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31 décembre 2018

Bilan de mes lectures en 2018


Contrairement aux années précédentes, je n’ai pas réellement suivi de rythme de lecture ou quoi que ce soit et c’est pourquoi, j’ai enchaîné principalement des comic-books pendant une bonne partie de l’été, car c’était ce que j’avais envie de lire sur le moment.

Comme vous pouvez le voir sur le visuel ci-dessus, sur les douze BD que j’ai lu, plus de la moitié sont américaines. Je pense cependant, reprendre un rythme (2 mangas/2 comic-books) pour l’année à venir, histoire de diversifier le contenu du blog. Avant de vous indiquer ce que je compte lire pour 2019, voici les liens menant aux critiques de cette année.

– Shaman King
– Fantastic Four : 1234
– X-Men l’intégrale 1966
– Doubt
– L’homme sans talent
– Batman : Année Un
– Abara
– X-Men l’intégrale 1967
– Superman : fin de siècle
– Ant-Man : l’incorrigible homme-fourmi
– Spider-Man l’intégrale 1966
– Pokémon, la grande aventure

Ça peut paraitre beaucoup, mais la plupart étaient des one-shots et c’est pourquoi, j’ai pu les enchaîner. Sans oublier que Doubt, Abara et Pokémon n’étaient long respectivement que de 4, 2 et 3 tomes. Bon passons et évoquons 2019. Je suis actuellement en train de lire Naruto, il s’agira donc de la première critique de l’année à venir et elle sera suivie par quatre mangas que j’ai ciblé : Chobits, Hikaru No Go, Prince du tennis et BLAME !

Côté comics, j’ai acheté une collection complète de huit volumes. Le premier se focalise sur Spider-Man et propose les cinq ou six meilleurs récits de l’histoire du personnage. Je lirai pour sûr, les deux premiers tomes (Spider-Man et Avengers). Je compte garder le reste pour plus tard afin continuer aussi la lecture des intégrales.

Ce que j’aime et qui m’a forcé à acheter la collection, c’est que c’est destiné aux débutants comme moi, ça permet de découvrir plusieurs personnages à travers des bouquins qui ne dépassent pas les 250 pages et qui sont en format de poche, comme les mangas. Le prix de 1,90€ au lancement m’a séduit. D’après ce que j’ai lu, Panini Comics cherchait de nouveaux lecteurs pendant l’été, d’où le faible prix. Apparemment, la cible n’était donc pas les fins connaisseurs, qui ont sûrement tous ces récits déjà en leur possession à travers des anthologies ou autres.

Enfin bref, c’est tout ce que j’avais à dire. Si vous avez des suggestions de lecture, je suis preneur. Si j’ai du temps et que j’enchaîne le tout assez rapidement, je lirais autre chose, je ne suis pas fermé aux propositions.

28 décembre 2018

Pokémon, la grande aventure


À l'image de Kingdom Hearts, Pokémon est à la base, une série de jeu vidéo. Sa très forte popularité a au fil du temps, ancré la licence dans la pop culture nippone. Aujourd'hui, presque tout le monde connait Pikachu et peut facilement reconnaitre le logo de la franchise. Malgré tout, le manga en lui-même reste assez méconnu. Les raisons sont multiples, mais on peut notamment citer l'arrêt de la commercialisation par Glénat au début des années 2000, qui a porté un petit coup au titre.

C'est en lisant les trois volumes commercialisés par Kurokawa que j'ai découvert qu'on avait là, un travail assez différent de ce que l'on peut imaginer.

L'histoire démarre à Bourg Palette où Rouge est mandaté par le Professeur Chen pour aller à la recherche des Pokémon et compléter le Pokédex, une encyclopédie moderne qui enregistre des informations sur les créatures rencontrées ou capturées. Rouge se considère comme le meilleur dresseur de son village, mais se rend bien compte de son niveau, lorsqu'il voit Bleu à l’œuvre. Ce dernier n'est autre que le petit-fils du Professeur Chen et devient par la force des choses, son rival. Ayant tous les deux la même mission, ils se retrouvent donc régulièrement sur la route et sont amenés à travailler ensemble pour faire face à la Team Rocket, une organisation criminelle qui organise du trafic de Pokémon.

Un monde méconnu


À priori, le scénario semble identique à ce que vous connaissez. Mais il existe quelques différences qui offrent au final, un produit bien nouveau de celui que l'on connait déjà.

Tout d'abord, il faut savoir que Hidenori Kusaka a divisé la série en deux parties. Le premier arc narratif se focalise sur la mission de Rouge, tandis que le second arc amène à une bataille entre le bien et le mal. Je n'en dis pas plus, mais disons qu'à travers celui-ci, la plupart des personnages sont exploités et si vous êtes fan de la série, certains protagonistes baisseront dans votre estime.

Il faut aussi savoir que dans le manga, les Pokémon peuvent mourir, le dresseur peut aussi servir de cible et perdre la vie. Enfin, on remarque aussi qu'il y a une approche différente du combat avec un côté réaliste apporté par les attaques. Par exemple, un simple Chenipan peut s'avérer utile pour tisser un fil solide et aider le dresseur à se sortir d'une galère. Il est d'ailleurs, souvent primordial d'utiliser l'environnement pour se déjouer d'un adversaire.

Pour ce qui est du graphisme, Mato, la dessinatrice, n'a pas détaillé les personnages, chose qui ne dérange pas vraiment vu qu'à la base, le manga s'adresse à un jeune lectorat. Cependant, les actions sont quelques fois, difficiles à comprendre. C'est pas pire que Kingdom Hearts ou Abara, mais légèrement brouillon par moments.

Conclusion : Fidèle mais pas trop

Honnêtement, j'ai bien aimé lire cette série Pokémon. J'ai découvert une face-cachée du manga que je n'aurais jamais soupçonné. Les trois gros volumes se lisent très vite. Si les combats s'enchaînent assez rapidement, la fin se permet quelques folies et offre un final épique. C'est un manga mignon, qui surprend de part son contenu, mais sait rester fidèle à son univers. Dommage que l'action soit quelques fois difficile à comprendre, le manque de détail n'est pas gênant, mais rend le dessin moins

★★★★☆

Scénario et dessins : Hidenori Kusaka et Mato
Éditeur japonais : Shōgakukan via Pokemon Fan Magazine (1997-2000)
Éditeur français : Kurokawa (2014)
Nombre de tome : 3

27 juillet 2018

Spider-Man, l'intégrale 1966


Après près d'un an de pause, j'ai repris les aventures de Spider-Man, avec cette intégrale regroupant les numéros parus en 1966. Peter Parker m'avait bien manqué, honnêtement, bien que j'ai apprécié les derniers comic books que j'ai découvert, notamment celui sur Ant-Man et celui concernant Superman.

Cette intégrale est très importante car l'année 1966 est une année charnière dans la carrière du tisseur de toile et pour cause, le personnage va connaitre deux directions différentes. D'abord celle de Steve Ditko, qui est assez redondante, je dois dire. Son habituel traitement du personnage, m'a bien fatigué, la dernière fois. Enfin, Spider-Man avance enfin dans sa vie sous la direction de John Romita Sr. qui va enfin bouger certaines choses.

Au programme notamment, un combat contre le Docteur Octopus, qui s'avère être le Master Planner, le retour de Kraven, le Bouffon Vert qui révèle son identité et qui démasque Spider-Man, la première apparition du Rhino et on voit enfin à quoi ressemble Mary Jane Watson. Autant le dire maintenant, la plupart de ces faits prennent vie sous le crayon de Romita Sr. et je compte pas critiquer gratuitement Steve Ditko, mais son remplacement amène un véritable vent frais à la série.

Steve Ditko a quand même le mérite de démarrer l'année sur de bons rails. Le chapitre où Tante May est dans une situation critique est bien pensé et le Spider-Man à moitié K-O qui doit malgré tout, se surpasser pour maintenir sa tante en vie, c'est du grand art. On a réellement peur pour Peter Parker et ce qui peut lui arriver psychologiquement si un malheur arrive par sa faute. Ditko dessine aussi Norman Osborn qui fait sa première apparition dans la série.

Ce que j'ai bien aimé, c'est donc voir une évolution dans les évènements et le personnage de Spider-Man, ne pas se dire qu'on est toujours en 1962.

Dans cette intégrale, on a ainsi l'occasion de voir Peter Parker gagner en popularité auprès de certains camarades, Gwen Stacy commence progressivement à l'apprécier. Betty Brant du Daily Bugle s'est absentée, puis est revenue et semble s'engager définitivement avec Ned Leeds. Peter Parker achète sa première moto, rencontre Mary Jane Watson pour la première fois et passe près de rejoindre les Vengeurs, qui apparaissent dans l'annual en fin de volume.

Bon, je vais être honnête, y a un truc que j'ai pas trop aimé. J'ai senti en début de lecture une sorte de paraisse. Beaucoup d'action, moins de dialogue et les numéros sont moins vendus en début de chapitre par le narrateur. Ça m'a un peu surpris, mais John Romita Sr. a apporté ce que je viens de pointer du doigt, donc il compense un peu le soucis et le relance.

Maintenant, je me pose moi-même la question, cette intégrale est-elle la meilleure de Spider-Man ? Franchement, je pense qu'elle se place avec les deux premières, qui étaient plaisante, elle se démarque, mais les quelques numéros faiblards, ceux contre l'Homme de Lave et le Pilleur, font que je ne peux totalement apprécier le tome, mais dans l'ensemble, ça reste très bon.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Stan Lee, Steve Ditko et John Romita Sr.
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 1966
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2003

Contenu :


The Amazing Spider-Man (1963) 32-43 ; Spider-Man Annual 3.

20 juillet 2018

Ant-Man : l'incorrigible Homme-fourmi


Le mois de juillet est clairement destiné aux super-héros américains. Je n'ai pas pour autant délaissé les mangas, mais étant donné mon retard dans les comic-books, il fallait donc que je bouleverse un peu mon planning pour avancer et découvrir de nouveaux univers et personnages.

Alors que le personnage d'Ant-Man bénéficie actuellement d'une seconde adaptation au cinéma, le hasard a fait en sorte qu'au même moment, je lise mon premier comic book centré sur l'homme-fourmi.

En revanche, il ne s'agira pas ici du même Ant-Man que celui dépeint au 7e art.

Plusieurs incarnations :

Trois personnages ont incarné Ant-Man depuis 1962. Il y a eu l'original Homme-Fourmi, créateur de l'armure, qui s'appelle Hank Pym, considéré comme l'un des plus gros cerveau de l'univers Marvel. C'est ensuite un certain Scott Lang, qui a repris le rôle et est incarné actuellement par Paul Rudd au cinéma.

Vient ensuite, le troisième Ant-Man, un certain Eric O'Grady, apparu pour la première fois dans la série de l'Incorrigible Homme-Fourmi, en 2006. Le comic book que j'ai lu contient d'ailleurs, l'intégralité de la série.

Synopsis :

Eric O'Grady est un nouveau agent du S.H.I.E.L.D. qui, par un concours de circonstance, se retrouve avec l'armure d'Ant-Man.

Son meilleur ami décède après que l'hélipoteur soit attaqué et profitera des retombées de l'attaque pour prendre la fuite avec l'armure. Malheureusement pour le S.H.I.E.L.D. et Hank Pym, il s'avère que O'Grady n'a aucune intention de protéger la combinaison et de la retourner à l'agence.

Il va plutôt l'utiliser à ses propres fins. Que ce soit pour voler ou admirer les femmes sous la douche, O'Grady a semble-t-il trouvé sa voie, son quotidien. Sauf que le S.H.I.E.L.D. a pour objectif de récupérer l'armure et une course poursuite est lancée pour l'attraper.

Un côté réaliste :

Pour Spider-Man, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, ce qui est loin d'être le cas pour ce Ant-Man. À la lecture du synopsis, on voit bien que ce celui-ci est anti-héroïque. Dans le livre, on le voir mentir, voler, se cacher, fuir et couchera même avec l'amour de son défunt ami. On est loin des super-héros habituels.

Robert Kirkman savait qu'il s'agissait du troisième personnage qui porterait l'armure et a visiblement, voulu offrir quelque chose de différent des deux premières incarnations. Mais ce personnage mis en scène n'en reste pas moins très réaliste.

Après tout, qui refuserait d'utiliser de tels pouvoir pour son propre bien ? L'homme en général est loin de tout reproche, chacun a ses propres vices et on se doute bien que beaucoup auraient choisi la même voie qu'Eric O'Grady. Je ne dis pas que je ferais comme lui, mais je peux le comprendre de vouloir vivre sans avoir à se soucier d'une vie professionnelle, gérer un budget et avoir tous ces droits et devoirs civiques.

Des dessins honnêtes :

Pour parler brièvement des dessins, je trouve qu'ils se marient bien avec l'ambiance générale de l'histoire. Si le récit est quelques fois drôle et divertissant, les dessins de Phil Hester sont similaires et ne se prennent pas au sérieux. Dommage que les traits sont grossis, mais ils accentuent ce côté enfantin et burlesque du personnage, donc rien de bien méchant là-dessus.

Conclusion :

J'ai clairement adoré lire le comic book et je suis pas loin de penser qu'il s'agit-là de mon bouquin préféré. J'ai passé un bon moment, c'était amusant et intéressant et les résumés à chaque début de chapitre, par des fourmis apportent un plus au livre, qui détend le lecteur avant la suite de l'aventure. En clair, c'était vraiment plaisant. Dommage que cela s'est arrêté aux États-Unis, mais malgré cela, on a pas cette sensation d’œuvre bâclée, une raison de plus pour accorder la meilleure note à ce comic book.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Robert Kirkman et Phil Hester
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 2006-2007
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2015

Contenu :

US Amazing Fantasy (2004) 15 (V) ; Civil War: Choosing Sides 1 (II) ; The Irredeemable Ant-Man 1-12.

17 juillet 2018

Superman : Fin de siècle


Si on prend les bande dessinées les plus lues au monde, un personnage surclasse les autres en terme de popularité, au point d'être devenu une icône de la pop culture américaine.

Largement plus populaire que les Astérix, Tintin, Sangoku ou encore Batman, Superman est devenu légendaire et s'est forgé au fil du temps, un héritage et est reconnaissable par une majorité des gens de la planète. Me concernant, je le connaissais grâce aux dessins animés, aux films et bien plus encore. Et ce n'était qu'une question de temps avant que je lise des comic books sur Superman.

Je cherchais un moyen de pénétrer l'univers du personnage, mais il était difficile de trouver une porte d'entrée avec toutes les séries sur le super-héros. Avec Fin de siècle, j'ai trouvé ce qu'il me fallait, un livre rapide à lire et qui ne demandait pas énormément de connaissance vis-à-vis du personnage.

Synopsis :

Contrairement à ce que laisse suggérer le titre du livre, il ne s'agit pas d'une histoire d'apocalypse à l'aube d'un nouveau siècle.

En faite, l'action prend place juste avant l'an 2000 et voit Lex Luthor batailler avec sa femme pour la garde de Lena Luthor, leur fille. Pour cela, le riche homme d'affaire de Metropolis a orchestré la mort de sa femme, Erica Del Portenza, pour obtenir légalement le droit de garder sa fille. Sauf que la comtesse Del Portenza est immortelle et tente de récupérer son enfant.

Mais cette dernière traîne un étrange secret qui est sur le point de ressurgir. Son fils, Luca, qu'elle a enfanté au XIXe siècle, immortel et possédé par une soif-de-sang refait surface et Superman tente de le contrer.

Une histoire en deux temps :

Un livre qui fait moins de 100 pages et qui exploite des personnages loin d'être connu du grand public, que je n'avais jamais entendu parler, il fallait le faire et Stuart Immonen s'est très bien débrouillé. Pour cela, il a usé à certains moment, de flashbacks qui nous plongent dans les années 1800 et nous montrent le passé des deux personnages immortels. À côté de cela, l'histoire avance tranquillement en 1999.

Ça me fait vaguement penser au manga 20th Century Boys, qui se déroulait en quatre temps.

Dessins magnifiques :

C'est la première fois que je lis une œuvre de ce genre, alternant le dessin habituel et la peinture. Si je trouve que les dessins sont de base très beaux, Immonen m'a définitivement séduit avec ses peintures qui représentent les flashbacks. Ça ajoute un réel côté rétro à ce qui se passe au XIXe siècle et c'est franchement un délice pour les yeux.

Dommage :

Ce qui est dommage, c'est que c'est un ancien livre qui fut édité au début des années 2000 par Semic, un éditeur qui -je crois- n'existe plus ou n'est plus actif. Et ni Panini Comic, ni Urban Comics n'ont relancé le titre. Du coup, à part en occasion, difficile de le trouver en neuf.

Ensuite, j'ai appris grâce à la chaîne de Sn Parod, que la couverture utilisée par Semic n'est en rien la couverture originale, mais plutôt celle du 755e numéro de Action Comics. C'est un peu de la triche, pour tenter de vendre, visiblement.

Conclusion :

J'ai personnellement adoré lire ce bouquin. C'est compréhensible, rapide, divertissant et beau. J'ai pas senti comme certains que l'absence de Superman au premier plan était regrettable et contrairement au comic book de Batman, que j'ai lu, il y a quelques semaines, j'ai pas de goût amer à la fin de ma lecture, car tout semble rentrer dans l'ordre, on a une vraie fin et c'est exactement ce que j'aime avec les one-shots. Seul bémol, aucun éditeur n'a relancé le titre et j'ai peur que celui-ci sombre petit à petit dans l'ombre.

★★★★★

Informations :

Auteurs : Stuart Immonen
Éditeur américain : DC Comics
Publication originale : 2000
Nombre de chapitre : 1
Éditeur français : Semic
Publication française : 2002

12 juillet 2018

X-Men l'intégrale 1967


Comme indiqué précédemment, j'ai décidé de suivre les aventures des X-Men, avec cette nouvelle intégrale. Celle reprenant les numéros parus durant la cinquième année des mutants.

Je peux vous expliquer ce choix. Tout d'abord, il faut savoir que j'ai enfin réussi à me la procurer et il était difficile pour moi de m'en passer, tant j'aime la série. J'ai donc pris la décision de reprendre la série dès la première occasion.

Comme vous pouvez le voir, il s'agit ici de l'ancienne version, qui est sortie en 2009. De ce que j'ai vu sur internet, une nouvelle édition fut commercialisée avec le Hurleur en page de couverture.

Du changement :

Première chose que vous avez sûrement remarqué, les X-Men portent des nouvelles tenues. En réalité, cette page de couverture et celle du dernier numéro de l'année 1967 et on ne peut donc voir ces tenues qu'à partir des dernières pages du volume uniquement. Ensuite, on peut aussi remarquer l'apparition de Ross Andru, un dessinateur qui est justement, à l'origine des nouvelles tenues des X-Men. Bien qu'il soit uniquement actif sur les numéros 36 et 37, il est celui qui a imaginé et mis en place ces tenues.

De la nouveauté, mais c'est faiblard :

Comme pour la précédente intégrale, celle-ci est l'occasion de voir quelques nouveaux personnages. Je parlais plus haut, d'une nouvelle édition du tome avec le Hurleur en couverture et bien, c'est justement parce que l'année 1967 marque les débuts du personnage. Cependant, c'est bien le seul personnage débutant, intéressant dans ce volume.

Car j'ai pas réussi à m'intéresser énormément à Cobalt Man, un homme qui réalise une armure faite de cobalt, dans le même genre que celle d'Iron Man. Je me suis pas attaché à Mekano, qui fait aussi ses débuts dans ce tome.

Le chapitre sur le Devin m'a bien ennuyé, je dois dire. J'ai pas trop compris l'apparition de Spider-Man, le but réel de sa venue dans la série. Il est juste dit qu'il voulait s'apaiser un peu hors de New York, mais ça a seulement servi de prétexte pour le mettre dans la série, sans que je sache quel était l'objectif, car au final, il n'apporte rien aux mutants. La bataille entre l'Homme-Taupe et Tyrannus ne sauve pas l'intégrale.

Un bon retour aux sources :

On assiste aussi au retour du Super-Adaptoïde, un personnage intéressant, je trouve. En faite, c'est la première qu'il débarque dans la série des X-Men et la première fois que je le vois, mais de ce que j'ai compris, il apparait dans la série Tales of Suspense. Mais le point fort du volume, c'est le retour du Fléau et pour le coup, j'étais bien content. C'est un personnage qui m'a bien marqué et j'étais donc très heureux de le revoir, dommage d'ailleurs qu'il ne soit pas en couverture, je voulais déjà qu'il remplace la Sentinelle de l'intégrale 1965 sur la page de couverture.

La fin de l'année 1967 voit le retour de quelques ennemis mutants des X-Men, comme le Colosse, le Fantôme qui s'appelle désormais The Vanisher, comme dans la version originale, on retrouve aussi le Cerveau et Unus, l'intouchable. Un retour aux sources que j'accueille avec plaisir, moi qui était charmé par la première intégrale que j'ai lu, il y a presque trois ans, qui regroupait les premiers numéros où apparaissaient justement ces quatre super-vilains.

Une manière différente de procéder :

Il y a une chose qui m'a un peu perturbé, c'est l'enchaînement des chapitres. Avant, on pouvait lire les numéros sans qu'il y ait forcément un lien entre le précédent et le suivant. Cette fois-ci, c'est différent, les numéros se suivent et ce qui se passe avant a des répercussions que l'on peut voir dans le chapitre qui suit juste après.

Ce que je veux dire, c'est que en lisant quatre ou cinq chapitres, j'ai eu l'impression de lire que la même histoire, qui était juste un peu longue, alors qu'avant, on n'avait pas cela. Sauf pour les numéros sur les Sentinelles ou Magneto, qui duraient au minimum deux chapitres.

C'est pas forcément négatif, mais disons que c'est un peu lourd à encaisser, si on enchaîne plus de trois numéros par jour pour essayer de connaitre le fin mot de l'histoire.

Un autre point noir :

Si vous me lisez régulièrement, vous savez sans doute que j'attendais la suite des bonus sur les origines des X-Men. On avait droit à certains bonus à la fin de l'intégrale 1965, mais le volume 1966 n'offrait rien. Et bien cette fois-ci, toujours rien et pourtant, c'était l'année où les bonus avaient été publiés.

C'est d'ailleurs pour cela que les deux derniers numéros sont plus court, car l'auteur avait choisi d'utiliser certaines pages pour offrir d'autres récits sur les origines des mutants. Finalement, d'après ce que j'ai lu, il faudra attendre la prochaine intégrale pour y avoir droit, dommage car ils furent publiés en 1967.

Conclusion :

X-Men l'intégrale 1967 est un livre plaisant à lire, mais sans plus. On est loin de l'année précédente, qui était ma préférée. On a toujours pas de bonus, des personnages assez ennuyeux, le Hurleur est intéressant, mais n'apparait que très peu car se fait kidnapper. Le retour aux sources sauve un peu le volume, mais ça reste très faiblard dans l'ensemble.

★★★☆☆

Informations :

Auteurs : Roy Thomas, Werner Roth et Ross Andru
Éditeur américain : Marvel Comics
Publication originale : 1967
Nombre de chapitre : 12 (28 à 39)
Éditeur français : Panini Comics
Publication française : 2009

30 juin 2018

Abara


Après la lecture de mon premier comic book moderne, de mon premier manga one-shot, de mon premier livre sur personnage de DC Comics, j'ai voulu continuer sur cette voie et découvrir quelque chose de nouveau.

Ainsi, en voulant explorer le terrain des mangas de science-fiction, j'ai lu Abara, une série en deux tomes, parue chez Glénat en 2007.

Bon, même si vous le savez déjà, je préfère le dire tout de suite. Ce qui suit n'est que mon avis et malgré la critique négative qui va suivre, j'invite les fans du genre à se lancer dessus et se faire leur propre opinion. Mais avant de vous expliquer les raisons qui font que je n'ai pas du tout aimé ce manga, voyons ensemble de quoi ça parle.

Synopsis :

Le manga nous plonge dans un monde futuriste et chaotique où les humains essayent tant bien que mal à vivre avec les problèmes engendrés par les Shiro Gauna, des créatures qui se nourrissent des différentes formes de vie qui sont à leurs alentours. Ces mêmes monstres sont souvent des humains qui se transforment, comme s'ils étaient victimes d'une épidémie. Difficile de connaitre l'origine de ce problème, mais un homme et une femme sont bien déterminés à trouver une solution.

Difficile :

Pour quelqu'un comme moi, qui démarre dans ce genre, je pensais qu'un manga en deux volumes serait parfait, pour lire quelque chose de rapide, pas très complexe et ainsi, trouver la porte d'entrée idéale pour les mangas de science-fiction. Mais il s'avère que c'est tout le contraire avec Abara, qui m'a presque dégoûté.

Du négatif :

Commençons par le synopsis. La vérité est que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui se passait, lors des premières pages. J'avançais dans l'inconnu et le manque de dialogue afin que je puisse comprendre, ne serait-ce qu'un minimum, c'est quelque chose qui m'a beaucoup déplu. Difficile pour moi, même après la lecture des deux volumes, de me rappeler le nom des personnages, seul Denji Kudo me vient à l'esprit. Ce dernier est d'ailleurs, un monstre noir, qui visiblement, combat ceux en blanc.

Un petit mot sur les dessins, qui sont "dérangeants". Je sais pas trop comment le dire, mais Tsutomu Nihei semble abuser de multiples coup de crayon, donnant un côté brouillon à ses dessins. Je peux comprendre que certains aiment, chacun ses goûts, mais dans mon cas, j'ai trouvé que c'était un mauvais mélange avec le noir majoritaire des pages. Enfin, Abara me fait penser à Kingdom Hearts, qui m'avait rebuté en 2015, car je ne comprenais rien aux combats. Et bien, on a là, le même soucis ici, je n'ai strictement rien compris et pourtant, j'ai fais l'effort de regarder deux ou trois fois les dessins, mais c'est très dur de s'imaginer ce qui se passe.

Y a-t-il du positif :

Si vous me suivez depuis les débuts du blog, vous savez sûrement que je ne suis pas difficile. Concernant Abara, j'ai longtemps réfléchi et je me suis posé la question, y a-t-il, ne serait-ce qu'un point positif ? Mon côté méchant dira que le fait que la série ne dure pas plus de deux tomes, est déjà un bon point, mais si on reste sérieux un petit moment, j'ai vraiment du mal à trouver quelque chose qui me plait dans cette œuvre. Et c'est pas les deux chapitres de Digimortal, une série complète que l'on a l'occasion de lire à la fin du deuxième tome d'Abara, qui me fera dire que c'était un bon bonus.

Conclusion :

Abara n'est donc pas la porte d'entrée idéale vers ce genre-là. Les néophytes doivent -selon moi- privilégier d'autres séries, mais impossible actuellement de vous donner des idées. Abara peut plaire aux amateurs de science-fiction, mais dans mon cas, je suis pas loin de penser qu'il s'agit de la pire série que j'ai eu l'occasion de lire depuis l'ouverture de ce blog.

Note :
★☆☆☆☆

Information :

Auteur : Tsutomu Nihei
Éditeur japonais : Shūeisha via Ultra Jump
Publication originale : 2005 - 2006
Nombre de tome : 2
Éditeur français : Glénat
Publication française : 2007

23 juin 2018

Batman : Année Un

  Fierté de DC Comics, Batman est tout logiquement l'un des super-héros les plus travaillés et utilisés dans le monde des comic-books. Dans cette optique de donner plus de profondeur au personnage, les années 80 furent l'occasion pour l'éditeur DC de recréer son univers et de donner un nouveau départ à certains super-héros. C'est ainsi que la "naissance" de Batman et sa première année contre le crime, fut retracée à travers quatre chapitres écrits par Frank Miller et illustrés par David Mazzucchelli.

Découvrir un personnage en explorant ses origines est quelque chose que j'avais déjà entrepris avec Spider-Man et les X-Men. Mais contrairement à Panini, Urban Comics m'a indiqué qu'il ne comptait pas vendre d'intégrale retraçant chronologiquement les aventures de leurs personnages, me forçant à aller vers Batman : Année Un, une belle porte d'entrée pour lire du classique, sans se perdre au milieu d'une histoire complexe.



En assistant à la mort de ses parents, Bruce Wayne s'est juré de se venger. En grandissant, il s'est entraîné et développé dans le but de combattre le crime qui ronge les rues de Gotham City. Semblant désormais prêt, celui qui se fera également appeler Batman, revient dans sa ville et démarre sa guerre. Entre erreurs de débutant, surplus de confiance, le jeune homme passe plusieurs fois près de l'échec. Parallèlement à son arrivée, un nouveau commissaire débarque lui aussi sur place, un certain James Gordon.

Contrairement à ce que l'on peut penser quand on évoque les débuts de Batman, il ne s'agit pas-là des premiers numéros parus en 1939, mais d'une histoire sortie en 1987 et correspondant aux numéros 404 à 407 de la série de base, voyez-le comme une sorte de gros flash-back. Cet arc a permis de réintroduire le personnage auprès du public en donnant plus de profondeur aux débuts de Batman.


Et on peut dire que DC Comics ne s'est pas raté en proposant à Frank Miller de prendre en charge le personnage. C'était tout simplement très intéressant à lire et la manière dont le scénario avançait, m'a permis de plonger directement dedans, bien que c'était trop court.

David Mazzucchelli est aussi a créditer, j'ai beaucoup aimé ses dessins, le choix des couleurs colle aussi très bien avec le style et l'ambiance froide de Gotham City. Urban Comics a ajouté un bonus à la fin avec des couvertures originales, des planches du dessinateur et des copies du script du comic-book et bien plus encore. C'est du moins, la version que j'ai en ma possession et il est possible que certaines éditions diffèrent.

Batman : Année Un est un très bon livre, qui permet d'assister aux débuts de l'un des personnages les plus emblématiques de l'univers DC. Les numéros sont intéressants, on est pas perdu et c'est ce qui me fait dire que c'est une belle porte d'entrée pour les néophytes. Dommage que ce bouquin soit très court, le prix peut d'ailleurs, faire grincer des dents quand on sait que l'on a droit à quatre numéros seulement. Enfin, je trouve aussi que le lettrage est trop petit, cela peut déranger certains lecteurs.

★★★★★

Scénario et dessins : Frank Miller et David Mazzucchelli
Éditeur américain : DC Comics (1987)
Éditeur français : Urban Comics (2012)
Contenu : Batman (Vol.1) #404-407

19 juin 2018

L'Homme sans talent

Introduction :

À quoi pensez-vous, si je vous dis "années 80", "Yoshiharu Tsuge" et "Comic Baku"... Je suis presque certain de votre réponse et c'est tout à fait compréhensible. L'Homme sans talent est un manga peu connu du grand public et des fans. On est d'accord pour dire qu'il y a mieux pour démarrer la lecture d'un one-shot. On est aussi sur la même longueur d'onde si je vous dis que ce manga a peu de moyens pour séduire un lectorat et se vendre. Pourtant, ça a été l'un des rares one-shots que je connaissais et ce, depuis des années déjà. Avec ma volonté de remplir ce blog, on peut dire que cette œuvre était un choix qui tombait bien et pour cause, elle ne va pas au-delà des 230 pages et la lecture est plutôt rapide.

Je vous cache pas qu'au milieu de tout ce que je lis, j'avais aussi cette volonté de découvrir quelque chose, étendre ma curiosité vers une partie méconnaissable de la bande dessinée. Il faut savoir que jusqu'à hier, mon réflexe était de penser aux animés des années 80 et qui étaient diffusés sur les chaînes françaises, des shōnens devenus aujourd'hui cultes, que je ne vais pas citer. Mais on se rend compte à travers ce livre, qu'il y existe un océan d’œuvres et d'artistes, qui essayent de se faire une place au soleil. Yoshiharu Tsuge a beau ne pas être très connu hors des frontières nippones, il a su se démarquer à sa manière et influencer tout un tas de mangakas par la suite.


Mais que vaut l'Homme sans talent ? Ai-je regretté de m'y être intéressé ? Et plus important, faut-il vous conseiller la lecture ? Je vous laisse deviner les réponses à ces questions dans les lignes qui suivent.

Le récit :

L'Homme sans talent raconte l'histoire d'un homme, vendeur de pierre, qui a du mal à subsister aux besoins de sa famille. Vivant dans la difficulté avec sa femme et son fils, il a tenté de démarrer plusieurs affaires, sans pouvoir y aller au bout et obtenir du profit sur le long terme. Il fut cependant, à une époque, un mangaka éphémère qui décida de quitter le monde de la bande dessinée, car il ne voyait aucun avenir dans ce domaine-là.

Un personnage énervant :

Personnellement, j'étais très frustré par le personnage principal. C'est un père de famille qui -comme sa femme l'a dit- donne l'impression de travailler, sans réellement se donner les moyens de parvenir à ses fins. De plus, il représente tout ce qui est détestable chez l'être humain. Il passe ses journées à dormir, ne s'occupe pas de son fils malade qui a faim et quand la chance lui sourit, il gaspille celle-ci par son entêtement.

Premier exemple qui me vient en tête, celui où il refuse une offre d'un éditeur pour un manga, alors qu'il est en situation de précarité. Une autre opportunité vient à lui au moment où il reçoit 30 000 yens pour des planches qu'il avait réalisé à une époque. Là encore, il dépensera cet argent bêtement, prétextant qu'il n'était pas prévu et que sa femme n'a pas à se douter d'où il provient.

Bien entendu, c'est fait exprès. L'auteur personnifie à travers son personnage une partie de la bêtise humaine.

Des défauts :

Ce manga a pour principal défaut de ne pas avoir de réel fil conducteur. Il y a des chapitres, donc théoriquement, un intérêt chronologique, mais j'ai eu cette sensation qu'on pouvait tout lire dans le désordre, sans que ça n'ait un quelconque impact sur la compréhension. Je trouve que les dessins sont loin d'être horrible, même si ce n'est clairement pas mon style favori.

En revanche, la page de couverture est pas séduisante, c'est même le contraire, elle arrive à me rebuter. Pour tout vous dire, cette illustration n'est qu'une demi-page du livre que l'éditeur a visiblement choisi de mettre en avant. Je sais pas si une version japonaise regroupant les chapitres en un recueil existe, mais je serai curieux de voir la couverture original.

Faut-il le conseiller ?

C'est une bonne question. Je pense que c'est le genre d’œuvre qu'il faut déconseiller aux néophytes, car c'est un manga pas loin d'être ennuyeux et qui ne charme pas. Du coup, c'est presque un moyen pour dégoûter certaines personnes des bandes dessinées japonaises. J'ajoute que personnellement, j'étais presque triste pour le personnage, car je me dis que certains sont probablement ou furent dans cette situation. D'ailleurs, en regardant sur internet, j'ai cru comprendre que l'auteur est un des pionniers du manga autobiographique et qu'il n'est pas impossible qu'il ait pris quelques éléments de sa vie pour les introduire dans ces pages.

Conclusion : Difficilement appréciable

Pour tout vous dire, connaissant la faible popularité de l’œuvre en France, je me sens un peu chanceux d'avoir pu lire le manga. Sachant par avance que je n'avais pas un thriller ou tout type de shônen entre les mains, je n'ai pas eu d'énormes attentes sur ce bouquin et c'est peut-être ce qui a fait que je ne suis au final, pas déçu de la lecture. Mais en même temps, je serai incapable de relire l'Homme sans talent. Du moins, pas avant les cinq ou dix prochaines années. Libre à vous de déterminer ce que cela veut dire.

★★★☆☆

Informations :

Auteur : Yoshiharu Tsuge
Éditeur japonais : Nihon Bungeisha via Comic Baku (1985-1986)
Éditeur français : ego comme x (2004)
Nombre de tome : 1

16 juin 2018

Doubt

Introduction :

Je viens de finir Doubt et comme toujours, voici mon avis sur ce manga en quatre tomes des éditions Ki-oon.

Après la dernière longue série, je voulais lire quelque chose d'assez court, surtout en période de coupe du monde de football, afin de suivre plus facilement la compétition, sans forcément donner la sensation d'accumuler du retard, comme ce fut le cas avec Shaman King.

Doubt s'avançait donc comme une belle option à saisir et honnêtement, je ne regrette pas mon choix. Ce manga est très bon et je vais essayer de vous le démontrer du mieux possible. Mais avant ça, voyons de quoi ça parle.

Tout part d'un jeu :

Au Japon, "Rabbit Doubt" est un jeu qui gagne en popularité auprès des jeunes. Dans ce jeu, les joueurs sont des lapins et au milieu d'eux, l'un est en réalité un loup, qui fait une victime à chaque tour. Le but est simple, il faut survivre et pour cela, démasquer le loup avant que ce dernier n'élimine tous les participants.

Cinq joueurs décident de se donnent rendez-vous afin de faire connaissance. Si Yū, Eiji, Haruka et Rei sont bien là, Hajime a une urgence à sa fac et manque ainsi le rendez-vous. Pas prévue pour l'occasion, Mitsuki, une ami de Yū accepte de se joindre à la sortie, bien qu'elle ne joue jamais à "Rabbit Doubt".

Quelques heures plus tard, les jeunes adolescents perdent connaissance et quand ils se réveillent, se retrouvent dans un bâtiment désaffecté où il est impossible d'en sortir. Ils retrouvent d'ailleurs Hajime à cette occasion. Après un réveil confus, les adolescents vont comprendre qu'ils sont en réalité dans une version grandeur nature du jeu "Rabbit Doubt" et qu'ils devront démasquer le loup rapidement s'ils veulent éviter un destin tragique à l'image de celui de Rei, déjà tuée.

La forme :

Je ne vais pas en dire plus sur le synopsis, je vais par contre évoquer l'un des points fort du manga, les dessins. C'est très agréable à lire, on déguste les dessins qui se situent entre du Jackals et du Death Note, histoire de citer des séries que j'ai déjà eu l'occasion de critiquer sur ce blog. De plus, les plans sont très bien présentés à l'image d'un film d'horreur.

L'auteur joue :

L'aspect psychologique des personnages est assez bien travaillé aussi. On peut presque déterminer qui est faible mentalement parlant et qui pourrait donc ne pas être le loup. Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, on change d'avis sur certains des protagonistes, on en soupçonne d'autres. C'est le fruit du travail de Yoshiki Tonogai, qui réussi bien à jouer avec le lecture et l'induire en erreur. J'étais personnellement pris dans le jeu et tentait de démasquer le loup, mais difficile de réellement trouver le coupable, tant Tonogai laisse peu d'indice. Il faut vraiment tout lire pour avoir la réponse finale et très franchement, elle est surprenante. Là encore, je vous laisse découvrir par vous même ce qu'il en est.

Y a-t-il un défaut ?

Pour ceux qui me suivent depuis mes premières critiques, j'essaye toujours de rester neutre pour juger une œuvre. J'aurais très bien pu donner la note maximale à Shaman King ou Yū Yū Hakusho, mais trop de points négatifs m'empêchaient de récompenser deux de mes mangas favoris.

Chez Doubt, j'ai beau chercher, je ne trouve rien de vraiment mauvais. Bon, pour vous dire la vérité, j'ai pas trop aimé que certains personnages soient amenés à penser à haute voix, je trouve cela pas naturel, mais ce serait chercher la petite bête, car en aucun cas ce petit détail ne vient fausser notre plaisir. Il y a peut-être une scène de bagarre dans le quatrième tome où on ne comprend pas trop ce qui s'est passé entre deux personnages, mais là encore, difficile de pénaliser l’œuvre pour pas grand chose.

La fin du dernier tome peut choquer quelques lecteurs parce qu'elle contraste avec tout ce qu'on a vécu depuis le premier volume, mais je trouve honnêtement que ça reste dans la lignée de ce que l'auteur propose et signifie tout simplement que le cauchemar n'a pas de fin.

Conclusion : Positivement surpris

Au final, Doubt attire l'attention avec ses couvertures douteuses, séduit par ses dessins somptueux et offre une lecture différente des autres séries que j'ai pu lire jusqu'ici mais qui n'en reste pas moins agréable. Cette série vaut le coup d'oeil et je ne peux que vous conseiller. Quand à moi, je serais moins hésitant à démarrer des séries du genre.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Yoshiki Tonogai
Éditeur japonais : Square Enix via Monthly Shônen Gangan (2007-2009)
Éditeur français : Ki-oon (2009-2010)
Nombre de tome : 4

07 juin 2018

X-Men l'intégrale 1966

Introduction :

Après le one-shot sur les Quatre Fantastiques, je suis resté sur du Marvel, malgré mes nombreux désirs de démarrer du DC. C'est ainsi que je suis retourné vers les intégrales de Panini Comics et repris les aventures des X-Men, là où je m'étais stoppé. Je suis donc arrivé à l'année 1966, année importante car il s'agit de la première où les mutants sont publiés de manière mensuel. On se retrouve ainsi avec une intégrale assez épaisse qui regroupe 12 numéros.

Bien que supervisés par Stan Lee, qui occupe à ce moment-là un rôle plus important, c'est l'année où Roy Thomas et Werner Roth prennent les commandes de la série.

Le meilleur volume ?

C'est la question que je me suis posé après avoir dégusté cette intégrale. Il faut dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire. Malgré la largeur du livre, j'ai enchaîné le tout assez rapidement sans voir le temps passer et c'est -je pense- grâce au nouveau duo Thomas/Roth. J'ai pu relever beaucoup de points positifs dans ce tome, notamment l'avancée de certaines situations et l'évolution d'un personnage en particulier.

En effet, c'est dans ce volume que le triangle amoureux entre Cyclops, Angel et Jean Grey va prendre une tournure intéressante, lorsque cette dernière sera amenée à quitter le groupe des mutants. On sent que le moment fatidique où l'une des trois personnes avouera ses sentiments approche. Quelques lignes plus haut, j'ai évoqué l'évolution d'un personnage. Durant les numéros parus en 1966, on voit Iceberg devenir un brin plus mature et s'exprimer davantage comme le Fauve. C'est personnellement quelque chose que j'apprécie car je le trouvais assez énervant lors des premières intégrales.

J'ajoute que globalement, les chapitres sont tous intéressants à lire, je me suis pas ennuyé. J'ai bien aimé les petits clin d'oeil aux Avengers, aux Quatre Fantastiques et à Spider-Man qui apparait et semble toujours occupé à travailler pour J. Jonah Jameson.

Un vent nouveau :


Bien qu'apparu dans les premières aventures des Avengers, le gang de la Maggia qui est composé de l’Anguille, l’Épouvantail, l’Homme-plante, la Licorne et le Porc-épic et dirigé par le Comte Néfaria débarque dans la série et s'oppose aux X-Men. Le personnage de Mimic fait aussi son apparition et s'avère être très redoutable.

Roy Thomas et Werner Roth font aussi parler leur imagination en créant les personnages de la Locuste et El Tigre. Ce dernier devient rapidement l'un des vilains les plus puissants de la série après sa transformation en Kukulcan.

Traitement des personnages :

Une chose qui m'a plu dans la première intégrale et qu'on retrouve ici aussi, c'est la découverte et les surprises. Si j'étais étonné de découvrir la première équipe des X-Men, qui est bien différente de celles que l'on voit dans les films ou dessins animés, j'ai cette fois été surpris de voir à quel point le personnage de Bolivar Trask n'est pas aussi cruel qu'il en a l'air. Dans un des premiers numéros du volume, il fait quelque chose que je n'aurais pas imaginé, tant il a été dépeint -dans les films- comme un personnage haineux envers les mutants. Autre chose intéressante, voir le Professeur X marcher. Bien qu'utilisant un appareil, c'est inhabituel de le voir debout et contraste avec l'idée qu'on se fait du personnage, à savoir un homme très limité et qui fait presque de la peine.

Les points négatifs :

Première chose que je note, c'est l'absence de bonus à la fin du tome. Moi qui pensais bénéficier de chapitre spéciaux racontant le passé de certains personnages, à l'image de ce proposais la dernière intégrale, j'ai été bien déçu. Mais vu comme le livre est déjà épais, j'ai du mal à m'en plaindre. J'ai pu repérer quelques fautes d'orthographe et des lettres qui manquent, qui ont peut-être été mal imprimées. De mémoire, il doit en avoir moins de trois, donc rien de bien méchant là aussi.

Par contre, il y a un point qui m'a un peu énervé. On y voit des références faites à certaines intégrales déjà publiées mais qui chronologiquement, n'ont pas lieu d'être. Dans ma première critique, j'ai pointé du doigt l'ordre de publication de Panini Comics qui avait commercialisé les premières aventures après celles des années 70. Du coup, on se trouve avec des références faites à des intégrales de ces années-là, alors que le numéro que je lis date de 1966 et que donc les numéros des volumes des années 70-80 n'ont pas lieu d'exister.

C'est un peu bizarre, mais c'est je pense une erreur et qu'on ne se fait pas "spoiler". Parce que, malgré la référence hasardeuse, l'évènement qui est indiqué s'est tenu dans les intégrales que j'ai précédemment lues. Donc là aussi, le défaut n'est pas majeur, juste un peu stressant.

Conclusion : Un régal

Pour finir, je dirais donc qu'il s'agit bien de la meilleure intégrale que j'ai pu lire concernant les X-Men. Je considère celle de l'année 1963-1964 plus symbolique, mais celle-ci jouit d'une belle qualité et je ne peux qu'être impatient de lire les prochains numéros et admirer à nouveau le talent de Roy Thomas et Werner Roth.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Stan Lee, Roy Thomas et Werner Roth
Éditeur américain : Marvel Comics (1966)
Éditeur français : Panini Comics (2008)
Contenu : Uncanny X-Men (Vol.1) #16-27

24 mai 2018

Fantastic Four : 1234

Introduction :

Pour son 20e anniversaire en 2017, Panini Comics a commercialisé quelques uns des meilleurs récits Marvel. Au milieu des Daredevil, Hulk ou les X-Men, un récit des Quatre Fantastiques regroupant les quatre numéros qui sont parus entre 2001 et 2002, écrits par Grant Morrison et dessinés par Jae Lee. Malgré mon saut dans le grand bain des comics en 2015, c'est la première fois que je me suis attaqué à une œuvre "moderne" qui ne soit pas une archive des années 60, comme les différentes intégrales que j'ai pu lire jusqu'ici.

Il est donc difficile pour moi de bien jauger ce livre, c'est comme prendre un nouveau départ, même si je n'ai pas les mêmes attentes ou exigences qu'à mes débuts dans le monde des comic-books. Ainsi, je vais donner un avis simple, pas très approfondi, mais qui aura le mérite d'être le plus sincère possible. Mais avant cela, laissez-moi vous raconter brièvement l'intrigue.

Synopsis :

Les Quatre Fantastiques sont au plus mal. Reed Richards s'est enfermé dans son laboratoire et ne communique plus avec les autres, Susan Storm se sent seule et se tourne -amoureusement parlant- vers Namor. Johnny Storm est sur les nerfs, tandis que Ben Grimm se sent inutile. Tous ces problèmes apparaissent presque en même temps, ce qui fragilise considérablement le groupe de super-héros. On apprend au fil des pages, que le Docteur Fatalis est derrière tout ça. Plus que jamais, il est proche de son but, vaincre les Quatre Fantastiques.

Un seul défaut :

Comme vous pouvez le lire, je ne m'éternise pas trop sur le synopsis. Il n'y a que quatre numéros et en dire plus, viendrait à révéler une partie de l'intrigue. Le défaut et c'est d'ailleurs, le seul que j'ai trouvé à cet ouvrage est qu'il est trop court. Il est très rapide à lire et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, je partage une critique, quelques heures seulement après celles que j'ai publié sur Shaman King.

Il y a donc ce petit goût amer que l'on a à la fin du livre, car on se dit que cette petite descente aux enfers des personnages aurait pu être développée davantage.

Ça reste très bon :

Malgré cela, je ne peux nier que j'ai pris un grand plaisir à lire ce comic-book. C'est un titre intéressant, car on nous montre que les super-héros sont aussi des humains ayant des problèmes et des faiblesses. On peut donc s'identifier plus facilement à eux, on les comprend et on adhère mieux à leurs problèmes. C'est une œuvre sombre qui contraste avec tout ce que j'ai pu lire jusqu'à maintenant et je dois dire que j'ai plutôt aimé, changer de style et de thème fait du bien parfois.

Les dessins sont magnifiques, inutile de comparer avec les intégrales. Jae Lee m'a conquis et je ne suis que plus excité à l'idée de lire un comic-book où il est possible d'admirer son travail.

Je ne peux m'empêcher de saluer l'initiative de Panini Comics qui a fait appel à quelques dessinateurs de bande dessinée franco-belges pour faire les premières pages de couverture des différents récits Marvel dans le cadre des 20 ans de l'éditeur. Celle de Fantastic Four -magnifique au passage- que vous pouvez voir plus haut, a été réalisée par Denis Bajram, auteur notamment d'Universal War One.

Conclusion : Je suis séduit

Je crois avoir tout dit, j'ai vraiment aimé et démarrer dans les comic-books "modernes" avec les Quatre Fantastiques était loin d'être une garantie en terme de qualité. D'après ce que j'ai pu voir sur internet, le groupe de super-héros ne semble pas jouir d'une belle côte de popularité. Quoi qu'il en soit, si vous aimez le groupe, je ne peux que vous conseiller ce livre. Pour ceux qui n'aiment, je vous invite à jeter un coup d'oeil, c'est une œuvre qui se tente et c'est tellement rapide à lire qu'on n'a pas cette impression d'avoir perdu son temps, loin de là.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Grant Morrison et Jae Lee
Éditeur américain : Marvel Comics (2001-2002)
Éditeur français : Panini Comics (2017)
Contenu : Fantastic Four : 1234 #1-4

23 mai 2018

Shaman King

Introduction :

Publié à la toute fin des années 90 et terminé au début des années 2000, Shaman King était à l'époque, l'un des mangas les plus populaire de ce début de siècle. Un animé a vu le jour, des jeux vidéos furent produits et des séries dérivées sont venues enrichir l'univers du shônen. Légèrement oublié par certains fans et éclipsé par les succès de trois grands mangas que je ne citerais pas ici, Shaman King n'en reste pas moins, le plus grand succès de Hiroyuki Takei.

Personnellement, je connaissais déjà -plus ou moins- le manga, moi qui avait l'habitude d'aller chez un ami pour regarder l'animé sur Fox Kids (devenu Jetix) et me prendre de plaisir à chanter le générique avec les paroles sous-titrées, une tout autre époque. Mais passons et voyons ce qu'est raconté dans Shaman King.

Synopsis :

Pour parfaire son apprentissage en tant que shaman, Asakura Yoh débarque à Tokyo, où il fait la connaissance d'Oyamada Manta. Un garçon ordinaire mais qui possède malgré tout, cette faculté à voir les esprits, à l'image des shamans. À partir de là, un lien se crée entre les deux personnages et Manta suivra Yoh dans sa quête ultime, qui est de devenir le roi des shamans.

Bien entendu, le jeune shaman se doute bien que ce ne sera pas évident et qu'il faudra surpasser beaucoup d'obstacle, enchaîner les victoires et que perdre n'est pas une option. Car pour désigner le Roi des shamans, il faut tout simplement remporter le Shaman Fight, un tournoi qui ne prend place qu'une fois tous les 500 ans, inutile de dire que la moindre erreur se paye cher.

Univers magnifique mais aussi effrayant :

Shaman King se passe bien sur Terre et si l'histoire se déroule à notre époque au Japon et aux États-Unis, on se sent plus éloigné du monde habituel que jamais. L'univers de Shaman King met la faune et la flore au premier plan. On apprend à l'image de Manta, que la nature est importante, qu'elle vit et que les shamans la ressentent et doivent ne faire qu'un avec celle-ci. Ce côté-là est accentué avec l'apparition des Paches, qui ont pour but de protéger le Shaman King, d'organiser et gérer le Shaman Fight.

Notons par ailleurs, la petite prouesse de l'auteur qui réussit à donner cette sensation que le manga se déroule dans un monde perdu, un monde que l'on ne connait pas, alors que nous sommes tout au long de la série, entouré par la technologie moderne (notamment celle des paches).

Mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un monde effrayant. En tant que lecteur, on a cette sensation d'être dans la peau de Manta, qui est comme nous, un humain "normal" qui avance dans l'inconnu et apprend au fil du temps que l'univers est en danger que la vie ne tient à rien, car des personnes malintentionnés veulent détruire la planète.

Variété des personnages :

Y a une chose que j'aime beaucoup dans Shaman King, c'est cette variété de personnage principaux. Ils ne sont pas beaucoup, mais ont un caractère et un style différent qui permet facilement de les distinguer, à l'image des personnages de YuYu Hakusho.

Yoh a un caractère qui ne colle pas à la situation, il sait que le monde est en danger, mais il ne perdra presque jamais sa cool-attitude et sait rester zen. Tout le contraire de Tao Ren, son rival qui à un goût pour le combat (et la victoire). Horohoro manque de discernement mais a un réel amour pour la nature et un bon fond. Là où Lyserg est rongé par la vengeance. Chocolove et Bokutou No Ryu sont un peu les humoristes de l'équipe, tandis que Faust VIII est dans le sérieux.

Un point sur l'humour :

L'humour me tient à cœur, surtout dans les shonens. Moi qui aime rigoler et passer un bon moment en lisant un manga, je considère ces passages comme très important. Je sais pas si Hiroyuki Takei est comédien à ses heures perdues, mais j'ai souvent pris plaisir à lire les passages avec Bokutou No Ryû, qui pense souvent à la drague et peut rapidement s'énerver quand son amour est en danger. Sa force augmente d'ailleurs radicalement en fonction de son humeur et se stoppe à la fin de son délire, j'adore cela. On a des courtes parenthèses qui permet de ne pas s'enfoncer totalement dans le sérieux et le feu de l'action.

Un point fatiguant et un autre, énervant :

Il ne faut pas se leurrer, Shaman King a aussi des points faibles. Premièrement et quand bien même, c'est un petit défaut, j'ai vu plusieurs fois des pages doubles toutes vide, avec seulement un texte écrit. Pas de dessins et je dois vous avouer que je soupçonne l'auteur d'être un peu paresseux. De mémoire, j'ai dû voir cela deux ou trois fois, sans oublier le reste de la série qui est globalement pas détaillé en dessins.

Ensuite, (on arrive au point fatiguant), il y a une surabondance de personnages secondaire. C'est à partir du début du Shaman Fight et je dois dire que je me suis perdu à quelques reprises. On a cette sensation qu'ils ne seront que des figurant, mais en réalité, ils ont pour la plupart un rôle assez important et avec autant de personnage (plus d'une trentaine), on s'y perd un peu. Leur noms peuvent être prononcés par certains, sans que je puisse comprendre réellement de qui il s'agit, perdu entre tous ces noms.

Je peux comprendre que c'est un tournoi et qu'il y a donc plus de personnage, mais là, Takei a donné l'impression de vouloir exploité tout ce qu'il avait sous la main et c'est donc un peu difficile à suivre.

Le point énervant est à la fin du dernier tome, le volume 32. Je sais bien que ce n'est pas la faute à l'auteur ou à Kana, l'éditeur français. Je sais aussi que la série s'est stoppé, mais ça n'en reste pas moins un point frustrant car beaucoup de fans, dont moi, n'ont pas eu la chance de connaitre le fin mot de l'histoire. Sans oublier certains combat qu'on a pas pu suivre.

Un espoir ?

J'ai vu qu'une réédition a eu lieu au Japon, compilant la série en 27 gros volumes et ajoutant ainsi des chapitres nouveaux que l'auteur voulait offrir aux fans, afin de terminer définitivement la série, mais visiblement Kana n'a pas commercialisé cette nouvelle édition, ce qui est dommage. Je garde malgré tout espoir qu'une nouvelle version française verra le jour.

Conclusion : Un des meilleurs mangas de ce début de siècle

Shaman King me fait beaucoup penser à YuYu Hakusho, c'est un bon manga, que j'aime vraiment, mais qui me laisse un goût amer à la fin. Il y a quelques défauts qui font que je ne peux lui attribuer la note maximal. Quoi qu'il en soit, je plains les personnes qui ne connaissent pas la série, qui est tout simplement l'un des shonens les plus divertissant et profond de ce début de siècle.

★★★★☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiroyuki Takei
Éditeur japonais : Shūeisha via Weekly Shōnen Jump (1998-2004)
Éditeur français : Kana (2000-2006)
Nombre de tome : 32

31 décembre 2017

Bilan de mes lectures en 2017


Nouveau bilan de l'année et contrairement à 2016, j'ai été beaucoup plus actif cette année. Même si j'ai lu beaucoup de courtes séries et que seules deux d'entre elles peuvent se targuer de durer sur plus de vingts tomes.

Comme pour les années précédentes, je vais vous proposer des liens menant directement aux critiques (avec les notes attribuées entre parenthèses), avant de vous parler de ce que je compte lire en 2018.

- Spider-Man l'intégrale 1962-1963 (5)
- Guardian Dog (2)
- Détenu 042 (4)
- Spider-Man l'intégrale 1964 (5)
- 20th Century Boys (5)
- Over Bleed (2)
- Spider-Man l'intégrale 1965 (4)
- Yakitate !! Ja-Pan (5)
- Monster Soul (3)
- Monster Hunter Orage (3)

D'abord, vous remarquerez que j'ai eu un nouveau rythme de lecture (1 comic-book/2 mangas), chose que j'avais déjà annoncé, lors du dernier bilan. Mais sur la fin de l'année, pour divers soucis, j'ai enchaîné les mangas et ça ne s'arrêtera pas là, vu que je suis actuellement en train de lire Shaman King (un autre manga) et qu'il s'agira donc de ma première critique de l'année 2018.

À voir si je reprendrais le même rythme ou pas, ce qui est sûr c'est que le blog commence à bien se remplir et je compte continuer sur cette lancée et offrir encore plus de critiques, notamment au niveau des comic-books.

Si à part Shaman King, je n'ai pas encore prévue quoi lire côté manga, je pense cependant me lancer dans la lecture de nouveaux comics et je ne parle pas d'intégrales de Panini Comics. Je vais probablement me laisser tenter sur des œuvres plus récentes, mais il ne s'agira que de one-shots. Pourquoi ? Tout simplement pour découvrir davantage de personnages, d'univers, sans que ça ne soit gavant. Je préfère éviter de me lancer dans une série de comics longue de plusieurs volumes.

Enfin bref, c’est tout ce que j’avais à dire. Si vous avez des suggestions de lecture, je suis preneur, notamment au niveau des mangas.

22 novembre 2017

Monster Hunter Orage

Introduction :

Après la lecture de Monster Soul, je suis resté sur du Hiro Mashima. Et comme le précédent manga, celui-ci n'a pas duré bien longtemps mais a été travaillé en parallèle à Fairy Tail, son manga du moment.

Sauf qu'il ne s'agit pas vraiment d'une de ses créations, mais plutôt un travail inspirée et basée d'un monde bien connu des joueurs de jeux vidéos : Monster Hunter. Ayant moi-même joué aux jeux sur PlayStation Portable, j'ai vraiment été séduit par cette idée de créer un manga prenant cet univers comme base et le développer. Et ce qui m'a davantage convaincu est l'indication selon laquelle, Capcom supervisait le projet.

Synopsis :

Formé à l'art de la chasse par son défunt maitre Gurelee, Shiki désire trouver et chasser la vouivre légendaire appelée Miogaruna. En pleine quête, il fait la connaissance d'une jeune aventurière, Eilee. D'abord réticente à l'accompagner, elle se rend compte qu'elle a le même objectif que Shiki. La loyauté de ce dernier finira par la convaincre de devenir son compagnon d'arme et de partir à l'aventure.

Une aventure n'est d'ailleurs, pas de tout repos, les deux chasseurs se retrouvent face à la menace de bêtes dangereuses, mais aussi de personnes voulant les stopper et récupérer les fameuses dagues du vent que possède Shiki.

Respect de l’œuvre et univers enrichi :

Comme écrit plus haut, Capcom a supervisé l’œuvre et du coup, on se retrouve avec un manga qui reprend en grande partie ce qui existe du jeu vidéo. C'est-à-dire que comme pour le jeu, le chasseur doit passer par une guilde pour démarrer une quête, il a droit à différentes armes (double dagues, katana, Fusarbalète, etc ...), les chasseurs rencontrent les mêmes monstres... ou presque.

Car oui, Mashima a aussi eu un minimum de liberté et a pu y intégrer quelques petits trucs. Il faut ainsi savoir que Shiki possède la marque du "Chasseur-Traqueur", qui lui permet de chasser n'importe où, sans forcément signaler sa présence à une guilde. De nouvelles armes sont présentes, comme le fouet d'un personnage secondaire. Enfin, l'auteur a aussi créé des monstres comme le Miogaruna ou le Girukuuza, enrichissant ainsi un univers déjà très riche.

Dessins et couvertures :

Un petit mot sur les couvertures. Je les trouve magnifiques, elles attirent l'oeil et donnent vraiment envie de lire et d'acheter le manga.

Comme pour Monster Soul, l'action est un peu brouillonne, mais globalement, ça reste correct. J'ai pas grand chose à dire, à part répéter qu'avec Hiro Mashima, on peut aussi bien remplacer Shiki par Natsu ou Aki, que ça ne changerai presque rien au final. C'est un peu le point faible de l'auteur, j'en envie de dire. Il semble avoir du mal à varier son graphisme et donne donc, cette impression de lire une histoire différente, mais avec les mêmes personnages et dans le même univers.

La touche frustrante "made in Mashima" :

La tournure des évènements est également similaire. Le monstre arrive et les chasseurs n'arrivent pas à le vaincre ou ne s'entendent pas, puis une action se passe et l'un des personnages passe près de la mort. Celui-ci est finalement sauvé, des petits mots viennent le remotiver et finalement l'équipe devient plus puissante et vaincre la bête féroce n'est plus qu'une question de volonté. Ajoutez à cela que le monstre n'est plus vraiment féroce, comme s'il était aussi impacté par les paroles du héros. De mémoire, le passage classique que je viens de décrire se situe au moment de la bataille contre le Plesioth, une vouivre des mers.

Je sais bien qu'il s'agit d'un schéma que l'on retrouve dans beaucoup de mangas shonens, mais je ne vois pas pourquoi il serait impossible pour l'auteur de dériver légèrement et offrir une construction différente des scènes d'actions.

Une série courte, mais un bon bonus :

Encore une fois, la série est courte, trop courte même. Monster Hunter est un monde riche et l'exploiter davantage aurait pu s'avérer intéressant. Je ne connais pas les raisons de l'arrêt de la série, mais il est fort possible que le manga ait été complétement éclipsé par le jeu vidéo, qui était bien plus populaire. En parlant de popularité, on peut aussi se dire que l'auteur pouvait difficilement tenir un tel rythme avec son travail sur Fairy Tail, sa série phare du moment.

Le dernier volume propose un long bonus constitué d'histoire courte mettant en avant l'équipe ayant travaillé aux côtés d'Hiro Mashima. Les histoires sont rapide à lire, on peut suivre le staff jouant à Monster Hunter Freedom Unite au quotidien, elles tiennent sur une demi-page et sont assez drôle.

Conclusion : Pas mauvais, mais ...

Monster Hunter Orage est une série riche, amusante par moments et convaincante dans sa globalité. Mais elle est souvent redondante et n'arrive pas à se distinguer des autres mangas d'Hiro Mashima. Il est vraiment dommage qu'il ne va pas au-delà des quatre tomes. Là encore, s'il aurait été possible d'exploiter au maximum l’œuvre, on se retrouverait avec un gros manga marquant des années 2000.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiro Mashima
Éditeur japonais : Kôdansha via Monthly Shônen Rival (2008-2009)
Éditeur français : Pika Édition (2010)
Nombre de tome : 4

16 octobre 2017

Monster Soul

Introduction :

Il y a presque dix ans, Fairy Tail était l'un des mangas les plus populaires du moment. Désirant surfer sur le succès de l’œuvre d'Hiro Mashima, l'éditeur Pika entreprend l'idée de commercialiser trois courtes séries et moins connues du même mangaka. Parmi elles, Monster Soul.

Un manga tenant sur deux volumes, publié juste avant la sortie de Fairy Tail et utilisant la même formule que les principaux travaux de l'auteur. À la différence près que cette fois-ci, il s'agit d'un petit projet. Mais pas de soucis pour Mashima qui a réussi malgré tout, à le rendre intéressant.

Synopsis :

L'action se déroule à Elfenland, un monde où les humains et les monstres cohabitent. Il y a longtemps, une grande guerre s'est déclenchée entre les deux races et pendant celle-ci, un groupe de monstre s'est particulièrement illustré. Considérés aujourd'hui comme les plus puissants, les Black Airs n'ont cependant aucune haine envers les humains, ils combattent uniquement pour se défendre, peu importe les adversaires. Le groupe est composé d'Aki, Tooran, James, Mamie et Joba. Ensemble, ils essayent d'éviter les conflits et défendent les faibles, peu importe la race.

Plus profond que ça en a l'air :

L'une des choses intéressantes ici est le point de vue choisi. Dans Monster Soul, les personnages principaux sont des monstres, on a donc une nouvelle vision des choses, ce qui est différent de ce que l'on a pour habitude de lire. C'est un bon moyen pour entrer dans le thème du racisme et y dénoncer celui-ci, à l'image de ce que l'on a pu constater dans le manga +Anima.

Ici, les Black Airs sont tout puissants et peuvent jouer un rôle important dans une quelconque guerre contre les humains, mais leur refus de participer à des massacres et les explications qu'ils donnent, sont un réel message de paix. Comme ils aiment à le dire, la différence entre peuples n'est pas un argument pour se faire la guerre.

Tout est cadré comme il faut :

Monster Soul se passe dans un univers fantaisiste, on le remarque assez vite et facilement, encore plus quand on connait un minimum l'auteur. L'avantage d'une série courte, c'est qu'il n'y a pas besoin de créer quelque chose de complexe et réfléchi, ce type d'univers fantaisiste convient donc parfaitement. Pour les personnages, c'est pareil. Il faut une bonne liste de personnages, mais pas besoin d'avoir une imagination débordante. Il faut juste qu'ils soient différents les uns par rapport aux autres, afin que le lecteur puisse les identifier facilement, car ce genre de série vise particulièrement un public jeune.

Dans ce manga, l'auteur réussi donc parfaitement son coup, le groupe des Black Airs est légitime. On a un enfant en apparence qui peut devenir un puissant démon, un androïde qui a le rôle de colosse du groupe, une fille capable de contrôler le sable, une femme momie qui contrôle ses bandages et un familier assez mystérieux. Ajoutez à cela, des petits flashbacks pour présenter les personnages à certains moments de l'histoire, et on obtient une série courte avec un semblant de profondeur, c'est pas si mal et bien joué de la part de l'auteur et de son staff.

Dessins et action :

Mais tout n'est pas parfait et cette fois-ci, je vais m'en prendre aux dessins. Premièrement, je trouve que les personnages de cette série ressemblent à certains d'autres séries d'Hiro Mashima. Je sais que c'est un soucis loin d'être majeur, mais j'ai toujours cette impression de lire la même chose avec Mashima. Peut-être que le fait que ses histoires se tiennent tous dans un univers similaire, joue beaucoup dans ce ressentiment, allez savoir.

Deuxièmement, c'est les dessins durant les combats. Autant, je trouve son style assez sympathique, autant quand il y a des combats, je dois prendre une bonne minute pour analyser tout une page et comprendre l'action. Le problème est loin d'être important dans une série comme Death Note, mais dans un manga comme Monster Soul ou Dragon Ball, avoir des difficultés à comprendre les combats, c'est un comble. Bon, on est quand même loin de Kingdom Hearts où, pour le coup, c'était vraiment pénible et atroce à suivre.

Je serais tenté de le défendre un peu, en disant qu'il était au début de sa carrière, mais en faite, non. Il avait déjà près de dix ans d'expérience.

Faut-il enterrer la série ?

Personnellement, je pense que ce manga a un potentiel énorme et aurait eu un très grand succès si l'auteur aurait bénéficié d'une meilleure plateforme que Comic BonBon et s'il avait réussi à faire durer cette série. Je pense aussi que tout n'est pas perdu et que s'il décide un jour de reprendre cet univers, de lui donner plus de profondeur et de créer une suite, un succès à la Fairy Tail ne serait pas à exclure.

C'est vraiment malheureux de passer à côté de quelque chose d'aussi gros, car malgré la durée de l'histoire, Monster Soul m'a plutôt bien plu.

Conclusion : Un potentiel monstrueux

Un scénario loin d'être original, mais une histoire attachante, des couvertures magnifiques, de l'action, autant de raisons qui auraient pu faire de Monster Soul une référence du manga shônen. Mais visiblement, il ne s'agissait que d'un petit projet et l'aventure s'est rapidement terminée, ce qui est bien regrettable. Je n'étais pas trop tenté au début et maintenant, je regrette même que la série ne dure pas un petit peu plus. Juste dommage que les graphismes ne soient pas à la hauteur et qu'on a cette petite impression d'avoir une succession d'histoire courtes, plutôt qu'une histoire pleine et unique.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiro Mashima
Éditeur japonais : Kôdansha via Comic Bon Bon (2007)
Éditeur français : Pika Édition (2010)
Nombre de tome : 2

04 octobre 2017

Yakitate !! Ja-Pan

Introduction :

Quand je dis à des amis que j’ai adoré lire un manga centré sur la culture du pain et l’amour de la boulangerie, généralement ils ont du mal à comprendre et imaginer comment cela est possible. Il faut dire que c’est pas le thème le plus évident à développer dans une fiction et pourtant, à travers les 26 volumes de Yakitate !! Japan, Takashi Hashiguchi s’est parfaitement bien débrouillé. Moi-même, j’avais des doutes avant de démarrer la lecture et au final, je ne suis pas déçu, loin de là.

Synopsis :

Le manga nous invite à suivre Kazuma Azuma, qui depuis tout petit, prépare du pain pour sa famille et désire devenir artisan boulanger. Son but étant de créer un pain qui fera la fierté des japonais, au même titre que la baguette pour les français ou le pain de mie pour les anglais. Son amour et sa passion pour la boulangerie l’amènent à participer à une compétition pour intégrer la célèbre chaîne de boulangerie Pantasia.

À partir de là, les choses vont s’enchaîner, Azuma rencontrera beaucoup de concurrents, mais se fera également des amis. Et c’est à travers différentes compétitions, qu’il se rapprochera petit à petit de son but ultime.

Le réalisme, la force principale du manga :

Le manga a beaucoup d’atouts pour se vendre, mais l’une des principales forces de cette série reste le réalisme et la découverte d’un monde pas très connu. Le plupart des recettes semblent irréalisables, mais l’auteur nous fait bien comprendre qu’il est réellement possible de les réaliser, grâce à des mémos ou des fiches explicatives.

À côté de cela, on peut souligner le rythme soutenu de la série. Ici, pas de temps mort, les choses s’enchaînent, on ne s’ennuie pas. J’ai même eu cette sensation que l’histoire n’a duré qu’un mois, entre le tome 1 et le 26e et dernier tome, preuve que c’est allé assez vite. J’aimerai également vous faire remarquer que la série est très drôle et ça permet justement d’ajouter un peu de légèreté au milieu du stress et du suspens des différentes confrontations, donnant cette impression que l’auteur a voulu détendre le lecteur.

Un petit défaut :

Le seul défaut que j’ai réussi à trouver est le côté un peu « WTF », notamment pour les réactions des jurés, quand ces derniers sont amenés à goûter les pains. Mais je trouve que ce n’est pas un défaut très majeur, dans le sens où il colle un peu avec le ton humoristique prisé par Hashiguchi. D’ailleurs, dès le premier volume, on sent que la série ne sera pas très sérieuse, même si on reste assez loin de la parodie.

Dessins :

Pour ce qui est des dessins, j’aime beaucoup ce style. En réalité, les seuls dessins que je n’apprécie pas trop, c’est ceux qui manquent de détails. Dans Yakitate !! Ja-Pan, c’est très bien détaillé, le coup de crayon est fin, les pains paraissent délicieux, ils le sont sûrement d’ailleurs. Les personnages sont tous différenciables et y a un gros effort sur les environnements et les autres arrière-plans.

Conclusion : Un régal du début à la fin

Yakitate !! Ja-Pan est une de ces œuvres qui prouvent qu’il ne faut jamais se fier aux thèmes traités dans les séries. Le manga est léger, assez rapide à lire et réaliste. On découvre le monde de la boulangerie, la partie non-visible de l’iceberg en quelques sortes. Yakitate !! Ja-Pan agit comme une bouffée d’air frais, quelque chose de différent et positif. Enfin, je pense que Takashi Hashiguchi est un nom à retenir, qui surprendra encore les lecteurs prochainement.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Takashi Hashiguchi
Éditeur japonais : Shōgakukan via Weekly Shōnen Sunday (2002-2007)
Éditeur français : Delcourt (2005-2010)
Nombre de tome : 26

30 juillet 2017

Spider-Man l’intégrale 1965


Tantôt aimé, tantôt haï, la propagande de J. Jonah Jameson continue de faire son effet sur la population locale, n'aidant pas Spider-Man à se faire respecter. Mais en bon héros, celui qui est partagé entre ses études, son petit job et sa vie personnelle, n'hésite pas à se démener pour aider ses concitoyens et protéger sa ville de New York. Une routine qui -malheureusement- se ressent bien après avoir lu les précédents numéros, rien ne change et c'est bien dommage.

Alors que j'espérais une évolution dans le personnage après trois ans d'aventures, je commence à me rendre compte qu'à l'époque, cette formule semblait trop marcher pour la changer. Se faisant on a des auteurs qui n'avaient peut-être pas cette volonté ou obligation de devenir mature, changer l'écriture des histoires et offrir un contenu un peu différent.

Résultat, on se retrouve avec une intégrale proposant des numéros qui reposent sur le même schéma, encore et encore.

Est-ce le volume de trop ? Serais-je tenté de me dire.

Bien entendu, la réponse est non. Du moins, pas encore. J'aime suivre le personnage, je prends toujours plaisir mais je suis légèrement agacé que le synopsis n'avance pas d'un pouce, quand bien même on arrive à la moitié des années 60.


Je souhaite également pointer du doigt cette utilisation des ennemis déjà existants, accentuant cette impression d'être bloqué dans une spirale du déjà-vu. Alors oui, certains grands personnages ont fait leur première apparition en 1965, je pense notamment au Scorpion, au Scarabée et à l'Homme de Lave, mais ça s'arrête là sur les treize numéros composants ce livre. D'autres antagonistes sont apparus cette année-là, mais ils peinent à se rendre intéressant et marquer les esprits.

J'ai aussi eu le sentiment que le narrateur ne vendait plus autant les numéros, dans les premières pages. Peut-être a-t-on là les prémices d'un changement à venir ? Je l'espère.

Par contre, la grosse force de cette intégrale, se situe au niveau de l'Annual, mettant en scène le Docteur Strange. Steve Ditko, le père du personnage a ainsi pu se faire plaisir et c'était plutôt chouette à lire. Ce serait malhonnête de ma part de ne pas mentionner l'arrivée de Peter Parker à l'université, seul moment où l'histoire avance et où on voit l'apparition de Gwen Stacy et Harry Osborn. Quelque chose me dit que ces deux-là vont avoir une petite importance à un moment donné.

Conclusion : Déjà-vu

Comme pour la précédente intégrale, Panini Comics nous offre ici douze numéros, plus un en bonus. Celle-ci souffre de la redondance des numéros qui la composent. Il y a cette impression qu'on est arrivé au bout du rouleau et que Stan Lee doit revoir sa copie pour la suite. Le mieux est d'espérer une avancée dans l'histoire et ne pas avoir cette sensation de faire du surplace. À voir ce que donnera l'année 1966, mais me concernant, je compte digérer un peu cette lecture et retourner vers les X-Men.

★★★☆☆

Contenu :

The Amazing Spider-Man (1965) #20-31
The Amazing Spider-Man Annual (1965) #2

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

14 juillet 2017

Over Bleed

Introduction :

Après Jackals et Guardian Dog, j’ai eu une nouvelle occasion de lire du Ki-oon avec Over Bleed. C’est le collectif sud-coréen « 28Round » qui nous a offert cette courte série de trois tomes. Ça n’en reste pas moins, un manga japonais, pré-publié par le Young Gangan de Square Enix. Là encore, on a ce que j’appelle, un manga « underground », c’est-à-dire qu’il est peu connu du grand public. Et ça a beau être court et rapide à lire, y a quand même des choses à dire dessus, en bien ou en mal. Mais avant ça, voyons un peu ce que ça raconte.

Synopsis :

Martyrisé au lycée, par des camarades de classe, Kei accepte la proposition de son ami d’enfance Akira. Ensemble, ils vont se suicider pour mettre fin à cette situation. Sauf que… Kei survit à cette tentative, contrairement à son ami.

Quelques mois plus tard, il apprend que la vidéo de sa tentative de suicide est disponible sur internet, après l’avoir regardé, il aperçoit dans les suggestions, des vidéos diffusant des combats de rue. Il croit reconnaitre Akira et décide donc d’aller à sa recherche. Mais pour cela, il devra s’entraîner dur et gagner en popularité pour atteindre son objectif, car cet homme -qui ressemble fortement à Akira- s’avère être l’un des meilleurs combattants et on ne peut l’approcher aussi facilement.

Mon attente et le principal défaut du manga :

À priori, tout est prétexte à offrir du combat. Mais le scénario avait quand même le mérite d’avoir un gros potentiel si les auteurs avaient décidé d’explorer un minimum l’aspect psychologique des personnages.

Kei fait une tentative de suicide et ne semble pas traumatisé. J’aurais aimé savoir ce qui s'est passé dans sa tête, était-il prêt à faire une seconde tentative, afin de rejoindre son ami ? Quelle a été sa réaction après avoir compris qu’il était vivant ? Dans Over Bleed, tout cela n’est pas évoqué. Le manga reste ancré dans son thème premier et c’est bien dommage.

Peu développé :

Je trouve également qu’il y a trop de raccourci, ce n’est pas assez développé. Notamment par rapport aux personnages secondaires, mais aussi surtout, de l’infirmière qui a l’air plus importante que ce que la série laisse penser. Les raisons qui la poussent à aider Kei sont trop simples et on dirait que les deux auteurs n’ont pas voulu s’embêter.

Mais...

En réalité, le seul vrai point positif que je trouve, c’est qu’ils sont vraiment passionnés par certains arts martiaux, les mouvements que l’on peut voir dans le manga sont expliqués correctement, sans oublier que les combats sont pour la plupart, compréhensibles.

Conclusion : Décevant

Over Bleed n’est pas un mauvais manga. Il fera très certainement plaisir à ceux qui recherchent uniquement de l’action. En ce qui me concerne, j’ai été déçu de la direction qui a été prise, mais il fallait bien s’y attendre, il s’agit rien d’autre qu’une œuvre basée sur le combat pur et dur. Peu connu en France, le manga aurait probablement eu un meilleur succès s’il était légèrement plus long et donc, davantage travaillé.

★★☆☆☆

Informations :

Scénario et dessins : 28Round
Éditeur japonais : Square Enix via Young Gangan (2008)
Éditeur français : Ki-oon (2010-2011)
Nombre de tome : 3

08 juillet 2017

20th Century Boys

Introduction :

Je connais des personnes qui se basent sur les couvertures ou les dessins pour se décider à lire une œuvre ou l’éviter, je trouve cela pas très malin, car beaucoup passent parfois à côté de certains chefs-d’œuvre et 20th Century Boys en est un. Je viens de finir la série et honnêtement, je n’ai jamais lu un tel manga. Je vous invite fortement à vous jeter dessus, il n’est pas impossible que vous irez -par la suite- vouer un culte à Naoki Urasawa. En attendant, laissez-moi vous raconter l’intrigue.

Synopsis :

En 1969, Kenji Endô retrouve souvent ses camarades de l’école dans une « base secrète » qu’ils ont construit. Ils y inventent une histoire où la destruction de planète est évoqué et l’humanité menacée par une organisation contre laquelle, ils s’y opposent et finissent par triompher pour devenir les défenseurs de la Terre. Cette histoire de gamin est rédigée dans ce qu’ils appellent le « cahier de prédictions ».

Quelques temps avant l’an 2000, un ancien ami d’Endô se suicide et c’est donc l’occasion pour les anciens camarades de se retrouver aux funérailles. Parallèlement, les prédictions imaginées en 1969 commencent à se réaliser les unes après les autres. Se souvenant et donc se sentant impliqués par rapport à ces prédictions, Kenji et ses amis décident de stopper ce qui arrive et tentent de démasquer l’auteur des faits, un certain « Ami ». Bien entendu, il s’agit d’un ancien camarade de Kenji, mais difficile de déterminer qui exactement.

Là où ça devient intéressant, c’est qu’il est prévu, conformément au cahier de prédictions, que la fin du monde aura lieu en l’an 2000. C’est donc une course contre la montre qui démarre pour tenter de tout stopper et démasquer « Ami ».

Profond, complexe et des références :

Naoki Urasawa propose ici, une histoire riche, complexe, se déroulant en deux temps, qui joue sur le suspens, les répercussions, les révélations et qui place tous les personnages au même niveau d’importance, même celui que vous penserez voir qu’à une seule reprise, aura au final une importance particulière à un moment donné. Je n’ai personnellement, jamais lu un manga où tous les acteurs peuvent être aussi importants que le personnage principal et quand je dis tous, il faut savoir qu’ils sont plus d’une dizaine.

Le très bon point de la série, c’est que cela peut sembler compliqué, mais les différents flash-back et les ellipses utilisés par l’auteur, permettent d’avancer petit à petit dans l’histoire, tout en comprenant ce qui se passe. Urasawa nous fait comprendre que le flash-back n’est pas utilisé à tord, sans raison, mais plutôt qu’il a son importance, car ce qui suit ou a précédé est directement lié.

Il y a aussi ce côté réaliste que je trouve plaisant avec des références culturelles, musicales et géographiques qui viennent ponctuer la série à travers les tomes.

Des soucis peu mineurs :

Bon, il y a aussi un ou deux points négatif, que j’ai souligné. 20th Century Boys peut dégoûter à cause du style graphique d’Urasawa. Me concernant, je trouve les dessins plutôt bons, je pense que c’est seulement une question d’adaptation, ça parait ancien, mais on s’y fait et puis, on est tellement submergé par l’histoire que ceux-ci passent au second plan.

Enfin, on peut souligner aussi la fin quasi-bâclée, laissant quelques mystères en suspens. Auquel cas, il faudra lire les deux tomes de 21st Century Boys pour avoir le fin mot de l’histoire. Est-ce vraiment un défaut ? En faisant quelques recherches, j’ai pu lire que Naoki Urasawa a eu des problèmes de santé suite au rythme de publication imposé par l’éditeur japonais. En sortant ensuite les deux tomes de la seconde série à son propre rythme, l’auteur a tenu à livrer le fin mot de l’histoire.

Conclusion : Un chef-d’œuvre, tout simplement

Après avoir lu tout ce pavé, vous comprendrez sûrement que 20th Century Boys est devenu l’une de mes séries préférées. Difficile dans mon cas de ne pas m’attacher à l’auteur et de jeter un coup d’oeil à ses autres créations. Si Naoki Urasawa est devenu l’un des tauliers du manga au Japon, c’est en partie pour cette série.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Naoki Urasawa
Éditeur japonais : Shōgakukan via Big Comic Spirits (2000-2007)
Éditeur français : Panini Manga (2006-2007)
Nombre de tome : 22+2