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10 juin 2021

Horseback 1861 [FCBD]

Le petit livret du « Free Comic Book Day France » que j'ai évoqué dans la précédente critique, celle de Carbone & Silicium, comportait aussi un aperçu de la série « Horseback 1861 » de David Hasteda et Nikho. J'en ai donc profité pour lire les premières pages et j'avoue ne pas avoir réussi à apprécier ce qui était proposé. Pourtant, ça ne se joue pas à grand chose.

Horseback 1861 nous transporte dans les États-Unis du XIXe siècle, en plein milieu de la fameuse "conquête de l'Ouest". Redford J. Randall a pris sa retraite de chasseur de primes et s'est lancé dans le convoyage afin de couler paisiblement les quelques dernières années de sa vie. Malheureusement pour lui, après avoir accepté une mission du gouvernement qui l'invite à transporter une cargaison à San Francisco (California), il doit faire face à des bandits qui lorgnent sur le contenu qu'il transporte et qui n'hésitent pas à attaquer les hommes qu'il emploie.

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Sur le papier, ça donne bien envie, mais à la lecture... c'était compliqué de rentrer dans l'histoire. Pour vous donner une idée du sentiment que j'ai eu : il y a une superbe introduction sur Redford J. Randall dans les premières pages, que j'ai bien apprécié, avant qu'une ellipse nous plonge quelques années plus tard, dans le vif du sujet. Dès lors, les personnages qui apparaissent nous sont inconnus et n'ont pas été introduits clairement, on se retrouve au milieu d'une scène qui dégénère très vite, sans que l'on ne sache qui est qui. Il y a même une page ou deux, que je n'ai pas compris, avec ce qui semble être le maire de la ville.

Deux choses à dire sur le paragraphe précédent pour clarifier mes propos :

---> Tout d'abord, j'ai conscience qu'une BD n'a pas à tout révéler d'un coup et que la lecture peut agir comme un puzzle et nous offrir des réponses bien plus tard, aux questions que l'on se pose. C'est d'ailleurs, un procédé que j'aime bien. Il y a certes une part de mystère ici, mais ce n'est pas celle d'un cliffhanger, davantage celle qui donne l'impression que l'auteur doit avancer très vite et n'a pas le temps de poser le contexte et il ne faut pas oublier que ce petit livret doit être sur "un aperçu" de Horseback 1861. Il doit avoir l'objectif de nous inciter à acheter le bouquin entier ; or, je sors de la lecture en me disant qu'on ne m'a rien montré de concret. Je sais globalement ce qu'il se passe, mais rien d'autre.

---> Un mot aussi sur les dessins qui n'aident pas à la compréhension du récit. Autant le style, typique que l'on retrouve sur les BD franco-belges est sympathique visuellement parlant et les couleurs utilisées rendent le tout accrocheur ; autant je dénote des planches inégales les unes par rapport aux autres, comme s'il y avait deux dessinateurs différents. C'est pour cela que je parle du maire de la ville qui apparaît à un moment ; j'ai eu beaucoup de mal à le reconnaître d'une case à l'autre, sur la même page. Je le redis, j'aime ce coup de crayon, j'aime les plans et les découpages qui facilitent l'immersion, mais je trouve qu'il manque une certaine homogénéité dans le travail de Nikho.

Conclusion : Il est évident que j'attendrai de réellement voir ce que Horseback 1861 vaut, avant de me faire un réel avis et malgré tout ce que j'ai écris, j'ai le sentiment que ça va être une superbe lecture. Le pitch de départ me tente bien, il y a de l'enjeu, ça a l'air de démarrer vite, donc pas le temps de s'ennuyer et les dessins sont beaux à voir. C'est surtout l'aperçu que je critique et non pas l’œuvre en elle-même.

Ma note : 2/5

J'ai aimé : J'ai moins aimé :
+ Le pitch de départ
+ Les dessins et les couleurs utilisées, mais...
– Certaines planches inégales
– L'aperçu en général, Ankama ne nous offre rien ici

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