les one-shots. Seul bémol, aucun éditeur n'a relancé le titre et j'ai peur que celui-ci sombre petit à petit dans l'ombre.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Stuart Immonen
Éditeur américain : DC Comics
Publication originale : 2000
Nombre de chapitre : 1
Éditeur français : Semic
Publication française : 2002

12 juillet 2018

X-Men l'intégrale 1967


Comme indiqué précédemment, j'ai décidé de suivre les aventures des X-Men, avec cette nouvelle intégrale. Celle reprenant les numéros parus durant la cinquième année des mutants.

Je peux vous expliquer ce choix. Tout d'abord, il faut savoir que j'ai enfin réussi à me la procurer et il était difficile pour moi de m'en passer, tant j'aime la série. J'ai donc pris la décision de reprendre la série dès la première occasion.

Comme vous pouvez le voir, il s'agit ici de l'ancienne version, qui est sortie en 2009. De ce que j'ai vu sur internet, une nouvelle édition fut commercialisée avec le Hurleur en page de couverture.

Du changement :

Première chose que vous avez sûrement remarqué, les X-Men portent des nouvelles tenues. En réalité, cette page de couverture et celle du dernier numéro de l'année 1967 et on ne peut donc voir ces tenues qu'à partir des dernières pages du volume uniquement. Ensuite, on peut aussi remarquer l'apparition de Ross Andru, un dessinateur qui est justement, à l'origine des nouvelles tenues des X-Men. Bien qu'il soit uniquement actif sur les numéros 36 et 37, il est celui qui a imaginé et mis en place ces tenues.

De la nouveauté, mais c'est faiblard :

Comme pour la précédente intégrale, celle-ci est l'occasion de voir quelques nouveaux personnages. Je parlais plus haut, d'une nouvelle édition du tome avec le Hurleur en couverture et bien, c'est justement parce que l'année 1967 marque les débuts du personnage. Cependant, c'est bien le seul personnage débutant, intéressant dans ce volume.

Car j'ai pas réussi à m'intéresser énormément à Cobalt Man, un homme qui réalise une armure faite de cobalt, dans le même genre que celle d'Iron Man. Je me suis pas attaché à Mekano, qui fait aussi ses débuts dans ce tome.

Le chapitre sur le Devin m'a bien ennuyé, je dois dire. J'ai pas trop compris l'apparition de Spider-Man, le but réel de sa venue dans la série. Il est juste dit qu'il voulait s'apaiser un peu hors de New York, mais ça a seulement servi de prétexte pour le mettre dans la série, sans que je sache quel était l'objectif, car au final, il n'apporte rien aux mutants. La bataille entre l'Homme-Taupe et Tyrannus ne sauve pas l'intégrale.

Un bon retour aux sources :

On assiste aussi au retour du Super-Adaptoïde, un personnage intéressant, je trouve. En faite, c'est la première qu'il débarque dans la série des X-Men et la première fois que je le vois, mais de ce que j'ai compris, il apparait dans la série Tales of Suspense. Mais le point fort du volume, c'est le retour du Fléau et pour le coup, j'étais bien content. C'est un personnage qui m'a bien marqué et j'étais donc très heureux de le revoir, dommage d'ailleurs qu'il ne soit pas en couverture, je voulais déjà qu'il remplace la Sentinelle de l'intégrale 1965 sur la page de couverture.

La fin de l'année 1967 voit le retour de quelques ennemis mutants des X-Men, comme le Colosse, le Fantôme qui s'appelle désormais The Vanisher, comme dans la version originale, on retrouve aussi le Cerveau et Unus, l'intouchable. Un retour aux sources que j'accueille avec plaisir, moi qui était charmé par la première intégrale que j'ai lu, il y a presque trois ans, qui regroupait les premiers numéros où apparaissaient justement ces quatre super-vilains.

Une manière différente de procéder :

Il y a une chose qui m'a un peu perturbé, c'est l'enchaînement des chapitres. Avant, on pouvait lire les numéros sans qu'il y ait forcément un lien entre le précédent et le suivant. Cette fois-ci, c'est différent, les numéros se suivent et ce qui se passe avant a des répercussions que l'on peut voir dans le chapitre qui suit juste après.

Ce que je veux dire, c'est que en lisant quatre ou cinq chapitres, j'ai eu l'impression de lire que la même histoire, qui était juste un peu longue, alors qu'avant, on n'avait pas cela. Sauf pour les numéros sur les Sentinelles ou Magneto, qui duraient au minimum deux chapitres.

C'est pas forcément négatif, mais disons que c'est un peu lourd à encaisser, si on enchaîne plus de trois numéros par jour pour essayer de connaitre le fin mot de l'histoire.

Un autre point noir :

Si vous me lisez régulièrement, vous savez sans doute que j'attendais la suite des bonus sur les origines des X-Men. On avait droit à certains bonus à la fin de l'intégrale 1965, mais le volume 1966 n'offrait rien. Et bien cette fois-ci, toujours rien et pourtant, c'était l'année où les bonus avaient été publiés.

C'est d'ailleurs pour cela que les deux derniers numéros sont plus court, car l'auteur avait choisi d'utiliser certaines pages pour offrir d'autres récits sur les origines des mutants. Finalement, d'après ce que j'ai lu, il faudra attendre la prochaine intégrale pour y avoir droit, dommage car ils furent publiés en 1967.

Conclusion :

X-Men l'intégrale 1967 est un livre plaisant à lire, mais sans plus. On est loin de l'année précédente, qui était ma préférée. On a toujours pas de bonus, des personnages assez ennuyeux, le Hurleur est intéressant, mais n'apparait que très peu car se fait kidnapper. Le retour aux sources sauve un peu le volume, mais ça reste très faiblard dans l'ensemble.

★★★☆☆

Informations :

Auteurs : Roy Thomas, Werner Roth et Ross Andru
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 1967
Nombre de chapitre : 12 (28 à 39)
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2009