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31 décembre 2017

Bilan de mes lectures en 2017


Nouveau bilan de l'année et contrairement à 2016, j'ai été beaucoup plus actif cette année. Même si j'ai lu beaucoup de courtes séries et que seules deux d'entre elles peuvent se targuer de durer sur plus de vingts tomes.

Comme pour les années précédentes, je vais vous proposer des liens menant directement aux critiques (avec les notes attribuées entre parenthèses), avant de vous parler de ce que je compte lire en 2018.

- Spider-Man l'intégrale 1962-1963 (5)
- Guardian Dog (2)
- Détenu 042 (4)
- Spider-Man l'intégrale 1964 (5)
- 20th Century Boys (5)
- Over Bleed (2)
- Spider-Man l'intégrale 1965 (4)
- Yakitate !! Ja-Pan (5)
- Monster Soul (3)
- Monster Hunter Orage (3)

D'abord, vous remarquerez que j'ai eu un nouveau rythme de lecture (1 comic-book/2 mangas), chose que j'avais déjà annoncé, lors du dernier bilan. Mais sur la fin de l'année, pour divers soucis, j'ai enchaîné les mangas et ça ne s'arrêtera pas là, vu que je suis actuellement en train de lire Shaman King (un autre manga) et qu'il s'agira donc de ma première critique de l'année 2018.

À voir si je reprendrais le même rythme ou pas, ce qui est sûr c'est que le blog commence à bien se remplir et je compte continuer sur cette lancée et offrir encore plus de critiques, notamment au niveau des comic-books.

Si à part Shaman King, je n'ai pas encore prévue quoi lire côté manga, je pense cependant me lancer dans la lecture de nouveaux comics et je ne parle pas d'intégrales de Panini Comics. Je vais probablement me laisser tenter sur des œuvres plus récentes, mais il ne s'agira que de one-shots. Pourquoi ? Tout simplement pour découvrir davantage de personnages, d'univers, sans que ça ne soit gavant. Je préfère éviter de me lancer dans une série de comics longue de plusieurs volumes.

Enfin bref, c’est tout ce que j’avais à dire. Si vous avez des suggestions de lecture, je suis preneur, notamment au niveau des mangas.

22 novembre 2017

Monster Hunter Orage

Introduction :

Après la lecture de Monster Soul, je suis resté sur du Hiro Mashima. Et comme le précédent manga, celui-ci n'a pas duré bien longtemps mais a été travaillé en parallèle à Fairy Tail, son manga du moment.

Sauf qu'il ne s'agit pas vraiment d'une de ses créations, mais plutôt un travail inspirée et basée d'un monde bien connu des joueurs de jeux vidéos : Monster Hunter. Ayant moi-même joué aux jeux sur PlayStation Portable, j'ai vraiment été séduit par cette idée de créer un manga prenant cet univers comme base et le développer. Et ce qui m'a davantage convaincu est l'indication selon laquelle, Capcom supervisait le projet.

Synopsis :

Formé à l'art de la chasse par son défunt maitre Gurelee, Shiki désire trouver et chasser la vouivre légendaire appelée Miogaruna. En pleine quête, il fait la connaissance d'une jeune aventurière, Eilee. D'abord réticente à l'accompagner, elle se rend compte qu'elle a le même objectif que Shiki. La loyauté de ce dernier finira par la convaincre de devenir son compagnon d'arme et de partir à l'aventure.

Une aventure n'est d'ailleurs, pas de tout repos, les deux chasseurs se retrouvent face à la menace de bêtes dangereuses, mais aussi de personnes voulant les stopper et récupérer les fameuses dagues du vent que possède Shiki.

Respect de l’œuvre et univers enrichi :

Comme écrit plus haut, Capcom a supervisé l’œuvre et du coup, on se retrouve avec un manga qui reprend en grande partie ce qui existe du jeu vidéo. C'est-à-dire que comme pour le jeu, le chasseur doit passer par une guilde pour démarrer une quête, il a droit à différentes armes (double dagues, katana, Fusarbalète, etc ...), les chasseurs rencontrent les mêmes monstres... ou presque.

Car oui, Mashima a aussi eu un minimum de liberté et a pu y intégrer quelques petits trucs. Il faut ainsi savoir que Shiki possède la marque du "Chasseur-Traqueur", qui lui permet de chasser n'importe où, sans forcément signaler sa présence à une guilde. De nouvelles armes sont présentes, comme le fouet d'un personnage secondaire. Enfin, l'auteur a aussi créé des monstres comme le Miogaruna ou le Girukuuza, enrichissant ainsi un univers déjà très riche.

Dessins et couvertures :

Un petit mot sur les couvertures. Je les trouve magnifiques, elles attirent l'oeil et donnent vraiment envie de lire et d'acheter le manga.

Comme pour Monster Soul, l'action est un peu brouillonne, mais globalement, ça reste correct. J'ai pas grand chose à dire, à part répéter qu'avec Hiro Mashima, on peut aussi bien remplacer Shiki par Natsu ou Aki, que ça ne changerai presque rien au final. C'est un peu le point faible de l'auteur, j'en envie de dire. Il semble avoir du mal à varier son graphisme et donne donc, cette impression de lire une histoire différente, mais avec les mêmes personnages et dans le même univers.

La touche frustrante "made in Mashima" :

La tournure des évènements est également similaire. Le monstre arrive et les chasseurs n'arrivent pas à le vaincre ou ne s'entendent pas, puis une action se passe et l'un des personnages passe près de la mort. Celui-ci est finalement sauvé, des petits mots viennent le remotiver et finalement l'équipe devient plus puissante et vaincre la bête féroce n'est plus qu'une question de volonté. Ajoutez à cela que le monstre n'est plus vraiment féroce, comme s'il était aussi impacté par les paroles du héros. De mémoire, le passage classique que je viens de décrire se situe au moment de la bataille contre le Plesioth, une vouivre des mers.

Je sais bien qu'il s'agit d'un schéma que l'on retrouve dans beaucoup de mangas shonens, mais je ne vois pas pourquoi il serait impossible pour l'auteur de dériver légèrement et offrir une construction différente des scènes d'actions.

Une série courte, mais un bon bonus :

Encore une fois, la série est courte, trop courte même. Monster Hunter est un monde riche et l'exploiter davantage aurait pu s'avérer intéressant. Je ne connais pas les raisons de l'arrêt de la série, mais il est fort possible que le manga ait été complétement éclipsé par le jeu vidéo, qui était bien plus populaire. En parlant de popularité, on peut aussi se dire que l'auteur pouvait difficilement tenir un tel rythme avec son travail sur Fairy Tail, sa série phare du moment.

Le dernier volume propose un long bonus constitué d'histoire courte mettant en avant l'équipe ayant travaillé aux côtés d'Hiro Mashima. Les histoires sont rapide à lire, on peut suivre le staff jouant à Monster Hunter Freedom Unite au quotidien, elles tiennent sur une demi-page et sont assez drôle.

Conclusion : Pas mauvais, mais ...

Monster Hunter Orage est une série riche, amusante par moments et convaincante dans sa globalité. Mais elle est souvent redondante et n'arrive pas à se distinguer des autres mangas d'Hiro Mashima. Il est vraiment dommage qu'il ne va pas au-delà des quatre tomes. Là encore, s'il aurait été possible d'exploiter au maximum l’œuvre, on se retrouverait avec un gros manga marquant des années 2000.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiro Mashima
Éditeur japonais : Kôdansha via Monthly Shônen Rival (2008-2009)
Éditeur français : Pika Édition (2010)
Nombre de tome : 4

16 octobre 2017

Monster Soul

Introduction :

Il y a presque dix ans, Fairy Tail était l'un des mangas les plus populaires du moment. Désirant surfer sur le succès de l’œuvre d'Hiro Mashima, l'éditeur Pika entreprend l'idée de commercialiser trois courtes séries et moins connues du même mangaka. Parmi elles, Monster Soul.

Un manga tenant sur deux volumes, publié juste avant la sortie de Fairy Tail et utilisant la même formule que les principaux travaux de l'auteur. À la différence près que cette fois-ci, il s'agit d'un petit projet. Mais pas de soucis pour Mashima qui a réussi malgré tout, à le rendre intéressant.

Synopsis :

L'action se déroule à Elfenland, un monde où les humains et les monstres cohabitent. Il y a longtemps, une grande guerre s'est déclenchée entre les deux races et pendant celle-ci, un groupe de monstre s'est particulièrement illustré. Considérés aujourd'hui comme les plus puissants, les Black Airs n'ont cependant aucune haine envers les humains, ils combattent uniquement pour se défendre, peu importe les adversaires. Le groupe est composé d'Aki, Tooran, James, Mamie et Joba. Ensemble, ils essayent d'éviter les conflits et défendent les faibles, peu importe la race.

Plus profond que ça en a l'air :

L'une des choses intéressantes ici est le point de vue choisi. Dans Monster Soul, les personnages principaux sont des monstres, on a donc une nouvelle vision des choses, ce qui est différent de ce que l'on a pour habitude de lire. C'est un bon moyen pour entrer dans le thème du racisme et y dénoncer celui-ci, à l'image de ce que l'on a pu constater dans le manga +Anima.

Ici, les Black Airs sont tout puissants et peuvent jouer un rôle important dans une quelconque guerre contre les humains, mais leur refus de participer à des massacres et les explications qu'ils donnent, sont un réel message de paix. Comme ils aiment à le dire, la différence entre peuples n'est pas un argument pour se faire la guerre.

Tout est cadré comme il faut :

Monster Soul se passe dans un univers fantaisiste, on le remarque assez vite et facilement, encore plus quand on connait un minimum l'auteur. L'avantage d'une série courte, c'est qu'il n'y a pas besoin de créer quelque chose de complexe et réfléchi, ce type d'univers fantaisiste convient donc parfaitement. Pour les personnages, c'est pareil. Il faut une bonne liste de personnages, mais pas besoin d'avoir une imagination débordante. Il faut juste qu'ils soient différents les uns par rapport aux autres, afin que le lecteur puisse les identifier facilement, car ce genre de série vise particulièrement un public jeune.

Dans ce manga, l'auteur réussi donc parfaitement son coup, le groupe des Black Airs est légitime. On a un enfant en apparence qui peut devenir un puissant démon, un androïde qui a le rôle de colosse du groupe, une fille capable de contrôler le sable, une femme momie qui contrôle ses bandages et un familier assez mystérieux. Ajoutez à cela, des petits flashbacks pour présenter les personnages à certains moments de l'histoire, et on obtient une série courte avec un semblant de profondeur, c'est pas si mal et bien joué de la part de l'auteur et de son staff.

Dessins et action :

Mais tout n'est pas parfait et cette fois-ci, je vais m'en prendre aux dessins. Premièrement, je trouve que les personnages de cette série ressemblent à certains d'autres séries d'Hiro Mashima. Je sais que c'est un soucis loin d'être majeur, mais j'ai toujours cette impression de lire la même chose avec Mashima. Peut-être que le fait que ses histoires se tiennent tous dans un univers similaire, joue beaucoup dans ce ressentiment, allez savoir.

Deuxièmement, c'est les dessins durant les combats. Autant, je trouve son style assez sympathique, autant quand il y a des combats, je dois prendre une bonne minute pour analyser tout une page et comprendre l'action. Le problème est loin d'être important dans une série comme Death Note, mais dans un manga comme Monster Soul ou Dragon Ball, avoir des difficultés à comprendre les combats, c'est un comble. Bon, on est quand même loin de Kingdom Hearts où, pour le coup, c'était vraiment pénible et atroce à suivre.

Je serais tenté de le défendre un peu, en disant qu'il était au début de sa carrière, mais en faite, non. Il avait déjà près de dix ans d'expérience.

Faut-il enterrer la série ?

Personnellement, je pense que ce manga a un potentiel énorme et aurait eu un très grand succès si l'auteur aurait bénéficié d'une meilleure plateforme que Comic BonBon et s'il avait réussi à faire durer cette série. Je pense aussi que tout n'est pas perdu et que s'il décide un jour de reprendre cet univers, de lui donner plus de profondeur et de créer une suite, un succès à la Fairy Tail ne serait pas à exclure.

C'est vraiment malheureux de passer à côté de quelque chose d'aussi gros, car malgré la durée de l'histoire, Monster Soul m'a plutôt bien plu.

Conclusion : Un potentiel monstrueux

Un scénario loin d'être original, mais une histoire attachante, des couvertures magnifiques, de l'action, autant de raisons qui auraient pu faire de Monster Soul une référence du manga shônen. Mais visiblement, il ne s'agissait que d'un petit projet et l'aventure s'est rapidement terminée, ce qui est bien regrettable. Je n'étais pas trop tenté au début et maintenant, je regrette même que la série ne dure pas un petit peu plus. Juste dommage que les graphismes ne soient pas à la hauteur et qu'on a cette petite impression d'avoir une succession d'histoire courtes, plutôt qu'une histoire pleine et unique.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Hiro Mashima
Éditeur japonais : Kôdansha via Comic Bon Bon (2007)
Éditeur français : Pika Édition (2010)
Nombre de tome : 2

04 octobre 2017

Yakitate !! Ja-Pan

Introduction :

Quand je dis à des amis que j’ai adoré lire un manga centré sur la culture du pain et l’amour de la boulangerie, généralement ils ont du mal à comprendre et imaginer comment cela est possible. Il faut dire que c’est pas le thème le plus évident à développer dans une fiction et pourtant, à travers les 26 volumes de Yakitate !! Japan, Takashi Hashiguchi s’est parfaitement bien débrouillé. Moi-même, j’avais des doutes avant de démarrer la lecture et au final, je ne suis pas déçu, loin de là.

Synopsis :

Le manga nous invite à suivre Kazuma Azuma, qui depuis tout petit, prépare du pain pour sa famille et désire devenir artisan boulanger. Son but étant de créer un pain qui fera la fierté des japonais, au même titre que la baguette pour les français ou le pain de mie pour les anglais. Son amour et sa passion pour la boulangerie l’amènent à participer à une compétition pour intégrer la célèbre chaîne de boulangerie Pantasia.

À partir de là, les choses vont s’enchaîner, Azuma rencontrera beaucoup de concurrents, mais se fera également des amis. Et c’est à travers différentes compétitions, qu’il se rapprochera petit à petit de son but ultime.

Le réalisme, la force principale du manga :

Le manga a beaucoup d’atouts pour se vendre, mais l’une des principales forces de cette série reste le réalisme et la découverte d’un monde pas très connu. Le plupart des recettes semblent irréalisables, mais l’auteur nous fait bien comprendre qu’il est réellement possible de les réaliser, grâce à des mémos ou des fiches explicatives.

À côté de cela, on peut souligner le rythme soutenu de la série. Ici, pas de temps mort, les choses s’enchaînent, on ne s’ennuie pas. J’ai même eu cette sensation que l’histoire n’a duré qu’un mois, entre le tome 1 et le 26e et dernier tome, preuve que c’est allé assez vite. J’aimerai également vous faire remarquer que la série est très drôle et ça permet justement d’ajouter un peu de légèreté au milieu du stress et du suspens des différentes confrontations, donnant cette impression que l’auteur a voulu détendre le lecteur.

Un petit défaut :

Le seul défaut que j’ai réussi à trouver est le côté un peu « WTF », notamment pour les réactions des jurés, quand ces derniers sont amenés à goûter les pains. Mais je trouve que ce n’est pas un défaut très majeur, dans le sens où il colle un peu avec le ton humoristique prisé par Hashiguchi. D’ailleurs, dès le premier volume, on sent que la série ne sera pas très sérieuse, même si on reste assez loin de la parodie.

Dessins :

Pour ce qui est des dessins, j’aime beaucoup ce style. En réalité, les seuls dessins que je n’apprécie pas trop, c’est ceux qui manquent de détails. Dans Yakitate !! Ja-Pan, c’est très bien détaillé, le coup de crayon est fin, les pains paraissent délicieux, ils le sont sûrement d’ailleurs. Les personnages sont tous différenciables et y a un gros effort sur les environnements et les autres arrière-plans.

Conclusion : Un régal du début à la fin

Yakitate !! Ja-Pan est une de ces œuvres qui prouvent qu’il ne faut jamais se fier aux thèmes traités dans les séries. Le manga est léger, assez rapide à lire et réaliste. On découvre le monde de la boulangerie, la partie non-visible de l’iceberg en quelques sortes. Yakitate !! Ja-Pan agit comme une bouffée d’air frais, quelque chose de différent et positif. Enfin, je pense que Takashi Hashiguchi est un nom à retenir, qui surprendra encore les lecteurs prochainement.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Takashi Hashiguchi
Éditeur japonais : Shōgakukan via Weekly Shōnen Sunday (2002-2007)
Éditeur français : Delcourt (2005-2010)
Nombre de tome : 26

30 juillet 2017

Spider-Man l’intégrale 1965


Tantôt aimé, tantôt haï, la propagande de J. Jonah Jameson continue de faire son effet sur la population locale, n'aidant pas Spider-Man à se faire respecter. Mais en bon héros, celui qui est partagé entre ses études, son petit job et sa vie personnelle, n'hésite pas à se démener pour aider ses concitoyens et protéger sa ville de New York. Une routine qui -malheureusement- se ressent bien après avoir lu les précédents numéros, rien ne change et c'est bien dommage.

Alors que j'espérais une évolution dans le personnage après trois ans d'aventures, je commence à me rendre compte qu'à l'époque, cette formule semblait trop marcher pour la changer. Se faisant on a des auteurs qui n'avaient peut-être pas cette volonté ou obligation de devenir mature, changer l'écriture des histoires et offrir un contenu un peu différent.

Résultat, on se retrouve avec une intégrale proposant des numéros qui reposent sur le même schéma, encore et encore.

Est-ce le volume de trop ? Serais-je tenté de me dire.

Bien entendu, la réponse est non. Du moins, pas encore. J'aime suivre le personnage, je prends toujours plaisir mais je suis légèrement agacé que le synopsis n'avance pas d'un pouce, quand bien même on arrive à la moitié des années 60.


Je souhaite également pointer du doigt cette utilisation des ennemis déjà existants, accentuant cette impression d'être bloqué dans une spirale du déjà-vu. Alors oui, certains grands personnages ont fait leur première apparition en 1965, je pense notamment au Scorpion, au Scarabée et à l'Homme de Lave, mais ça s'arrête là sur les treize numéros composants ce livre. D'autres antagonistes sont apparus cette année-là, mais ils peinent à se rendre intéressant et marquer les esprits.

J'ai aussi eu le sentiment que le narrateur ne vendait plus autant les numéros, dans les premières pages. Peut-être a-t-on là les prémices d'un changement à venir ? Je l'espère.

Par contre, la grosse force de cette intégrale, se situe au niveau de l'Annual, mettant en scène le Docteur Strange. Steve Ditko, le père du personnage a ainsi pu se faire plaisir et c'était plutôt chouette à lire. Ce serait malhonnête de ma part de ne pas mentionner l'arrivée de Peter Parker à l'université, seul moment où l'histoire avance et où on voit l'apparition de Gwen Stacy et Harry Osborn. Quelque chose me dit que ces deux-là vont avoir une petite importance à un moment donné.

Conclusion : Déjà-vu

Comme pour la précédente intégrale, Panini Comics nous offre ici douze numéros, plus un en bonus. Celle-ci souffre de la redondance des numéros qui la composent. Il y a cette impression qu'on est arrivé au bout du rouleau et que Stan Lee doit revoir sa copie pour la suite. Le mieux est d'espérer une avancée dans l'histoire et ne pas avoir cette sensation de faire du surplace. À voir ce que donnera l'année 1966, mais me concernant, je compte digérer un peu cette lecture et retourner vers les X-Men.

★★★☆☆

Contenu :

The Amazing Spider-Man (1965) #20-31
The Amazing Spider-Man Annual (1965) #2

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

14 juillet 2017

Over Bleed

Introduction :

Après Jackals et Guardian Dog, j’ai eu une nouvelle occasion de lire du Ki-oon avec Over Bleed. C’est le collectif sud-coréen « 28Round » qui nous a offert cette courte série de trois tomes. Ça n’en reste pas moins, un manga japonais, pré-publié par le Young Gangan de Square Enix. Là encore, on a ce que j’appelle, un manga « underground », c’est-à-dire qu’il est peu connu du grand public. Et ça a beau être court et rapide à lire, y a quand même des choses à dire dessus, en bien ou en mal. Mais avant ça, voyons un peu ce que ça raconte.

Synopsis :

Martyrisé au lycée, par des camarades de classe, Kei accepte la proposition de son ami d’enfance Akira. Ensemble, ils vont se suicider pour mettre fin à cette situation. Sauf que… Kei survit à cette tentative, contrairement à son ami.

Quelques mois plus tard, il apprend que la vidéo de sa tentative de suicide est disponible sur internet, après l’avoir regardé, il aperçoit dans les suggestions, des vidéos diffusant des combats de rue. Il croit reconnaitre Akira et décide donc d’aller à sa recherche. Mais pour cela, il devra s’entraîner dur et gagner en popularité pour atteindre son objectif, car cet homme -qui ressemble fortement à Akira- s’avère être l’un des meilleurs combattants et on ne peut l’approcher aussi facilement.

Mon attente et le principal défaut du manga :

À priori, tout est prétexte à offrir du combat. Mais le scénario avait quand même le mérite d’avoir un gros potentiel si les auteurs avaient décidé d’explorer un minimum l’aspect psychologique des personnages.

Kei fait une tentative de suicide et ne semble pas traumatisé. J’aurais aimé savoir ce qui s'est passé dans sa tête, était-il prêt à faire une seconde tentative, afin de rejoindre son ami ? Quelle a été sa réaction après avoir compris qu’il était vivant ? Dans Over Bleed, tout cela n’est pas évoqué. Le manga reste ancré dans son thème premier et c’est bien dommage.

Peu développé :

Je trouve également qu’il y a trop de raccourci, ce n’est pas assez développé. Notamment par rapport aux personnages secondaires, mais aussi surtout, de l’infirmière qui a l’air plus importante que ce que la série laisse penser. Les raisons qui la poussent à aider Kei sont trop simples et on dirait que les deux auteurs n’ont pas voulu s’embêter.

Mais...

En réalité, le seul vrai point positif que je trouve, c’est qu’ils sont vraiment passionnés par certains arts martiaux, les mouvements que l’on peut voir dans le manga sont expliqués correctement, sans oublier que les combats sont pour la plupart, compréhensibles.

Conclusion : Décevant

Over Bleed n’est pas un mauvais manga. Il fera très certainement plaisir à ceux qui recherchent uniquement de l’action. En ce qui me concerne, j’ai été déçu de la direction qui a été prise, mais il fallait bien s’y attendre, il s’agit rien d’autre qu’une œuvre basée sur le combat pur et dur. Peu connu en France, le manga aurait probablement eu un meilleur succès s’il était légèrement plus long et donc, davantage travaillé.

★★☆☆☆

Informations :

Scénario et dessins : 28Round
Éditeur japonais : Square Enix via Young Gangan (2008)
Éditeur français : Ki-oon (2010-2011)
Nombre de tome : 3

08 juillet 2017

20th Century Boys

Introduction :

Je connais des personnes qui se basent sur les couvertures ou les dessins pour se décider à lire une œuvre ou l’éviter, je trouve cela pas très malin, car beaucoup passent parfois à côté de certains chefs-d’œuvre et 20th Century Boys en est un. Je viens de finir la série et honnêtement, je n’ai jamais lu un tel manga. Je vous invite fortement à vous jeter dessus, il n’est pas impossible que vous irez -par la suite- vouer un culte à Naoki Urasawa. En attendant, laissez-moi vous raconter l’intrigue.

Synopsis :

En 1969, Kenji Endô retrouve souvent ses camarades de l’école dans une « base secrète » qu’ils ont construit. Ils y inventent une histoire où la destruction de planète est évoqué et l’humanité menacée par une organisation contre laquelle, ils s’y opposent et finissent par triompher pour devenir les défenseurs de la Terre. Cette histoire de gamin est rédigée dans ce qu’ils appellent le « cahier de prédictions ».

Quelques temps avant l’an 2000, un ancien ami d’Endô se suicide et c’est donc l’occasion pour les anciens camarades de se retrouver aux funérailles. Parallèlement, les prédictions imaginées en 1969 commencent à se réaliser les unes après les autres. Se souvenant et donc se sentant impliqués par rapport à ces prédictions, Kenji et ses amis décident de stopper ce qui arrive et tentent de démasquer l’auteur des faits, un certain « Ami ». Bien entendu, il s’agit d’un ancien camarade de Kenji, mais difficile de déterminer qui exactement.

Là où ça devient intéressant, c’est qu’il est prévu, conformément au cahier de prédictions, que la fin du monde aura lieu en l’an 2000. C’est donc une course contre la montre qui démarre pour tenter de tout stopper et démasquer « Ami ».

Profond, complexe et des références :

Naoki Urasawa propose ici, une histoire riche, complexe, se déroulant en deux temps, qui joue sur le suspens, les répercussions, les révélations et qui place tous les personnages au même niveau d’importance, même celui que vous penserez voir qu’à une seule reprise, aura au final une importance particulière à un moment donné. Je n’ai personnellement, jamais lu un manga où tous les acteurs peuvent être aussi importants que le personnage principal et quand je dis tous, il faut savoir qu’ils sont plus d’une dizaine.

Le très bon point de la série, c’est que cela peut sembler compliqué, mais les différents flash-back et les ellipses utilisés par l’auteur, permettent d’avancer petit à petit dans l’histoire, tout en comprenant ce qui se passe. Urasawa nous fait comprendre que le flash-back n’est pas utilisé à tord, sans raison, mais plutôt qu’il a son importance, car ce qui suit ou a précédé est directement lié.

Il y a aussi ce côté réaliste que je trouve plaisant avec des références culturelles, musicales et géographiques qui viennent ponctuer la série à travers les tomes.

Des soucis peu mineurs :

Bon, il y a aussi un ou deux points négatif, que j’ai souligné. 20th Century Boys peut dégoûter à cause du style graphique d’Urasawa. Me concernant, je trouve les dessins plutôt bons, je pense que c’est seulement une question d’adaptation, ça parait ancien, mais on s’y fait et puis, on est tellement submergé par l’histoire que ceux-ci passent au second plan.

Enfin, on peut souligner aussi la fin quasi-bâclée, laissant quelques mystères en suspens. Auquel cas, il faudra lire les deux tomes de 21st Century Boys pour avoir le fin mot de l’histoire. Est-ce vraiment un défaut ? En faisant quelques recherches, j’ai pu lire que Naoki Urasawa a eu des problèmes de santé suite au rythme de publication imposé par l’éditeur japonais. En sortant ensuite les deux tomes de la seconde série à son propre rythme, l’auteur a tenu à livrer le fin mot de l’histoire.

Conclusion : Un chef-d’œuvre, tout simplement

Après avoir lu tout ce pavé, vous comprendrez sûrement que 20th Century Boys est devenu l’une de mes séries préférées. Difficile dans mon cas de ne pas m’attacher à l’auteur et de jeter un coup d’oeil à ses autres créations. Si Naoki Urasawa est devenu l’un des tauliers du manga au Japon, c’est en partie pour cette série.

★★★★★

Informations :

Scénario et dessins : Naoki Urasawa
Éditeur japonais : Shōgakukan via Big Comic Spirits (2000-2007)
Éditeur français : Panini Manga (2006-2007)
Nombre de tome : 22+2

11 avril 2017

Spider-Man l’intégrale 1964


Les aventures de Peter Parker continuent à travers les intégrales de Panini Comics. Nous voici au deuxième volume comprenant les numéros parus en 1964. Le tisseur de toile a gagné en popularité auprès des lecteurs et cette année-là, Marvel s'est décidé à publier du Spider-Man à un rythme mensuel. Résultat : on se retrouve avec un bon gros bouquin composé de douze numéros et un chapitre en bonus, que du bonheur.

La chose qui ne change pas en revanche, c'est les difficultés qui s'opposent à notre héros. Protéger New York est toujours aussi éprouvant et ça ne s'arrange pas avec l'arrivée de personnages toujours plus dangereux. On peut notamment citer le Bouffon Vert qui débarque enfin, Kraven, Electro et Mysterio sont également de la partie, sans oublier les retours de l'Homme-Sable et du Docteur Octopus, qui crient vengeance.

Le côté réaliste que j'évoquais dans la précédente critique se retrouve ici aussi. Il y a même cette sensation que le ciel lui tombe sur la tête, tant les problèmes se multiplient. Après le meurtre de son oncle Ben, Peter Parker voit la santé de sa tante se dégrader et le spectre de se retrouver seul, le hante petit à petit. De même, la propagande de J. Jonah Jameson contre Spider-Man assène un autre coup au moral du héros. Il aura beau sauver des gens, il reste dépeint comme une menace pour la ville de New York. Sans oublier que sa vie amoureuse n'avance pas d'un pouce, sachant qu'il est partagé entre Liz Allen et Betty Brant.

Trop c'est trop, Peter Parker craque et on se rend compte que les super-héros restent humain malgré tout ce dont ils sont capables.


De manière paradoxale, ses deux seuls soutiens s’avèrent être deux de ses rivaux. En effet, Flash Thompson n’apprécie pas vraiment la compagnie de Peter Parker, il est en revanche le plus fidèle admirateur de Spider-Man, sans se douter de qui se cache réellement derrière le masque de son idole. Enfin, Johnny Storm qui n’est autre que la Torche Humaine, a beau ne pas aimer l’Homme-Araignée, il ne peut se résoudre à laisser ce dernier combattre seul le crime.

Conclusion : Toujours aussi bon

Ça peut faire grincer des dents, mais je trouve personnellement que cette intégrale 1964 est légèrement meilleure que la précédente, quand bien même elle est moins historique. Si le récit ne gagne pas forcément en maturité, la diversité des ennemis qu'affronte le héros nous rappelle que Marvel est bel et bien, la maison des idées. Stan Lee réussi à nous tenir en haleine à travers les 320 pages qui composent cette intégrale, on peut aussi citer le teasing intéressant sur une certaine Mme Watson qui pourrait conquérir le cœur de Peter Parker. Là encore, difficile de résister à l'appel du prochain volume.

★★★★★

Contenu :

The Amazing Spider-Man (1964) #8-19
The Amazing Spider-Man Annual (1964) #1

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

05 mars 2017

Détenu 042

Introduction :

J’enchaîne les séries courtes et pas très connues. Cette fois-ci, place à Détenu 042, une œuvre qui -malheureusement- n’est plus commercialisée par Kana, ce qui est fort dommage, car il s’agit d’un de mes coups de cœur de ce début d’année. Édité sous le label « Big Kana », il s’agit typiquement du manga qui est légèrement plus grand et volumineux que les séries habituelles de l’éditeur et est en plus, réservé à un public mature. Car ici, le thème quelque peu sensible évoqué à travers le scénario amène le lecteur à s’interroger sur le sujet.

En clair, on a là, un seinen. On est loin des shōnens habituels que j’ai pu lire récemment ou des shōjos, bien que l’on retrouve quelques codes de ce genre-là.

Synopsis :

L’histoire se concentre principalement sur Ryohei Tajima, un homme qui est condamné à mort pour avoir tué sept personnes. Alors qu’il semble prêt à vivre les derniers jours de sa vie, le gouvernement décide de finalement l’utiliser comme cobaye d’une expérience, sous le nom de code « détenu 042 ». Il s’agit d’un long test s’étalant sur plusieurs semaines et consistant à implanter une puce dans le cerveau du condamné, qui exploserait à la moindre pulsion meurtrière. Le but serait de l’amener à ne plus vouloir/penser tuer.

La puce ne se limite pas qu’à cela, elle partage également des données sur sa localisation. Ainsi, il lui est impossible d’échapper à l’expérience, sous peine de tomber nez-à-nez avec la police. Vous l’aurez compris, Tajima ne vit désormais plus en prison, mais en société. Pour être plus précis, il est forcé de travailler pour le compte de l’État. Là où ça pose problème, c’est le lieu choisi pour mettre en pratique cette expérience : un établissement scolaire, considéré par les scientifiques comme une version miniature de la société actuelle.

Inutile de dire que les parents sont à la fois terrifiés, les élèves sont sans pitié envers lui et certains font pression pour appliquer la peine de mort. C’est dans ce contexte cruel, que le « détenu 042 » doit (sur)vivre.

Qui a eu cette idée folle ?

Faut-il encourager ce genre d’expérience ? Doit-on donner une nouvelle chance à un meurtrier de ce standing ? Tant de question que l’on se pose tout au long de lecture. Quoi qu’il en soit, au fil des chapitres, on en apprend plus sur le cobaye, son passé et l’opinion sur lui, peut changer.

Dessins :

J’évoquais un peu plus haut, le côté shōjo que l’on retrouve dans ce manga. Celui-ci est provoqué par l’apparition de certains personnages, qui apportent un côté un peu plus tendre au manga. Pour parler rapidement des dessins, j’aime assez bien. Yua Kotegawa a un coup de crayon fin, réaliste aussi, mais je trouve dommage qu’elle ne détaille pas trop ses illustrations. La couverture du premier tome (voir plus haut) le montre bien avec ce visage dépourvu de traits.

Conclusion : J'ai adoré

Je vais conclure avec ce qui ne m’a pas vraiment plu. Je trouve notamment qu’on tourne un peu en rond vers la fin de la série, c’est lent et on sent que l’auteur voulait allonger l'histoire sans y ajouter quelque chose d'important à celle-ci. Y a également ce côté shōjo qui n’était pas forcément utile ici. Mais les reproches s’arrêtent là, ce manga reste dans l'ensemble, un bonheur à lire, c’est intéressant, intriguant aussi et ça ne tient que sur cinq volumes. J’ai beaucoup aimé et encore une fois, je ne peux que vous conseiller la lecture.

★★★★☆

Informations :

Scénario et dessins : Yua Kotegawa
Éditeur japonais : Shūeisha via Weekly Young Jump (2002-2004)
Éditeur français : Kana (2006-2007)
Nombre de tome : 5

06 février 2017

Guardian Dog

Introduction :

Outre l’habituel staff qui travaille et vit dans l’ombre du mangaka, voir deux ou plusieurs personnes crédités pour une série est quelque chose qui m’a toujours rendu perplexe. Je me dis souvent qu’il est possible que la qualité du manga peut prendre un sacré coup en cas de conflit d’intérêt. Attention, une association entre un scénariste et un dessinateur peut offrir quelque chose de très bon, je dis juste que parfois, c’est la catastrophe. Pour la série que je vais évoquer, on en est pas passé loin.

Édité par Ki-oon, y a pratiquement une décennie, Guardian Dog entre dans cette catégorie des mangas « underground », pas très connu du grand public. La série ne dépasse pas les 4 tomes et les auteurs sont restés inconnus auprès des fans de mangas français. Pourtant, cette première association entre Akira Shirakawa et l’illustrateur Shôko Fukaki, aurait pu devenir un succès. Il y a eu de l’idée, des choses positives que je retiens, mais l’ensemble était trop friable.

Synopsis :

L’histoire est centré sur Gengo Kurosaka, un lycéen ordinaire qui va malheureusement pour lui, devenir l’hôte d’un parasite extraterrestre en fuite, du nom de « Six-Yeux ». Cela conduit Kurosaka à devenir la cible d’Ishtar, une extraterrestre de la catégorie « Observer », voulant tuer Six-Yeux et empêcher que ce dernier et ses semblables fassent de la Terre un terrain de chasse géant. Heureusement pour lui, Ishtar change d’avis et décide de surveiller Six-Yeux et par la même occasion, de veiller sur Kurosaka. C’est ainsi qu’elle est amenée à habiter chez lui et vivre quotidiennement à ses côtés.

L’histoire deviendra plus complexe au fil des chapitres, notamment par rapport à une organisation voulant semer le chaos à travers la planète et qui pourtant, partage la même mission qu’Ishtar, sans oublier l’apparition d’autres personnages plus mystérieux.

On ne traine pas...

À priori, ça ressemble à un vrai bazar et… c’en est pas loin. C’est difficile de proposer une histoire qui se veut complexe sur quatre volumes seulement. C’est donc tout naturellement que les choses s’enchaînent alors qu’elles sont à peine installées. On a pas vraiment le temps de tout assimiler qu’il faut déjà passer à la suite. En faite, on partage le même sentiment que Kurosaka, qui est lui aussi rapidement dépassé par ce qui se passe.

Dessins :

Concernant les dessins, Shôko Fukaki m’a d’abord surpris avant de me décevoir. C’est très beau et les pages de couvertures donnent un petit avant-goût de ce qui attend les lecteurs. Mais le soucis c’est que quand viennent les combats, l’incompréhension s’installe. Il est pas évident de comprendre les affrontements, même en regardant plusieurs fois les planches et comme on pouvait l’imaginer, avec quatre tomes, presque aucun combat n’est épique et dure assez longtemps pour qu’il soit appréciable. C’est exactement le même problème qu’a Kingdom Hearts et que l’on retrouve ici.

Distribution des rôles, si je puis dire :

Autre chose à noter, Gengo Kurosaka est souvent éclipsé par Ishtar et le « frangin », qui est un ancien Observer. Ce dernier a d’ailleurs, un rôle clé dans le combat ultime. Dans mon cas, je considère que voir le personnage principal avoir aussi peu d’importance, c’est quelque peu maladroit. Difficile de s’y attacher et de le prendre au sérieux. Néanmoins, j’ai bien aimé la touche d’humour que l’auteur a insufflé au manga, ça rend la lecture légèrement plus agréable.

Conclusion : Difficile d’aimer

Guardian Dog aurait probablement offert quelque chose de meilleur si les auteurs avaient pu étaler leur histoire davantage. Ça reste un manga qui se tente, parce qu’au niveau scénaristique, c’est pas mauvais. Mais faut bien s’accrocher pour suivre et être à fond dedans. Les dessins sont un régal pour les yeux, là où l’action est décevante. Je comprends cependant qu’il est difficile d’apprécier cette série et qu’elle tombera probablement dans l’inconnue. D’ailleurs, n’est-ce pas déjà le cas ?

★★☆☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Akira Shirakawa et Shôko Fukaki
Éditeur japonais : Jive via Monthly Comic Rush (2004-2005)
Éditeur français : Ki-oon (2007-2008)
Nombre de tome : 4

23 janvier 2017

Spider-Man l’intégrale 1962-1963


En 2002, les grands écrans accueillent un long-métrage basé sur le personnage de Spider-Man. Une occasion en or pour les entreprises désirant vendre des produits dérivés. Parmi ces produits, le comic-book n'a pas été oublié et c'est ainsi et comme d'autres éditeurs à travers le monde, que Panini Comics a commercialisé un nouveau bouquin sur l'Homme-Araignée, mais pas n'importe lequel : une intégrale regroupant les premières aventures du super-héros. Ce fut d'ailleurs, la toute première intégrale de la collection Marvel Classic, qui continue de grandir encore aujourd'hui.

Si vous connaissez assez bien le cinéma, vous savez sûrement que le 7e art ne se prive pas de déformer quelque peu les supports originaux sur lesquels il se base et sans surprise, Spider-Man n'a pas été épargné. La lecture de cette intégrale met en lumière pas mal de différences entre le Peter Parker de 1963 et celui incarné par Tobey Maguire, quand bien même elles restent peu importantes.

Dans mon esprit, il était déjà acté que ma prochaine lecture de comic-book soit l’intégrale 1966 des X-Men. Mais n’ayant pas réussi à me procurer le volume, j’ai dû me pencher sur l'araignée la plus populaire au monde, devenue aujourd'hui, la fierté de Marvel.


Créer un héros aux allures d’adolescent coincé, hébergé chez sa tante et son oncle et tête de turc de sa classe, c'était tout simplement une idée folle qui n’a pas eu de soutien dans les locaux de Marvel. Seuls contre tous, Stan Lee et Steve Ditko continuent de croire en leur projet et profitent du dernier numéro d’Amazing Fantasy pour publier leur histoire. Les hauts placés de la maison d’édition n’étaient pas vraiment confiant à l’idée de mettre en lumière un homme-araignée. Et ce qui relevait d’un faux pari (vu qu’Amazing Fantasy allait s’arrêter quoi qu’il arrive au 15e numéro) est vite devenu un succès, garantissant à Peter Parker sa propre série, débutant en 1963.

Vous connaissez probablement tous Spider-Man. Il s'agit de l'identité cachée de Peter Parker, un brillant étudiant qui fut mordu par une araignée radio-active, lors d'une exposition scientifique. Rapidement, il se rend compte de ses habilités. Il peut s’agripper aux murs, il dispose d’une énorme force et bénéficie d’un 6e sens qui détecte le danger et fait office de radar. Conscient qu’il peut finir sa vie dans un laboratoire entouré de scientifique l’examinant, Parker se prépare un costume, qu’il va ensuite utiliser pour cacher son identité, tout en combattant le crime qui ronge les rues de New York.

Bien entendu, il faudra un évènement tragique au gamin, comme la mort de son oncle Ben, pour se rendre compte qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Forcément, vu qu'il s'agit des premières aventures du personnage, on assiste à la mise en place du contexte et on fait la connaissance de beaucoup de personnages, plus ou moins liés à Spider-Man, comme son oncle et sa tante, Liz Allen qui fut son premier amour, son bourreau de classe Flash Thompson ou encore J. Jonah Jameson, le rédacteur en chef du Daily Bugle.


Comme pour les intégrales X-Men, on découvre pas mal de choses au fil de la lecture et moi qui m’attendais à voir le Bouffon Vert, j’ai été surpris de son absence. Il faut dire qu’un débutant se fie presque automatiquement à ce qu’il connait et dans mon cas, il s’agissait des films de Sam Raimi où le Bouffon Vert apparaissait dès le premier opus. Pas d’inquiétude cependant, une belle brochette de méchant -tout aussi populaires et charismatiques- sont présents. On peut notamment citer le Vautour, l’Homme-Sable, le Docteur Octopus ou encore, le Lézard. On a même droit aux Quatre Fantastiques, rien de mieux pour accompagner doucement mais sûrement, le personnage qui semble bien trop seul face au monde.

Au niveau des dessins, c’est plutôt bien illustré, même si ça manque un peu de détail. Je ne trouve pas le coup de crayon de Steve Ditko spécialement meilleur ou moins bon que celui de Jack Kirby, mais ça fait le boulot, j'ai même un peu de mal à différencier leur style. Quand à Stan Lee, il est dans ses standards, on a des numéros dynamiques, plaisants et rapide à lire.

Conclusion : Au top

Que dire si ce n'est que cette intégrale Spider-Man a été une belle surprise. Avec seulement un personnage au centre de l’attention, je pensais vite faire le tour et m'ennuyer, mais ça a été tout le contraire. Le personnage est très intéressant à suivre, il est fort mais à la fois faible, on sent qu’il porte le poids du monde sur ses épaules et le fait qu’il partage la moitié de son temps aux études, apporte un côté réaliste au personnage. On est pas face au héros qui voyage dans les dimensions et qui peut détruire des planètes. On a davantage un personnage terre-à-terre, ce qui permet de s'identifier à lui, de l'aimer et de lui souhaiter du mieux. Inutile de dire que je suis impatient de lire la suite de ses aventures.

★★★★★

Contenu :

Amazing Fantasy (1962) #15
The Amazing Spider-Man (1963) #1-7
Strange Tales Annual (1963) #2

© Panini Comics 2002 / Stan Lee & Steve Ditko

31 décembre 2016

Bilan de mes lectures en 2016


Comme l’année dernière, ce 31 décembre est l’occasion pour moi de faire un petit bilan concernant mes lectures en 2016.

J’ai n’ai pas énormément lu, faute de temps, mais j’ai pu découvrir quelques séries et j’ai varié les thèmes pour ne pas avoir toujours la même chose. Je vous propose tous les liens juste en-dessous, si vous souhaitez lire mes avis, avec la note attribuée entre parenthèses.

Death Note (5)
X-Men l’intégrale 1965 (5)
+Anima (3)
Death Joke (1)
Yū Yū Hakusho (4)

Cette suite des X-Men a confirmé mon envie de lire plus de comics et découvrir davantage la bande dessinée américaine. Alors que je me voyais tenir un rythme d’un comic-book entre trois lectures de mangas, je préfère accélérer ce rythme et en lire entre deux œuvres nippones. Ça me permettra d’explorer bien mieux cet univers.

Au niveau des mangas, je vais être bref. Je compte lire (encore) des séries assez courtes, c’est le plan facile pour remplir ce blog. Mais j’exclus pas la possibilité de lire une série assez longue, on verra ce qui se présentera.

30 décembre 2016

Yū Yū Hakusho

Introduction :

Signé Yoshihiro Togashi, Yū Yū Hakusho a été commercialisé par Kana dans les années 90, alors que la maison d’édition était encore aux balbutiements de sa popularité.

C’est un manga que j’ai longtemps ignoré, difficile de dire réellement pourquoi, j’étais pas trop intéressé, ça ne me donnait pas envie. Mais à force de lire des avis positifs, de comprendre l’impact qu’a eu ce manga au Japon, j’ai finalement décidé de me lancer dans la lecture de celui-ci.

Aujourd’hui, je m’en veux beaucoup, car je comprends désormais pourquoi les gens l’érigent comme une série mythique. Ça m’a carrément mis une claque à un point où je compte bien enchaîner avec l’animé, histoire d’avoir une nouvelle dose de Yū Yū Hakusho.

Synopsis :

Pour vous parler brièvement de l’intrigue, l’histoire se concentre sur un jeune adolescent qui s’appelle Yusuke Urameshi, un voyou qui surprend les instances célestes (Dieu si vous préférez) en sauvant un petit enfant qui était sur le point d’être écrasé par un camion. Résultat, Yusuke meurt tandis que le garçon survit. Pourtant on apprendra plus tard, que l’enfant aurait miraculeusement survécu quoi qu’il advienne, confirmant que la mort d’Urameshi n’a servie à rien.

Si sa mort ne sert à rien, elle n’était également pas prévue par le royaume des cieux, car personne ne se doutait qu’une telle crapule déciderait de sauver un enfant, au péril de sa vie. Cela a bouleversé le court des choses. Il lui est alors proposé un marché : revenir à la vie mais en compensation, servir de détective pour l’au-delà. Désormais doté de pouvoirs, Yusuke devient un soldat de Dieu et affronte les forces du mal.

Le shônen des années 90 :

Si beaucoup considèrent Yū Yū Hakusho comme le digne successeur de Dragon Ball, c’est avant tout parce qu’on a là, un manga similaire, un shônen du type « nekketsu » qui reprend donc la même formule que son prédécesseur, sans oublier la popularité de l’œuvre qui s’est accompagnée par des grosses ventes, accentuant encore la comparaison entre les deux mangas.

Contenu varié :

Ce qui est intéressant dans un shônen, c’est que très souvent, le personnage principal est amené à tisser des liens d’amitié et faire équipe pour combattre en groupe. On se retrouve ainsi avec quelques personnages supplémentaires qui apportent de la variété. Dans Yū Yū Hakusho, Kurama amène un côté stratégique aux combats, là où Kuwabara est le comique du groupe. Quand à Hiei, il a ce côté mystérieux qui le rend imprévisible.

Dessins et fin décevante :

Pour ce qui est du dessin, je dirais que Togashi est aussi bien capable du meilleur comme du pire. S’il est assez facile de comprendre les mouvements et l’action, il arrive très souvent qu’il bâcle ses planches. L’absence récurrente d’arrière-plans fait paradoxalement tâche. Il lui arrive même parfois de dessiner des visages, sans aucun détail. On se retrouve avec juste la forme de la tête, ce qui n’est pas beau à voir.

Un manque d’envie que l’on retrouve à la fin du manga où l’auteur bâcle toute son œuvre. C’est simple, on entre dans un nouvel arc narratif, qui semble plutôt intéressant et celui-ci se termine après une ellipse au goût amer qui nous a privé de tout ce dont on était en droit d’attendre.

Conclusion : Un très bon manga qui aurait pu être encore meilleur

Yū Yū Hakusho, c’est la série à laquelle, j’aimerais vraiment donner 5 étoiles, mais qui malheureusement présente trop de défaut pour cela. Il faut rester neutre quoi qu’il arrive, mais ça ne m’empêche pas de vous conseiller fortement la lecture. C’est un bon manga d’action, drôle et les personnages sont attachants. Les 19 volumes s’enchaînent rapidement et on comprend mieux pourquoi ils ont participé à accroitre la popularité de Kana dans les années 90.

★★★★☆

Informations :

Scénario et dessins : Yoshihiro Togashi
Éditeur japonais : Shūeisha via Weekly Shōnen Jump (1990-1994)
Éditeur français : Kana (1997-1999)
Nombre de tome : 19

01 septembre 2016

Death Joke

Introduction :

Je suis récemment tombé sur Death Joke, une parodie du manga Death Note, que j’ai eu l’occasion de lire, plus tôt dans l’année. Si je ne suis pas friand de ce genre-là, j’ai quelques peu été tenté de voir ce que ça pouvait donner sur une série que je connaissais bien.

Écrit par Amano Kaito et illustré par Sakano Hiro, la parodie a eu un succès faiblard, obligeant visiblement l'éditeur a stopper l'histoire trois volumes. Mais comment expliquer ce faible succès, alors qu'en 2007, Death Note est quasiment au sommet de sa popularité ? La parodie est-elle vraiment décevante ?

Si je suis mal placé pour y répondre, étant donné qu'il ne s'agit pas de mon genre favori, je resterai neutre tout au long de cette critique et vous expliquer ce qui m'a -personnellement- embêté.

Synopsis :

Le manga se focalise sur Puduk, un homme sans emploi qui trouve un « Death Book » et le donne à Larv, dans l’optique de sa faire passer pour un méchant Dieu de la Mort. Sauf que Larv est loin d’être stupide et ne se laisse pas avoir. Une relation s’établit entre les deux durant laquelle, Puduk cherche à s’imposer, sans succès. Au fil des chapitres, d’autres personnages apparaissent dont Q, qui devient rapidement très important.

Si vous ne connaissez pas Death Note, il faut savoir que Larv, Puduk et Q sont respectivement les équivalant de Light, Ryuk et L, les personnages principaux du manga parodié. Cependant, la principale différence entre les deux séries ne se situe pas vraiment dans les noms des personnages.

Vide et immature :

Contrairement à Death Note, cette série est plus rapide à lire, il n’y a pas le côté « enquête » propre à la série originale, du coup, il y a moins d’explications et de dialogues.

Et c’est peut-être pour cela, qu’Amano Kaito a dû combler le grand vide qu’il avait sur Death Joke en y intégrant plusieurs éléments des grandes séries populaires, comme Dragon Ball ou Yu-Gi-Oh ! Certes, cela accentue le côté « jeunesse » de la série, mais j’ai vraiment cette impression que c’est pour cacher le néant du manga, qui ressemble d’ailleurs, à un vrai bazar avec toutes ces références. J’ajoute que là où j’ai carrément bloqué, c’est sur l’humour que je ne partage pas du tout. C’est vraiment immature et les tomes deviennent rapidement une corvée à lire. D’ailleurs, rien que les noms des personnages, donnent un petit indice sur le niveau de l’humour qui est présent dans le manga.

Orthographe qui pique les yeux :

Enfin le pire, c’est de voir des fautes d’orthographe pleuvoir à un rythme régulier, tout au long des trois volumes. Je parle pas de faute de frappe, mais bien d’orthographe. Je sais bien que ça arrive à tout le monde, j’en fais probablement à chacune de mes critiques mais là, on comprend bien que l’éditeur n’avait pas envie de relire l’œuvre pour se corriger. En même temps… je peux les comprendre, je ne connais personne qui aurait eu envie de relire Death Joke.

Dessins et suite :

Ce que je retiens de positif, c’est les dessins qui sont simples, pas très détaillés et parfaitement adaptés à ce style. Les couvertures sont plutôt jolies, notamment celle du premier tome que vous pouvez voir sur cette page.

Derrière le dernier tome, on a une indication sur la suite des aventures de Puduk et Larv. En effet, il est écrit que la saison 1 prend fin, annonçant probablement une seconde saison dans un futur plus ou moins proche. En réalité, il n’en est rien, Gekko a stoppé la commercialisation et les trois tomes sont donc les seuls disponibles, pas forcément une mauvaise idée.

Conclusion : Pas fan du tout

Si vous aimez les parodies, Death Joke peut largement faire l’affaire. C’est court et pas méchant. Le fait que la saison 2 ne verra probablement jamais le jour peut laisser un goût amer à ceux qui détestent démarrer une série et ne jamais pouvoir la finir, comme c’est d’ailleurs mon cas. Sinon, il y a toujours moyen d’aller voir ailleurs, le même éditeur a commercialisé plusieurs autres parodies, donc il y a du choix. En me lisant, vous aurez compris que je suis pas forcément fan de cette série. J’ai pas grand chose d’autre à dire, la note que j’attribue est ce qu’elle est, à savoir mauvaise.

★☆☆☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Amano Kaito et Sakano Hiro
Éditeur japonais : ??? (2007)
Éditeur français : Gekko (2007-2008)
Nombre de tome : 3

25 août 2016

+Anima

Introduction :

Si le nom de Natsumi Mukai n’est pas réellement populaire hors du Japon, deux séries lui permirent néanmoins de se faire une petite réputation en France. Bien entendu, la plus connue, « Nui ! » qui fut éditée chez Ki-oon, mais aussi +Anima, ma dernière lecture en date, qui fut commercialisée entre 2005 et 2007 par Taifu Comics.

Alors oui, cette série est loin d'être populaire, mais il s'agit d'un des deux mangas de l'auteur a avoir bénéficié d'une traduction et commercialisation française et probablement à l'internationale en langue anglaise.

Synopsis :

La série nous plonge au cœur d’un univers typé fantasy où les êtres humains sont divisés en deux catégories : ceux possédant un +anima et ceux n’en possédant pas. Un +anima est tout simplement un pouvoir provenant des animaux qui se développe chez certaines personnes, lorsqu’elles sont en danger. Cette différence entre les hommes a créé des inégalités sociales. Ceux qui en possèdent un, sont traités comme des esclaves et leur pouvoir est souvent utilisé pour se faire de l’argent, peu importe la manière.

Cooro, le personnage principal qui possède le pouvoir du corbeau, croque la vie à pleine dent et ne se soucie que très peu de ce que pensent les autres. Il n’en veut à personne et la seule chose qu’il désire est de partir à la recherche de personne possédant un +anima et de se faire des amis.

Justement, il en rencontre et forme un groupe avec Husky, Nana et Senri qui ont respectivement les +anima du poisson, de la chauve-souris et de l’ours. L’histoire va ensuite, se focaliser principalement sur ces quatre personnages, qui seront amenés à combattre ensemble et user de confiance et de persévérance pour se défaire de leurs poursuivants.

Un contenu trop pauvre :

Ce qui est intéressant dans +Anima, c’est voir comment est traitée le thème du racisme dans un manga destiné à un jeune lectorat, voir l’approche de l’auteur sur une telle série. Mais vu que cela s’adresse à de jeunes lecteurs, le manga n’est pas aussi profond qu’on serait tenté de croire. La dénonciation des inégalités s'estompe au fil des chapitres.

Avec le temps, on en apprend plus sur le passé des protagonistes, mais cela ajoute simplement un semblant de base solide à l’œuvre. Parce qu’on ne connait à peine le contexte de l’histoire, y a cette sensation que les personnages démarrent réellement leur vie qu’à partir du premier tome et du coup, j'ai eu du mal à prendre au sérieux ces petits flashbacks qui ont ponctué la série.

Des clichés :

De plus, j’ai trouvé +Anima un peu cliché. Prenons Husky, il passe son temps à la chasse et prépare ce qu’il faut pour manger. Senri étant l’homme fort du groupe, son principal rôle est d’intervenir physiquement quand c’est nécessaire. Nana est la seule fille de l’équipe, ce qui fait que son rôle ne va pas plus loin que de coudre des vêtements et remonter le moral des troupes. Quand à Cooro, il ne semble pas porté par quelque chose, même si c’est souvent lui qui est l’élément déclencheur de l’aventure à chaque début de chapitre.

Dessins et couvertures :

Mais le manga reste bien pensé quand même, y pas beaucoup d’action, juste le nécessaire pour ne pas sombrer dans une succession de textes. Pour évoquer la forme, je trouve que le style de dessins employé correspond parfaitement à la série, c’est enfantin, joli et il n’y a pas besoin de détailler à 100% les arrière-plans. Par ailleurs, c’est à certains moments, assez drôle et les dix volumes se lisent rapidement.

Sinon, j’ai trouvé dommage d’avoir des couvertures aussi peu attirantes, j’ai jeté un coup d’oeil aux couvertures étrangères et franchement, je les trouve un brin plus belles.

Conclusion : Ça reste moyen

Pas très long et vraiment sympathique, +Anima a malgré tout, peu d’arguments pour se vendre et attirer un public plus large. Le manque d’enjeu dans l’histoire, les coutumes dépassées, le rôle des femmes dans la série et les couvertures peu attirantes font que j’ai du mal à pleinement considérer la série. En faite, c’est une œuvre qui plaira très certainement aux enfants qui liront l’histoire et mine de rien, c’est bien cela le but.

★★★☆☆

Informations :

Scénario et dessins : Natsumi Mukai
Éditeur japonais : MediaWorks via Dengeki Comic Gao ! (2000-2005)
Éditeur français : Taifu Comics (2005-2007)
Nombre de tome : 10

14 mai 2016

X-Men l’intégrale 1965

Il y a quelques mois, l’intégrale 1963-1964 des X-Men constituait ma porte d’entrée dans le monde des comics. Un premier volume servant essentiellement à poser les bases de la série, que ce soit dans la présentation des personnages, les antagonistes et le contexte entourant les mutants et leurs aventures. Cette intégrale 1965 propose un contenu légèrement différent, mais tout aussi intéressant. Stan Lee et Jack Kirby ont profité de cette troisième année pour enfin ajouter de la profondeur aux personnages et rendre les histoires plus consistantes.

C’est en effet, dans ce tome que l’on découvre une partie des origines du Professeur Xavier et son lien avec Cain Marko, connu notamment sous le nom du Fléau. Ce dernier s’impose d’ailleurs directement comme l’une des plus grandes menaces qui existe sur Terre et devient par la même occasion, l’un des pires adversaires des X-Men. Enfin, ce bouquin offre également des histoires annexes, comme des récits supplémentaires qui nous plongent dans le passé afin de mieux cerner certains personnages comme Cyclope et Iceberg.

Vous aurez probablement noté qu’une Sentinelle est mise en avant sur la première page de couverture et c’est bien normal, vu que l’année 1965 marque aussi les débuts d’un certain Bolivar Trask et ses Sentinelles. Ajoutez à cela, le retour de Magneto, l’apparition de l’Étranger, une opposition contre les Avengers (bien que décevante), ainsi que les débuts de Ka-Zar et vous obtenez un volume assez riche, malgré seulement sept numéros proposés.

Outre le contenu, il faut savoir que cette année-là a été charnière, puisqu’elle marquait le début de la fin de l’association Lee/Kirby sur les X-Men.

Werner Roth a en effet, réalisé ses débuts sur le titre à partir du 13e numéro, mais n’allez pas croire qu’il a apporté un changement majeur au niveau des dessins. À ce moment-là, il officiait encore sous le pseudonyme de Jay Gavin et n’était présent que pour finaliser la mise en page de Jack Kirby. Ce dernier étant très demandé dans les années 60, n’avait pas réellement le temps d’achever toutes ses planches. Si la prochaine intégrale permettra de se faire une meilleure idée du style Roth, on peut voir que certains personnages ont été légèrement retravaillés comme Iceberg qui ressemble davantage à un homme glacé qu’un tube de colle fondant, comme c’était le cas entre 1963 et 1964.

Conclusion : Que vaut cette intégrale ? Et bien... elle est dans la même veine que la précédente. Très honnêtement, j’étais septique en voyant qu’il n’y avait là que sept numéros et je doutais que ce volume m’offre autant de plaisir que le précédent. J’ai finalement été séduit par la qualité des chapitres et heureux de voir que Panini a intégré quelques pages bonus pour ajouter de l’épaisseur à cette intégrale. À part une petite aventure légèrement oubliable avec un pseudo Tarzan, ce volume se montre plus intéressant que le précédent. À voir désormais ce que donneront les mutants en 1966, après le départ de Jack Kirby.

Ma note : 5/5

Points positifs :
+ De la profondeur ajoutée aux personnages
+ Des numéros plus intéressants
+ Les apparitions marquantes du Fléau et des Sentinelles
+ Légèrement meilleur graphiquement

Points négatifs :
– Un Avengers vs. X-Men frustrant
– Un numéro faiblard avec Ka-Zar

Contenu et auteurs
X-Men 9 à 15 par Stan Lee, Jack Kirby & Werner Roth

© 1965, 2007 Marvel Entertainment

29 avril 2016

Death Note

Je connaissais « Death Note » pour avoir lu le premier tome, à sa sortie. Mais je ne suis jamais allé au-delà, pour diverses raisons. Et je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours considéré que les fans survendaient la qualité de la série, quand bien même il suffisait de jeter un petit coup d’œil sur internet pour comprendre à quel point Death Note était et est toujours, un véritable phénomène et l’un des mangas les plus populaires de ces dernières années.

Il a fallu que je passe par la lecture pour comprendre et surtout partager l’avis des fans. Le monde s’accorde à dire qu’il n’y a rien de mieux et je suis pas loin de le penser. Mais avant de vous expliquer pourquoi, laissez-moi vous raconter brièvement l’intrigue.

Death Note nous raconte l’histoire d’un lycéen, Light Yagami, qui trouve par hasard, un cahier noir qui semble à priori banal. Il le ramasse malgré tout et y découvre une règle écrite à l’intérieur, qui indique que chaque personne dont le nom est inscrit sur le cahier, meurt.

Septique et n’y croyant pas du tout au début, il décide de le tester et s’aperçoit finalement du pouvoir qu’il a entre les mains. Il fait également la rencontre du véritable possesseur du cahier, un Dieu de la Mort appelé Ryûk. Light, dans sa quête de rendre la société meilleure et d’éradiquer le mal qui gangrène celle-ci, se décide à utiliser régulièrement le Death Note en tuant notamment les meurtriers et certains prisonniers. Forcément, tous ces décès attirent l’attention des médias et de la police, qui pense que ça ne peut pas être uniquement le fruit du hasard.

Un détective qui est chargé de résoudre l’affaire comprend d’où et pourquoi, une vague meurtrière ravage le Japon. Là où sa devient fort intéressant, c’est que le détective en question n’est pas n’importe qui, il s’agit du meilleur en la matière et utilise la lettre « L » pour se désigner car il tient à sa sécurité, d’où la non-utilisation de son identité même auprès de la police. Inutile de vous dire qu’il n’apparait pas en public. Autre chose intéressante, le père de Light Yagami est directeur d’une unité de police, ce qui force donc Light à jouer un double-jeu pendant la majeure partie de la série.

Death Note n’a pas simplement dépassé les frontières nippones, il a également su se faire une place de choix au milieu des Naruto, One Piece et autres Bleach.

Pratiquement ancré dans la culture populaire, le manga a pas mal d’arguments pour séduire les passionnés de mangas. On peut d’abord citer le scénario, qui non-seulement s’avère être un minimum complexe, mais nous amène à réfléchir et se questionner sur toutes ces morts, qui partent selon Light, d’un principe juste et ne peuvent que contribuer au bien de la société. Par ailleurs, qu’auriez-vous fait à sa place ? Utiliseriez-vous un tel pouvoir ? Si oui, contre qui ? Avec cette assurance de ne pas être soupçonné, il y a fort à parier que beaucoup utiliseraient le « cahier de la mort ».

Suivre l’évolution du personnage de Light qui voit l’obscurité prendre possession de son âme est aussi bien amenée et pointe l’abus de pouvoir qu’on généralement les hommes puissants. La folie meurtrière prend de l’ampleur et il devient difficile de pouvoir s’en défaire, encore plus quand on a cette impression de l’utiliser pour la bonne cause.

Je ne m’attarde même pas sur les choix scénaristiques, qui font que l’histoire avance petit à petit, sans fausse note. On a l’impression que tout est pensé bien à l’avance et que l’erreur de Tsugumi Ôba est impossible. En clair, on est rassuré au fil de la lecture et on sent que le manga ne décevra pas. Death Note a aussi le mérite de rester réaliste, on ne tombe pas dans le fantastique, malgré l’apparition du Dieu de la mort.

Pour ce qui est du graphisme, je dois dire que je suis sous le charme. Tout est très détaillé, le coup de crayon est fin, je considère qu’il est difficile de faire mieux. Takeshi Obata avait déjà fait ses preuves sur d’autres séries dont notamment Hikaru No Go, cette fois-ci, il confirme clairement qu’il est l’un des meilleurs dessinateur et personnellement, l’un de mes préférés.

Conclusion : C'est clairement le thriller de ce début de siècle ! L’une des séries les plus intéressantes et divertissantes que j’ai eu l’occasion de lire, je comprends désormais les éloges qui circulaient vis-à-vis du manga. Comme vous avez sûrement pu vous en rendre compte, je n’ai même pas évoqué les points négatifs du manga, et bien c’est simple, j’ai beau en chercher, je n’en trouve aucun. Death Note est peut-être le manga parfait, allez savoir. Aujourd’hui encore, l’œuvre passionne les lecteurs, divers films et séries ont enrichi son univers et des débats et scénarios alimentent encore internet et ses forums en ligne. N’hésitez pas à démarrer la lecture, ce serait dramatique pour vous de passer à côté.

Ma note : 5/5

Points positifs :
+ Un scénario original et captivant sur toute la durée de la série
+ Le travail de fond (contexte, personnages)
+ Un régal pour les yeux
+ Pas déçu du début à la fin

Points négatifs :


© Kana 2007 / Tsugumi Ôba & Takeshi Obata

31 décembre 2015

Bilan de l'année 2015


Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous !

Je dois vous dire que cet article n'était pas vraiment prévu, mais j'ai décidé de profiter de cette fin d'année 2015 pour faire un petit bilan de ce que j'ai pu lire.

Comme vous pouvez le voir sur le visuel ci-dessus, j’ai eu l’occasion de lire cinq mangas et mon tout premier comic book. Si je n'ai pas lu davantage de comics, c'est parce que j'avais improvisé un petit planning cet été et à ce moment-là, je ne savais pas vraiment si l'intégrale des X-Men allait me séduire ; en voulant suivre mon planning, je n'ai donc pas eu l'opportunité de me procurer la suite de la série.

Mon bilan sera court et modeste, je n'ai lu que six œuvres différentes, sur les six derniers mois de l'année, ce qui donne un rythme d'une série par mois. On est d'accord que c'est peu. Il faudrait que je trouve un moyen de remplir ce blog davantage, en attendant j'ai réalisé un graphique qui montre ridiculement bien la proportion des types de BD que j'ai pu lire cette année avec cinq mangas pour un comic book.


Je vous avais dit que c'était un graphique ridicule.

Au niveau des éditeurs, on a des œuvres de cinq maisons d'éditions différentes que vous pouvez retrouver sur le graphique ci-dessous. Deux de mes lectures furent éditées par Pika Édition, ce qui fait que l'éditeur francilien fondé en 2000 est le plus représenté ici.

Vu que mes critiques ne sont pas lues par tout le monde, je profite de cet espace pour vous proposer des liens menant à celles-ci, avec les notes* entre parenthèses.

Full Ahead ! Coco (5)
Jackals (3)
Kingdom Hearts (2)
X-Men l'intégrale 1963-1964 (5)
Dragon Head (3)
Deadman Wonderland (5)

* Personnellement, je note sur cinq.

Maintenant, on peut se tourner vers 2016, année durant laquelle, je compte poursuivre la série X-Men via les prochaines intégrales. La première avait été une bonne surprise et donc ce sera l’une de mes priorités. Je souhaite aussi lire quelques séries courtes, histoire de continuer à remplir ce blog sans que ce soit trop long. Je viens d’ailleurs, de commencer Death Note, qui n’excède pas les 12 tomes.

En revanche, je n’ai pas trop d’idée pour la suite, mais je ferai en sorte de varier et ne pas choisir des mangas qui se ressemblent trop. Je suis également ouvert à toutes les suggestions.

Et bien... je pense avoir tout dit, je termine donc ce bilan en vous remerciant de m'avoir lu, permettez-moi également de vous souhaiter une bonne année en espérant que 2016 sera profitable à tous.

25 décembre 2015

Deadman Wonderland

Après l’adaptation en manga d’Eureka Seven, Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou se sont retrouvés pour donner vie à une nouvelle œuvre. Et en voyant le titre, vous savez peut-être déjà de quoi il s’agit, car c’est tout simplement l’un des mangas les plus populaires de ces dernières années. Ici, pas d’adaptation, tout sort du génie des deux artistes, qui ont créé une histoire originale, mêlant violence, amitié, drame et science-fiction. Loin de penser que la série allait connaître un aussi grand succès*, Kataoka et Kondou ont pourtant tout fait pour offrir le meilleur aux fans et le résultat se nomme Deadman Wonderland.

Le manga met en avant Ganta Igarashi, qui se retrouve à Deadman Wonderland, une prison pas comme les autres, après avoir été déclaré coupable du meurtre de toute sa classe. En réalité, Ganta est victime d’une terrible machination et c’est justement pour sa liberté que le jeune garçon va se battre et tenter de sortir de cet endroit spécial. Je dis « spécial » parce que ce n’est pas juste une prison, mais aussi un parc d’attraction pour les touristes, des évènements sont organisés avec la participation des prisonniers, notamment des jeux qui ont -à priori- pour unique but de divertir les clients.

Mais là encore, la vérité est tout autre. Les prisonniers sont en réalité, forcés de participer à ces jeux-là qui sont… dangereux et mortels. La raison est que pour leur survie, les détenus doivent y prendre part et tenter de gagner des Cast Points pour pouvoir acheter un bonbon spécial faisant office d’antidote pour éviter au corps de succomber au poison injecté par le biais d’un collier. Ce même collier permet au personnel de connaître la position de tous les détenus, afin d’éviter toute tentative de fuite. Bref, vous l’aurez compris, il est impossible de sortir de la prison et il faut se battre pour survivre, car un poison prend progressivement le dessus sur l’organisme.

Ganta voit donc sa vie changer en quelques jours, il passe d’une vie normale où il passait son temps à jouer avec ses amis et aller en cours, à tenter de survivre dans un milieu carcéral où trop souvent, règne l’anarchie.


Si je me suis autant attardé sur l'histoire, c'est parce qu'elle est originale, j'ai pas eu la sensation de lire du "déjà-vu", ce qui est un très bon point. Personnellement, je ne me suis pas ennuyé, j'ai beaucoup aimé et le suspens à chaque fin de chapitre a su piquer ma curiosité à tous les coups. En clair, Deadman Wonderland nous tient en haleine jusqu’au bout.

À côté de ça, impossible de ne pas être séduit par les dessins. Le trait est fin, les personnages sont détaillés et les décors et environnements sont soignés. C’est tout simplement un régal pour les yeux et je dois dire qu'il s'agit du style graphique que j'affectionne le plus.

Je regrette juste deux choses, parce que si les personnages sont intéressants, je trouve que leur passé n’ait pas davantage été travaillé, certains manquent vraiment de profondeur. Enfin, il est fort dommage que la série n’ait pas duré plus longtemps, car tout ce qui est relatif au Carnival Corpse est mal exploité.

Conclusion : Une vraie pépite

Tous les ingrédients étaient-là pour donner un résultat en or. J’ai adoré la lecture, vous n’imaginez pas à quel point. Deadman Wonderland est un manga qui a le mérite d’être original, beau, intéressant et propose des rebondissements qui ajoutent du piment à l’histoire. Certes, c’est court, mais à aucun moment on a la sensation d’un travail bâclé et de regretter l’argent investi dessus. J’ai rarement été aussi charmé par un manga, j’ai qu’une chose à dire, foncez et allez l’acheter !

★★★★★

Points positifs :
+ Une histoire originale
+ Des personnages attachants
+ Les planches de Jinsei Kataoka

Points négatifs :
– Trop court, tout n’a pas été exploité

* Lire l’interview de Manga Mag

© Kana 2010 / Kazuma Kondou & Jinsei Kataoka

26 octobre 2015

Dragon Head

Depuis l'ouverture de ce blog, j'ai non-seulement découvert quelques séries, mais aussi plongé dans certaines œuvres que j'avais déjà eu l'occasion de lire, il y a presque une décennie de cela. Si c'est parfois purement par nostalgie, il m'arrive aussi de vouloir satisfaire ma curiosité et ainsi redécouvrir des mangas dont le titre est presque le seul souvenir qu'il m'en reste. Ce fut justement le cas avec « Dragon Head » de Minetaro Mochizuki.

Le manga nous invite à suivre les mésaventures de trois adolescents qui sont vraisemblablement les seuls rescapés d'un accident de train, provoqué par une catastrophe naturelle. En effet, alors qu'ils rentrent d'un voyage scolaire via Shinkansen, un TGV japonais, leur train déraille au moment de pénétrer dans un tunnel, tout juste après un énorme tremblement de terre. Dès lors, tous les passagers qui empruntaient ce train meurent, mis à part Teru Aoki, Nobuo Takahashi et Ako Sato. Ils ne le savent pas encore, mais ils s'apprêtent à vivre un enfer. Il faut dire que les secours ne peuvent venir les aider, car à l'extérieur, c'est tout le Japon qui est touché, laissant penser qu'il ne s'agissait pas seulement d'un séisme. C’est quand ils vont quitter les lieux, qu’ils seront témoins du nouveau visage de leur pays.

Si après ça, vous n’avez pas la curiosité de vous jeter dessus, ce serait fort dommage ; parce que vous passez possiblement à côté d'un manga qui a des arguments pour vous séduire. En ce qui me concerne, je trouve que Dragon Head se montre assez intéressant dans le développement - plus ou moins important - de ses personnages, il expose leurs pensées, explique leurs agissements à certains moments donnés ; l'auteur nous offre globalement un travail de fond intéressant sur l'aspect psychologique des acteurs de la série, même s'il aurait pu aller plus loin. C'est ce qui me fait dire que ça reste néanmoins une œuvre destinée à un public mature, qu'elle n'est pas si accessible que cela. Une impression accentuée avec le stress et la tension qui ponctuent le scénario. Notez qu'en plus, il est notamment question de survivalisme, un thème qui peut vite flirter avec les limites du supportable.

À cela s'ajoute un coup de crayon fin et généreux. qui va jusqu'à illustrer des logos de marques, une manière d'aspirer le lecteur dans un monde qu'il côtoie au quotidien et qu'il connait bien. Sentiment que l'on retrouve aussi au niveau des plans choisis, rendant certaines planches captivantes, illustrant ainsi toute l'expérience de Minetaro Mochizuki.

Gardez néanmoins en tête qu'il s'agit d'une œuvre qui ne prendrait pas énormément de votre temps, étant donné qu'elle se termine au bout d'une dizaine de tomes seulement et qu'en ce sens, elle mériterait le coup d'oeil.